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Estelle Roudet (Traducteur)
EAN : 9782020849562
480 pages
Éditeur : Seuil (05/01/2006)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 227 notes)
Résumé :
Après le succès des Soldats de l'aube, Grand prix de Littérature policière 2003, Deon Meyer nous invite à une superbe course poursuite à travers une Afrique du Sud toujours en proie à ses vieux démons. Véritable force de la nature, "P'tit" Mpayipheli fut un agent des services secrets sudafricains. Depuis le changement de régime, il s'est refait une vie honorable et paisible. Mais un jour la fille d'un vieux camarade de lutte lui demande son aide: son père a été enle... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
migdal
  12 janvier 2020
L'attentat du 3 octobre 2019 à la Préfecture de Police révélant l'infiltration islamo terroriste au sein de nos forces de sécurité françaises, m'a donné envie de relire ce roman de Deon Meyer, publié il y a quinze ans, et qui portait un regard prémonitoire sur la pénétration des agents de Daesh au sein de nos services de sécurité.
L'âme du chasseur nous projette dans une course intrigante entre P'tit Mpayipheli, motard et tireur d'élite noir, intuitif, instinctif, tacticien, et Janina Mentz, policière blanche, technocrate, cérébrale, réfléchie, stratège et manipulatrice, dont l'objectif est de retrouver une disquette et ses précieuses informations pour identifier Inkululeko, une taupe de la CIA, censée renseigner les étasuniens sur les guerres de clan au sein des services sud africains.
Mais qui tire réellement les ficelles ?
Ce roman haletant, fort bien documenté sur les subtilités politiques et les magouilles de l'Afrique Australe post apartheid, révélait dès le début de notre siècle que l'islamo terrorisme avançait ses pions et infiltrait nos forces de l'ordre.
Au terme de ce rodéo motocycliste marqué à chaque étape par un cadavre, les seuls à s'en tirer sans une égratignure et à demeurer incognito sont les hommes de Daesh.
Véritable lanceur d'alerte, le romancier en nous montrant cette menace, aurait pu mobiliser l'opinion.
Je n'ai pas l'impression que son cri ait été perçu et ai le sentiment que la « politique de l'autruche » reste le fil directeur de nos politiques.
Une bonne raison de lire et relire ces pages magnifiques, aux cotés de ces héros attachants avec qui nous font découvrir les paysages fascinants de l'Afrique Australe.
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Derfuchs
  21 février 2017
J'avoue que j'apprécie cette littérature sud-africaine, avant, pendant et post apartheid de par ce qu'elle apporte sur la majesté de l'Afrique mais aussi par ses côtés très sombres, inquiétants, tristes mais également, à bien des égards, pleine de dignité. Ce qui est le cas ici.
La force de D. Meyer, auteur que je lis pour la première fois, dans ce récit c'est sa construction qui est remarquable. Un peu comme M. Ravel dans son boléro : ajout d'un (ou plusieurs) instruments à chaque passage du leitmotiv ou, ici, pour Meyer, d'un nouveau personnage à chaque chapitre, sans indigestion pour le lecteur.
P'tit est rangé des voitures, il vit peinardement avec Myriam et Pakamile le fils de cette dernière. La fille d'un ami à qui il doit une fière chandelle, vient le trouver pour qu'il retrouve son père. Elle ne peut pas aider à le chercher car elle est appareillée des jambes. Bref, P'tit y va.
Entre écoutes téléphoniques, services secrets, police et armée, Meyer nous convie à une furieuse course poursuite du tonnerre du Cap à Lusaka en Zambie, ce qui n'est pas la porte à côté.
P'tit est à moto, les suiveurs en hélico, avions, voitures et camion. P'tit est une force la nature, entraîné à tuer, les autres découvrent. Mais le héros tient à sa nouvelle famille, à cette vie loin des balles qui fusent et des gens que l'on supprime pour des raisons obscures, aussi il prévient les autres, je ne vous veux pas de mal, fichez moi la paix, passez votre chemin. Ils n'abandonneront pas car ce que détient P'tit est une bombe.
On rit dans ce livre quand le club des motards veut l'aider et, peu après, c'est au tour du club des motards BMW, ce qui au lieu d'aider donne lieu à un affrontement particulièrement savoureux.
On pleure et on est triste aussi.
On voit du paysage, on mange du sable, on parcourt le Veld (je connais peu le Veld), on a les reins cassés par les trépidations de la machine (cf BB).
Et puis j'ai aimé cette littérature, ces dialogues :
-C'est quoi une GS ?
-C'est une moto qui roule aussi bien sur bitume que sur route.
-Comme une moto de trial ?
- Non. Enfin…je suppose qu'on peut parler d'une trial avec une hyperthyroïdie.
Ou
-Vous savez ce que ça veut dire BMW ?
-Quoi ?
-Bankrot maar windgat, c'est ce que racontent les boers, Fauché mais fier de l'être.
Les personnages, dont un griot chanteur – extra – sont bien campés, bien décrits, simplement, avec des mots justes, le paysage, l'ambiance peint au plus juste avec la couleur là où il faut. On transpire avec P'tit. J'ai eu peur avec lui, je l'ai suivi et j'ai passé un moment bien agréable.
Que dire de plus
Un coup de coeur.
5/5
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Thyuig
  08 octobre 2015
Un homme est chassé par les services secrets sud-africains et traverse l'état monté sur une moto BMW. Au cours de la lecture, on en apprend plus sur cette homme et sur les raisons de son engagement.
Certainement pas la porte d'accès la plus évidente à l'oeuvre de Deon Meyer, mais il y a parfois des livres qui viennent à vous par hasard, qu'on vous met dans les mains, qu'on attrape au guichet d'un kiosque à journaux avant de sauter dans un train, ou simplement parce qu'on s'était promis de lire du Meyer et que l'occasion se présentait.
Mon cas personnel est un peu tous ceux-ci. J'ajoute que j’éprouve toujours une sorte d'avidité à la découverte d'un auteur de polar, surtout quand celui-ci est largement plébiscité. J'ai toujours cette peur qui me dit de me méfier mais aussi de foncer, que personne n'est à l'abris d'une bonne surprise, que c'est aussi ça le plaisir de lire.
Toute cette introduction pour donner un point de vue de néophyte assez mitigé sur L'âme du chasseur. En versant côté positif, il y a une indéniable maîtrise factuelle du romancier. Meyer connaît son sujet (ici la politique pré et post apartheid) et permet au lecteur mal renseigné de prendre un magnifique cours d'histoire. De plus, il se plait à jouer avec ces personnages et leurs doutes d'une façon qui n'est pas sans rappeler celle d'Ellroy (la comparaison s'arrête là) et use beaucoup de seconds rôles très adroitement.
Sur les bémols, la narration en dent de scie avec une intrigue qui souffle le chaud et le froid a ternis le plaisir de lecture indéniable que j'ai éprouvé lors des cent cinquante premières pages. Après ça, un ronronnement s'insinue et pour dire vrai, on s'ennuie pas mal, anticipant aussi très largement le déroulé de l'intrigue.
Comme je l'expliquais, je n'ai pas commencé par le bon roman pour pénétrer l'oeuvre de Deon Meyer. Je suis certain malgré tout que j'y retournerai via un roman plus adapté à ce que je recherche, plus éloigné de l'espionnage dont je ne rafolle pas.
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BMR
  11 novembre 2007
Après Les soldats de l'aube, lu il y a quelques années (c'était avant l'éclosion de la blogoboule), voici L'âme du chasseur du même auteur sud-africain : Deon Meyer.
C'est écrit à l'américaine, vite fait bien fait, comme un scénario pour Hollywood.
On est donc bien loin des polars littéraires comme ceux que nous avons pu découvrir avec Mankell, Connelly, Indridason et d'autres, et le style relève plutôt du roman de gare, de plage ou de TGV.
Mais tout l'intérêt de ce bouquin (et il est d'un grand intérêt) vient du contexte dans lequel se déroule l'intrigue : l'Afrique du Sud d'après Mandela, l'Afrique du Sud d'aujourd'hui, celle d'après le 11 septembre 2001.
Les services de renseignement du nouveau régime (un nouveau régime qui peine encore à se mettre en place) livrent bataille alors que les plaies de la guerre civile sont encore bien loin d'être refermées.
Et l'on devine derrière tout ça que d'autres (CIA, extrêmistes islamistes, ...) se font un malin plaisir à soufller sur les braises.
L'intrigue de base est plutôt simple (pour Hollywood sans doute !) : pour aider un ancien ami, un grand black, ancien militant (doux euphémisme) désormais rangé, se trouve embringué dans le convoyage de renseignements explosifs. Il se retrouve vite pourchassé par divers rapaces et enfourche une BMW GS avant de traverser tout le pays et le roman raconte cette course-poursuite à moto (l'auteur n'a peut-être pas une âme de chasseur mais assurément une âme de motard).
Mais P'tit (c'est l'ancien nom de guerre du héros) n'aime pas qu'on le chatouille quand il veut rendre service et il va vite retrouver ses anciens réflexes (c'était un ancien tueur à la solde du KGB).
Même si c'est plutôt bien ficelé, il n'y a pas là de quoi se triturer les méninges.
Du moins de ce côté.
Car ce n'est pas tout et au fil des pages et des flash-backs on découvre tout un monde : celui d'une Afrique du Sud plutôt méconnue, les accointances entre les services secrets d'ici ou d'ailleurs, les luttes raciales d'hier (Boers, Anglais et Xhosas) auxquelles répondent les intrigues intestines d'aujourd'hui.
Et c'est passionnant.
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urbanbike
  04 janvier 2009
Commencé un soir du dernier week-end, j'ai eu du mal à ne pas poursuivre au delà des 200 premières pages, trahi par ma fatigue… le petit déjeuner expédié le lendemain matin, je me suis réfugié à nouveau sous ma couette pour terminer les 480 pages de ce polar haletant de bout en bout…
Difficile de résumer ce type d'ouvrage car c'est toujours dévoiler trop d'informations que le lecteur potentiel doit impérativement découvrir seul. Je ne connaissais pas Deon Meyer mais ce gars là connaît bien son sujet et use d'un style particulièrement efficace, style salué par un autre monstre de cette littérature, Michael Connelly.
Sans entrer dans les détails, c'est l'histoire d'un gars rangé des voitures qui accepte de jouer les messagers par amitié pour un autre gars en difficulté. Si le thème peut sembler éculé, sachez que cette histoire — écrite en 2002 — se déroule dans l'Afrique du Sud de l'après apartheid, que le héros de ce livre est un grand Xhosa noir dont on suit les tribulations dans ce pays qui a encore du mal avec la création d'une nation arc en ciel souhaitée par Mandela… D'autant que nombre de services secrets et mouvements politiques divers poursuivent des violents bras de fer à base de manipulations à tiroirs. Bon, le souci, c'est quand une opération commence à partir en vrille par la faute d'un gars qui, lui, n'a rien perdu de ses réflexes passés…
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
migdalmigdal   11 janvier 2020
Il doubla un poids-lourd chargé de moutons, ralentit en mettant son dignotant comme n'importe quel citoyen obéissant, accéléra de nouveau en inclinant la moto dans les virages qui zigzaguaient entre les collines, conscient de la beauté du paysage. Pays magnifique que celui-là. Coloré. C'était ça, la différence, la grande différence entre ce paysage-ci et le Karoo. Plus de couleur, comme si la palette de Dieu ne cessait de s'élargir au fur et à mesure qu'on se rapprochait du sud. Ici, le vert était plus vert, les crêtes plus foncées, l'herbe plus jaune, le ciel plus bleu.

C'était la couleur qui avait foutu la merde dans ce pays. La différence de couleur.

La route redevint recdligne, ruban noir qui s'étirait à travers la prairie et les broussailles d'épineux. Les cumulus défilaient à la queue leu leu dans les cieux, telle une armée en marche. Il contemplait le visage de l'Afrique. Indubitablement.
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migdalmigdal   12 janvier 2020
Elle repensait aux deux jours qui venaient de s'écouler et tentait de toutes ses forces de voir le côté positif de ce gâchis, tentait de comprendre à quel moment les choses avaient dérapé.

KAATHIEB.

Le responsable de l’équipe à Lusaka lui avait envoyé des photos par e-mail. Les lettres sur la poitrine (...) avaient laissé de longues balafres sanguinolentes, comme gravées par un démon enragé.
MENTEUR.

« C'est de l'arabe », avait dit Rajkumar une fois ses recherches terminées.

Comment ?

Comment les musulmans avaient-ils eu vent (...) ?

Il existait certaines possibilités auxquelles elle n'osait même pas penser.
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le_Bisonle_Bison   17 février 2012
- Mais le nègre sait-il chanter ? avait lancé alors le copilote.
- Evidemment, avait rétorqué Little Joe.

Et c’est ainsi que les choses commencèrent, parce que alors le pilote ajouta : « Prouvez-le ». Little Joe Moroka leur décocha un sourire éclatant dans l’obscurité. Il allongea le cou, redressa la tête comme pour libérer ses cordes vocales et le chant éclata, enflammé et puissant, Shosholoza, quatre notes de pur baryton pleines de bravoure.

Thobela Mpayipheli ne pouvait suivre la conversation depuis le pont, mais le premier chant des deux pilotes était parvenu jusqu’à lui et qu’il ne soit pas particulièrement amateur de musique ne l’empêcha pas d’en éprouver du plaisir, malgré sa situation, malgré les circonstances. Et, tout à coup, il entendit la première phrase de l’hymne africain et dressa l’oreille, sachant qu’il assistait à quelque chose de rare.

Little Joe lançait les notes dans la nuit comme un défi. Deux autres voix se joignirent à lui, que Mpayipheli ne put identifier. La mélodie gagna en signification, en émotion, en nostalgie. Puis ce fut encore une voix de ténor, celle de Cupido, sonore et haut perchée comme une flûte, qui flotta un instant au dessus des autres avant de trouver sa place. Zwelitini apporta la touche finale en ajoutant discrètement sa voix de basse à l’ensemble, de sorte que les quatre voix formèrent une trame de velours pour la mélodie de Moroka, s’entremêlant les unes aux autres au grè des gammes. Ils chantaient sans hâte, portés par les rythmes paisibles de tout un continent et les bruits de la nuit cessant, le veld silencieux accueillit le chant, l’Afrique ouvrit les bras.

Les notes envahirent Thobela, l’arrachèrent au pont, lui firent lever les yeux sur la trouée d’étoiles qui se trouvaient dans son champ de vision, il entrevit un monde de Noirs, de Blancs et de métis vivant dans une harmonie encore plus parfaite, un monde de possibilités fantastiques et laissa l’émotion, infime et d’abord retenue, éclater, tandis que la musique emplissait son âme.
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migdalmigdal   12 janvier 2020
Inkululeko est le mot zoulou pour «liberté» et ce nom de code possède un arrière-plan historique intéressant. Apparemment, dans les années soixante-dix et quatre-vingt, il y aurait eu de constantes rumeurs sur une taupe d'origine zouloue exerçant des fonctions à un certain échelon de l’alliance ANC/parti communiste sud-africain - taupe qui aurait transmis des informations aussi bien à la CIA qu'au gouvernement de l’Apartheid.
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LounimaLounima   20 juin 2013
"Le sang n'avait cessé de couler sur ce continent. Ici, où l'homme s'était enfin séparé du singe, où il avait imprimé ses premières empreintes dans une boue qui s'était ensuite fossilisée. Imposante rivières de glace qui avaient modifié le paysage et laissé derrière elle des monceaux de rochers aux allures grotesques, les glaciers mêmes n'avaient pu étancher ces flots de sang. La terre en était imprégnée. L'Afrique. Pas le continent noir, non. Le continent rouge. La mère nourricière. Celle qui donnait la vie sans compter. Et la mort en contrepartie, accouchant de prédateurs pour faire bonne mesure, de prédateurs sous toutes les formes, à travers les millénaires.
Jusqu'au jour où elle avait engendré le chasseur parfait, le prédateur qui avait enfin bouleversé l'équilibre, survécu aux périodes glaciaires, aux maladies et à la sécheresse, semant la ruine sans discontinuer, rejetant le pouvoir de la Nature et sa toute puissance. Les prédateurs bipèdes avaient accompli le grand coup d'Etat, le coup d'Etat cosmique, ils avaient conquis la planète et s'étaient ensuite entretués, Blancs contre Blancs, Noirs contre Noirs, Blancs contre Noirs." (Points - p.129-130)
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