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ISBN : 2207143880
Éditeur : Denoël (16/05/2019)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Il y a un peu moins d'un siècle paraît pour la première fois L'Ennemie, petit bijou d'une jeune romancière encore inconnue du public. Dans ce roman, publié sous le nom de Pierre Nerey, Irène Némirovsky dissèque sous couvert de la fiction toutes les ambivalences de sa relation avec sa mère. Ici, Irène devient Gabri, une jeune fille de dix-sept ans en révolte, avec toute la violence confuse de l'adolescence, contre une mère indifférente, vieille coquette sur le déclin... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
saphoo
  09 juin 2019
L'ennemie drôle de titre pour évoquer sa mère ! Après avoir lu Jézabel du même auteure, j'avais été enchantée par la plume mais beaucoup moins par le portrait du personnage.
De toute évidence, "L'ennemie" semble revenir à l'attaque, il me semble bien qu'Irène Némirosky a pris pour modèle sa propre mère. Si on peut appeler ça une mère, disons plutôt sa génitrice.
Gaby conte sa vie avec sa petite soeur et cette mère absente, une cocote qui n'a de cesse de briller, de s'amuser pendant que son mari cherche fortune en Pologne. Les deux enfants sont livrées à elles-mêmes, si ce n'est une bonne qui vite fait leur prépare un repas raté, brûlé ou rien du tout. Gaby prend en charge sa petite soeur, mais elle ne peut pas être au four et au moulin, arrive ce qui devait arriver.
Le père revenu avec son cousin, c'est une toute autre histoire qui se déroule au sein de cette famille, un semblant d'équilibre et d'éducation propulse Gaby vers un autre avenir. Mais hélas, sa mère fait encore des siennes et le château de cartes branlant a vite fait de s'écrouler. Gaby est à nouveau mise en pâture et se livre à la folle liberté retrouvée.
Je ne vais pas en dire plus, mais juste ajouter que j'ai beaucoup aimé la plume et la construction du roman. Cette peinture d'une enfant qui se sent seule, horriblement seule et sans amour, et toutes les conséquences que cela engendre de vivre sans amour d'une mère et d'un père si peu présent.
Une très belle préface nous introduit avec plus jalons pour mieux comprendre ce portrait relationnel mère-fille.
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Bazart
  23 juillet 2019

On a parlé il y a queljours à l'occasion d'une revue de pièces vus à Avignon de Suite Française, roman d'un amour interdit qu'Irène Némirovsky a composé en deux parties - qui ne sera publié qu'à titre posthume chez Denoël -, en 1942 avant d'être déportée à Auschwitz où elle a péri.; un roman un peu oublié avant de ressortir en 2004 devenir un prix Renaudot posthume et un incroyable succès mondial.
Avec une suite française, en dehors même de l'histoire atour du roman, Irène Némirovsky réussit à crééer une histoire qui nous fait vibrer, nous tient en haleine, nous émeut.
Les éditions DeNoêl ont récemment ressorti un autre de ses romans L'Ennemie, . Dans ce roman, l'Ennemie, paru sous un pseudonyme masculin, Pierre Nerey, en 1928, Irène Némirovsky dissèque sous couvert de la fiction toutes les ambivalences de sa relation avec sa mère.
Toute l'oeuvre de Némirovsky s'inspire de sa vie, ainsi sous couvert de fiction, L'ennemie évoque les relations bien complexes que 'auteure a entretenu avec sa mère et l'extrême solitude qu'elle a ressenti lors de son enfance.
Ici, Irène devient Gabri, une jeune fille de dix-sept ans en révolte, avec toute la violence confuse de l'adolescence, contre une mère indiff érente, vieille coquette sur le déclin aux prises avec son dernier amour.
On sait que le rapport à la mère a abondamment nourri son oeuvre, on a pu le découvrir dans le vin de solitude, et on le découvre encore dans ce conte cruel et amer où la plume d' Irène Némirovsky montre toute l'étalage de son talent.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Floyd2408
  01 septembre 2019
Mon cadeau d'anniversaire, mes 49 ans trônent, ce roman, L'ennemie d'Irène Némirovsky, me regarde de son étal, je suis déjà dans la lecture inconsciente de ce court livre. Magnétique sans comprendre, Stephan Zweig me sourit, Sandor Marai est là, c'est inévitable, cette prose me transpire, mon esprit se symbiose, ce vertige intime survit encore au plus intime de mon âme, d'Irène Némirovsky m'accueille dans son univers avec cette impatience de jeunesse, face à ce cadeau, je suis dévoré par cette lecture intérieure, mon esprit trébuche des émotions, de la passion des personnages , entre fiction, réalité, rêverie, songe, cauchemar, illusion, biographie, enfance, complexe d'Oedipe en miroir, L'ennemie reflète dès le début Charles Baudelaire, avec ce vers, Stèle du roman, extrait du poème L'ennemie :
« Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve Trouveront dans ce sol lavé comme une grève le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?
Premier tercet de ce quatrain du poème Les Fleurs du mal.
J'ai survolé la préface, toujours orgueilleuse de celui qui l'écrit, nombriliste inconscient, déroutant le lecteur, tentant de le guider maladroitement, celui-ci trouvera son propre chemin.
Il y a toujours de soi dans l'écriture d'un roman, Irène Némirovsky le publiera sous un nom d'emprunt, Pierre Nerey, un homme, l'anagramme de son prénom s'y cache. Je me pose cette question de savoir pourquoi cet anonymat et s'en suis d'autres questionnement que seule celle-ci pourrait répondre, comme est ce que ce roman est une vengeance familiale, notre écrivain est issu d'une famille juive ruse d'une grande bourgeoisie, une sorte d'exutoire, une lettre ouverte à son enfance et sa mère, lapidant sa génitrice. Peu importe, d'Irène Némirovsky, d'une écriture sensible, à la psychologie Zweigienne capture les émotions, les affects, cette danse passionnelle enivre les sens, bouleverse mes humeurs, tempête le temps.
Cette trame, drame surement, pose l'atmosphère de l'époque des années folles de Paris. Ce passage entre les deux guerres, une société voulant oublier cette grande guerre meurtrière et humiliante.
L'héroïne est une jeune fille adolescente, traversant six ans de sa vie, de 11 ans à ces 17 ans, Gabri (Gabrielle), avec sa famille, sa jeune soeur de six ans, Michette, son père Bragance et sa maman Francine dite petite mère, couple sans histoire, sans amour pour elle. C'est un fait important, Francine recherche l'amour, veut l'amour, elle aime se faire aimer , être aimer, plaire mais pas avec son mari, son rôle de mère reste secondaire, elle est actrice de ce rôle secondaire, le surjouant, sa vie est juste l'amour des hommes, ses deux enfants ne sont rien, juste des objets qu'on l'on pose ci et là, les laissant à leur propre existence, surtout lorsque leur vie était précaire, démunie, les filles errants dans les rues, en souillons. Lorsque la vie de la famille sera plus prospère, rien ne changera vraiment, l'isolement sera toujours là pour Gabri malgré l'aisance financière et l'éducation, regrette « sa première enfance, si misérable », surtout « ses flâneries dans les rues, toute seule », « aimait regarder les passants, les arbres, le ciel… », prisonnière de miss Allan, sa perceptrice, un cauchemar, toujours sur son dos.
Le titre est ambiguë, Irène Némirovsky sème le trouble, jusqu'à la fin, aspire le lecteur à une lecture différente, le drame est là, dès les premières pages, la vengeance s'infuse lentement dans le caractère de la jeune adolescente Gabri, comme poison. Cette vengeance est la motivation principale de vie de cette jeune adolescente Gabri, pour Francine, petite mère, l'amour et son père, la prospérité financière et en secret l'amour de sa femme au fil du temps. Cette trinité sera toujours bouleversé par leur démons intérieur, Bragance toujours absent par son travail, Francine, sa quête amoureuse envers les hommes et Gabri, toujours à penser à sa soeur Michette morte, cette vengeance la dévore.
L'atmosphère des années folles embrase les rapports complexes entre l'adolescente et ses parents, surtout avec sa petite mère, la grande guerre aura un effet pervers sur cette famille tranquille, Bragance mobilisé, blessé et réformé pour travailler en Pologne, Francine découvre une liberté nouvelle, tel Emma Bovary, nourrit de lectures, s'ennuyant et pleurant telle « une enfant gâtée » avec son mari, elle va courir tous les plaisirs, trop de plaisirs, ses deux enfants livrés à eux-mêmes, d'un bonne méchante, d'une mère volage, les deux filles sont comme deux orphelines.
« -Je t'aime, tu sais Miche, comme si qu'on était orphelines, nous deux. »
Une horreur enfantine, des repas pas tous les jours, pour la bonne acariâtre, leur mère était « une honte et une fable de la maison », Gabri avait « un sentiment confus de honte et de colère », seule sa soeur Michette et ses ballades auront cette joie solaire enfantine.
La trame tisse sa toile, Irène Némirovsky comme une joueuse d'échec, échafaude sa stratégie au gré du lecteur, asservi à cette histoire comme ensorcelé. La deuxième partie, avec Charles, un quidam rapporté par le père, un cousin lointain, devenant l'amant, le dernier de Francine et le désir brulant de Gabri vengeuse. Il y a un vase clos entre ces trois personnages, au début Gabri ne regarde pas cet homme mais veut avoir un peu de considération de sa mère, Francine ne veut que les bras aimant de cet homme pour ignorer encore sa fille, comme toujours, comme cette scène de la Chanson érotique de Grieg joué au piano par sa mère, humiliée par sa mère, sanglotant sa détresse, appelant Michette, souhaitant mourir, la vengeance devient la force de vie de cette adolescente rejetée encore et encore.
Il y a une scène forte dans ce roman, celle de Gabri et de son père voulant, comme une force incestueuse protéger son géniteur pour le séparer de sa mère volage, maitresse de Charles, sous ce toit conjugale, une séduction maladroite, une déclaration amoureuse enfantine. D'autres tableaux sont aussi intenses dans leurs sentiments et leurs violences, le viol de Gabri par le jeune russe danseur, assez Casanova dans l'âme, le Comte Génia Nikitof, puis la dispute entre le deux femmes, l'une vieillissante et l'autre toute fraiche de sa jeunesse et son impertinence, la réconciliation est impossible, le mal est profond et Gabri a déjà commencé sa machination pour se venger avec Charles, pour le voler à sa mère. Gabri navigue entre le bien et le mal, ne sachant faire la différence, le reprochant à ses parents, surtout sa mère.
C'est un petit bijou, l'intensité est palpable au fils des pages, la fin est passionnelle, comme une pièce de théâtre, comme la mort de Michette, les personnages se confrontent. Par un final d'une tragédie Grec, où seule la mort est une délivrance.
A lire absolument
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Pat0212
  09 janvier 2020
J'ai découvert récemment cette auteure avec Jézabel et je la retrouve avec grand plaisir dans ce petit roman, court mais intense qui traite de la même thématique. L'ennemie, c'est la mère et la préface nous apprend qu'Irène Nemirovsky parle en fait de sa propre mère avec qui elle a de nombreux comptes à régler.
Francine, la mère de Gabri et de Michette est une sorte d'Emma Bovary qui se comporte en enfant gâtée et capricieuse, elle se nourrit de romans et est insatisfaite de sa vie. Survient la grande guerre et son mari Léon Bragance est mobilisé, Francine découvre alors une formidable liberté dont elle fait un bien mauvais usage : Elle court les fêtes, les bals et les amants, délaissant complètement ses filles qui ont faim et sont en haillons. Gabri a onze ans et s'occupe de son mieux de sa petite soeur de six ans, mais elle ne peut être au four et au moulin et un jour Michette meurt dans un accident, elle agonise toute une nuit, sa mère est absente et c'est Gabri qui la veille avec la concierge de l'immeuble. Francine ne rentrera qu'au petit matin après une nuit de fête. Les deux enfants se sentaient comme des orphelines depuis toujours, mais le drame lui fait haïr sa mère de façon violente et elle décide de se venger.
Le père revient et part en Pologne travailler où il fait fortune, il partage désormais son temps entre Paris et la Pologne mais est complètement absent pour sa fille. Il ramène avec lui un jeune cousin, Charles, qui habitera désormais avec eux. Francine tombe éperdument amoureuse de lui et trompe son mari sans vergogne, Gabri les surprend et sa haine pour eux s'en trouve décuplée. Elle est devenue une jeune fille riche, très bien habillée, qui a des préceptrices, mais elle se sent toujours aussi seule et rejetée, tout le monde semble avoir oubliée Michette sauf elle et elle désire toujours autant se venger de sa mère.
Irène Némirovsky trace un portrait au vitriol de Francine, une cocotte méprisable qui ne songe qu'à séduire les hommes, en particulier Charles et n'a aucun égard pour ses enfants ou son mari. Elle reconnait d'ailleurs être seulement femme et pas épouse ou mère, le père est faible et absent. Gabri l'aime et veut le sauver malgré lui, mais il refuse et semble accepter la situation en espérant que Francine finira un jour par l'aimer. La vengeance de Gabri la rapprochera finalement de sa mère, jusqu'au drame final. L'écriture de ce roman d'amour malheureux est magnifique, fluide et très riche, je lirai d'autres livres de cette auteure .
Lien : https://patpolar48361071.wor..
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biribi
  11 février 2020
Mordant. Les relations qui n'en sont pas, entre mère et fille. Gabri a 11 ans, sa soeur Michette 6 ans. Leur mère vit sa vie, son mari souvent absent, elle en profite pour collectionner les amants. Ses filles en souffrent, d'autant qu'elles ont faim, sont mal vêtues. Leur mère arbore de belles robes, ne s'occupe absolument pas de ses filles, ne leur donne aucune affection. Michette meurt et Gabri qui lui était si attachée ne s'en remet pas. Michette morte, plus personne ne la mentionne. C'est à peine si elle a vécu. Gabri en souffre. Elle se confrontera un jour à sa mère pour lui dire ce qu'elle a sur le coeur. Sa mère ne comprend pas, pensant qu'elle a fait tout ce qu'il fallait pour être une bonne mère. Gabri aura pitié de sa mère et se considèrera finalement comme la mère de sa mère qu'elle doit protéger. Bien écrit mais sombre.
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critiques presse (2)
LeJournaldeQuebec   20 août 2019
Rédigé par l’auteure de Suite française, un récit aux accents autobiographiques qui nous transporte à une époque où le mot « cocotte » était encore couramment employé pour désigner les femmes de mœurs légères.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Lexpress   28 mai 2019
Le portrait à charge d'une cocotte, doublé d'un troublant récit sur la solitude. Celle des adultes et celle de l'enfant. Le chef-d'oeuvre n'est pas loin.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
NievaNieva   19 juin 2019
Il parlait avec des phrases précises, colorées, et Gabri, dans le brouillard roux, voyait se lever des contrées merveilleuses. Mais elle était plus captivée encore par ce qu'il taisait que par ce qu'il contait, par cette âme entrevue, insouciante et mélancolique, simple et compliquée à la fois, ondoyante, diverse, ou qui paraissait telle tout bonnement parce qu'elle était étrangère.
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rkhettaouirkhettaoui   28 mai 2019
Sa femme continua à danser, à flirter. Elle n’avait pas l’envergure d’une grande courtisane. Elle aimait trop le plaisir, tous les plaisirs. Mais elle s’amusa infiniment. Gabri et Michette grandirent comme par le passé, au hasard. Et certes personne, en voyant passer, avenue du Bois, cette ravissante poupée dont les compagnons changeaient si souvent et ces gamines pâles, ne se fût douté qu’elles étaient parfaitement en règle avec la société, qu’elles avaient quelque part un mari et un père, et qu’elles formaient, si bizarre que cela pût paraître, quelque chose de semblable à une famille.
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fermeledimanchefermeledimanche   30 novembre 2019
Ces beaux dimanches de solitude, elle les passait presque tout entiers dans la bibliothèque ; elle avait dérobé la clef de l’armoire aux livres avec des ruses et des précautions de Peau-Rouge. La bibliothèque avait été achetée en bloc à la salle des ventes, et elle contenait quelques beaux ouvrages anciens, des récits de voyage, quelques conteurs libertins du XVIIIe et beaucoup de romans modernes, des meilleurs et des pires. Mais Gabri lisait tout ce qui lui tombait sous la main et, le soir venu, elle emportait le livre dans sa chambre et, toute la nuit, au nez de miss Allan endormie, à la lueur de la veilleuse, elle dévorait le bouquin, toute tremblante, dès que miss Allan remuait, d’une sorte de terreur délicieuse.
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fermeledimanchefermeledimanche   18 novembre 2019
La trompait-il? Et avec qui? Et elle commençait à passer des nuits sans sommeil, à pleurer, à regretter, à se désespérer, à chercher dans le miroir, avidement, avec une horrible angoisse, les premiers cheveux blancs, les premières rides, à les farder, à s'embellir, à ravaler ses larmes, à gravir enfin le long calvaire des vieilles amoureuses.
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rkhettaouirkhettaoui   28 mai 2019
Ma fille ne lira jamais un roman jusqu’à ce qu’elle soit mariée… Ma fille n’a pas d’amies ; il est si difficile à présent de trouver des fillettes vraiment bien élevées… Il vaut encore mieux les laisser grandir seules que s’exposer à les voir contaminées par le mauvais exemple… Non, ma fille ne sortira jamais seule jusqu’à son mariage.
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