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ISBN : 2246806429
Éditeur : Grasset (08/05/2013)

Note moyenne : 3.03/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Y a-t-il un monde au bout du monde ? Un secret à découvrir aux confins de ces terres sauvages où ce n'est plus l'homme qui habite la nature mais la nature qui tolère l'homme ? Un hiver, Lorette Nobécourt part seule au Chili pour réaliser ce «rêve très grand et très ancien d'aller un jour en Patagonie ». De Valparaiso jusqu'en Terre de feu, en bateau, à pied, en bus, l'auteur nous emmène au bout du monde où se dévoile, à travers des paysages inouïs, les contours de c... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Fx1
18 octobre 2014
Pour avoir fait le méme voyage jusqu'en Patagonie , je ne peux que trouver superbe cet opus qui fait ressortir à la perfection l'état de quasi transe qui prend le voyageur une fois sur place .
Il faut voir combien le voyage est long jusque là bas , combien l'on se retrouve face à soi méme une fois là bas .
C'est grandiose , on se sent tout petit face à tant de beauté ...
Certes le ton est un peu triste ici , mais l'expérience est tellement intense que l'on ne peut que plonger dans cette oeuvre qui décrit si bien les sentiments profonds qui habitent le voyageur .
C'est un opus superbe , d'une trés belle langue , qui épouse remarquablement la dimension de ce voyage au fond de soi mème .
A découvrir absolument !
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Myriam3
27 janvier 2017
Lorette Nobécourt reçoit une bourse pour aller sur les lieux de son roman en cours: la Patagonie. Il y a pire! Elle part donc, seule, et observe son voyage.
Le titre remplit bien son rôle car ce voyage, justement, est autant intérieur que physique et le texte passe sans cesse d'une observation ou une sensation à une réflexion, comme si la narratrice se devait sans cesse d'expliquer, analyser, tout ressenti, et c'est d'ailleurs ce qui m'a gênée, bien que je sois d'habitude intéressée par l'introspection.
Presque tout au long de ce long voyage en direction de la Terre de Feu, où elle finira par abandonner un moment toute critique, elle se trouve dérangée par ses compagnons de route: famille nombreuse, Américains envahissants, jeune fille rieuse, fou, bavard... tout est prétexte à agacement, critique, moralisation et je n'avais qu'une envie, c'était de lui dire de se détendre, de faire abstraction, de RESPIRER ce voyage, le goûter, nous le donner à sentir, à voir, nous donner ce goût de liberté et d'espaces que malheureusement, je n'ai pas ressenti un instant en lisant ce texte.
Personnellement, je n'ai pas pu vivre ce voyage comme je l'aurais voulu, qu'il soit extérieur et intérieur, car même si j'ai trouvé quelques-unes de ses réflexions intéressantes, les autres m'ont soit déplu soit laissées de marbre, peut-être par incompréhension.
Elle cite Cendrars et donc je finirai en disant que Cendrars éveille beaucoup mieux en moi l'esprit du voyage.
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Flodopas78
30 juin 2013
Profitant d'une bourse, l'auteure se rend au Chili pour les repérages de son prochain roman qui la conduisent de Santiago aux îles Chiloé, porte de la Patagonie, terre de toutes les fascinations par sa situation géographique et ses beautés sauvages. Seule, sac à dos, en bateau, par bus et à pied, Lorette Nobécourt se rend au bout du monde, jusqu'à Puerto Williams, seule agglomération du Cap Horn. En chemin, elle se découvre et comprend qu'au bout de compte c'est en dedans d'elle-même qu'elle doit aller chercher le bout du monde et qu'il n'y a d'ailleurs que son propre chemin avec ses limites et ses richesses. Belle leçon de vie. A lire par tous ceux qui ne pourront jamais aller en Patagonie.
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chalipette
18 mai 2013
Un petit bijou de littérature de voyage à ne pas manquer ! 109 pages de pur bonheur d'écriture pour qui aime voyager, penser le voyage, être autre chose qu'un touriste prisonnier dans des schémas pré-digérés de visites en overdose.
Je n'ai qu'une crainte celle de ne pas arriver à vous convaincre de le lire, vous, voyageur dans l'âme.
L'auteur se rend en Patagonie avec pour objectif de vérifier, valider les éléments géographiques et historiques du héros de son prochain roman en cours d'écriture.
Mais cette raison est un alibi, ce voyage en Patagonie, elle en a toujours rêvé et il suscite en elle des révélations sur LE voyage en lui même.
La façon d'aborder un voyage est une sorte de révélateur sur la connaissance de soi.
C'est autant un voyage géographique qu'un voyage intérieur, qu'elle découvre au fil des étapes.
Ses commentaires et réflexions sur les raisons profondes qui nous poussent à voyager, sa vision de la découverte, tout est parfaitement écrit dans une langue magnifiquement maîtrisée.
Ses descriptions des paysages sans fin sont à couper le souffle.
L'approche est très littéraire, il faut le préciser. Mais quel bonheur de lecture !
Je ne connais pas la Patagonie, même si j'en rêve, mais cet ouvrage aurait pu parler de l'Islande que je connais. Même dépaysement, même sensation que l'on rentrera différent de ce voyage.
Quelques extraits choisis pour vous donner un avant-goût :
«Quelle est cette quête d'un ailleurs qui n'existe qu'à l'intérieur de nous même?»
«Et faut il toujours reconvoquer l'épreuve du manque pour être augmenté de la présence par l'absence ?»
«Peux-t-on finalement, transmettre héritage plus précieux que celui de la soif suscité par le manque ?»
«Le paysage me rentre dedans. Je sens déjà la mémoire que j'en porte dans la poitrine pour l'avenir, lorsque de retour là-bas qui sera mon ici de demain, je réveillerai les images.»
«Ce que je vois, ici: c'est la terre qui nous regarde. Et c'est cela qui nous fait si timides… Dans les fjords, les fragments de terre sont des lettres perdues qui cherchent leur phrase. Alors, nous ne pouvons que faire silence.»
«Je pousse la porte. Je suis dehors, non je suis dedans, je suis dans l'envers du monde. Il existe un envers du monde qui est à l'endroit. Et c'est ici . La Patagonie c'est cela, ce n'est pas le bout du monde mais son envers à l'endroit, où se dressent majestueux les dieux et déesses qui peuple cet univers enversé.»
«Ce n'est pas un paysage c'est une porte… cette porte ouvre à l'intérieur de soi.»
«En arrivant à Punta Arenas, une publicité me saute aux yeux …" En Patagonie les chats ne sont pas domestiques" un énorme puma illustre le slogan. Cela m'enchante.»
«Ushuaïa, ce n'est pas le bout du monde, non, seulement une petite ville où les magasins le prétendent.»
"La démesure n'a que la mesure pour avoir accès à elle-même. L'infini ne possède que la limite pour exister. "
«Il n'y a rien-rien-rien- Sinon des étendues illimitées qui profanent l'habitude du regard et le forcent à se perdre...Rien, des autruches, comme de drôles de chapeaux mondains égarés, plumes au vent.»
Chaque phrase de ce petit livre arrive en résonance dans notre façon de concevoir le voyage.
A LIRE A RELIRE ET A OFFRIR !!!!

Lien : http://bibliothequedechalipe..
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Ariane84
23 mars 2017
Dans son récit Lorette Nobécourt nous entraîne sur ses traces en Patagonie.
Le voyage est pour elle propice à l'introspection, autant voyage intérieur qu'aventure extérieure.
Ce livre se lit facilement, l'écriture de l'auteure est fine et aérée.
Cependant je n'ai pas été convaincue par les réflexions de Lorette Nobécourt qui m'ont semblées un peu fades, ternes comme son voyage finalement.
C'est donc avec une relative déception que j'ai terminé ce livre, qui heureusement n'a pas altéré mon rêve de Patagonie...
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Les critiques presse (1)
Lexpress06 août 2013
Avec Patagonie intérieure, la romanicère Lorette Nobécourt entraîne le lecteur dans un voyage au bout du monde. Inclassable.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
nadejdanadejda13 mai 2013
La plupart des couples, absents l'un à l'autre, voyagent seuls à deux.
C'est étrange comme ici les gens seuls semblent davantage "avec". C'est un paysage qui appelle la solitude. Par son immensité, sa puissance tranchante, il témoigne d'une vérité qui ne supporte aucun artifice. Face aux fjords, seule la solitude ne triche pas. L'indifférence du paysage est proche de l'amour.
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Myriam3Myriam326 janvier 2017
C'est la même force qui sous-tend la contamination de cette araignée qu'est devenu Internet, qui abolit toute forme de distance, d'espace, supprimant, de fait, la possibilité d'aller et de venir, d'être en mouvement, donc vivant.
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Flodopas78Flodopas7830 juin 2013
Et pourquoi sommes-nous incapables de reposer là d'où nous venons, là où nous avons toujours été, dans la demeure de l'amour, là où enfin commencerait le vrai voyage ? Dans quelle Patagonie intérieure trouverai-je le repos ? Dans quelle Terre de Feu qui ne me brûlerait plus ?
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nadejdanadejda13 mai 2013
Les choses n'ont de réalité que reliées au verbe. En vidant la langue de sa substance, on ôte à l'homme son pouvoir de l'interpréter, et avec lui sa possibilité d'entrer dans l'être. Alors, à son tour l'homme devient une chose. Et la peste s'installe. Nous y sommes.
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AstazieAstazie26 janvier 2014
Il n'y a pas d'ailleurs que mon chemin, mais je peux décider de la route.
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