AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2246783615
Éditeur : Grasset (02/05/2012)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.67/5 (sur 133 notes)
Résumé :
1880, Ouchouaya, Patagonie. Orpheline farouche, Emily l’Ecossaise a 16 ans. En cette période d’évangélisation du Nouveau Monde, Emily est envoyée en Patagonie en tant que « gouvernante » des enfants du Révérend. Elle qui ne sait rien de la vie découvre à la fois la beauté sauvage de la nature, les saisons de froid intense et de soleil lumineux, toute l’âpre splendeur des peuples de l’eau et des peuples de la forêt. La si jolie jeune fille, encore innocente, découvre... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
joedi
28 janvier 2016
Emily, jeune fille Ecossaise est orpheline de son père depuis peu mais de sa mère depuis sa naissance, celle-ci est morte en la mettant au monde ; Emily s'est toujours sentie responsable de la mort de sa maman. Son frère envoyé travailler chez des fermiers, Emily est confiée à un pasteur qui correspond avec un confrère émigré en Patagonie soucieux d'obtenir une aide ménagère pour son épouse. le révérend Mac Kay lui parle de ce courrier et, sans hésiter, elle se dit partante. le 26 mars 1880, Emily a seize ans, sa malle est chargée sur la diligence de Glasgow, en route vers le Nouveau Monde. Emily découvre les magnifiques paysages d'Ouchouaya, aujourd'hui devenu Ushuaia, tandis qu'elle trouve les autochtones hideux. Au fil des jours, sa première impression sur ces sauvages va se dissiper, elle apprend à les connaître, enseigne l'anglais aux enfants et trouve un interprète sympathique en Aneki qui l'initie à sa langue et aux coutumes des yamana. Contrairement à ses compatriotes qui traitent les autochtones en sauvages, Emily, jeune fille éprise de liberté, recherche leur compagnie et s'éprend d'Aneki ...
Isabelle Autissier, d'une belle écriture, offre de belles images de la Patagonie, raconte l'histoire de ce peuple décimé par les Blancs et offre à son lecteur un beau roman au titre de L'amant de Patagonie.
Isabelle Autissier, navigatrice, se révèle être une auteure de talent !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          530
le_Bison
24 juin 2016
Le vent m'emporte aussi loin que le bout du monde. Les voiles font profil bas, la houle affiche sa fière, les vagues chevauchent le pont. le pied marin, l'âme patagonne, la mer me jette sur cette terre hostile. Dans toute sa splendeur, sa démesure. Des galets froids sur la grève, comme une ultime escale, la fin d'une errance, j'ose le silence. le ciel, le même mais pourtant si différent, la lumière qui s'y jette, la poussière qui s'y mêle. Comme une impression de déjà vu, la sensation d'y avoir vécu.
1880, Emily, jeune écossaise de 16 ans, s'embarque vers l'inconnu et débarque dans une lointaine contrée qui en ce temps-là s'écrivait Ouchouaya, pour servir non pas le Seigneur tout-puissant mais un pasteur venu évangéliser cette région du bout du monde perdue au-delà des caps et de la raison. Evangéliser pour les uns, coloniser pour les autres. Pour les blancs, le but est le même, parquer les indiens encore vivants, ceux qui n'ont pas encore été décimés par les armes ou les maladies.
Isabelle Autissier a laissé en cale son voilier pour prendre la plume du cormoran et conter les légendes et l'amour de Patagonie. Je sens son profond respect pour cette Terre de Feu. Elle a de nombreuses fois franchi ce cap ; probablement les escales de la vie l'ont emmené dans ces eaux froides et majestueuses. Elle écrit sur ces paysages ancestraux, une terre de toute beauté, le ciel qui éblouit la mer qui chante, sur ces indiens, yamanas, alakalufs, onas, que la civilisation occidentale a si rapidement mis à leurs pieds ou dans une fausse commune pour s'approprier des terre à parquer leurs moutons blancs, sur ces guanacos qui se font de plus en plus rares ou ces baleines qui brillent par leur absence subite. Isabelle connait ces terres, autant que Florent Pagny, et je vois sa plume comme un bel hommage à l'écrivain local Francisco Coloane. Ses passages naturalistes me font penser au grand « Tierra del Fuego », ses escales maritimes avec « le Petit Mousse », ses légendes indiennes à « El Guanaco ».
Emily, jeune femme forte, trouvera là-bas la paix qu'elle cherchait. Et l'amour aussi. Avec un sauvage, en plus. Ces indiens, sauvageons un jour, sauvageons toujours, comme dirait le pasteur. Mais avec l'amour, elle découvrira ce peuple, ces croyances, le drame. D'ailleurs les croyances ne sont pas faites pour être comprises, mais juste pour être acceptées, chaque peuple ayant son lot de mystère et d'étrangeté. Elle deviendra, une des leurs, éprise de dons, habitée par la magie, celle du ciel, celle de la terre, celle du feu qui transformera le coeur et l'âme d'une écossaise en patagonne jamais indienne, mais plus vraiment européenne.
Le drame prévisible, avec la colonisation blanche rien n'est imprévisible même l'invraisemblable, alors je ne suis pas surpris, juste chagriné parce que forcément, l'Histoire s'est déroulée ainsi. Des drames, l'homme blanc en est familier, surtout loin de ces terres, surtout en période d'évangélisation, excuse presque bidon pour assouvir simplement leur puissance et suprématie obtenue au bout d'une arme à feu. La route s'arrête devant l'océan dans l'aube tiède du levant… Je commence à comprendre…
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          490
viou1108
25 octobre 2016
Challenge ABC 2016-2017
Il y a moins d'un an, j'embarquais mes godasses de rando, destination la Patagonie, Ushuaïa et le canal de Beagle, au bout du bout du monde.
Le 26 mars 1880, Emily, seize ans et orpheline, charge sa « petite malle sur la diligence de Glasgow, en route vers le Nouveau Monde ». Destination : Ouchouaya, à l'époque petite mission évangélisatrice composée de quelques catéchistes, implantée au milieu des Indiens Yamanas.
A l'arrivée, la foudre a frappé, tant pour moi que pour Emily. Les montagnes, la mer, les glaciers, les arbres pliés par le vent, la végétation rare mais tenace, les sommets enneigés, le soleil, la pluie, le ciel... On ne peut résister à cette beauté intimidante, parfois flamboyante, parfois glaciale, fascinante.
La comparaison s'arrête là, j'en suis revenue après trois semaines de voyage, Emily ne sait pas combien d'années elle y passera. Mais peu lui importe, avide de nature et d'indépendance, elle a choisi de se lancer dans cette aventure. Destinée au poste de gouvernante des enfants du pasteur d'Ouchouaya, elle découvre les Yamanas, les « sauvages », qu'elle trouve tout d'abord hideux. Ceux-ci se sont regroupés autour de la mission, travaillant pour les colons – pardon, les missionnaires, contre de la nourriture et des vêtements, quitte à abandonner leur mode de vie ancestral et à oublier leurs techniques de pêche. de cours d'anglais en distribution de chiffons, Emily apprend à connaître et à apprécier les Yamanas. Surtout Aneki. La foudre frappe à nouveau, mais l'histoire est impossible et s'achève inévitablement en drame.
Au-delà de cette histoire d'amour improbable, il s'agit surtout de la confrontation entre « état de nature » et « civilisation », qui tourne au profit de cette dernière. Avec ses bons sentiments, son « progrès », ses maladies, son alcool, sa surexploitation des ressources ou, au besoin, sa puissance de feu, elle anéantit les rares velléités de résistance des Yamanas, mais aussi des Onas ou des Alakalufs, aboutissant, en quelques décennies, à une extermination presque totale.
Désabusé, ce plaidoyer pour un respect de la Nature montre l'attachement de l'auteur pour cette mythique Terre de Feu, faite aussi d'eau et de vent, et ses doutes pour l'avenir d'Ushuaïa, « ville-pieuvre », qui repousse ses pauvres « en haut dans des taudis qui mitent les bois des collines ».
Il y a moins d'un an, je traînais mes godillots autour d'Ushuaïa, émue par les paysages grandioses, malgré les glaciers qui reculent et qui menacent l'approvisionnement en eau d'une ville qui ne cesse de s'étendre. Quel gâchis... Et comme il est étrange de lire que, pour les Yamanas, le blanc est la couleur du malheur...
Lien : https://voyagesaufildespages..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          420
raton-liseur
13 janvier 2014
Depuis qu'Isabelle Autissier se fait écrivaine, elle s'aventure de plus en plus loin dans la fiction et de plus en plus loin à l'intérieur des terres. Après la biographie d'un marin célèbre, Kerguelen, le voyageur du pays de l'ombre, puis une fiction à partir d'un tragique évènement lors de la première course en solitaire autour du monde, Seule la mer s'en souviendra, son dernier roman n'a rien de maritime, mais si l'on n'est pas loin, dans le canal de Beagle et le premier village occidental qui deviendra Ushuaïa.
Je dois avouer que ni le titre ni le résumé ne m'auraient fait acheter ce livre si je n'avais pas beaucoup aimé le livre précédent d'Isabelle Autissier, Seule la mer s'en souviendra. Cela sentait trop l'histoire à l'eau de rose sur fond de pampa argentine mais je voulais espérer qu'Isabelle Autissier saurait sortir de ce piège… Et effectivement, même si je n'ai pas autant aimé que le livre précédent, c'est une lecture agréable et bien loin des clichés que l'on aurait pu craindre.
Emily est une jeune Ecossaise sans le sou qui arrive sans l'avoir véritablement planifié comme domestique (ou gouvernante si l'on veut s'imaginer encore dans la société policée de la campagne anglaise) chez un pasteur tentant de gagner à la foi le peuple Yamana. Mue par une curiosité supérieure à celle de ses coreligionnaires, elle s'attache à un Indien et décide, quelles qu'en soient les conséquences, de vivre en accord avec ses désirs et ses aspirations. Mais la vie ne sera pas la robinsonnade romantique qu'elle avait rêvée, et, elle devient vite le témoin d'un affrontement entre deux cultures entre lesquelles elle ne veut choisir.
La réflexion qu'Isabelle Autissier nous livre au travers de la pensée d'Emily est finalement assez inattendue, puisque c'est plus un constat amer et désabusé qu'une prise de position. le choc entre les deux cultures était inévitable, l'issue et la disparition de la culture autochtone aussi, et se battre pour la préserver n'avait peut-être aucun sens. En définitive, c'est la nature qui reste et qui est importante, la culture que l'homme développe sur ces terres ne change rien à la beauté des ciels et à la force du vent. Et Emily l'orpheline se révèle avant tout habitée du désir immense de trouver un endroit où elle se sente chez elle, un foyer en quelque sorte ; elle aurait aimé que les choses se passent différemment mais n'est pas certaine que cela soit possible, alors elle prend racine, malgré tout.
Même si l'écriture est parfois un peu maladroite, elle est rattrapée par les très belles descriptions des paysages qui font la part belle aux changements de lumière et aux sautes du vent. Je n'ai pu alors m'empêcher de me souvenir que l'auteure est navigatrice et qu'elle a croisé à de nombreuses reprises dans ces parages. L'attachement d'Emily à cette terre et à ces paysages est, je m'imagine, l'expression presque brute des sentiments que la navigatrice elle-même a pu alors ressentir.
En définitive, ce livre est une agréable lecture qui, sous couvert d'une histoire simple, amène le lecteur à réfléchir à ce que fut la colonisation hier et à ce qu'elle est aujourd'hui. le propos est toujours actuel, comme l'uniformisation des sociétés le laisse penser. Je ne sais si Emily est Isabelle Autissier, peut-être au moins en partie ; je ne sais si je suis Emily. Avec son caractère entier et un peu sauvage, on a bien envie de s'identifier à elle, mais je ne sais encore si je suis d'accord avec sa vision de ce qu'il s'est passé en Argentine et ailleurs au XIXème siècle. Un petit livre au titre fleur bleue mais qui fait encore tourner dans ma tête des questions irrésolues sur notre petit bout de terre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
Palmyre
18 mars 2013
Roman historique, d'aventure, d'amour, ce livre nous entraîne en Patagonie avec comme personnage principal Emily. Jeune fille orpheline envoyée en Amérique du Sud, sur une terre hostile qu'elle ne connaît pas. Elle va seconder la famille nombreuse d'un pasteur.
Dans cette contrée sauvage, elle fera la connaissance d'Aneki et du peuple indien. Elle tombera amoureuse de leur culture et du jeune indien. Rattrapée par la réalité, son rêve de liberté, de vie sauvage, va se heurter à un choc culturel, avec d'un côté un peuple blanc colonisateur et de l'autre les indiens avec leurs modes vie traditionnelles spécifiques.
Isabelle Autissier nous transporte littéralement en Patagonie à travers le personnage d'Emily dans lequel on peut facilement s'identifier. Jeune fille un peu sauvage qui aime et veut défendre la nature et ses convictions quitte à s'opposer au reste d'un peuple blanc conservateur et borné.
Elle est l'une de seules à s'intéresser à la culture indienne, à son fonctionnement. Elle apprend leur langue, s'intègre peu à peu à eux. Elle s'improvise même enseignante en apprenant l'anglais aux plus petits.
Au delà, d'un livre d'amour, j'y ai surtout retenu l'histoire d'un peuple massacré par la volonté des blancs d'imposer leurs idées, leurs religions et leurs modes de vie alors qu'il ne souhaitait rien d'autre que de continuer à vivre comme il l'avait toujours fait en respectant la nature.
D'où pour moi, ce sentiment d'énervement, on ne peut pas imposer systématiquement nos volontés, chacun devrait pouvoir rester libre de choisir.
Excellente découverte!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          290

Les critiques presse (4)
Lexpress04 juillet 2012
L'intrigue quelque peu "mélo" de ce beau récit sert de prétexte à une réflexion sur les "hommes blêmes", comme les perçoivent les Patagons, sur leurs bonnes intentions et leurs maladresses, leur générosité et leur cupidité […].
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeSoir25 juin 2012
[Ce] roman est une histoire d'amour et un hommage à ces civilisations du bout du monde qui ont laissé si peu de traces.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LeFigaro18 mai 2012
Pour écrire sur ces peuples dont il ne reste aujourd'hui que des traces, des creux dans le sol et des empilements fossilisés de coquillages, la navigatrice a épluché une maigre documentation, quelques travaux ethnographiques […]. Le reste, qui donne son parfum de vérité à ce roman, est venu de sa propre perception de la terre avec laquelle elle a tissé des liens.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress02 mai 2012
Avec son roman L'Amant de Patagonie, la navigatrice signe une belle ode aux premiers habitants de l'Antarctique.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison18 mai 2016
Cet hiver nous avons eu la coqueluche, comme il y a deux ans. Encore au moins quatre-vingts morts. Plus un Indien ne va à la chasse, on dirait qu’ils ne savent plus. Ils se contentent de mendier des petits travaux et l’alcool les affaiblit. Emily, un drame se joue sous nos yeux. J’ai évalué qu’en quinze ans la population yamana a perdu un tiers de ses effectifs. Ce peuple disparait avec ses coutumes, sa langue. Chez les Onas c’est encore pire. Tout le nord de la Terre de Feu est donné aux éleveurs. Ils font la chasse aux Indiens quand ils chapardent des moutons qu’ils appellent « les guanacos blancs ». On m’a rapporté des atrocités. Le croiras-tu, certains paient des tueurs qui doivent prouver leurs forfaits en ramenant les oreilles ? Une livre par paire ! Tu te rends compte ! Des oreilles humaines, celles d’hommes, de femmes et même d’enfants !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          260
viou1108viou110826 octobre 2016
Les Blancs ne partiront jamais, ils viendront de plus en plus nombreux parce qu'ils aiment la terre et la mer d'ici et qu'ils trouvent de quoi remplir leurs bateaux et leurs maisons de pierre. Ils ont le coeur fait pour prendre et s'ils s'en vont un jour d'ici c'est qu'il n'y aura plus un oiseau dans le ciel ni un poisson dans la mer. Je les ai vus et j'ai compris. Quand ils n'ont plus faim, ils chassent encore, quand ils ont trop, ils ne donnent pas à ceux qui n'ont rien. Ils ne sont jamais en repos. Pourquoi sont-ils venus ici puisqu'ils disent qu'ils ont des terres, des plantes et des bêtes d'où ils viennent? Ils prétendent que leur Dieu leur a commandé. Je ne sais pas qui peut demander une chose pareille, mais ils ont le désir dans les yeux et cela les rend forts. Ils ont les fusils et leurs regards brillent quand ils les utilisent. Les Yamanas ne pourront rien, ni les Alakalufs ni même les Onas aux arcs puissants. Ils prendront tout ce qu'ils veulent prendre. Et il n'y aura pas de refuge pour nous car c'est ici, déjà, la fin de la terre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
viou1108viou110820 octobre 2016
- Monsieur Hyades, vous pensez vraiment que c'est notre faute si les Indiens sont malades?
- Si vous voulez le fond de ma pensée, mademoiselle, je crois que oui. Mes mesures confirment que les Yamanas ont un volume de la boîte crânienne similaire au nôtre, donc théoriquement une même intelligence, mais il semble que la connaissance d'une civilisation beaucoup plus avancée que la leur provoque une surexcitation intellectuelle qu'ils ne sont pas à même de gérer. Pensez à tout ce qui doit leur paraître étrange, voire magique: nos bateaux, nos fusils, nos maisons, toutes nos façons de faire. Il s'ensuit un épuisement et une dégénérescence psychique qui provoque à son tour une dégradation physique qui les prédispose à la maladie. Ce qui explique pourquoi toutes les populations sauvages ont des taux de mortalité si importants dès que l'homme blanc apparaît.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
le_Bisonle_Bison06 avril 2016
Vous êtes complètement folle, ma fille. Epouser un sauvage ! Croyez-vous que je me rendrais complice d’un égarement pareil ? Réveillez-vous ! Dieu nous a amenés ici pour porter les lumières de la foi, par pour la fornication – le mot a claqué dans sa bouche. Jamais vous ne formerez un couple chrétien avec cet individu. Aneki est peut-être très malin et doué pour certaines choses, mais il n’a aucune valeur morale. Il reste dans l’obscurantisme de sa race, toujours prêt à courir nu à je ne sais quelle cérémonie mécréante. Dieu du ciel ! Vous imaginez-vous affublez d’enfants moricauds. Avez-vous envie de passer vos jours dans une hutte malodorante, à ronger des moules ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
le_Bisonle_Bison10 février 2016
Les mois sont longs. Le temps est lent. L’hiver semble avoir pris possession pour toujours de la Patagonie, tenir ce bout de terre dans ses serres, s’insinuant sous chaque motte et au cœur de chaque caillou. Si la tempête ne tord pas les arbres en hurlant, une chape grise et une pluie méthodique nous tiennent des jours entiers à la maison, quand ce ne sont pas des tourbillons de neige qui s’étalent maintenant jusqu’au rivage, ne cédant qu’à la ligne nette de la marée haute. Certes, il y a de belle journées ou des nuits limpides à compter toutes les étoiles du ciel, mais c’est parce qu’un froid de gueux s’est abattu, clouant chaque chose dans une gangue de glace.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
Videos de Isabelle Autissier (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Isabelle Autissier
Isabelle Autissier - Une nuit, la mer / Soudain, seuls .Isabelle Autissier vous présente son spectacle "Une nuit, la mer". Retrouvez son livre: http://www.mollat.com/livres/autissier-isabelle-soudain-seuls-9782234077430.html www.mollat.com Retrouvez la librairie Mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat You Tube : https://www.youtube.com/user/LibrairieMollat Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
+ Lire la suite
autres livres classés : patagonieVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Les Amants de la Littérature

Grâce à Shakespeare, ils sont certainement les plus célèbres, les plus appréciés et les plus ancrés dans les mémoires depuis des siècles...

Hercule Poirot & Miss Marple
Pyrame & Thisbé
Roméo & Juliette
Sherlock Holmes & John Watson

10 questions
2448 lecteurs ont répondu
Thèmes : amants , amour , littératureCréer un quiz sur ce livre
. .