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EAN : 9782266252782
384 pages
Éditeur : Pocket (08/10/2015)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 1071 notes)
Résumé :
Depuis la dernière enquête du capitaine Victor Coste, le calme semble être revenu au SDPJ 93. Son équipe, de plus en plus soudée, n'aura cependant pas le temps d'en profiter. L'exécution sommaire, en une semaine, des trois jeunes caïds locaux de la drogue va tous les entraîner dans une guerre aussi violente qu'incompréhensible. Des pains de cocaïne planqués chez des retraités, un ado de 13 ans chef de bande psychopathe, des milices occultes recrutées dans des clubs ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (308) Voir plus Ajouter une critique
La_Bibliotheque_de_Juju
  10 décembre 2017
Après Code 93, Olivier Norek nous permet de retrouver le capitaine Victor Coste et son équipe, pour mon plus grand plaisir.
Ici, nos héros évoluent dans le monde des cités, des banlieues. Entre caïds des bacs à sable, politicards véreux, flics submergés par des émeutes plus vraies que nature, le lecteur est transporté dés la première page et ne peut pas décrocher.
Vif, ce thriller se lit à toute vitesse. Chapitres brefs, haletants, on tourne les pages sans s'en rendre compte.
J'ai bien apprécié car en plus de suivre l'intrigue, on apprend des choses sur le quotidien des policiers, ce que j'avais déjà aimé dans Code 93.
Victor Coste est un de mes petits chouchous dorénavant.
Je lirai donc la suite de ses péripéties !
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SMadJ
  19 mai 2015
No Rek, No bullshit !
"- C'est quoi cette odeur mon capitaine ?
- Ça sent la fumée mon p'tit gars et crois moi y'a pas de fumée sans feu.
- Mais oui, derrière vous, je vois des flammes mon capitaine !
- Oh putain, la cité est encore en train de brûler !".
Chanson Ministère Amer
Des émeutes en banlieue c'est aussi fréquent que l'eau des pâtes, abandonnée sur un feu bouillonnant, qui déborde de la casserole si on ne la surveille pas avec attention. Sauf, si on y pose un couvercle. Et dans ce livre, la police y fait office de couvercle, bien évidemment.
Olivier Norek veut nous faire croire qu'il est flic. Pas du tout. C'est un chroniqueur des banlieues. C'est un chroniqueur du malaise social et racial des villes peri-urbaines.
Car c'est quoi un flic du 9-3 ? Un dirty Harry à l'accent français ? Un éducateur à la matraque bien pendue ? Un agitateur qui remue la merde en attendant qu'elle déborde du verre ? Un casseur de délinquants ? Un médiateur de la paix sociale ? Ou plus simplement un panseur des âmes ?
Un peu tout cela à la fois finalement. Depuis 30 ans, l'État français est dans une dichotomie la plus totale sur le sujet. À la fois désintéressé et horrifié par ce fils bâtard de l'Ile-de-France qu'est ce département. Celui qu'on cache aux invités. Comme la poussière qu'on met sous le tapis mais qu'on ne nettoie jamais vraiment. Trop cher. Trop compliqué.
Norek explique très bien cela d'ailleurs et il faudra lire "Territoires" pour se faire une idée du pourquoi de cette situation. Les explications sont clairs, réalistes. Les maillages de la politique et de ses politiciens sont détricotés, mis à nu, comme une plaie ouverte et béante.
Ce livre fait l'effet d'un noeud coulant qui se resserre autour de la gorge. Etouffant. Et salvateur.
Olivier Norek est un petit génie qui nous propose une vision juste et acérée des problèmes des habitants de ce département et des quartiers. Pas étonnant que les T-6 craquent.
Partant d'un postulat urbain bien ancré sur une base sociale, il nous déroule un film sur nos banlieues. Pas dans le genre cinema d'auteur ni blockbuster. Non, un film qui évite les clichés, ne condamne ni ne juge ses habitants de la cité. Rare et précieux. On apprend plus dans son bouquin que dans n'importe quelle chaîne d'infos ou au journal télévisé. Précieux.
Il faut cependant rappeler qu'Olivier Norek a écrit un roman et pas un essai. Et un excellent roman policier qui plus est.
Cependant, toutes ressemblances avec des personnes ou des situations existantes ne sont absolument pas fortuites. Même si Olivier se sent obligé de créer une ville fictive et de dire Malceny en lieu et place de Bobigny. Probablement pour marquer le coté "fictionnel" de l'oeuvre.
On replonge avec délice au côté du Capitaine Costes et ses équipes dont la rencontre dans "Code 93" avait été merveilleuse. Là aussi, Norek nous délivre un casting impeccable, criant de réalisme quels que soient les personnages. du plus petit au plus grand. Avec beaucoup de profondeur et de bienveillance.
Les chapitres s'enchaînent comme le tic-tac d'une horloge huilée. Un vrai page-turner. L'écriture de Norek est svelte, fine, dégraissée. Pas de fioritures ni de remplissage. L'essentiel, juste l'essentiel. du coup ça glisse, c'est lisse, c'est fluide. Addictif.
Un livre à conseiller, un livre à acheter, un livre à se prêter, un livre à partager ; un livre contagieux en fait.
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Commenter  J’apprécie          731
bibiouest
  13 mars 2019
Second volet des aventures du Capitaine Coste dans la cité de Malceny dans le 93.
Encore une fois l'écriture très «cinématographique» de l'auteur m'a enchantée c'est vif, nerveux, réaliste en d'autres termes on s'y croirait....
C'est un bon cru, peut-être encore meilleur que Code 93. La vie dans les cités y est ici retranscrite d'une façon cash, c'est noir très noire les notes humoristiques allège le propos.
Une fois de plus les politiques en prennent pour leur grade, ils ne sont pas tous ripoux mais certains sont prêts à tout pour garder le pouvoir...
Territoires est un bon polar, qui interroge le citoyen que je suis sur le «vivre ensemble».
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Yendare
  10 août 2019
Si j'avais déjà passé un agréable moment à la lecture de Code 93, j'ai encore plus apprécié  celle-ci, Olivier Norek ayant réussi à me plonger dans un univers qui m'était inconnu, celui des stups. le moins que l'on puisse dire, c'est que le ton est vite donné, dès le prologue trois morts et celles-ci vont s'enchaîner tout au long de la lecture que cela soit par un petit tour dans le micro-ondes, par crise cardiaque après avoir été un peu trop secouer, par quelques balles dans le corps, accidents de la circulation, suicide et autres méthodes plus inventives. le moins que l'on puisse dire c'est que l'équipe de Coste aura eu ici le droit à deux semaines bien chargé. Entre morts en série, coup de crasse entre collègues de travailles avec la chef de la deuxième équipe de la crim du 93 et corruption à gogo, le lecteur lui aussi n'a pas le temps de s'ennuyer un instant et c'est avec plaisir que j'ai tourné les pages de ce roman très curieux de voir le dénouement de celui-ci.
J'ai donc passé un très bon moment à la lecture de ce tome et regrette un peu de ne pas avoir pris  Surtension dans mes valises, mais bon il fallait bien faire des choix et ce dernier sera rapidement lu à mon retour de vacances
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michfred
  29 avril 2020
Quand on a la tête comme une calebasse, le moral en berne, que les mauvaises nouvelles tombent sur le téléscripteur amical comme à Gravelotte, rien de mieux qu'un bon polar...
J'ai donc repris du service auprès de ma dream team policière -eh oui, dans les bouquins, ça existe! - Je croyais qu'Adamsberg m'avait pris toutes mes facultés d'empathie pour la gent policière.. je ne connaissais pas encore Victor Coste et son équipe ! J'ai donc retrouvé Ronan, Sam et Johanna avec leur chef adoré et toujours un peu en dehors des clous, mais on le suivrait en enfer! Ça tombe bien, j'avais envie d'action!
Ce que j'aime bien, aussi, chez Norek, c'est son réalisme.
Sa façon aiguë de coller aux réalités sociales, économiques et politiques.
 Si Adamsberg , chez Fred Vargas, nous vend du rêve, de la culture et "pellète les nuages" avant d'élucider un crime, Victor Coste , lui , a  les mains dans le cambouis local, les yeux bien ouverts sur son 93 : il  en connait les rouages illicites, l'économie secrète,  il sait ce qui l'irrigue,  et qui s'en dispute les prébendes.
La drogue , il le sait, est l'alpha et l'omega des Territoires oubliés de la république.
Et toute "modification" dans son organisation- le terme est un euphémisme pour habiller crimes, tortures et intimidations musclées-  a une incidence directe sur la vie des cités. Et sur celle de ses édiles.
Ne serait-ce que par les accointances des caïds avec le pouvoir municipal qui achète au prix fort  la paix sociale à ceux qui font tourner la seule économie rentable, si elle n'est pas  avouable , des villes du 93.
 Ces maires ripoux , on en connaît de célèbres, et pas seulement dans le 93! Il est rare qu'ils aillent durablement à la case prison.. même si , parfois,  leur compromission leur coûte cher.
 Si cher, qu'ils sont eux-mêmes amenés à "allumer le feu"...Mais c' est toujours assez dangereux de jouer aux allumettes avec des incendiaires professionnels...
Voilà le sujet, réjouissant et crapuleux , de ces Territoires! Je n'en dirai pas plus!
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critiques presse (2)
Lexpress   08 décembre 2014
Si le scénario est d'un réalisme effarant, le flic écrivain assure le spectacle avec son sens de la mise en scène, ses dialogues aux petits oignons et ses personnages très incarnés. Pourvu qu'il récidive !
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeSoir   03 décembre 2014
Olivier Norek, un policier français, publie « Territoires ». Un polar urbain et contemporain.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (140) Voir plus Ajouter une citation
jppoprawajppoprawa   15 mai 2020
Jevric foudroya Coste du regard, comme si elle attendait de lui une réaction, mais par son silence il confirma l’unité de l’équipe et elle quitta le bureau furieuse.
Elle avait été blessée. Il faudrait s’en méfier cent fois plus.
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ZilizZiliz   28 avril 2018
- Johanna, appelle l'Identité judiciaire ! Dis-leur de venir avec une lampe sur pied. Puissante. On voit que dalle à l'intérieur.
Le gardien osa une remarque :
- C'est pas vraiment la peine, suffit d'allumer, y a le courant.
- Vous vous foutez de moi ? Vous me dites que [cette cave] est un entrepôt pour voleurs et vous leur laissez l'électricité ? Pourriez au moins la couper, ce serait un début.
- Déjà essayé. Ils ont brûlé ma voiture le lendemain.
- Et vous avez déposé plainte ?
- Non, j'ai remis le courant.
- Mouais, c'est cohérent. Mais alors, ça consiste en quoi votre job, concrètement ?
Vexé, le gardien répliqua sèchement :
- Je m'occupe d'un immeuble dans une cité où vos collègues ne mettent même plus les pieds. Je nettoie la cage d'escalier et le hall quand ils ne sont pas squattés et le reste du temps, je ferme les yeux sur tout. J'essaie d'énerver personne, de pas me faire péter la gueule et je dis aux locataires que je fais mon possible.
- En gros, vous foutez pas grand-chose.
- Je fais ce que je peux. Tout seul et sans votre flingue.
(p. 25-26)
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ZilizZiliz   01 mai 2018
Derrière lui, à une dizaine de mètres, un ascenseur ouvrir ses portes et un homme en blouse blanche en sortit, accompagné par une infirmière. Ils firent un pas de côté pour poursuivre leur conversation. A chaque phrase du docteur, la jeune fille répondait par un rire trop innocent pour être honnête. Regard par en dessous et air mutin, elle se saisit d'un calepin sur lequel elle griffonna quelque chose. Elle arracha la feuille de papier, la plia en quatre et la glissa dans la poche du docteur. Docteur... Il y a des métiers, comme ça, qui marchent bien avec les nanas. Comme les types qui jouent de la guitare sur la plage. Ils ont toujours plus de succès. Dans le métier de Coste [lieutenant de police], les filles arrivaient généralement cabossées, en pleurs, ou mortes. C'était plus difficile.
(p. 193)
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AgatheDumaurierAgatheDumaurier   15 novembre 2017
(Madame la maire s'entretient avec le Boss, caïd de sa commune)
-Je vous donnerai cent mille euros pour que vous calmiez vos troupes, il est temps que tout cela cesse avant qu'un nouveau drame ne survienne.
-C'est entendu, ils seront sages comme des images.
-Ne dites pas de bêtises. Freinez-les, seulement, il ne s'agirait pas que je perde ma qualification de zone urbaine sensible. Ce serait comme perdre une étoile.
-Je ne sais pas lequel de nous deux est le plus dangereux, madame.
-Vous tuez des gens. Ca répond à votre question ?
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ZilizZiliz   30 avril 2018
Marchés surfacturés, associations fictives, financement occulte de campagne, achat de votes, de gros bras, de colleurs d'affiches, de concierges et de journalistes rapporteurs d'infos, emplois fictifs et placement d'amis aux bons postes. [Il] avait commis tant de malversations qu'il n'en voyait même plus l'illégalité. Dans la mesure où il ne s'agissait pas d'enrichissement personnel, il prenait presque plaisir à ce jeu du chat et de la souris avec la préfecture, les administrations publiques et la Cour régionale des comptes. Pour lui, tout cela ressemblait à de simples mouvements bancaires. Avec juste un peu plus de malice et d'attention.
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