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Philippe Noble (Traducteur)
EAN : 9782070308637
448 pages
Éditeur : Gallimard (18/05/2006)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Après l'accident d'avion qui emporta sa femme et son fils, Arthur Daane a quitté Amsterdam pour s'établir à Berlin. Cameraman, documentariste, cet homme-images est un nomade qui capture, au détour de ses promenades berlinoises, l'ombre du passé. Hanté par l'indicible mémoire des lieux, il observe le monde à travers le voile de sa douloureuse solitude. C'est ainsi, dans cet état d'âme et d'esprit, qu'il croise Elik Orange. Attiré par cette silhouette, cette aura, cet... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Cath36
  26 mai 2011
Victime à nouveau d'un livre qui , s'effeuillant allègrement, se prenait manifestement pour une pâquerette, c'est à grand-peine que je parvins à le finir . Si j'avais adoré"l'histoire suivante" ce livre de Nooteboom m'a laissé assez circonspecte ; l'histoire de ce documentariste qui, ayant perdu sa femme et son fils, essaie de se reconstruire à travers ses rencontres et ses réalisations documentaires (rêvant à l'oeuvre absolue qui dirait le monde dans sa totalité) est très intéressante ; de plus le regard porté sur la réunification de Berlin mérite le détour. Mais si le propos suscite l'attention, il est dilué dans des digressions et des descriptions à n'en plus finir ; les procédés d'accumulation... s'accumulent, les phrases n'en finissent pas, semblables à ces labyrinthes ronds où se perd moult fois avant de parvenir au coeur, les discours indirects, interminables et hachés , alourdissent le récit, bref, trop c'est trop. Et c'est dommage pour cette belle écriture à la fois concrète et poétique. Il y a en particulier des choeurs qui commentent l'action, comme dans les meilleures tragédies grecques, de toute beauté.
Pourquoi noyer d'eau un bon vin ? Un grand cru se savoure en quantité infinitésimale....
Ah pâquerette, pâquerette ! je t'ai aimé un peu, beaucoup....Il s'en est fallu de peu que je t'aime passionnément.
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ratdeschamps
  28 octobre 2013
Une errance, une recherche, une réflexion sur soi, qui m'ont positivement ravie.
Pas de pathos, bien au contraire, de la légèreté, un roman lent certes, une langue maîtrisée, un régal, un plaisir, je l'ai lu et je le relirai : un de ces livres que j'ai du mal à ne pas prendre en mains quand je le vois dans un rayon, en me remémorant le plaisir de sa lecture.
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Flocava1
  22 juillet 2019
Je n'ai pas de souvenirs précis de la lecture de ce livre si ce n'est que ce n'était pas déplaisant avec une pointe d'originalité mais ne m'a pas donné envie plus que ça de relire cet auteur mais je ne me suis pas dit non plus « plus jamais »
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Cath36Cath36   22 mai 2011
C'était la même chose à chaque instant, un monde plein d'espaces vides où l'on avait tenu un rôle dans une multitude de situations différentes, conversations, disputes, amours, et tous ces espaces vides étaient désormais hantés par un fantôme de vous-même, un double invisible et dégradé, incapable d'emplir ces espaces du moindre atome, une présence ancienne devenue absence et qui se mêlait au même endroit à l'absence de beaucoup d'autres, un empire de disparus et de morts.
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Cath36Cath36   22 mai 2011
SDF, sans-abri, drogués, clochards, braillards, où qu'il allât dans le monde, les rues en étaient pleines. Délirant, cherchant on ne sait quoi, en guenilles, noirs de crasse... ils marchaient dans les villes comme s'ils étaient sortis des origines du temps pour rappeler à l'humanité quelque chose, mais quoi ? La mort était continuellement au travail en ce monde, et c'était ce qu'ils donnaient à voir.
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Cath36Cath36   26 mai 2011
Des valets élisant leurs maîtres afin de pouvoir rester valets, des maîtres dont ils avaient le droit de devenir les égaux sans l'être en réalité, de quel cerveau dérangé était sortie cette idée ? Tout cela n'avait fait qu'augmenter l'imposture. Et des millions de gens étaient morts pour cette absurdité.
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Cath36Cath36   26 mai 2011
Dans la Médée d'Euripide, le choeur est admis à révéler qu'il connait la suite des évènements. Chez Sophocle, il a le droit de poser des questions, de supplier, mais non de prédire. Quant à nous, si nous ne filons pas la toile, nous la voyons, et même les différences temporelles ne signifient rient pour nous...Vous n'êtes plus des rois, ni des filles de rois. Et vos histoires sont des histoires de rien du tout, sauf pour vous-mêmes. Épisodes, faits divers, séries télévisées. Votre chagrin ne servira plus jamais à battre une monnaie qui ait cours pour les autres, pour l'éternité limitée dont vous disposez. Cela fait de vous des êtres plus fugitifs et, si vous voulez notre avis, plus tragiques. Vous n'avez pas d'écho. Vous êtes sans public, oui, on peut le dire ainsi, même si ce n'était pas notre intention.
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Cath36Cath36   25 mai 2011
Mais en inversant la situation et en imaginant qu'un voyageur ou une voyageuse vous a observé avec autant de précision que vous avez fait de lui ou d'elle, dans quelle mesure l'image que cette personne aura de vous est-elle une image véritable ? Vous-mêmes, vous savez très bien tout ce que vous ne laissez pas transparaître, ce que vous taisez ou ,dissimulez, ou ce sur quoi vous n'êtes pas encore fixé vous-mêmes... Ajoutez à cela tout l'arsenal du souvenir, le domaine des choses vues ou lues, le monde des désirs cachés... le train entier ne suffirait pas à contenir tout cela. Pourtant, chacun des trois ou six passagers du compartiment pense que ce voyage a donné lieu à, comment dire ? -à une certaine manifestation de la réalité. Mais sont-ils dans le vrai ?
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Videos de Cees Nooteboom (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Cees Nooteboom
Le vendredi 25 mai 2018, la librairie Charybde (129 rue de Charenton 75012 Paris - www.charybde.fr) avait la grande joie d'accueillir André Rougier en qualité de libraire d'un soir.
Il évoquait pour nous :
1. Pierre Michon, "Rimbaud le fils" (08:21) 2. Jakuta Alikavazovic, "La blonde et le bunker" (16:00) 3. Julien Gracq, "La presqu'île" (27:55) 4. Cees Nooteboom, "Le jour des morts" (38:15) 5. Claudio Magris, "Danube" (44:38) 6. Julio Cortazar, "Heures indues" (50:55) 7. Javier Cercas, "Le point aveugle" (1:08:10)
>Littérature des langues germaniques. Allemand>Autres littératures germaniques>Littérature néerlandaise (126)
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