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EAN : 9782253237532
288 pages
Le Livre de Poche (02/01/2019)
3.81/5   559 notes
Résumé :
Une nouvelle enquête du commandant Tomar Khan.
Comment être un bon flic quand les victimes sont aussi des bourreaux ?
Janvier 2017. Dans une cave du 18e arrondissement de Paris, un homme est retrouvé, battu à mort. Sur place, beaucoup d’empreintes et un ADN ne correspondant à rien dans les fichiers de police. Le commandant Tomar Khan pense à un règlement de compte. Le genre d’enquête qui restera en suspens des années, se dit-il.
Mais voilà, l’... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (166) Voir plus Ajouter une critique
3,81

sur 559 notes
Tout d'abord,en préambule, je dirais qu'à mon avis , il vaut mieux lire le très bon "Toxique " avant d'aborder ce non moins très bon "Fantazme".En effet , les principaux protagonistes ont tissé de tels liens entre eux , ont une telle histoire personnelle qu'il me semble trop frustrant pour le lecteur de les passer sous silence . "Dans "Fantazme" ,trop d'événements passés aident à bien "caler l'histoire " et il serait dommage de "polluer" la compréhension des attitudes et certains problèmes des personnages.Enfin , je vous l'assure ,lire"Toxique " n'est en rien une punition!!!!!
Bon,nous sommes à Paris , en 2017.Et un tueur mystérieux et insaisissable laisse derrière lui des cadavres atrocement ( nous y reviendrons ) mutilés.En menant l'enquête, le commandant Tomar Kahn et son équipe vont se retrouver face à des filières albanaises implacables, hordes sauvages et cruelles, sans pitié. Et ,oui ,2017,les temps changent , le banditisme aussi.
Autant le dire tout de suite , certaines descriptions sont dures , terriblement sanglantes et peuvent perturber des personnes sensibles Voilà , ça, c'est fait ,ce roman est violent et parfois même, un peu trop.
A côté de ça, nous suivons à nouveau des personnages qui avaient su nous toucher dans le premier volume.Il y a le commandant Tomar , bien entendu,Francky , son fidèle adjoint ,la sublime et généreuse Ara,la mère du commandant ,le "méchant" Belko qui risque de détruire une belle histoire d'amour( vous n'en saurez pas plus ), la sublime Rhonda......
Au delà de l'intrigue , ce livre pose le problème du droit dans la police ,de la fragilité des couples dans cette profession ,de la dangerosité de ce métier et, hélas, montre la corruption de l'homme dès lors que des sommes considérables d'argent sont en jeu.La barbarie.La négation de l'humanité......
Ajoutez-y un langage , comme on dit pudiquement "adapté à la situation de communication " sans tomber dans l'excès et vous avez un excellent polar , mais attention ,ce n'est que mon avis.
J'ai eu la chance de trouver dans ce livre un flash de mon enfance.Les gérants du "Tout va mieux" d'une certaine époque ont fait partie de ma famille et nous y ont reçu un jour.... C'était une belle brasserie.C'est aujourd'hui ,dit l'auteur un "troquet miteux " Et ,oui,tout change ,pas seulement le banditisme...Mais,allons , pas de nostalgie , je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans......Cependant , contrairement à ce que dit l'enseigne du bar ,non , tout ne va pas mieux ,hélas.
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Excellent titre que ce " Fantazmë ", " spectre en albanais ".
Vengeance - Justice - Résilience. Comment être un bon flic quand les victimes sont des bourreaux ? ou que la justice relâche des monstres ?
C'est tout l'enjeu de ce polar.

Le " spectre " en question, c'est un insaisissable tueur qui sévit dans les quartiers chauds de Paris et notamment au coeur de la mafia albanaise.
Des fantômes, il y en a d'autres dans ce polar, ceux qui hantent le commandant Tomar Khan chargé de l'enquête : son père qu'il a tué très jeune pour sauver sa mère et son petit frère, un autre monstre qui revient de façon très présente depuis que notre héros est victime d'hallucinations et que cela pourrait être le résultat d'une hérédité neurologique ; Bob Müller, le violeur qu'il a également tué dans l'opus précédent ( le très bon Toxique ) et qui peuple ces cauchemars dans des scènes dialoguées fantastiques très réussies.
Niko Tackian a gagné en densité depuis Toxique. On retrouve son sens très sûr du scénario et du rythme mais cette fois la trame en multi-couches est bien plus ancré dans le réel, ce qui lui donne plus de force : la traite des femmes, le Paris post-attentats, la crise des migrants, les geôles de Bachar al-Assad.

L'enquête en elle-même est classique mais ce qui distingue ce polar d'autres, c'est la profonde humanité apportée par de très beaux personnages comme celui de la lumineuse Ara, la maman de Tomar, ancienne Peshmerga, emplie d'empathie, qui guide son fils vers la compréhension de l'autre hors de sa bulle de flic. Le personnage du Fantazmë est également incroyablement fort ( je n'en dirais pas plus pour ne pas en dévoiler trop ). Même l'horrible inspecteur de l'IGPN est campé avec beaucoup de finesse et on prend un grand plaisir à le détester autant qu'on aime toute l'équipe de Tomar.

Un polar court, violent, musclé mais terriblement sensible. Très réussi.
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Un migrant est retrouvé atrocement mutilé dans le 18ème arrondissement de Paris. le groupe du commandant Tomar Khan, de la PJ, est chargé de l'enquête. Une enquête qui semble a priori voué à l'échec jusqu'à ce qu'un fragment d'ADN permette d'établir un lien avec plusieurs affaires du même type en Europe. Un tueur invisible serait-il en train de faire le ménage dans la pègre. Une enquête qui mettra aussi également le commandant en face de ses propres failles et défaillances.

Un roman noir plus qu'un vrai policier, noir, très noir, court et nerveux, très nerveux, où le bien ne l'emporte pas toujours.

Une histoire tout aussi crédible que beaucoup d'autres, avec des personnages très marqués : les méchants sont vraiment très méchants et impitoyables ; mais entre le héros policier et le tueur, aux passés pas si éloignés que ça, il y a juste une affaire de chance, celle qui fait que la balle de match va retomber du bon ou du mauvais côté du filet (référence au film "Match Point" de Woody Allen).

L'écriture est dense, serrée, directe et concise ; peu de place pour les fioritures. Et c'est diablement efficace !

Au final, un excellent polar noir !
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Vous voulez connaître mon fantasme ? Vous voulez vraiment le connaître ?

Approchez-vous de l'écran que je vous le chuchote à l'oreille car il ne faudrait pas que d'autres l'apprennent : n'avoir rien d'autre à faire dans ma vie que lire et monter à cheval !

Oh, je vous sens déçus ? What did you expect ? Bande d'obsédés, va !

Si le titre « Fantazmë » ressemble phonétiquement à la définition de la représentation imaginaire suggérée par l'inconscient, la définition n'est pas la même puisque dans notre roman, il s'agit d'un mot albanais qui veut dire « spectre ». Déjà là, je me suis couchée moins bête.

Au 36 quai des Orfèvres, on est en émoi pour plusieurs choses : le déménagement prochain et quelques crimes bizarres, sans aucun rapport entre eux, si ce n'est l'extrême violence dans lesquels ils ont eu lieu.

N'ayant jamais lu le premier tome, j'ai donc fait connaissance avec ce drôle de flic, le commandant Tomar Khan, chef de groupe de la section 3. D'origine kurde, on apprend que son enfance ne fut pas celle joyeuse de l'île aux enfants et que ses placards sont bourrés de squelettes en tout genre.

Un flic écorché, une fois de plus, me direz-vous… Oui, mais le portrait de l'homme est bien réalisé, bien travaillé, et ses blessures ne ressemblent pas à celles des autres flics torturés que nous connaissons.

Sans en faire des tonnes, l'auteur plante son décor, ses personnages, son intrigue et le déroulement des meurtres, dont les âmes sensibles devraient pouvoir s'en remettre… Quoique, vu la situation de misère des migrants (et des SDF) décrite dans la ville des Lumières, on ne devrait pas avoir le droit de s'en remettre.

Sous le couvert d'une enquête qui pue le classement vertical, faute de preuve, l'auteur nous plante le décor de la ville de Paris (loin de ses lumières) avec, à ma droite, ses chancres, ses camps de migrants vidés, ses pauvres hères qui errent sans but dans une ville où la loi ne fait rien pour les aider et à ma gauche, ses réseaux de prostitution mis en place grâce aux trafics de femmes, le tout sous l'égide de la mafia albanaise.

C'est rythmé, c'est couillu, c'est musclé, sanglant, violent, servi avec de la profondeur et des émotions, sans oublier le suspense, mon vieux complice (oups, je sors), un boeuf-carottes que l'on aimerait foutre en boite, le tout étant relié à des faits réels puisque l'auteur fait allusions aux terribles faits du vendredi 13 novembre.

Faut pas avoir fait littérature supérieure pour comprendre le roman, c'est à la portée de tous et il n'y a rien de péjoratif dans cette phrase, juste une conclusion, un constat.

Ici, les flics sont des flics, ils ne parlent pas comme dans La princesse de Clèves et se comportent comme des policiers qui n'ont plus de vie de famille, qui sont crevés, mal aimés, mal achalandés car jamais assez de budget et toujours une guerre de retard sur les truands.

Réaliste, donc…

Ça te déchire ta race sans révolutionner le roman policier, mais ça va quand même plus loin que le polar habituel puisqu'il n'est pas question, ici, du colonel Moutarde ayant tué dans la bibliothèque avec le révolver.

Allez, vite la suite que je sache ce qui va arriver ensuite !

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Roman trouvé en boîte à livres en 2019. Malgré une envie de le lire, il s'est retrouvé enterré dans ma pal. Je remercie Laebh de m'avoir aidé à le sortir de celle-ci pour la pioche de Janvier. Ça sera mon 1er de cet auteur, j'espère qu'il me plaira autant qu'aux autres.

Ce que j'apprécie beaucoup avec ce roman est que les chapitres sont courts, vivants et on ne s'ennuie pas. Chaque mot est compté et utile à l'intrigue. J'ai ainsi découvert que Toxique est le 1er tome de cette série. Cela ne m'a malgré tout pas gêné pour la suite de ma lecture. Par moment, l'auteur est aussi trash que Grangé ou Thilliez avec un personnage aussi torturé que Sharko mais pour d'autres raisons. Les sujets abordés par cet auteur sont durs mais en même temps, il est difficile de lâcher ce roman tant on veut connaître la fin. Elle m'a d'ailleurs surprise, même si avec ce type de romans courts, elle est du genre coup de poing. On a toutes les infos en peu de pages et il ne nous manque quasiment rien. du coup, la fin appelle une suite où j'espère qu'on en apprend plus sur l'enquête interne. Difficile d'en dire plus sans spoiler l'histoire d'autant plus que le roman est court et que le résumé en dit suffisamment.

Comme vous l'aurez compris, ce roman a été une excellente découverte et il me tarde de pouvoir me procurer les deux autres tomes de la série, en commençant par Toxique. J'ai bien apprécié le style direct et incisif de cet auteur et je commence à m'habituer aux personnages principaux du type antihéros torturés. Pour les amateurs de thrillers, je vous conseille de découvrir ce roman et son auteur.

Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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Citations et extraits (53) Voir plus Ajouter une citation
Stalingrad était son repaire, il s'y réapprovisionnait et récupérait les quelques dizaines d'euros de ses bénéfices hebdomadaires. C'était trop peu pour se payer un hôtel, mais suffisant pour squatter dans un appartement sous-loué à quelques sans-papiers comme lui. En France, comme dans son pays, l'exploitation de la misère humaine n'avait pas de limites.
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Les enfants avaient cette faculté incroyable de surmonter les épreuves, si douloureuses soient-elles, en conservant intacte leur envie de s'amuser. Tomar se rappela les images d'Alep publiées par tous les médias quelques mois plus tôt. On y apercevait un groupe de gamins profitant d'un moment d'accalmie pour aller se baigner dans un trou d'obus au milieu d'un champ de ruines.
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N'ayant ni famille ni proches, il appartenait à ce que le jargon des services funéraires appelait " les personnes dépourvues de ressources relationnelles". Il partirait dans un camion et serait enterré dans l'indifférence d'une tombe anonyme. Personne n'assisterait à l'inhumation et aucune recherche particulière ne serait entamée. " Nous n'existons pas sans l'autre".
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Puis la campagne s'était transformée en une succession de petites villes grisâtres et ses yeux avaient accroché le mot PARIS sur un panneau. Malgré tous ses malheurs, une larme d'espoir avait coulé sur ses jours. Paris, capitale des Lumières et du pays des droits de l'homme. Quelqu'un, quelque part, allait venir la secourir....
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Eric (le SDF) ne pouvait pas lui en vouloir, depuis le temps qu’il galérait dans cette ville il avait pigé que les gens n’étaient pas foncièrement mauvais, ils avaient juste peur. Peur qu’on leur parle, qu’on les mettent en retard, qu’on leur demande de l’argent, qu’on leur file des maladies, qu’on les agresse, peur de tout un tas de trucs au point de se réfugier sur l’écran de leurs téléphones portables ou dans leurs bouquins pour être le moins en contact possible avec le reste du monde. Y avait qu’à lever la tête pour voir tous ces gens fuir la réalité dans laquelle lui et ses camarades d’infortune se trouvaient empêtrés
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Videos de Niko Tackian (76) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Niko Tackian
Découvrez l'émission intégrale ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/niko-tackian-la-lisiere-53718.html Les études de droit et d'histoire de l'art peuvent mener à l'écriture de roman noir. La preuve ! C'est en tout cas le chemin pris par Niko Tackian pour arriver en librairie au rayon des romans qui font peur…
On l'a aussi connu journaliste, auteur de BD, metteur en scène et scénariste. On lui doit d'ailleurs la série télé « Alex Hugo » écrite en collaboration avec Franck Thilliez.
Mais aujourd'hui, c'est avant tout de l'auteur de thrillers que je veux vous parler, lui qui, en quelques titres, est devenu un incontournable. Il fait d'ailleurs partie du collectif « La ligue de l'imaginaire » aux côtés de Bernard Minier, Olivier Norek, Bernard Werber ou Barbara Abel.
Dans l'univers du thriller, Niko Tackian fait ses armes avec « Quelque part avant l'enfer », un premier titre primé au festival de Cognac. Rapidement les succès vont s'enchainer au rythme d'un livre par an.
Et si vous n'avez pas encore lu « Avalanche hôtel », « Celle qui pleurait sous l'eau » ou « Repère », allez-y ! Vous allez adorer avoir peur ! Dans ses romans, Niko Takian aime décortiquer la psychologie de ses personnages, les mettre face à des situations toutes plus angoissantes les unes que les autres et, à chaque fois, son histoire prend place dans un paysage différent, sorte de huis-clos naturel qui joue un rôle dans le déroulé de l'intrigue.
Avec « La lisière », le nouveau thriller de Niko Tackian, nous voici en Bretagne. Mais pas la Bretagne de bord de mer, riante et touristique. Non, nous sommes ici au coeur de la Bretagne, celle des monts d'Arrée, rugueuse et austère, pétrie de légendes autour des elfes, du chien noir et de l'Ankou, le serviteur de la mort.
Ce soir-là, Vivian est en voiture avec son mari Hadrien, au volant et leur fils Tom à l'arrière. Il fait nuit, le crachin masque la visibilité, le vent s'engouffre dans ses paysages tortueux des monts d'Arrée. Tout à coup, une forme surgit devant la voiture obligeant le conducteur à s'arrêter précipitamment. Hadrien descend du véhicule pour vérifier que tout est en ordre. le petit Tom descend aussi pour soulager un besoin pressant. Une minute passe, puis deux… Vivian sort à son tour de voiture. Personne. Son fils et son mari ont disparu, elle est seule dans cette lande bretonne battue par le vent et la pluie.
Voilà le point de départ de cette histoire à vous empêcher de dormir. Une petite famille bien ordinaire embarquée dans une intrigue sinistre à souhait.
L'écriture est vive, rythmée, addictive. Les situations angoissantes s'enchainent, les chausses trappes abondent et le lecteur de suivre frénétiquement les soubresauts de l'enquête et d'accompagner Vivian dans sa quête de la vérité. Que sont devenus sont fils et son mari ?
Un thriller impeccablement réussi que vous allez dévorer jusqu'à la dernière page avec une conclusion terrifiante que vous n'aurez pas vue venir. Et cerise sur le gâteau, Niko Takian vous offre aussi un chapitre supplémentaire grâce à un QR code en fin de roman qui vient compléter le plaisir de lecture.
Vous qui aimez avoir peur, vous allez vous régaler.
« La lisière » de Niko Takian est publié chez Calmann Lévy.
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