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Éditeur : Gallimard (17/03/2020)

Note moyenne : 3.35/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Paul Morand faisait partie des proches de Chanel. Son dernier livre, écrit à partir des conversations qu'il eut avec la modiste, restitue, dans la langue étincelante de ce grand conteur, l'insaisissable Coco Chanel. Nous suivons, racontées à la première personne, son enfance chez des tantes qui lui donneront le goût de l'épure et le sens de l'argent, ses rencontres avec les providentiels M. B. et Boy Capel ; puis la création de sa maison, ses luttes contre les excen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Roggy
  28 septembre 2018
Paul Morand nous raconte Coco Chanel et son destin hors du commun. L'auteur a le don de conter au détour du quotidien des détails subtils qui disent les êtres et réveillent leurs failles.
Calqué sur des souvenir et anecdotes de ses conversations avec la modiste la plus connue du monde, l'auteur en tire une oeuvre sensible et honnête.
On connaît dans les grandes lignes la réputation de Coco Chanel, on découvre en profondeur une personnalité difficile, irascible, tyrannique, extrêmement fermée et orgueilleuse.
La petite provinciale a puisé dans son enfance malheureuse la rage de vaincre, le besoin exacerbé de prendre sa revanche sur la société.
Acharnée du travail, visionnaire, brillante, courageuse, odieuse, adulée par son génie révolutionnaire mais contestée par sa conduite et ses prises de position, elle a déçu comme elle a fait rêver.
La prose de Paul Morand prend parfois des courbes sinueuses, des points droits et pas mal de zigzags.
Seul bémol : quelques axiomes de trop, qui cassent le rythme et caricaturent un peu trop le personnage.
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mfrance
  23 juin 2020
Paul Morand a rédigé ce livre d'après les souvenirs égrenés par Chanel au cours des conversations qu'ils ont eues en 1946 lors de leur séjour (plus ou moins forcé) en Suisse, à Saint-Moritz.
Plus qu'une biographie, cet ouvrage est à considérer comme des instantanés de vie de Mademoiselle Chanel de sa jeunesse à l'immédiat après-guerre.
Celle-ci glisse très rapidement sur une enfance malheureuse, passée chez des tantes, car, après le décès prématuré de sa mère, son père l'y a conduite et abandonnée.
"C'est la solitude qui m'a trempé le caractère, que j'ai mauvais, bronzé l'âme, que j'ai fière, et le corps, que j'ai solide."
Pour elle, la vie commence à seize ans, grâce à son premier amant, puis surtout, quelques années plus tard, à Boy Capel qui lui met le pied à l'étrier en finançant son installation comme modiste, ne fabriquant au départ que des chapeaux.
Mené sur un rythme allègre, étincelant de verve souvent vacharde, cet ouvrage vaut surtout pour l'évocation du tout Paris de la Belle Epoque, puis des Années Folles mettant en scène avec les potins parisiens les noms prestigieux de Picasso, Cocteau, Satie, Diaghilev et bien d'autres... qu'elle a connus grâce à son amie Misia Sert, surnommée "la reine de Paris" dans les années vingt.
On reste toutefois sur sa faim en ce qui concerne sa créativité qu'elle évoque fort peu, ce qui est grand dommage ! Car c'est bien elle, Coco Chanel, qui a inventé la mode du vingtième siècle en laissant au vestiaire les fanfreluches de la Belle Epoque ! et c'est grâce à cela et rien d'autre qu'elle a acquis son prestige.
Non, on s'arrête à la personnalité privée de la femme qui, âpre, dure, virulente, donne d'elle l'image d'une personne détestant l'humanité entière, prête à tout pour arriver à ses fins.
"Or, je veux être de ce qui va arriver. J'irai pour cela où il faudra. Je suis prête à crever sous moi des sociétés entières, comme on crève un cheval." dit-elle.
Pour conclure, un ouvrage qui se feuillette agréablement, car alerte et bien écrit, mais beaucoup trop anecdotique, pour intéresser véritablement le lecteur, d'autant plus que, s'interrompant avec la seconde guerre mondiale, il laisse dans l'ombre tout un pan, et non des moindres, de l'existence de Mademoiselle.
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Lune
  24 juin 2009
"Coco" est à la mode. Pour en savoir un peu plus sur ce "personnage", le livre de Paul Morand fourmille en découvertes, en anecdotes, en témoignages et en coups de g... de la grande dame de la couture. En 1946, l'écrivain passa quelques temps dans le même hôtel de Saint-Moritz avec la couturière. S'ensuivirent des conversations que Paul Morand retranscrivit et qui devinrent des années plus tard ce "L'allure de Chanel" considéré comme "la plus flamboyante des oeuvres consacrées à Chanel". On y croise de nombreux artistes de l'époque comme Diaghilev, Picasso... On y trouve évoquées les amours de la dame : Boy Capel, Westminster... On y lit les conceptions prônées en matière de mode et qui révolutionneront l'art d'habiller la femme. On y découvre une femme intelligente, âpre, dure, orgueilleuse (elle insiste beaucoup sur cette vertu), autoritaire et méprisante mais seule, terriblement seule... Un témoignage d'une époque, d'un monde et d'une femme qu'on pourrait se prendre à détester tant ses certitudes sont dérangeantes.
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Avalon
  04 novembre 2009
Qui n'a pas entendu parler de Coco Chanel ? Je dirais quasiment personne car nous connaissons tous Chanel, ses deux C dont l'un à l'envers qui forme le symbole de cette marque de haute couture, ... Pourtant qui connaît vraiment cette grande dame qui enleva le corset, libérant ainsi la femme (« J'ai rendu au corps des femmes sa liberté; ce corps suait dans des habits de parade, sous les dentelles, les corsets, les dessous, le rembourrage. »). de plus, elle raccourcit les jupes et les robes mais créer des parfums (Chanel N5, Coco Mademoiselle, ...), quasiment personne. Ce livre raconte la vie de Coco Chanel mais pas comme dans une biographie. En effet, ce n'est pas un ouvrage dont l'action se déroule dans un ordre chronologique mais plutôt par "thème" comme La mode, L'argent, ... Ceci peut être très intéressant mais dommage que la chronologie ne soit pas respectée car il y a beaucoup de bonds en arrrière ou en avant alors je ne savais plus trop ce qu'elle avait aussi fait durant cette année. Cependant, c'est une oeuvre très intéressante qui permet de cerner un peu plus Chanel. En outre, le style de l'auteur est très agréable à lire. Je vous conseille ce livre ainsi que le film qui vient de sortir et qui raconte la vie de Gabrielle Chanel avant qu'elle ne devienne célèbre, Coco avant Chanel. Audrey Tautou y est sublime.
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Nanne
  23 mai 2009
C'est en 1921 que Paul Morand fera la connaissance de la toute jeune Coco Chanel. Il aura le privilège de faire partie du groupe restreint de ses compagnons de route. Se faisant l'écho des souvenirs de Chanel, Paul Morand nous relate - à la 1ère personne - le destin exceptionnel de cette petite modiste aux origines humbles qui allait bouleverser le monde feutré des grandes maisons de couture établies et réinventer l'éternel féminin.
La vie de Chanel sera - avant tout - le parcours d'une solitaire. Si un adjectif peut la résumer, la caractériser, c'est seule, isolée, abandonnée, recluse. Seule, de sa naissance jusqu'à sa mort. Seule, au point de faire d'un cimetière de campagne son refuge, sa retraite, son lieu de confidence pour ses joies et ses peines d'enfant.
Lien : http://dunlivrelautredenanne..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
RoggyRoggy   29 septembre 2018
Il vaut mieux suivre la mode, même si elle est laide. S’en éloigner, c’est devenir aussitôt un personnage comique, ce qui est terrifiant. Personne n’est assez fort pour être plus fort que la mode.
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NanneNanne   23 mai 2009
[...] Chanel était très seule, très timide, très surveillée ; Misia lui amenait ce soir-là ses futurs compagnons de vie, les Philippe Berthelot, Satie, Lifar, Auric, Segonzac, Lipschitz, Braque, Luc-Albert Moreau, Radiguet, Sert, Elise Johandeau, Picasso, Cocteau, Cendrars (pas encore Reverdy). Leur seule présence annonçait la cassure d'avec 1914, le passé révoqué, la voie ouverte au lendemain, un lendemain où les banquiers ne s'appelleront plus Salomon, mais Boy, Lewis, [...] où les parfums ne seront plus Trèfle incarnat, Rêve d'automne, mais porteront un numéro matricule, comme les forçats. Vous n'auriez pas reconnu le génie de Chanel ; rien n'indiquait encore son autorité, sa violence, sa tyrannie agressive, ne laissait apparaître ce caractère promis à une grande illustration.
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LaetiV13LaetiV13   19 juillet 2016
Les livres ont été mes meilleurs amis. Autant la radio est une boîte à mensonges, autant chaque livre est un trésor.
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emigiuemigiu   21 décembre 2011
Tous les romans sont de la réalité habillée en rêve.
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Videos de Paul Morand (33) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Paul Morand
PROUST PRIX GONCOURT 1919 : L?EXPOSITION DU CENTENAIRE
Drouant, 10 décembre 1919 : Marcel Proust reçoit le 17e prix Goncourt pour "À l?ombre des jeunes filles en fleurs", deuxième volet d?"À la recherche du temps perdu". Cette décision fait date : une nouvelle ère littéraire s'ouvre avec la consécration d'un roman sans égal, où se joue notre rapport au temps, à la réalité, à la subjectivité et aux êtres aimés. Les jours qui suivent sont marqués par un mouvement de contestation dans la presse hexagonale. Ce qui fera dire à Jacques Rivière, ami de l?écrivain et directeur de la NRF, témoin de cette « petite émeute » de papier : « Seuls les chefs d??uvre ont le privilège de se concilier du premier coup un ch?ur aussi consonant d?ennemis. Les sots jamais ne se mettent en révolution sans qu?il leur ait été fait quelque positive et vraiment cruelle injure. » Retour à la Galerie Gallimard sur l'histoire de ce prix, à partir des archives des Éditions Gallimard, de la Maison de Tante-Léonie (Illiers-Combray), du prix Goncourt (Nancy), de la Bibliothèque nationale de France, et de la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, avec la présentation d'une soixantaine de documents exceptionnels dont certains ont été exposés dans le cadre du Printemps proustien dans la Maison de Tante-Léonie à Illiers-Combray: lettres, épreuves d?imprimerie, manuscrits et « placards » originaux, dessins et photographies. À voir en particulier le carnet de notes personnel de Marcel Proust "Moi prix Goncourt (vers 1920-1921)" et pour la première fois exposés, deux dessins de Paul Morand prêtés par la Bibliothèque nationale de France : "Marcel Proust au Ritz" (vers 1917) et "Marcel Proust sur son lit de mort" (novembre 1922).
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