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Marianne Véron (Traducteur)
ISBN : 2228895407
Éditeur : Payot et Rivages (31/01/2002)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Lorsque, en 1956, Eric Newby décide de partir pour le Nuristan, cette région particulièrement accidentée et sauvage de l'Afghanistan, il ignore tout des Afghans, de l'alpinisme et, pour tout dire, des voyages…

Son humour légendaire et un sens pratique insoupçonné lui permettront d'échapper aux pires traquenards.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
  16 octobre 2015
Un petit tour en Hindou kouch , est un récit de voyage captivant .
La région concernée est le nord de l'Afghanistan et elle couvre aussi le nord du cachemire.
Le nom de la région ( en titre ) , fait référence à l'époque antique et médiévale , où le territoire résonnait des échos des religions : hindoue et bouddhique ( Et même gréco-bouddhique ) .
Avant donc les massacres et les destructions qui ont sauvagement laminées les cultures et les traditions locales , avec l'arrivée de l'Islam en ces lieux ( Hindou-Kouch Afghan et Kashmir Shivaïte ) .
Parmi ces cultures locales , des populations de langues dardiques ( très enclavées ) pratiquant un paganisme indo-aryen iranien très « à l'abri « de tous syncrétismes religieux avec des horizons relevant : des monothéistes abrahamiques , du bouddhisme , ou même d'un terreau hindou ou encore d'influences manichéennes .
C'est plutôt des traditions indo-iraniennes , pré-mazdeistes , assez divergentes finalement des horizons indo-aryens traditionnels que le lecteur découvrira entre les lignes .
C'est une région de très hautes montagnes , de pics enneigés , de vallées perdues et quasiment ignorée du monde occidental , jusque dans les années soixante , où le voile s'est levé très petit à petit .
L'Auteur est un « dilettante » britannique , une espèce originale , et british , de touche à tout …
C'est ainsi que s'Il n'est pas alpiniste , ce serra : « mais que cela ne tienne allons-y , et , tant qu'à faire emmenons un pote qui n'en connais pas plus « …
Le récit est très dans le ton des récits d'exploration du dix-neuvième siècle .
Cela donne une patine et un cachet particulier à cette narration qui se tient dans les années cinquante … .
Le texte possède un caractère vivement dépaysant qui est bluffant à cause d'un talent certain de compteur chez l'auteur .
Mais cette tonalité « découvertes assez circonstanciées « vient aussi du côté « entre deux siècles « de ce monde complètement traditionnel ( avec des traits fulgurants de modernisme ) dans lequel est plongé le lecteur un peu perdu dans ces montagnes .
Le récit est scindé en trois parties ( par votre serviteur et pour le besoin de ce commentaire ) :
1- le voyage en voiture de Londres à Téhéran , et …
2- Et de là , jusque le « trous du c…l du fin fond de l'actuel Afghanistan … tout en » déchargeant « une dame à Téhéran .
3- L'alpinisme amateur et courageux et la découverte des païens dardes qui vaut son poids de moutarde fine ….
Le texte est assaisonné d'un humour relativement noir ( autocritique ou gentiment moqueur ) qui est très british qui est aussi : franchement agréable.
C'est un texte soigné , méticuleux et très vivant, remplis d'imprévus , anecdotique et drôle .
Un texte qui en colle plein les mirettes au lecteur …
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karkarot
  29 août 2018
Eric Newby est couturier. A Londres. C'est donc en toute anglaise logique qu'il décide, n'ayant jamais grimpé ni marché en montagne, d'aller gravir le Samir. Une colinette du Nuristan qui culmine à la ridicule altitude de 6500 mètres et des poussières. Si ce n'était l'intérêt et la portée largement supérieure on pourrait conparer ce livre de 1956 aux aventures de Nadir Dendoune (l'Ascension) qui gravit l'Everest sans préparation et en mystifiant son petit monde. Bref, point de tergiversations inutiles. Newby raconte sans rien cacher toutes les bévues commises par inexpérience avec un sens de la narration très britannique, une humour pince sans rire qui moi, me fait hurler de rire ! Tout y passe, des caisses de matériels (matériel complètement inadapté au passage), aux déboires avec les autochtones, problèmes desquels se sort Newby avec un sens de la débrouille et de l'improvisation proprement hallucinant pour une jeune anglais de sa condition !
Le livre ne se départit jamais de cet humour et de ce sens de la dérision qui en sont les principaux intérêts, en plus des descriptions de ces régions très reculés de pays pas forcément jugés très accueillants...
On rencontre aussi à la fin du texte un aventurier professionnel, Wilfried Thesiger...
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urbanbike
  19 février 2008
J'ai terminé jeudi soir ce livre de voyage, Un petit tour dans l'Hindou Kouch, livre que m'a recommandé un autre Eric…! Oh, pas un voyage récent, celui-ci s'est déroulé en 1956 et cela se termine dans une de ses vallées perdues de l'Afghanistan (le Nuristan) où plus grand monde ne doit mettre les pieds ces derniers temps…!
L'écriture n'est pas époustouflante comme celle du livre de Byron mais l'histoire est farfelue et bien déjantée à souhait. Il est vrai que les deux aventuriers de ce récit sont particulièrement caricaturaux, très anglais comme le dit Evelyn Waugh dans sa préface… J'ai retrouvé d'ailleurs dans leurs préparatifs un peu de Redmond O'Hanlon (dans son voyage au coeur de Bornéo) notamment dans les détails logistiques qui s'avèrent totalement inadaptés, voir complètement foireux, sur le terrain…
Suite ici :
http://www.urbanbike.com/index.php/site/un-petit-tour-dans-lhindou-kouch-eric-newby/
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jeje_gandhi
  02 mai 2015
Délaissant son emploi dans une maison de haute couture, Eric Newby, qui ignore tout des Afghans, qui n'a jamais chaussé les crampons ni escaladé le moindre mur, de pierre ou de glace, décide de partir en Nuristan en vue de gravir le mont Samir (6500m) et de traverser une contrée peu connue où vivrait encore le souvenir de Gengis Kan et de Tamerlan. Accompagné par un ami, un diplomate lui aussi pas plus aguerri dans le domaine de l'alpinisme, ils vont en baver. Ce récit se termine par la rencontre inattendue avec Thesiger, autre grand aventurier qui passait par là.
Une aventure vraie relatée de manière simple et décalé. Un vrai petit bijou.
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liberliger
  08 novembre 2012
Ce récit d'expédition dans une des régions qui demeure encore aujourd'hui encore peu fréquentée par les touristes (et pour cause on flirte avec les régions tribales pakistanaises dans le "pays sans loi") vaut surtout pour cet humour typiquement britannique.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
HTHT   07 mai 2014
Il était assez difficile au gouvernement de censurer Abdul Rahman. (...) Du point de vue britannique, il avait pleinement justifié qu'on l'eût sélectionné comme émir d'Afghanistan et, à l'exception de quelques points faibles relevés par lord Curzon, comme le fait d'écorcher vifs les gens qui lui déplaisaient, de les utiliser comme projectiles avec ses canons, ou de les enfoncer jusqu'au cou dans les lacs de montagnes pour qu'ils se trouvent pris dans la glace, il n'avait rien fait à quoi l'on pût trouver sérieusement à redire.
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HTHT   07 mai 2014
En lisant les 1744 phrases accompagnées de leur traduction en anglais, je commençai à me faire une image troublante de la vie quotidienne des Kafirs Bashgali. (...) Certaines ouvertures de conversation des Bashgalis me paraissaient troublantes, ' Ini ash ptul p'mich e manchi mrisht waria'm ' : "J'ai vu un cadavre ce matin dans un champ." Et ' Tu chi se biss gur biti ' ? " Depuis combien de temps avez-vous ce goitre ? " Ou encore : ' Ia juk noi bazina prelom ' : " Ma petite amie est une jeune mariée."
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HTHT   05 mai 2014
Il poursuivit, nous parlant de sa vie conjugale. "J'ai eu trois épouses. Les deux premières étaient stériles, mais la troisième a eu trois enfants. Ils ont été étouffés parce que chaque fois elle s'endormait sur eux. C'est une femme lourde. Je voudrais bien en prendre une autre, mais elles coûtent neuf mille afghanis."
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HTHT   28 avril 2014
" Comment définiriez-vous cette ascension ? demande Hugh d'une voix lasse. Facile, difficile, ou quelque chose entre les deux ?
- Modérée.
- Comment les classe-t-on, déjà? J'ai oublié.
- Facile, modéré, difficile, très difficile, sévère, très sévère et à la limite du possible.
- Ah ! "
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litolfflitolff   10 mai 2010
«L’un des grands avantages d’un voyage (en Afghanistan), c’est que, si l’on sait attendre, il se produit quelque chose.»

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>Géographie générale>Géographie de l' Asie>Turkménistan = Turkménie (Géographie) (18)
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