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ISBN : 226625278X
Éditeur : Pocket (08/10/2015)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 536 notes)
Résumé :
Depuis la dernière enquête du capitaine Victor Coste, le calme semble être revenu au SDPJ 93. Son équipe, de plus en plus soudée, n'aura cependant pas le temps d'en profiter. L'exécution sommaire, en une semaine, des trois jeunes caïds locaux de la drogue va tous les entraîner dans une guerre aussi violente qu'incompréhensible. Des pains de cocaïne planqués chez des retraités, un ado de 13 ans chef de bande psychopathe, des milices occultes recrutées dans des clubs ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (193) Voir plus Ajouter une critique
jujuramp
  10 décembre 2017
Après Code 93, Olivier Norek nous permet de retrouver le capitaine Victor Coste et son équipe, pour mon plus grand plaisir.
Ici, nos héros évoluent dans le monde des cités, des banlieues. Entre caïds des bacs à sable, politicards véreux, flics submergés par des émeutes plus vraies que nature, le lecteur est transporté dés la première page et ne peut pas décrocher.
Vif, ce thriller se lit à toute vitesse. Chapitres brefs, haletants, on tourne les pages sans s'en rendre compte.
J'ai bien apprécié car en plus de suivre l'intrigue, on apprend des choses sur le quotidien des policiers, ce que j'avais déjà aimé dans Code 93.
Victor Coste est un de mes petits chouchous dorénavant.
Je lirai donc la suite de ses péripéties !
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SMadJ
  19 mai 2015
No Rek, No bullshit !
"- C'est quoi cette odeur mon capitaine ?
- Ça sent la fumée mon p'tit gars et crois moi y'a pas de fumée sans feu.
- Mais oui, derrière vous, je vois des flammes mon capitaine !
- Oh putain, la cité est encore en train de brûler !".
Chanson Ministère Amer
Des émeutes en banlieue c'est aussi fréquent que l'eau des pâtes, abandonnée sur un feu bouillonnant, qui déborde de la casserole si on ne la surveille pas avec attention. Sauf, si on y pose un couvercle. Et dans ce livre, la police y fait office de couvercle, bien évidemment.
Olivier Norek veut nous faire croire qu'il est flic. Pas du tout. C'est un chroniqueur des banlieues. C'est un chroniqueur du malaise social et racial des villes peri-urbaines.
Car c'est quoi un flic du 9-3 ? Un dirty Harry à l'accent français ? Un éducateur à la matraque bien pendue ? Un agitateur qui remue la merde en attendant qu'elle déborde du verre ? Un casseur de délinquants ? Un médiateur de la paix sociale ? Ou plus simplement un panseur des âmes ?
Un peu tout cela à la fois finalement. Depuis 30 ans, l'État français est dans une dichotomie la plus totale sur le sujet. À la fois désintéressé et horrifié par ce fils bâtard de l'Ile-de-France qu'est ce département. Celui qu'on cache aux invités. Comme la poussière qu'on met sous le tapis mais qu'on ne nettoie jamais vraiment. Trop cher. Trop compliqué.
Norek explique très bien cela d'ailleurs et il faudra lire "Territoires" pour se faire une idée du pourquoi de cette situation. Les explications sont clairs, réalistes. Les maillages de la politique et de ses politiciens sont détricotés, mis à nu, comme une plaie ouverte et béante.
Ce livre fait l'effet d'un noeud coulant qui se resserre autour de la gorge. Etouffant. Et salvateur.
Olivier Norek est un petit génie qui nous propose une vision juste et acérée des problèmes des habitants de ce département et des quartiers. Pas étonnant que les T-6 craquent.
Partant d'un postulat urbain bien ancré sur une base sociale, il nous déroule un film sur nos banlieues. Pas dans le genre cinema d'auteur ni blockbuster. Non, un film qui évite les clichés, ne condamne ni ne juge ses habitants de la cité. Rare et précieux. On apprend plus dans son bouquin que dans n'importe quelle chaîne d'infos ou au journal télévisé. Précieux.
Il faut cependant rappeler qu'Olivier Norek a écrit un roman et pas un essai. Et un excellent roman policier qui plus est.
Cependant, toutes ressemblances avec des personnes ou des situations existantes ne sont absolument pas fortuites. Même si Olivier se sent obligé de créer une ville fictive et de dire Malceny en lieu et place de Bobigny. Probablement pour marquer le coté "fictionnel" de l'oeuvre.
On replonge avec délice au côté du Capitaine Costes et ses équipes dont la rencontre dans "Code 93" avait été merveilleuse. Là aussi, Norek nous délivre un casting impeccable, criant de réalisme quels que soient les personnages. du plus petit au plus grand. Avec beaucoup de profondeur et de bienveillance.
Les chapitres s'enchaînent comme le tic-tac d'une horloge huilée. Un vrai page-turner. L'écriture de Norek est svelte, fine, dégraissée. Pas de fioritures ni de remplissage. L'essentiel, juste l'essentiel. du coup ça glisse, c'est lisse, c'est fluide. Addictif.
Un livre à conseiller, un livre à acheter, un livre à se prêter, un livre à partager ; un livre contagieux en fait.
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sandrine57
  24 janvier 2017
Deux hommes froidement abattus en plein jour, un autre retrouvé torturé et asphyxié dans un box, trois dealers morts et pour l'équipe du SDPJ 93 du capitaine Coste, il n'y a pas de doute, c'est une guerre des territoires qui a lieu à Malceny et les nouveaux venus sont prêts à tout pour prendre le pouvoir sur les très lucratif trafic de drogue de cette ville de banlieue de la Seine-Saint-Denis.
A la mairie, c'est l'inquiétude. La maire, Andréa Vesperini, avait conclu un marché officieux avec les trois caïds assassinés. Il va lui falloir désormais trouver un arrangement avec le nouveau boss, plus déterminé, plus intelligent, plus exigeant. Mais ses caisses sont vides. Au pied du mur, l'édile élabore un plan qui met en péril la paix relative des cités.
A charge pour Coste et son équipe de rétablir l'ordre dans l'enfer des banlieues...
Après un premier opus assez banal et pas très convaincant, Olivier Norek récidive avec, cette fois, plus de réussite. Là, on est vraiment en plein coeur de la banlieue où se joue un jeu du chat et de la souris entre les délinquants, la police et la mairie, une banlieue, enjeu politique propice aux magouilles en tout genre. En son sein, le trafic de drogue est florissant et l'auteur nous en dit tout, des dealers aux guetteurs, en passant par les nourrices, de sa fonction social et économique. Bref, on sent le flic derrière l'auteur, celui qui a vécu de l'intérieur la violence des cités, la délinquance de plus en plus juvénile, l'isolement de ces jeunes sans repères, sans avenir qui n'ont plus ni foi, ni loi.
Cette immersion dans le 93 serait une réussite totale sans le gros problème d'Olivier Norek avec les femmes de pouvoir ! La magistrate est une jeune ambitieuse inexpérimentée très vite qualifiée de chieuse mais qui se calme dès qu'elle croise les beaux yeux d'un flic séduisant. La capitaine du groupe crime 2 est grosse, hargneuse et incompétente. Et la maire est vile et autoritaire à l'excès. Bref, la copie est à revoir sur le sujet.
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Krout
  12 mars 2018
On ne dira jamais assez tout le mal que Le Corbusier a fait à la France ! Connu pour être l'inventeur de « l'unité d'habitation », clap, clap, clap et bravissimo pour ses clapiers qu'il fit fleurir en périphérie sans considération aucune pour le paysage et moins encore pour les futurs habitants à y être parqués. Quelle vision de l'homme : un enfer de béton, un peu d'herbe^^ et le ramener à un lapin ! Un désastre annoncé dont la France n'arrive toujours pas à se dépêtrer. Quand je pense que certains continuent à l'encenser. C'est comme si les japonais devenaient après Hiroshima, Nagasaki et Fukushima grands admirateurs d'Einstein et Schopenhauer. Ironique, non ? Enfin les cages à lapins proliférèrent en cités qui finissent inévitablement par s'enflammer et grâce à tout cela donner naissance à cet excellent policier qui débouche sur une réflexion sociétale approfondie et ça c'est franchement bien.
De suite c'est mal barre. Un dealer fait sa distribution. La barrette de shit à vingt euros, le gramme de coke à quatre-vingts. Non mais tu voudrais pas son nom des fois ? Les flics sont en planque prêts à mitrailler, cible en position. Un scooter arrive, une petite frappe dézingue le marchand de poudre. Ah, le grand nettoyage, tu te dis les stups vont être contents, l'autre psychopathe a fait le sale boulot. Bon débarras. Eh ben non ils râlent : celui-là ils ne le connaissent pas. Ils auraient préféré garder Laouari. Là, tu es bien avancé. Avoue. Tu vas parler, dis ? A partir de là l'histoire s'emballe et se complique. Il s'agit de ne pas en louper une ligne (à ce prix^^).
Une bien belle fiction qui jette une lumière crue sur la réalité du terrain et les compromissions du pouvoir, et ... les fractures de la société : "...sa mère (Mme le maire) se félicitait quotidiennement de l'avoir placée dans le privé. "L'école publique, comme la paix dans le monde, c'est une belle promesse, mais dans l'attente de l'une comme de l'autre, armons-nous et protégeons nos gosses"." p.207
Un policier très bien construit, facile et agréable à lire, plus intelligent qu'il n'y paraît et qui fera réfléchir les plus attentifs aux limites du bien et du mal, floues et fluctuantes en fonction des circonstances, le bien et le mal ces concepts tout relatif, qui plus est interdépendants et intimement intriqués comme les symboles du yin et du yang.
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AgatheDumaurier
  15 novembre 2017
Un roman policier qui ne cherche pas à imiter les américains : très bien. Euh, sauf The Wire, en fait, mais peut-on faire autrement, les problématiques étant identiques ? La Seine Saint-Denis et Baltimore, même combat. Nous disons donc :
-une banlieue sous tension gangrénée par le trafic de drogue. Mais, le trafic de drogue, c'est aussi le sang qui alimente ce grand corps moribond.
-Des enfants-soldats plus durs que l'acier, de jeunes adultes manipulateurs et pervers, des policiers à la situation impossible, mais absolument pas corrompus, des magistrats qui apprennent vite que la vraie vie n'est pas dans les livres de droit, madame la maire et ses acolytes plus machiavéliques que tous les Médicis réunis : c'est le terrain, on fait ce qu'on peut, c'est la jungle, la survie.
-L'Etat : amoral, dominant, se protégeant lui-même, ne connaissant rien du terrain et n'en voulant surtout rien savoir, ne réagissant que s'il se sent tangiblement approché. L' Etat, quoi.
Un livre accrocheur, aux personnages, non pas fouillés, mais qui sonnent juste, et qui donne une leçon de philosophie politique et morale très instructive, sans pour autant tomber dans le cynisme et la noirceur absolus. Moi, j'ai beaucoup aimé. Comme ma copine Calypso qui m'a aiguillée vers le monsieur, je continue avec Olivier Norek.
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critiques presse (2)
Lexpress   08 décembre 2014
Si le scénario est d'un réalisme effarant, le flic écrivain assure le spectacle avec son sens de la mise en scène, ses dialogues aux petits oignons et ses personnages très incarnés. Pourvu qu'il récidive !
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeSoir   03 décembre 2014
Olivier Norek, un policier français, publie « Territoires ». Un polar urbain et contemporain.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (72) Voir plus Ajouter une citation
AlicejAlicej   31 mars 2016
- Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi depuis une dizaine d'années les émeutes ne durent jamais plus de quatre jours? Et pourquoi ces émeutes ne quittent jamais la commune d'où elles surgissent?

- Je n'en ai aucune idée.

- Rappelez-vous Clichy-sous-Bois. Vingt et une nuits d'affrontements répandus sur différentes villes et presque tout le territoire. Un état d'urgence décrété et une addition de plusieurs centaines de millions d'euros. Le gouvernement a vite compris que pour faire des économies, il fallait tuer ces soulèvements dans l'oeuf. Et tout spécialement ceux du 93.

- Pourquoi la Seine-Saint-Denis aurait-elle un traitement de faveur?

- Parce que nous sommes le paillasson de Paris. Toute la politique est centrée dans la capitale et quand ça brûle en banlieue, l'odeur arrive jusque sous leur fenêtre. Nous sommes trop proches du coeur pour qu'ils acceptent que la situation s'envenime. Regardez comme on laisse Marseille et la Corse à la dérive. Juste parce qu'ils sont si loin du centre qu'ils sont considérés comme presque indigènes. Et encore, c'est la métropole. Dans toutes les Antilles, les mouvements sociaux ont été ignorés et ont dégénéré mais depuis, rien n'a réellement changé. Vous savez que, cette année, il y a eu deux fois plus de règlements de comptes en Guadeloupe que dans les Bouches-du-Rhône? Et pourtant, le battage médiatique s'est cantonné à Marseille. Je vous assure que plus on se rapproche géographiquement de l'Elysée, moins on a de chances d'être oubliés. Le gouvernement n'autorisera pas son voisin du 93 à s'enliser dans une insurrection.
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AgatheDumaurierAgatheDumaurier   15 novembre 2017
(Madame la maire s'entretient avec le Boss, caïd de sa commune)
-Je vous donnerai cent mille euros pour que vous calmiez vos troupes, il est temps que tout cela cesse avant qu'un nouveau drame ne survienne.
-C'est entendu, ils seront sages comme des images.
-Ne dites pas de bêtises. Freinez-les, seulement, il ne s'agirait pas que je perde ma qualification de zone urbaine sensible. Ce serait comme perdre une étoile.
-Je ne sais pas lequel de nous deux est le plus dangereux, madame.
-Vous tuez des gens. Ca répond à votre question ?
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SMadJSMadJ   24 avril 2015
Vous savez, j'ai toujours classé les infractions en deux mobiles. L'argent et le sexe. Vous m'avez ouvert l'esprit. Il n'y a jamais qu'un seul mobile, celui du pouvoir.
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artemisia2302artemisia2302   31 décembre 2016
- Johanna, appelle l'identité judiciaire. Dis-leur de venir avec une lampe sur pied. Puissante. On voit que dalle à l'intérieur.
Le gardien osa une remarque :
- C'est pas vraiment la peine, suffit d'allumer, y a le courant.
- Vous vous foutez de moi ? Vous me dites que c'est un entrepôt pour voleurs et vous leur laissez l'électricité ? Pourriez au moins la couper, ce serait un début.
- Déjà essayé. Ils ont brûlé ma voiture le lendemain.
- Et vous avez déposé plainte ?
- Non, j'ai remis le courant.
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NATBNATB   30 janvier 2018
Pourquoi la Seine-Saint-Denis aurait-elle un traitement de faveur ?
Parce que nous sommes le paillasson de Paris. Toute la politique est centrée dans la capitale et quand ça brûle en banlieue, l'odeur arrive jusque sous leur fenêtre. Nous sommes trop proches du coeur pour qu'ils acceptent que la situation s'envenime.
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