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Luc Baranger (Traducteur)
EAN : 9782070306183
448 pages
Éditeur : Gallimard (17/02/2005)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 102 notes)
Résumé :
Le coyote, c'est le farceur de la cosmogonie indienne. Celui qui tire sur la couverture où les dieux ont soigneusement rangé les étoiles, donnant ainsi un léger côté pagaille au firmament. Autant dire que quand le coyote s'attaque à ce brave yuppie de Sam Hunter, sa vie devient un enfer... Mais un enfer revu par Tex Avery...
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
koalas
  25 juin 2017
Sam Hunter est un agent d'assurance qui se la coule douce à Santa Barbara à cent lieues de ses racines indiennes Crows du Montana.
Mais depuis quelques temps, ça tourne plus très rond, il a l'air d'avoir la berlue, un coyote qui fait des apparitions à répétitions lui rend la vie impossible et une belle inconnue lui fait perdre la tête et sa feuille de route...
Sous ses airs déjantés, le blues de coyote de Christopher Moore rend un vibrant hommage à la culture amérindienne, au chamanisme et au personnage mythique du vieux coyote. Son roman est dédié au peuple Crow.
Certes, Visage pâlichon(ne), tu peux être largué(e) par le récit en apparence bordélique et par l'animal roublard, laissé pour mort à la page 100 sous un soleil de plomb mais porté(e) par la légende et par la plume délirante de l'auteur, tu devrais renaitre de cette épreuve initiatique...plumé(e) et des étoiles plein la tête.
La course poursuite rocambolesque d'une flopée d' Hell's Angels qui pétaradent et d'un coyote pas avare et très bavard qui fait un détour par Las Végas est chaotique et hilarant.
Aussi fantasque et fantastique que le Lézard lubrique, le blues du coyote, pow pow, sacrément plumant !
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inclassable1
  25 novembre 2014
Sam Hunter ou Samson Chasseur Solitaire ?
Il avait tout gommé, tout rangé dans un petit coin de son cerveau, vivait dans la paranoïa la plus complète, saturé d'informations, de GPS, d'ordinateurs, de téléphones portables.
Sa vie de jeune adolescent Crow avait basculé le jour où il avait fait basculer Anus, flic pervers qui menaçait sa belle, par-dessus le parapet d'un pont ; il avait dû fuir, tout recommencer comme un gregario pour lequel il se faisait passer à travailler dans les champs.
Il était devenu quelqu'un, à Santa Barbara, vivait dans un appartement-villa, mais il était diablement seul.
En parlant de diable, Vieux Bonhomme Coyote débarque dans la vie de Sam, c'est un personnage fantastique qui se transforme au gré de ses humeurs malicieuses ou furieuses, ça dépend des moments, en libellule, en chien…ou plus souvent en indien lubrique.
Comme tout diable qui se respecte, il rend un sacré service à Sam, en lui permettant de rencontrer Calliope, la femme que Sam attendait. Puis il va s'empresser de mettre le bordel dans sa vie : boulot, maison, tout y passe… Et en plus Calliope qui s'en va.
Parallèlement à cette histoire rocambolesque – Sam court derrière Calliope - qui mène de la Californie de carte postale à Las Vegas, en passant par des coins beaucoup moins reluisants, Christopher Moore revient sur la jeunesse de Sam, sa vie de jeune Amérindien, son initiation par son oncle Pokey.
L'écriture de Christopher Moore est très rythmée, il se passe quelque chose à toutes les pages, la galerie des personnages est bien remplie : Aaron Aaron, mentor professionnel de Sam, qui lui appuie sur la tête pour mieux le faire couler, le gardien de son immeuble qui fait tout pour le faire virer, l'ex de Calliope qui réfléchit sérieusement à la meilleur manière de tuer Sam…
Avec Vieux Bonhomme Coyote, émanation de la conscience de Sam et son alter ego gentiment (il ne viole pas la secrétaire de Sam mais la séduit) diabolique, tout est permis !
Ces personnages sont tous terriblement cyniques, amers, perdus, attachants.
Mais Blues de Coyote va bien plus loin que l'aventure burlesque.
Les retours en arrière évoquant la jeunesse de Sam, périodes de repos dans la lecture méritées, permettent de connaître et comprendre le peu de cas qui a été fait des Amérindiens, hier émigrés de force loin de leurs terres, aujourd'hui ballottés entre politique d'intégration à marche forcée et reconnaissance tardive de leur culture qui apparaît cependant encore vivante et pleine de vérités que nous avons oubliées.
Plus encore, la métamorphose première de Samson Chasseur Solitaire en Sam Hunter, personnages que tout oppose, l'impasse affective dans laquelle se trouve le Sam du début du roman, sa solitude, nous interrogent sur les origines, sur ce qui fait un homme, sur les mensonges auxquels nous cesserons un jour de croire, à l'égal d'un Philip Roth dans La Tâche ou d'une Karine Tuil dans L'invention de nos vies.
Ce roman est profond, ubuesque et très drôle !
Lien : http://occasionlivres.canalb..
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SirFurby
  05 février 2016
Difficile de juger l'humour, ici un humour très cartoon. Si le rire en est la pierre de touche, pour moi, ce roman fut simplement drôle, mais pas hilarant, car j'ai parfois eu le sourire sans jamais m'esclaffer. L'histoire m'a semblé inégale, une salade d'évènements et de personnages ne se valant pas. Ça avance à toute allure, ça piétine. Autant la romance est creuse, autant le récit a une certaine profondeur et l'auteur est très imaginatif. Autant certains personnages m'ont amusée, autant d'autres m'ont profondément ennuyée et j'ai eu un peu de mal à finir le livre sur les derniers chapitres. Trop convenus, trop forcés. On sent quand le personnage de Sam Hunter fait un virage de personnalité. Et quand il arrive en fin d'initiation, c'est le moment de montrer qu'il est revenu aux "valeurs vraies", à ses racines natives avant le point final et boucler le tout. En somme très classique par rapport au ton loufoque de l'ensemble. Le dénouement arrive tant bien que mal et tombe à plat comme un pneu crevé sur le chemin initiatique.
Au terme de ma lecture, je trouve le roman pas mal, sans plus. Sa grande qualité étant son originalité dans sa vision burlesque de la mythologie amérindienne et son originalité tout court. Originalité qui fait que, malgré ce que je considère comme des défauts, je ne regrette pas d'avoir fait connaissance avec l'auteur.
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Philemont
  21 décembre 2012
A 35 ans, Sam Hunter a tout pour lui : un boulot lucratif, un bel appartement et une vie de célibataire endurci qu'il assume pleinement. Mais un beau jour, alors qu'il jette son dévolu sur sa prochaine conquête féminine, il rencontre un vieil indien qui fait enchaîner les catastrophes dans sa vie. Ce vieil indien c'est Coyote, et il a décidé de rappeler à Sam ses origines, celles du temps où il s'appelait Samson Chasseur Solitaire et qu'il vivait dans la réserve des Indiens Crow. Quant à Coyote il n'est ni plus ni moins que l'incarnation de Vieux Bonhomme Coyote, une divinité de la cosmogonie du peuple Crow et qui a, entre autres qualités, la faculté de changer de forme à volonté…
Sam et Coyote vont alors vivre une épopée rocambolesque en traversant quelques lieux emblématiques de l'ouest des Etats-Unis. de la Californie dorée de Santa Barbara, mais aussi de ses quartiers défavorisés, à Billings dans le Montana et sa réserve Crow, en passant par Las Vegas et Salt Lake City, Coyote ne cesse de pousser en avant son acolyte, utilisant des prétextes plus ou moins orthodoxes.
Ce faisant, le duo croise la route d'une galerie de personnages hauts en couleur qui, au-delà de la caricature, ont une sensibilité à fleur de peau qui les rend aussi crédibles qu'attachants. C'est ainsi que Christopher MOORE, avec la gouaille qu'on lui connait, dresse un portrait de l'Amérique où la réussite sociale côtoie la misère la plus profonde, qu'elle soit matérielle ou intellectuelle. Dans tous les cas, aucun des intéressés ne semblent avoir peur du ridicule.
Et au final, Un blues de Coyote est un hommage vibrant au peuple Crow, à ses traditions et à ses valeurs qui, après avoir bien failli disparaître à cause d'une politique d'intégration raciste, doit faire face au reniement de son propre peuple. Comme quoi le rire est aussi un excellent support pour des sujets graves, et l'on rit beaucoup avec ce roman que l'on peut considérer comme l'une des plus belles réussites de l'auteur.
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Pol-Art-Noir
  07 avril 2013
Samuel Hunter est agent d'assurance à Santa Barbara, excellent vendeur, excellent menteur, qui joue facilement et sans aucun scrupule sur les peurs des gens pour les embobiner et leur fourguer ses polices en tous genres. Sam est à l'aise avec tout le monde, par choix, pour éviter les ennuis. Sauf que ce jour-là, en sortant de son bureau, il perd son aisance naturelle, son assurance, subjugué par la beauté d'une fille qui lui tombe sous le nez et qu'un indien mystérieux jette dans ses bras. Un vrai choc, une révélation !
Lorsqu'un peu plus tard, ce même indien réapparaît insidieusement pour l'aider dans son métier, Sam est pris d'un furieux doute et commence à sonder sa mémoire.
Lui, cet espèce de golden boy bien intégré, ce modèle de réussite professionnelle à l'américaine, aussi lisse qu'une vieille carpette usée, est aussi un indien. Il se souvient de la réserve Crow, du temps où il s'appelait Samson Chasseur Solitaire et où son oncle Pokey, entre deux bitures, faisait son éducation spirituelle, sa première chasse, son premier jeûne, et la première fois qu'il a entendu parler de Vieux Bonhomme Coyote...
Dire de Christopher Moore qu'il est un auteur fantasque tiendrait du pléonasme ; il suffit d'un seul de ses chapitres pour en prendre conscience. Mais comme tout ceux qui manient l'humour, c'est aussi grâce à la pertinence de son analyse, à sa profondeur, qu'il réussit à nous faire rire vraiment. Car c'est bien le propre de ce premier roman (en France) : on y rit beaucoup, énormément même, au sens propre comme au figuré.
On assiste à l'épopée loufoque de Samuel Hunter qui va voir sa vie de yuppie bouleversée par la résurgence du passé et l'apparition d'un personnage légendaire de la culture Crow, Vieux Bonhomme Coyote.
Une lecture au premier degré est déjà un enchantement, un dépaysement, par son côté déjanté, loufoque, ubuesque. On a là une galerie de personnages édifiante prise dans un tourbillon infernal de situations des plus délirantes - à ce titre, la virée à Las Vegas est un véritable morceau d'anthologie.
Lorsqu'on s'attarde sur le fond du récit, on se retrouve avec de nombreuses réflexions et une cohérence d'ensemble évidente. On approche la culture amérindienne, notamment celle des Crows, leur philosophie, leurs croyances, mais aussi le traitement réservé par la bonne société américaine à ces minorités. On suit aussi la démarche d'un homme qui, ayant renié ses origines pour mieux se couler dans le moule du système finit, aiguillonné par sa conscience, par retrouver les valeurs qui sont les siennes.
Un Blues de Coyote est un conte moderne, une légende revisitée, et comme tel, est aussi empli de poésie, de magie, d'amour. Il est en plus, grâce à la verve et l'imagination débridée de son auteur, plein de vie. Un vrai bonheur ! D'ailleurs, tout est dit, ou presque, dans la dernière phrase :
"La magie de Coyote, aux Blancs, ça peut pas leur faire de mal."
Lien : http://www.polarnoir.fr/livr..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
PecosaPecosa   07 avril 2012
- Neuf heures, reprit Espagnola, Mme Feldstein appelle pour signaler qu'un loup a pissé sur sa glycine. Tiens! je l'avais pas remarquée celle-là. Neuf heures cinq: Mme Feldstein signale que ce même loup est en train de violer son chat persan. C'est moi qui ai pris son appel. Neuf heures dix: Mme Feldstein signale que le loup a bouffé son persan après lui avoir fait son affaire. Quand j'y suis allé y avait encore du sang et des poils dans l'allée. Mais pas de loup.
- Tu crois qu'il s'agit d'un vrai loup?
- J'en sais rien. je l'ai seulement aperçu sur ta terrasse, mais d'en bas. ça a plutôt la couleur d'un coyote. Mais alors d'un gros coyote!
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koalaskoalas   21 juin 2017
Je pensai à un truc, dit-il. Nous sommes là tous les trois, un Indien, un policier et un courtier en assurances. Il nous manque plus qu'un maçon pour faire les Village People.
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Charybde2Charybde2   24 août 2017
Autrefois, du temps où il y avait encore des bisons sauvages, un prophète cheyenne, du nom de Médecine Douce, avait eu la vision d’hommes barbus et moustachus, utilisateurs d’un sable blanc qui deviendrait un véritable poison pour les Indiens. La prophétie s’était hélas réalisée. Le sable blanc n’était autre que du sucre et Adeline maudissait les Blancs de lui avoir fait découvrir la substance qui l’avait conduite à afficher un bon quintal sur la bascule.
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jcmarvilletjcmarvillet   02 septembre 2012
Près d'elle, prenant le soleil sur le rebord d'une jardinière de fleurs, un petit lézard brunâtre aux yeux sans paupières lui rappelait bizarrement une photo de Jimi Hendrix que sa mère lui avait scotchée près de son lit d'enfant. En supposant que ce minuscule lézard puisse être la réincarnation de Jimi, Calliope se dit que vivre dans cette jardinière devait lui paraître bien fadasse après avoir connu une vie de rock star.
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Charybde2Charybde2   24 août 2017
Une trentaine de ses voisins, apparemment fort remontés, attendaient Sam devant sa porte d’entrée.
– Le voilà ! cria l’un d’eux en montrant du doigt Sam et Spagnola.
Un court instant Sam remercia le ciel de la présence de Spagnola à ses côtés. Et à propos de côté, Spagnola portait un .38 spécial sur le sien?
L’ex-cambrioleur se pencha à l’oreille de Sam :
– Tu ne dis rien, compris ? Pas un mot. Sinon ça va tourner vinaigre… sans compter que dans le lot j’ai déjà repéré deux avocats.
Spagnola, tel le Sauveur, leva les bras au ciel et s’avança vers la foule.
– Mesdames et Messieurs ! Je sais que vous êtes en colère mais si l’on veut régler ce petit différend à l’amiable, il importe que M. Hunter reste en vie, d’accord ?
– T’es vraiment trop bon, lui souffla Sam.
– Y a pas de quoi, répondit Josh, ils n’ont jamais vraiment eu l’idée de te lyncher. Je vais m’arranger pour les culpabiliser et les faire rebrousser chemin. Ça se fait plus guère de lyncher les gens. Paraît que c’est politiquement incorrect, comme ils disent.
Spagnola se tut et demeura immobile, Sam à ses côtés. Comme si le chef de la Sécurité eût réglé cette chorégraphie, les gens commencèrent à regarder dans le vague, à éviter de croiser le regard des autres, à s’éloigner tout doucement, tête basse.
– C’est vraiment surprenant, fit Sam à Spagnola.
– Y a rien de surprenant dans tout cela. C’est tout simplement que pendant des années j’ai gagné ma croûte en étudiant le comportement des gens comme eux. Aujourd’hui je m’intéresse au comportement des voleurs, c’est tout. C’est exactement le même business. En moins dangereux. Bon ! Tu veux entrer le premier ?
– Euh… c’est toi qu’as le pétard.
– Tu m’attends ici, alors.
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Videos de Christopher Moore (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christopher Moore
"Fou" de Christopher Moore. Editions L'Oeil d'Or "Héros Ordinaires" de S.G. Browne. Editions Agullo "Zero K" de Don DeLillo. Editions Actes Sud
Retrouvez toutes les vidéos ici : http://goo.gl/23DkUZ
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