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EAN : 9782253086277
480 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (04/01/2017)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 178 notes)
Résumé :
Vincent Galtier est vétérinaire dans une petite ville de Bourgogne. Depuis la mort accidentelle de son fils, son couple est à la dérive et il passe d’une maîtresse à une autre, sans autre satisfaction que celle de la chair.

Un soir qu’il vient de quitter le lit de sa dernière conquête, alors qu'il traverse une forêt isolée, une voiture occupée par d'étranges silhouettes tente de le tuer en le faisant sortir de la route. Quelques instants plus tard, c’... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (75) Voir plus Ajouter une critique
sabine59
  12 mai 2019
J'avais envie de découvrir cet auteur, dont j'avais entendu parler en bien, et en effet, belle surprise!
Je ne savais pas que le lycaon, chien sauvage africain aux allures de hyène était aussi appelé loup peint... Que vient-il faire ici, me direz-vous? Eh bien, dans le monde parallèle des vétérinaires, univers peu utilisé jusque là en matière de thriller, il fait partie des importations illégales, d'autant plus qu'il est en voie de disparition...
Même s'il n'est pas très beau, chiot, il reste mignon. Enfin presque.Et il aura un rôle important dans cette histoire... Mais chut!
Juste quelques informations pour ceux qui aimeraient entrer dans ce livre, ce en quoi ils auraient raison: un vétérinaire, Vincent Galtier, qui, il faut le dire, a la poisse. En plus, c'est un témoin gênant... Une mante religieuse, Sophie, un brin dérangée mais si attirante... Une forêt dangereuse, des cadavres, des policiers pas si bêtes qu'il n'en ont l'air au sein de leur équipe, et une forme de terrorisme particulière, voilà, j'espère , de quoi vous intriguer.
Ajoutez à cela le sens du rythme et des rebondissements, une écriture efficace mais non dépourvue de style, et des personnages intéressants, vous obtenez un livre prenant et plutôt original. En plus, l'auteur a de l'humour, faisant intervenir dans son récit un certain Paul Colize, autre auteur de romans noirs...Je l'ai lu avec grand plaisir! A votre tour, si cela vous dit...
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SMadJ
  10 mars 2016
"Le Loup Peint » - Jacques Saussey - La chronique qui hurle à la lune !
Jacques, oh Jacques ! Mais dans quel état tu me mets ? On n'a pas idée de créer une beauté aussi vénéneuse et de la lâcher entre les mains de ses lecteurs fragiles. Oui Jacques, c'est fragile un lecteur. Ça a un petit coeur et il n'en faudrait pas beaucoup pour le faire imploser.
Car frère Jacques, tu extirpes et révèles au monde entier le loup qui est en nous, le loup peint. Qui s'exprimera chez le lecteur de la même manière qu'il s'exprime dans ton casting masculin. Et hop, à chaque apparition de Sophie ta mante religieuse, le loup de Tex Avery surgit de nos entrailles et remplace nos façades respectables. Et alors à nous les yeux exorbités et la mâchoire pendante sur la table oubliant toute idée de retenue et hululant à la lune à chaque exhibition de la femme fatale. C'est toi qui es fatal Jacques…
Et ça commence dès la superbe couverture dont la louve aux lèvres peintes te promet mille supplices… du coup, j'ai failli oublier de vous parler du reste du livre, le roman ne se résumant pas à Sophie. "C'est trop dommage", pleureront des cohortes d'hommes au coeur brisé...
Bon revenons-en à nos moutons, ou plutôt à nos loups et déclarons que ce bouquin est piégé et recouvert d'une glue dont on ne se décolle pas les mains. En les arrachant, on risque de garder des morceaux de papier plein les doigts. Ça sent le bon page-turner ! Et effectivement l'intrigue est tendue et haletante, l'auteur connaît son métier.
Jacques nous construit une intrigue touffue, mélangeant les dangers comme on mélange les couleurs d'une gouache, pour donner plus d'épaisseur au trait de son pinceau, ajouter du pigment et créer une oeuvre multi-dimensionnelle qui à couper le souffle.
De plus, l'auteur nous fait perdre pied avec ses phrases de velours et ses mots de soie. Vous l'avez compris, l'écriture est belle, habile, lyrique.
Une des grandes forces de ce livre, ce sont indubitablement ses personnages. Ils sont à triple épaisseur et l'auteur les pèle comme une orange pour nous en faire découvrir une nouvelle couche au fur et à mesure qu'ils se dévoilent dans le livre. Impressionnant. D'ailleurs, on ne peut pas parler de personnage principal tant l'auteur change de point de vue de chapitre en chapitre. Terriblement excitant et cela offre une richesse et une perspective rarement vues dans le thriller. Un véritable jeu de piste pour savoir qui mène la danse ici.
D'ailleurs, vous ai-je parlé de Sophie, la Némésis de tout le casting masculin, la fossoyeuse du mâle dominant… ?
Une fois en main, ce livre sera donc dévoré à grandes dents. Bouchée après bouchée. Dommage que la tentation de céder à quelques facilités scénaristiques ne fasse redescendre la tension d'un cran mais ça ne pollue en rien le moment. Jacques Saussey est pétri de talent et rassasie notre vorace faim de loup !
Ahwouuuuuhhh !!! (si, si, c'est bien le cri du loup...)

Lien : http://cestcontagieux.com/20..
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Ziliz
  20 novembre 2019
Vincent Galtier et sa femme ont perdu leur fils unique neuf mois plus tôt ; le couple est au bord de l'implosion. Après ses journées de travail de vétérinaire, Vincent va se consoler et se détendre chez sa maîtresse.
Cette nuit-là, il aurait mieux fait de rentrer directement chez lui. Il échappe de peu à un accident en traversant une forêt, et lorsqu'il arrive miraculeusement vivant dans son 'home sweet home', le cauchemar éveillé continue.
La mise en place est un peu lente pour qui n'apprécie guère l'action virile, les courses poursuites, les presque-morts qui galopent encore comme des lapins.
Après une centaine de pages, la trame de l'histoire se dessine enfin, avec des thèmes que l'auteur semble affectionner (mais je n'ai lu pour l'instant que 'Enfermé.e') : sujets de société (dont le viol), et séduction comme arme de vengeance.
L'intrigue est ensuite captivante, addictive, et la dernière question en suspens poursuit longtemps le lecteur. Car comment dirait Marc L, « Et si c'était vrai ? » - ou aussi facilement réalisable…
Je vais continuer à découvrir Jacques Saussey, dont j'aime les idées, le style, les personnages blessés et les clins d'oeil touchants aux gens qu'il aime (parsemés dans l'histoire comme Norek et Colize, et/ou cités dans les remerciements).
____
*** (re)lire l'enthousiasme gourmand, débordant & amusant de SMadJ ***
https://www.babelio.com/livres/Saussey-Le-loup-peint/798728/critiques/1009319
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Roggy
  01 juillet 2018
Jacques Saussey nous sert un scénario angoissant qui attise les braises de l'imagination.
Il y a un petit quelque chose de Robin Cook dans le suspense et le spectre de la menace bactériologique, le trafic de chiens et l'ambiance dans le milieu hospitalier.
Un bon moment de lecture amoindri par un seul bémol : des coïncidences un peu trop grosses qui finissent par décrédibiliser l'intrigue.
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gruz
  18 janvier 2016
Jacques Saussey est un vrai conteur populaire. Il le prouve une fois de plus tout au long de ce roman à la couverture aguicheuse (mais bien en relation avec l'intrigue).
Sous ce titre intrigant, le loup peint, il y développe un récit divertissant qui propose son lot de surprises. Dès le départ, l'histoire tient en haleine, dans la veine de ses précédents thrillers, avec comme caractéristique de nous embringuer au travers de plusieurs pistes. Et puis, un roman qui se déroule dans le milieu vétérinaire et avec une femme dangereuse, c'est plutôt original.
Autant le dire de suite, ce qui a été un avantage pour certains lecteurs, a été un point faible me concernant. Sans entrer dans un détail qui ne ferait que déflorer les intrigues entremêlées, je dois dire que la partie en lien direct avec le titre n'aura pas rassasié ma soif de curiosité. Un sujet qui est en fait à peine effleuré, alors que le potentiel était immense. Un goût d'inachevé qui n'aura heureusement pas complètement gâché mon plaisir de lecture.
Car du plaisir, il y en a, oh oui. Pour les protagonistes, au sens propre comme au figuré, vu qu'ils semblent tous avoir le centre de la pensée placé en dessous de la ceinture (c'est ludique, sexuellement explicite, mais assez caricatural). Pour le lecteur également, à travers cette histoire assez étonnante voire parfois étrange.
L'écriture de Saussey est à la fois fluide et alerte, sans fioritures mais pleine de bons mots. C'est d'ailleurs lors des passages où l'auteur se lâche que j'ai pris le plus de plaisir. A l'image de la seconde partie qui met en avant une équipe de bras cassés de la police, et qui est l'occasion pour lui de s'amuser lors de dialogues franchement savoureux. Auteurs, lâchez vous plus souvent, on en redemande !
Si l'intrigue m'a semblé toussoter quelquefois et n'a pas répondu à mes aspirations, les inspirations de Jacques Saussey à coups d'expirations langagières me resteront en mémoire.
Je répète ce que je disais en introduction, l'auteur est un vrai conteur populaire. Ne cherchez aucun sous-entendu dans mes propos, pour moi c'est une vraie qualité qui présage encore de chouettes moments à venir.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   15 novembre 2019
Elle n'avait même pas vu leurs visages, dissimulés par des cagoules de motards. Et ces salopards avaient tous mis un préservatif. Aucune trace ADN, aucune preuve. Rien que la douleur et la sensation d'avoir été brisée, ravagée, humiliée jusqu'à la mort, jusqu'à ce que ses trois agresseurs aient fini leur sale besogne. Rien que le désespoir d'avoir été un jouet entre des mains sadiques, une enveloppe de viande tiède jetée dans le caniveau dès qu'elle avait cessé de servir. (…)
Elle n'avait jamais rien dit, n'avait jamais porté plainte. Si elle en avait parlé à ses parents, si elle était allée voir les flics, elle aurait été le point de mire de tout le lycée, la risée de tous. On l'aurait montrée du doigt, on aurait ricané sur son passage, on lui aurait peut-être même fait des avances innommables. Parce que les hommes sont comme ça. Parce qu'ils ne respectent rien. Parce que la douleur n'existe pas tant qu'ils ne l'ont pas ressentie dans leur propre chair.
Elle avait alors soigné ses blessures, seule comme une bête sauvage, en se dissimulant sous des dehors d'insouciance et de bonne humeur. La honte et la haine s'étaient insinuées jusqu'au plus profond d'elle-même en même temps que l'écho des cris désarticulés de ses agresseurs. Elles n'en étaient jamais ressorties, cristallisées dans une angoisse qui la laissait parfois pantelante de dégoût et d'impuissance.
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Lilou08Lilou08   03 février 2016
– Bon, tu accouches, oui ? Pourquoi tu penses qu’il est innocent ?
Benoît Martin, le simplet de la brigade, mit alors un sucre dans son café et commença à le touiller en rassemblant son courage à deux mains.
– À cause de son chat.
Milan crut avoir mal entendu.
– Son chat ?
Martin hocha la tête.
– Ouais. Il est venu se frotter contre lui, l’autre soir, juste avant qu’on l’embarque.
Richard Milan prit une profonde respiration. De l’air. Il lui fallait de l’air avant que…
– Une femme seule… un chat seul… je te parie ce que tu veux que le matou dormait avec sa maîtresse, cette nuit-là.
L’air resta bloqué dans les poumons de Richard Milan. Il posa des yeux incrédules sur Martin qui plissait les paupières en buvant une gorgée du café brûlant tout en soufflant sur sa tasse.
– Alors… pfuuuu… s’il avait été là quand le vétérinaire a découpé sa femme en morceaux, s’il avait assisté aux coups, au massacre… pfuuuu… tu crois vraiment qu’il serait ensuite allé se frotter contre ses jambes ?
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ZilizZiliz   17 novembre 2019
[ enquête de voisinage ]
- Vous savez s'il recevait des visiteurs, des visiteuses ? On cherche à joindre sa famille mais on n'a pas beaucoup de renseignements… Il semble que ses parents sont morts tous les deux, d'après ce qu'on a pu retrouver chez lui.
La voisine de palier (…) éclata en sanglots.
- Et en plus il était orphelin ! Je ne savais pas. Il ne me l'avait jamais dit. Oh, le pauvre garçon…
Richard Milan leva les yeux au ciel. Oui, même les assassins ont un père et une mère. Et parfois, pour s'amuser, ils se font la main sur eux avec un couteau, un flingue ou de la mort-aux-rats avant d'aller jouer dans le grand bain du crime.
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ZilizZiliz   16 novembre 2019
Ils éclatèrent de rire tous les deux, s'attirant l'air mauvais de la maîtresse des lieux qui était en train de ranger des verres sur les étagères. Le torchon claqua et elle tourna ostensiblement le dos à ces deux maudits tourtereaux qui sentaient le sexe à plein nez, mais elle pouvait toujours voir leur reflet dans la paroi polie du percolateur.
Elle détestait ces types à l'air suffisant et ces petites traînées qui ne pensaient qu'à écarter les jambes pour arriver à leurs fins. Pourquoi ces couples visiblement illégitimes élisaient-ils tous leur base d'attaque chez elle, hein ? Est-ce que son salon de thé avait l'air d'un lupanar ?
(…) [Lui] il ne portait pas d'alliance, mais il avait ce regard de fauve qu'ont les hommes mariés qui partent en chasse en zone interdite. Elle le connaissait bien, ce regard. Elle l'avait déchiffré durant suffisamment d'années dans les yeux fuyants de son mari jusqu'à ce qu'il passe l'arme à gauche, trois ans plus tôt, d'un cancer des couilles. Puni par là où il avait péché. Bien fait pour sa gueule, tiens. Il pouvait toujours essayer de baiser les anges, maintenant.
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ange77ange77   24 juin 2016
Il s’arrêta à l’angle de l’avenue du maréchal Norek. À sa droite, après un petit immeuble bourgeois de quatre étages, le boulevard Chattam s’enfonçait dans un quartier de maisons cossues en direction opposée à l’hôpital. De l’autre côté du carrefour, l’avenue Minier, plus étroite, offrait une densité d’habitations et de commerces plus propice aux interrogatoires de porte à porte.
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Vidéo de Jacques Saussey
Du poison dans la tête - Jacques Saussey - Coup de ♥♥♥♥♥ du traqueur
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