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ISBN : 226627080X
Éditeur : Pocket (09/03/2017)

Note moyenne : 4.41/5 (sur 383 notes)
Résumé :
Cette sœur acceptera-t-elle le marché risqué qu'on lui propose pour faire évader son frère de la prison la plus dangereuse de France ? De quoi ce père sera-t-il capable pour sauver sa famille des quatre prédateurs qui ont fait irruption dans sa maison et qui comptent y rester ? Comment cinq criminels - un pédophile, un assassin, un ancien légionnaire serbe, un kidnappeur et un braqueur - se retrouvent-ils dans une même histoire et pourquoi Coste fonce-t-il dans ce n... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (154) Voir plus Ajouter une critique
gruz
25 avril 2016
L'exercice du troisième roman est toujours un peu casse-gueule lorsque l'on utilise des personnages récurrents. Olivier Norek aurait pu se contenter de reproduire la recette de son second roman à succès, Territoires, sans prendre trop de risques (et sans proposer grand chose de neuf). Ce n'est pas du tout le cas. Surtensions, ou Norek en mode presque parfait.
Autre livre, autre ambiance. Surtensions est à la fois si loin et si proche de ses prédécesseurs. Tout y est sublimé, cuisiné aux petits oignons et concocté avec une forte dose de l'ingrédient qui fait la différence par rapport à nombre de romans noirs : l'humanité.
Pour clôturer sa trilogie mettant en scène le capitaine Coste et son équipe, l'auteur a décidé de mettre encore plus en avant les personnages sans pour autant négliger l'intrigue. En toute sincérité, je m'attendais à un bon bouquin. J'en ai lu un très très très bon, un des meilleurs que j'ai pu lire dans le genre depuis un bon moment. Oui, rien que ça !
Olivier Norek y a insufflé un gros supplément d'âme au point de me coller des frissons et me faire monter les larmes aux yeux ; boule dans la gorge. Je ne m'attendais vraiment pas à un tel déferlement d'émotions fortes.
L'écrivain a chamboulé la donne, à l'image de sa première partie qui se déroule intégralement entre les murs de la plus grande prison d'Europe ; plongée éprouvante dans un univers carcéral déshumanisé. Ou comment concilier divertissement et dénonciation.
A l'image également de sa manière de construire son histoire, enchevêtrement de plusieurs intrigues qui interagissent entre elles à la manière de l'effet papillon. Pour être exact, il convient plutôt de parler d'effet boule de neige. Sa façon d'alterner la présence des protagonistes est tout simplement parfaite.
Parlons-en, de ces personnages. Ils sont le coeur, l'ADN de ce roman. Sans manichéisme, l'écrivain nous fait littéralement vivre à leurs cotés, le palpitant à 300 à l'heure, les émotions à fleur de peau.
Vous en avez assez des sempiternels flics dépressifs et solitaires ? Voilà une raison supplémentaire de vous plonger dans Surtensions. Les policiers y travaillent en équipe et font preuve d'un réel humour. N'imaginez pas cependant qu'ils ne souffrent et ne doutent pas, Olivier Norek les pousse à bout (vraiment à bout…). Des personnages qui ont une réelle épaisseur, comme s'ils existaient.
C'est à l'image de tout ce qui constitue cet épatant roman : tout sonne vrai. Rien d'abracadabrant, l'auteur utilise mieux que jamais son passé de flic pour donner de la crédibilité à tous les éléments du puzzle.
Surtensions, le bien nommé, est davantage orienté « thriller ». Certains penseront peut-être que la charge contre les dérives de la société est moins présente que dans les deux premiers romans de l'auteur. Je ne suis pas tout à fait de cet avis. Même si ce sont bien les personnages qui sont mis en avant, j'ai trouvé la critique toujours bien présente, mais avec davantage de subtilité. Norek lance des pics contre les passe-droits (des politiques, entre autre) avec intelligence et mordant. le tout est simplement davantage dilué dans l'histoire en elle-même.
Impossible de terminer l'étalage des qualités de cet épatant roman sans parler du style de l'auteur. Je trouve qu'il a fait évoluer son écriture de manière étonnante, sa plume est d'une fluidité et d'une expressivité saisissantes, à l'image de la première partie qui est un modèle du genre.
Et plus que tout, ce qui touche tout au long de la lecture, ce sont les valeurs humaines qui transpirent de ce roman. Une histoire et une plume empathiques qui collent la chair de poule.
Coste et son équipe vont terriblement nous manquer. Mais, pour moi, Olivier Norek a clairement passé un cap avec Surtensions. Il est prêt à nous emporter ailleurs, vers d'autres horizons. Avec toutes les émotions que j'ai pu ressentir ici, je le suivrai les yeux fermés (je les rouvrirai pour le lire, hein).
Surtensions a obtenu le prix le Point du polar européen 2016 (et ce n'est que justice).
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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tynn
23 juillet 2017
Au hasard de vagabondages dans les avis de mes amis Babéliotes, ce titre est apparu chargé de compliments, d'un auteur que je ne connaissais pas. Et je dois dire que je suis bien satisfaite de ma lecture.
Voici de l'excellent polar, crédible, sans excès délirants dans le déroulé des actions, avec des personnages qui ne se prennent pas pour des superhéros et qui pour une fois ne sont pas trop clichés. L'auteur arrive même à nous faire accepter la part d'humanité des "méchants".
Le montage est particulièrement inventif, mêlant à parts égales le banditisme, la chose judiciaire et les enquêtes de terrain. Les interactions entre toutes les parties ouvrent une lucarne de compréhension sur la réalité sociale des policiers, des magistrats et de la petite et grande délinquance, réseaux en interaction avec leurs codes, leurs usages, leurs compromis...
Le lecteur s'offre également une plongée hallucinante dans la violence de l'univers pénitentiaire. Ce contexte qui semble hyper réaliste (je n' ai pas encore été sous écrous pour pouvoir en juger !) fait froid dans le dos, par son déni de justice.
Pour l'histoire, se rapporter à la quatrième de couverture. Elle donne peu d'éléments spoliants et incite néanmoins à découvrir le livre. Il est difficile de donner un avis sur un polar sans rien dire de la narration. Je ne peux que me joindre aux lecteurs satisfaits (et au choix toujours avisé des Lectrices de ELLE) et recroiser Olivier Norek et sa plume efficace au fil de mes lectures.
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koalas
21 octobre 2016
Ce n'est pas le moment de chercher des poux dans la tête du capitaine Coste du SDPJ du 93. Il est à bout...son palpitant cogne encore plus fort quand y a des morts.
Après Territoires qui a laissé des traces, on le retrouve en surtension avec sa fine équipe au grand complet qui s'attaque de plein fouet à du costaud et à de petites frappes.
Autant dire que ça va vite se corser...que certains vont se braquer et pas qu'un peu, que par un effet papillon ça va remuer dans les chaumières, dans les prisons et au tribunal de Bobigny
qu'il va y avoir de l'action et du branle bas de combat
mais aussi des pertes collatérales annoncées dès le prologue.
Tout ce que je peux dire c'est que des petits futés
vont se retrouver coincés avec des durs
et des pervers entre 4 murs
ce qui ne sera pas du goût de tous...mais fera pour sûr le bonheur de Machine..
Sont bienvenus les quelques intermèdes langoureux en entracte et au final, on en verserait presque une petite larme.
Olivier Norek frappe fort pour son troisième polar
tisse sa toile de connexion et propage ses surtensions.
Ces ondes de choc percutent de plein fouet une équipe sous le choc.
En bon connaisseur du milieu, les personnages sont bien corsés et
le regard qu'il porte sur les territoires et les prisons est sans concession.
Surtensions, un excellent thriller qui disjoncte !
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Ydamelc
14 avril 2016
C'est parti pour le free style !
Pas de brouillon, rien du tout, du tout... bon j'admets un petit temps de réflexion... Ca fait déjà quelques jours que je l'ai fini ce bouquin...
Sentiments, émotions, à fleur de peau !!!
Donne tout Clem !!! Go ! Go ! Go !
Olivier Norek, je l'ai découvert tout d'abord sur les réseaux sociaux ! Sur facebook spécifiquement ! Je l'ai trouvé tout de suite très sympathique à taquiner ses amis auteurs de polars tout comme lui ! Et faut dire qu' Olivier Norek, j'pense que ça fait un sacré bon pote !!! A voir tous les petits clins d'oeil qu'il parsème dans son dernier bouquin,ses commentaires sur les statuts de ses "collègues", j'aimerais bien le compter parmi mes amis à mon prochain barbecue !
C'est le genre de types que j'ai tendance à franchement idôlatrer quand je me rends compte de la grandeur du coeur qu'ils sont pourvus !
Un vrai gentil. D'une extrème générosité et d'une humanité sans borne. Passionné, humble, qui ne triche pas, ne fait jamais semblant. Franc, honnête... Bon, voilà, je vais m'arrêter là...
Des types comme ça, c'est précieux ! Mais tellement, quoi !
Parlons maintenant un peu plus du bouquin !
Avant celui- ci, je n'avais lu que Code 93. J'ai Territoires dans ma PAL. Il ne me manquait plus que Surtensions. J'ai donc attendu de me rendre aux Quais du Polar pour me le procurer (et par la même occasion, me plonger dans les beaux yeux bleus de son auteur qui m'ont fait perdre tous mes moyens) et obtenir une dédicace...
(Sur les photos, je ne vois que mon sourire complétement niais, ses jolis yeux, son magnifique sourire et ce grand écriteau qui annonce son prix le point polar européen 2016... Pensez vous que je l'aurais féliciter pour cela ? Même pas ! Fascinée, je l'ai écouté, tout juste avant qu'il fasse sa petite pause déjeuner. Oui ! Figurez vous qu'un auteur ça se nourrit !).
J'avais bien l'intention de le lire après Territoires, mais il a suffit de quelques mots d'Olivier Norek, pour que je place Surtensions au pôle position de mes lectures... Attaqué sur mon long chemin du retour...
Lyon - Normandie, ça laisse du temps...
Juste un prénom présent dans ce bouquin. le mien !
Et une certitude, que je me détesterais...
M'en fallait pas plus, moi...
Ce livre, je l'ai adoré !
Olivier Norek sait nous plonger au coeur des enquêtes comme personne. On sent le vécu, on sent la passion qui l'anime, l'adrénaline, la violence et le malaise de la société. C'est de la fiction, mais en fait, pas vraiment.
Un jargon propre à la profession, un humour incisif, des situations hyperréalistes, la vraie vie, sans artifice, ni censure... On fait parti de l'équipe, ce sont nos potes... Et on touche pas à un pote, putain !
Et pis, j'insiste sur tous les petits clins d'oeil, hein, par ci par là, une rue, un personnage...
Et pis, il avait raison, je l'ai détesté le personnage qui porte mon prénom...
On touche pas à une équipe soudée... Bordel !
Mais la vraie vie n'épargne personne...
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frgi
20 mai 2017
Je viens juste de terminer ma lecture et je ne sais pas trop quoi en dire .... pas que celle-ci ne m'ai pas plu, que du contraire. Mais plutôt parce que j'ai été une nouvelle fois totalement conquis par le style de l'auteur.
Je suis tellement sous le charme que je ne vais pas m'étendre plus, je vais seulement ajouter que pour moi, Olivier Norek est entré de plein pied dans la cour des grands. Vivement son prochain roman !
Si vous ne connaissez pas cet auteur .... n'hésitez plus, croyez moi, il en vaut la peine. Si vous le connaissez, ben ... vous savez déjà ce qu'il vaut ;-)
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Citations & extraits (70) Voir plus Ajouter une citation
YdamelcYdamelc07 avril 2016
- C’est l’affaire du Norvégien. Un type de soixante ans qu’on a retrouvé poignets et chevilles accrochés à un lit après une overdose à l’ecstasy et au poppers. C’est son jeune amant qui nous a appelés. Quand on a essayé de contacter sa famille, on a découvert qu’il était ici en voyage d’affaires sur un projet de jumelage de deux églises, entre la France et la Norvège. Le type était prêtre. Je sais que là-bas ils sont ouverts d’esprit et qu’ils aiment bien se baigner à poil dans l’eau glacée, mais ils ont quand même dû être un peu secoués par la nouvelle.
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Amnezik666Amnezik66604 avril 2016
Un centre pénitentiaire n’est efficace que s’il reconstitue une société carcérale juste, avait-il dit. Sans prédateurs, sans proies, dans une parfaite équité, sans privilèges ni passe-droits, sans nécessité de violence, sans jalousie de ce que l’autre pourrait avoir de plus ou de mieux. La force devenant inutile, il ne reste plus qu’à vivre ensemble, en bonne société. Malheureusement, il n’existe pas d’endroit plus dangereux, inégal et injuste que la prison. Et au lieu de ressortir équilibré ou cadré, les détenus en sortent plus violents, désabusés, perdus et agressifs, sans aucun projet de réinsertion. Plus venimeux en sorte. La prison comme une école du crime.
+ Lire la suite
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LevantLevant29 avril 2016
Juchés sur un tas d'immondices courant le long des fondations, rats, chats et pigeons se battaient sous les milliers de fenêtres de Marveil pour récupérer, à coups de griffes et de becs, les détritus jetés par les détenus. Parfois, lors d'une des rares fouilles surprises, quand l'administration de Marveil voulait asseoir son autorité, les prisonniers n'avaient pas d'autres choix que de jeter leur alcool ou leur shit par dessus bord et les charognards en étaient pour un petit trip alcoolo-canabique, à miauler des heures durant les pattes en croix, à voler en zigzag jusqu'à s'empêtrer dans les barbelés et à s'accoupler inter-racialement, quand vraiment la came était de qualité. Pas surprenant que l'info soit passée d'égouts en décharge et que la bonne adresse soit victime de son succès.
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YdamelcYdamelc07 avril 2016
– Tu nous as demandé, tout à l’heure, si on avait pas eu trop de mal à trouver ton adresse.
– Et ?
– Et ça risquait pas, pouffa-t-il bêtement.
Johanna réfléchit quelques secondes avant de comprendre par elle-même. 
- Non ? Pour de vrai ? Dans le quartier ?
– Dans cette rue même, à deux numéros d’ici.
Après douze ans à la crime du 93, il devenait compliqué pour ces flics de parler d’une rue sans la connaître pour un viol, un enlèvement ou un homicide.
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chris973chris97301 juin 2016
Malheureusement, il n'existe pas d'endroit plus dangereux, inégal et injuste que la prison.Et au lieu de ressortir équilibré et cadré, les détenus en sortent plus violents , désabusés, perdus et agressifs, sans aucun projet de réinsertion... la prison comme une école du crime.
P 62.
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Videos de Olivier Norek (40) Voir plusAjouter une vidéo
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Des âmes en peine, des criminels peu scrupuleux se retrouvent mêlés à une machination sans faille. Tout le talent d'Olivier Norek pour une nouvelle aventure du capitaine Coste. Bluffant !
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