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ISBN : 2749928168
Éditeur : Michel Lafon (31/03/2016)

Note moyenne : 4.34/5 (sur 624 notes)
Résumé :
Cette sœur acceptera-t-elle le marché risqué qu'on lui propose pour faire évader son frère de la prison la plus dangereuse de France ? De quoi ce père sera-t-il capable pour sauver sa famille des quatre prédateurs qui ont fait irruption dans sa maison et qui comptent y rester ? Comment cinq criminels - un pédophile, un assassin, un ancien légionnaire serbe, un kidnappeur et un braqueur - se retrouvent-ils dans une même histoire et pourquoi Coste fonce-t-il dans ce n... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (211) Voir plus Ajouter une critique
La_Bibliotheque_de_Juju
  14 janvier 2018
Un livre qui porte bien son titre.
Car la tension est là dés le départ et ne quittera jamais la lecture.
Un début en vase clos dans un univers carcéral. Je ne dévoilerais pas l'histoire sous peine de gâcher le plaisir mais si vous avez aimé Code 93 et Territoires, vous allez adorer Surtensions. Dans le troisième (dernier à ce jour) tome consacré à Coste et son équipe de choc, on suit une enquête à 100 à l'heure, toujours aussi réaliste puisque l'auteur est de la maison !
Le lecteur est familier avec Coste et ses acolytes et chacun d'entre eux nous est cher.
Du coup, comme dans les précédents, je me suis passionné pour la description du travail de terrain. Les flics y sont pugnaces, humains, touchants. Mais les voyous également ! Les personnages de Norek sont réalistes, ni trop noirs, ni trop blancs. du coup, le lecteur se demande parfois dans quel camp il se trouve. Et c'est là la réussite de ce très bon bouquin !!! On se surprend à souhaiter qu'un « malfaiteur » s'en sorte alors qu'on tremble d'indignation devant l'attitude de certains représentants de l'ordre …
Olivier Norek compte dorénavant dans l'univers du roman noir à la française et je suis persuadé que ce n'est pas terminé, tant chaque nouvel opus est encore meilleur que le précédent !
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gruz
  25 avril 2016
L'exercice du troisième roman est toujours un peu casse-gueule lorsque l'on utilise des personnages récurrents. Olivier Norek aurait pu se contenter de reproduire la recette de son second roman à succès, Territoires, sans prendre trop de risques (et sans proposer grand chose de neuf). Ce n'est pas du tout le cas. Surtensions, ou Norek en mode presque parfait.
Autre livre, autre ambiance. Surtensions est à la fois si loin et si proche de ses prédécesseurs. Tout y est sublimé, cuisiné aux petits oignons et concocté avec une forte dose de l'ingrédient qui fait la différence par rapport à nombre de romans noirs : l'humanité.
Pour clôturer sa trilogie mettant en scène le capitaine Coste et son équipe, l'auteur a décidé de mettre encore plus en avant les personnages sans pour autant négliger l'intrigue. En toute sincérité, je m'attendais à un bon bouquin. J'en ai lu un très très très bon, un des meilleurs que j'ai pu lire dans le genre depuis un bon moment. Oui, rien que ça !
Olivier Norek y a insufflé un gros supplément d'âme au point de me coller des frissons et me faire monter les larmes aux yeux ; boule dans la gorge. Je ne m'attendais vraiment pas à un tel déferlement d'émotions fortes.
L'écrivain a chamboulé la donne, à l'image de sa première partie qui se déroule intégralement entre les murs de la plus grande prison d'Europe ; plongée éprouvante dans un univers carcéral déshumanisé. Ou comment concilier divertissement et dénonciation.
A l'image également de sa manière de construire son histoire, enchevêtrement de plusieurs intrigues qui interagissent entre elles à la manière de l'effet papillon. Pour être exact, il convient plutôt de parler d'effet boule de neige. Sa façon d'alterner la présence des protagonistes est tout simplement parfaite.
Parlons-en, de ces personnages. Ils sont le coeur, l'ADN de ce roman. Sans manichéisme, l'écrivain nous fait littéralement vivre à leurs cotés, le palpitant à 300 à l'heure, les émotions à fleur de peau.
Vous en avez assez des sempiternels flics dépressifs et solitaires ? Voilà une raison supplémentaire de vous plonger dans Surtensions. Les policiers y travaillent en équipe et font preuve d'un réel humour. N'imaginez pas cependant qu'ils ne souffrent et ne doutent pas, Olivier Norek les pousse à bout (vraiment à bout…). Des personnages qui ont une réelle épaisseur, comme s'ils existaient.
C'est à l'image de tout ce qui constitue cet épatant roman : tout sonne vrai. Rien d'abracadabrant, l'auteur utilise mieux que jamais son passé de flic pour donner de la crédibilité à tous les éléments du puzzle.
Surtensions, le bien nommé, est davantage orienté « thriller ». Certains penseront peut-être que la charge contre les dérives de la société est moins présente que dans les deux premiers romans de l'auteur. Je ne suis pas tout à fait de cet avis. Même si ce sont bien les personnages qui sont mis en avant, j'ai trouvé la critique toujours bien présente, mais avec davantage de subtilité. Norek lance des pics contre les passe-droits (des politiques, entre autre) avec intelligence et mordant. le tout est simplement davantage dilué dans l'histoire en elle-même.
Impossible de terminer l'étalage des qualités de cet épatant roman sans parler du style de l'auteur. Je trouve qu'il a fait évoluer son écriture de manière étonnante, sa plume est d'une fluidité et d'une expressivité saisissantes, à l'image de la première partie qui est un modèle du genre.
Et plus que tout, ce qui touche tout au long de la lecture, ce sont les valeurs humaines qui transpirent de ce roman. Une histoire et une plume empathiques qui collent la chair de poule.
Coste et son équipe vont terriblement nous manquer. Mais, pour moi, Olivier Norek a clairement passé un cap avec Surtensions. Il est prêt à nous emporter ailleurs, vers d'autres horizons. Avec toutes les émotions que j'ai pu ressentir ici, je le suivrai les yeux fermés (je les rouvrirai pour le lire, hein).
Surtensions a obtenu le prix le Point du polar européen 2016 (et ce n'est que justice).
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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torrac
  07 décembre 2017
Surtensions: " dans un dispositif électrique, tension dont la valeur dépasse la plus grande valeur assignée" ( définition Larousse)
En 2017, pour la plupart d'entre nous , nous sommes dans un "dispositif" électrique; nous subissons tous des tensions qui viennent se heurter à nos valeurs habituelles
Certaines fois, ces tensions nous prennent par surprise ( maladie, deuil, chômage, etc) comme cette famille séquestrée par des mafieux corses et qui obligera le père à choisir entre les siens et l'état. valeurs pourtant nobles d'élever une famille et de servir la société.
Dans d'autres cas nous subissons ces valeurs comme ce jeune homme, beau comme un éphèbe grec, le dernier d'une grande famille de mafieux, il profitait de sa respectabilité douteuse pour jouir de la vie quand il se retrouve en taule: à l'inverse de TF1, avoir un beau cul, dans ce cas , n'est pas un facteur de réussite! et il craque!
C'est la grande soeur qui assume les valeurs: honneur et omerta, et elle fera tout pour sortir son petit frère de là.
Et puis, il y a le capitaine Coste et son équipe, flics du 93, au milieu de tout ce merdier.
Malgré de fortes valeurs, la multiplication des surtensions va faire craquer notre capitaine.
Excellent polar, réaliste, maîtrisé du début à la fin, très bien rythmé, "un chef d'oeuvre du genre"
Mais ce n'est que mon humble avis
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Deslivresalire
  11 novembre 2017
Victor Coste est capitaine au SDPJ 93, la sous-direction de la Police Judiciaire dans le 93.
Lorsqu'il foire avec son équipe, à cause d'une négligence de la BRI (Brigade de Recherche et d'Intervention), la prise d'otage d'un membre d'une famille locale, il envisage la fin de sa carrière et sa démission, malgré l'arrestation au final des preneurs d'otage.
Mais un cambriolage au bureau des scellés du tribunal fait disparaître les preuves de cinq affaires complètement différentes les unes des autres, dont celle qui avait permis l'arrestation des preneurs d'otage.
Quel est le lien entre ces cinq affaires qui changeront le destin de 5 malfrats ?
Remis en selle par ce rebondissement, Coste devra le découvrir pour comprendre qui se cache derrière cette opération et quelles en sont les motivations.
A mon avis :
3ème opus de la série des Capitaine Coste, il n'est cependant pas nécessaire d'avoir lu les deux premiers pour suivre, comprendre et apprécier celui-ci, contrairement à ce que j'ai pu lire par ailleurs.
Néanmoins, la lecture de Surtensions donne forcément envie de lire les deux premiers.
Il y a de l'Olivier Marchal dans ce livre, et pour cause sans doute : Olivier Norek est également un ancien flic. Fermer les yeux, imaginez l'atmosphère (atmosphère, atmosphère... est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ?) de "36 quai des Orfèvres" et vous serez plongés également dans celle de Surtension.
La force de ce roman policier c'est la faculté de son auteur à décrire des situations de manière claire et réaliste en un minimum de mots. Ça lui donne une énergie et une vigueur qui tiennent le lecteur en haleine. de même, bien que l'intrigue soit à tiroir, le récit est d'une réelle limpidité, ce qui entraîne le lecteur jusqu'à la dernière page sans qu'il ne s'en rende compte.
Les descriptions de la vie en service sont criantes de vérité, avec ses lourdeurs, ses difficultés et l'investissement constant de ces flics qui sont soudés entre eux comme les membres d'une famille.
Des personnages ciselés, attachants et d'une grande profondeur (et c'est peut-être en cela qu'une lecture des deux premiers opus pourrait en améliorer la connaissance), vous feront vibrer au rythme de leur enquête, riche de suspense et de rebondissements.
C'est noir, décapant, vif, prenant, surprenant... tout ce que l'on demande à un polar.
Voilà enfin de quoi redorer l'image de nos flics.
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koalas
  21 octobre 2016
Ce n'est pas le moment de chercher des poux dans la tête du capitaine Coste du SDPJ du 93. Il est à bout...son palpitant cogne encore plus fort quand y a des morts.
Après Territoires qui a laissé des traces, on le retrouve en surtension avec sa fine équipe au grand complet qui s'attaque de plein fouet à du costaud et à de petites frappes.
Autant dire que ça va vite se corser...que certains vont se braquer et pas qu'un peu, que par un effet papillon ça va remuer dans les chaumières, dans les prisons et au tribunal de Bobigny
qu'il va y avoir de l'action et du branle bas de combat
mais aussi des pertes collatérales annoncées dès le prologue.
Tout ce que je peux dire c'est que des petits futés
vont se retrouver coincés avec des durs
et des pervers entre 4 murs
ce qui ne sera pas du goût de tous...mais fera pour sûr le bonheur de Machine..
Sont bienvenus les quelques intermèdes langoureux en entracte et au final, on en verserait presque une petite larme.
Olivier Norek frappe fort pour son troisième polar
tisse sa toile de connexion et propage ses surtensions.
Ces ondes de choc percutent de plein fouet une équipe sous le choc.
En bon connaisseur du milieu, les personnages sont bien corsés et
le regard qu'il porte sur les territoires et les prisons est sans concession.
Surtensions, un excellent thriller qui disjoncte !
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Citations et extraits (97) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   09 mai 2018
- T'as une bonne tête, commença Coste. Je te voyais pas comme ça.
- T'as l'air moins con que ton collègue, toi. Tu peux lui dire que j'ai rien fait et que vous me foutiez la paix ?
Coste s'alluma une cigarette et rangea son paquet dans sa veste.
- Ne te fatigue pas, on n'enregistre plus. Tu peux me dire ce que tu veux, ça restera là.
[...]
- Franchement, je pensais que t'allais être plus heureux que ça. Vous nous avez serrés, t'as réussi, tu dois bien kiffer, non ? le nargua Y.
Coste en perdit presque son assurance et lui répondit, sur le ton de la confidence, entre la psychanalyse et l'aveu.
- Heureux ? Merde... T'es pas sérieux ? souffla le flic. Je sais même pas par où commencer pour t'expliquer à combien d'années-lumières tu te trouves. Cette affaire, on l'a ratée dès le moment où on a trouvé [le corps] dans la piscine. Après on a juste essayé de rétablir la balance, mais quoi qu'il arrive, ça pèsera toujours de ton côté. Normalement, je devrais même pas faire attention à toi. T'es juste un assassin, t'es pas une vraie personne, et si tu crevais, là, ça me ferait même pas éteindre ma clope.
- Vas-y, je préfère que tu m'insultes, comme ton pote, mais me parle pas comme ça. Elle est personnelle, cette affaire ? Je t'ai fait quoi ? commença à s'inquiéter Y.
- Tu m'as fait baisser les bras. Tu m'as presque fait abandonner. T'es ma goutte d'eau qui fait déborder le vase. C'est juste une question de timing. Ç'aurait pu être n'importe quel connard, c'est tombé sur toi.
Coste lâcha la fin de sa cigarette dans une canette de soda vide.
- Ouais... T'es ma goutte d'eau.
- Je comprends rien à ce que tu dis, se rembrunit Y.
- C'est pas grave, je te parlais pas vraiment.
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ZilizZiliz   12 mai 2018
Il fit un pas de plus, s'imposant dans le bureau, et continua sur un ton péremptoire :
- Un gardé à vue, on l'éreinte, on le brise, on le pousse à bout. Promettez-leur l'enfer, faites-les pleurer mais par-dessus tout, faites-les parler. [...] Menacez les uns devant les autres. Utilisez les leviers empathiques. C'est trop doux, tout ça ! Si vous ne vous en sentez pas capables, je peux vous adjoindre l'équipe de Jevric. Vous vous êtes permis de m'en dire le plus grand bien mais en attendant, elle, ses affaires, elle les termine. Alors vous me sortez un miracle de votre cul et vous me faites avancer cette enquête.
En quittant le bureau avec autant de délicatesse qu'il était intervenu, il manqua de percuter Sam, une liasse de feuilles entre les mains. Coste le regarde partir en se demandant qui, parmi ses profs de management à l'école de police, [lui] avait soufflé cette manière de manager les troupes. Sam prit place au milieu du groupe et rebondit sur la dernière phrase du nouveau chef de la section criminelle.
- Le miracle, si ça sort du fax, ça marche aussi ?
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llenallena   12 octobre 2017
- Mosconi, c'est ça ? Alors je vais vous la faire courte, Mosconi. Si vous pensez que j'ai la moindre capacité à régler vos problèmes, vous vous mettez le doigt dans l'œil jusqu'à l'épaule. Je gère les toxicos, les dépressifs, les suicidaires et tout autre cas psychiatrique de la même manière , à coups d'antidépresseurs et de méthadone. ici, je suis juste un dealer.
- Et votre taf de psy, vous le faites sur votre temps libre ?
- De l'humour ? C'est bon signe. Cher ami, ça fait bien longtemps que je n'ai pas mis en place une psychothérapie. Tout n'est qu'inégalité et ultraviolence, ça ne sert à rien de réparer les esprits en pleine tempête. Et de toute façon, la plupart sont sûrs de rien valoir. Depuis le temps qu'on le leur répète, il ne faut pas s'étonner du chiffre de récidive. Soixante pour cent, c'est effrayant, non ? Vous avez déjà entendu parler de la théorie de l'échec programmé ?
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ZilizZiliz   11 mai 2018
Juste après le braquage, il avait suivi des amis à une soirée lors de laquelle il avait découvert pour la première fois la cocaïne. Jolie rencontre, grosse claque, mauvais effet. Littéralement déchenillé, il avait tenté de démarrer sa voiture qu'il n'avait réussi qu'à encastrer dans celle de devant. Contrôle de police, évidemment, et tentative de fuite à pied, évidemment. Il se rappela s'être mélangé les jambes et avoir chuté la tête la première dans une poubelle, ridicule. Ce n'est qu'au commissariat que les flics réalisèrent que sa montre valait deux ans de leur salaire [...].
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RoggyRoggy   05 novembre 2017
C’est bien ce que je te dis. On va monter dans un avion vers la Corse et personne n’a réellement regardé qui nous sommes. Simplement parce qu’on a acheté notre tranquillité. C’est de cette manière que nous faisons voyager nos butins de braquage et pas une seule fois le receleur n’a été ennuyé. Considère cet endroit comme une bulle magique. Une bulle dans laquelle tu peux croiser des évadés fiscaux, des terroristes, des passeurs de migrants, des trafiquants de drogue…
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