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EAN : 9782253086277
480 pages
Le Livre de Poche (04/01/2017)
3.91/5   241 notes
Résumé :
Vincent Galtier est vétérinaire dans une petite ville de l’Yonne, près d’Auxerre. Depuis la mort de son fils, son couple est exsangue. Seule, Marion, sa maîtresse, parvient avec peine à lui faire vivre quelques rares moments d’oubli au creux de son lit. Une nuit, alors qu’il vient de la quitter et traverse une forêt isolée pour rentrer chez lui, les passagers d’une voiture inconnue lui tirent dessus et tentent de le précipiter dans un ravin. Lorsque Vincent parvient... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (96) Voir plus Ajouter une critique
3,91

sur 241 notes

sabine59
  12 mai 2019
J'avais envie de découvrir cet auteur, dont j'avais entendu parler en bien, et en effet, belle surprise!
Je ne savais pas que le lycaon, chien sauvage africain aux allures de hyène était aussi appelé loup peint... Que vient-il faire ici, me direz-vous? Eh bien, dans le monde parallèle des vétérinaires, univers peu utilisé jusque là en matière de thriller, il fait partie des importations illégales, d'autant plus qu'il est en voie de disparition...
Même s'il n'est pas très beau, chiot, il reste mignon. Enfin presque.Et il aura un rôle important dans cette histoire... Mais chut!
Juste quelques informations pour ceux qui aimeraient entrer dans ce livre, ce en quoi ils auraient raison: un vétérinaire, Vincent Galtier, qui, il faut le dire, a la poisse. En plus, c'est un témoin gênant... Une mante religieuse, Sophie, un brin dérangée mais si attirante... Une forêt dangereuse, des cadavres, des policiers pas si bêtes qu'il n'en ont l'air au sein de leur équipe, et une forme de terrorisme particulière, voilà, j'espère , de quoi vous intriguer.
Ajoutez à cela le sens du rythme et des rebondissements, une écriture efficace mais non dépourvue de style, et des personnages intéressants, vous obtenez un livre prenant et plutôt original. En plus, l'auteur a de l'humour, faisant intervenir dans son récit un certain Paul Colize, autre auteur de romans noirs...Je l'ai lu avec grand plaisir! A votre tour, si cela vous dit...
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SMadJ
  10 mars 2016
"Le Loup Peint » - Jacques Saussey - La chronique qui hurle à la lune !
Jacques, oh Jacques ! Mais dans quel état tu me mets ? On n'a pas idée de créer une beauté aussi vénéneuse et de la lâcher entre les mains de ses lecteurs fragiles. Oui Jacques, c'est fragile un lecteur. Ça a un petit coeur et il n'en faudrait pas beaucoup pour le faire imploser.
Car frère Jacques, tu extirpes et révèles au monde entier le loup qui est en nous, le loup peint. Qui s'exprimera chez le lecteur de la même manière qu'il s'exprime dans ton casting masculin. Et hop, à chaque apparition de Sophie ta mante religieuse, le loup de Tex Avery surgit de nos entrailles et remplace nos façades respectables. Et alors à nous les yeux exorbités et la mâchoire pendante sur la table oubliant toute idée de retenue et hululant à la lune à chaque exhibition de la femme fatale. C'est toi qui es fatal Jacques…
Et ça commence dès la superbe couverture dont la louve aux lèvres peintes te promet mille supplices… du coup, j'ai failli oublier de vous parler du reste du livre, le roman ne se résumant pas à Sophie. "C'est trop dommage", pleureront des cohortes d'hommes au coeur brisé...
Bon revenons-en à nos moutons, ou plutôt à nos loups et déclarons que ce bouquin est piégé et recouvert d'une glue dont on ne se décolle pas les mains. En les arrachant, on risque de garder des morceaux de papier plein les doigts. Ça sent le bon page-turner ! Et effectivement l'intrigue est tendue et haletante, l'auteur connaît son métier.
Jacques nous construit une intrigue touffue, mélangeant les dangers comme on mélange les couleurs d'une gouache, pour donner plus d'épaisseur au trait de son pinceau, ajouter du pigment et créer une oeuvre multi-dimensionnelle qui à couper le souffle.
De plus, l'auteur nous fait perdre pied avec ses phrases de velours et ses mots de soie. Vous l'avez compris, l'écriture est belle, habile, lyrique.
Une des grandes forces de ce livre, ce sont indubitablement ses personnages. Ils sont à triple épaisseur et l'auteur les pèle comme une orange pour nous en faire découvrir une nouvelle couche au fur et à mesure qu'ils se dévoilent dans le livre. Impressionnant. D'ailleurs, on ne peut pas parler de personnage principal tant l'auteur change de point de vue de chapitre en chapitre. Terriblement excitant et cela offre une richesse et une perspective rarement vues dans le thriller. Un véritable jeu de piste pour savoir qui mène la danse ici.
D'ailleurs, vous ai-je parlé de Sophie, la Némésis de tout le casting masculin, la fossoyeuse du mâle dominant… ?
Une fois en main, ce livre sera donc dévoré à grandes dents. Bouchée après bouchée. Dommage que la tentation de céder à quelques facilités scénaristiques ne fasse redescendre la tension d'un cran mais ça ne pollue en rien le moment. Jacques Saussey est pétri de talent et rassasie notre vorace faim de loup !
Ahwouuuuuhhh !!! (si, si, c'est bien le cri du loup...)

Lien : http://cestcontagieux.com/20..
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Crossroads
  01 avril 2022
Dans la série Jacques Saussey, ssey, ssey, ssey tout bon, je demande le Loup Peint.
Vincent Galtier est véto.
Bon, jusque là, pas de quoi crier au thriller du siècle.
Couple à la dérive suite au décès accidentel de leur gamin, le Vincent se console dans les bras de Marion.
De dérive, Vince allait passer la surmultipliée en plongeant corps et âme dans l'horreur la plus absolue en l'espace d'une seule nuit.
Son nouveau statut peu enviable, celui de cible à abattre radicalement.
Le nouveau statut de ses proches, dommages collatéraux à l'insu de leur plein gré.
Saussey, en plus de savoir tenir en haleine, aime à mélanger les genres histoire de démultiplier et les pistes, et le plaisir.
De plus, il le fait admirablement bien, alors.
C'est pourquoi chasse à l'homme parsemée de moult cadavres horrifiquement massacrés et virus aussi contagieux que mortel font ici bon ménage.
L'on suit, le palpitant au bord de l'implosion, les mésaventures léthales d'un pékin moyen pourchassé par une veuve noire qui fait rien que vouloir lui faire la misère définitivement.
Petit bémol sur cette araignée séductrice présentée encore et encore comme l'alpha et l'oméga de tout homme cogitant avec sa teub, une fois aurait amplement suffi.
Nonobstant ce très léger agacement, le Loup Peint dépeint, forcément, admirablement la chute d'un homme qui, dévalant un gigantesque building, se dirait en passant devant chaque étage « jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici... ».
La dégringolade est vertigineuse.
Les twists nombreux et idéalement amenés.
Le final crédible sans être sorti d'un énième tour de passe-passe issu d'un presdi, presqui, magicien de seconde zone.
Non, vraiment, Saussey est et reste ici une valeur sûre.
Haut les mains, le loup peint!
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sandrine57
  17 mai 2022
Depuis le décès accidentel de son fils, Vincent Galtier survit tant bien que mal et son couple bat de l'aile. Ses seuls moments de paix, il les trouve dans les bras de Marion, sa maîtresse. C'est d'ailleurs chez elle qu'il va chercher un peu de tendresse après une mauvaise soirée passée au centre équestre où la mise bas d'une jument s'est terminée par la mort de son poulain. Mais le vétérinaire n'est pas au bout de ses peines. Lorsqu'il rentre chez lui au milieu de la nuit, il assiste à un meurtre. Repéré par les tueurs, il est lui aussi pris pour cible et s'en tire de justesse en précipitant leur voiture dans un ravin. le chauffeur et son passager ne survivent pas à l'accident et, si Vincent pensait en avoir fini avec les ennuis, il se trompe. Ils ne font que commencer ! Il y avait une troisième personne dans le véhicule. Une jeune femme qui s'en est sortie indemne et n'a plus qu'une idée en tête : se venger !
Le début est vraiment prometteur. Certes l'action se passe à Auxerre, on repassera pour le glamour, mais, la nuit, la forêt, des coups de feu, des tueurs aux trousses, cela augure un polar palpitant. La suite confirme la première impression : le pauvre véto en voit de toutes les couleurs. Il marche dans la nuit, atteint enfin sa maison mais c'est pour y découvrir sa femme sauvagement assassinée. Bien sûr il est le principal suspect.
La suite aurait pu être la cavale du vétérinaire pour échapper à la fois à la police et à la folle qui veut sa peau mais l'auteur en a décidé autrement. Et qu'a-t-il décidé en fait ? Rien ! Si ce n'est d'écrire un livre fourre-tout qui ne trouve pas son genre, un polar où tout part en vrille. Entre une femme fatale d'une très très grande beauté, sexy en diable, qui fait tourner la tête de tous les hommes d'un simple regard et une bande de militaires qui traquent un animal venu d'Afrique, on trouve aussi un trafic de chiens, des bioterroristes et des flics dignes de Police Academy, (oui, oui, le monument du 7è art).
Bref, ce qui avait bien commencé finit très mal et on se perd un peu dans toutes les directions qu'a voulu prendre l'auteur.
Beaucoup de clichés sur les femmes, forcément vénales, les policiers bas de plafond, les hommes qui réfléchissent tous avec un organe situé bien plus bas que leur cerveau, une grosse hésitation entre polar noir et pastiche burlesque…il y a de quoi rendre perplexe le plus motivé des lecteurs.
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Ziliz
  20 novembre 2019
Vincent Galtier et sa femme ont perdu leur fils unique neuf mois plus tôt ; le couple est au bord de l'implosion. Après ses journées de travail de vétérinaire, Vincent va se consoler et se détendre chez sa maîtresse.
Cette nuit-là, il aurait mieux fait de rentrer directement chez lui. Il échappe de peu à un accident en traversant une forêt, et lorsqu'il arrive miraculeusement vivant dans son 'home sweet home', le cauchemar éveillé continue.
La mise en place est un peu lente pour qui n'apprécie guère l'action virile, les courses poursuites, les presque-morts qui galopent encore comme des lapins.
Après une centaine de pages, la trame de l'histoire se dessine enfin, avec des thèmes que l'auteur semble affectionner (mais je n'ai lu pour l'instant que 'Enfermé.e') : sujets de société (dont le viol), et séduction comme arme de vengeance.
L'intrigue est ensuite captivante, addictive, et la dernière question en suspens poursuit longtemps le lecteur. Car comment dirait Marc L, « Et si c'était vrai ? » - ou aussi facilement réalisable…
Je vais continuer à découvrir Jacques Saussey, dont j'aime les idées, le style, les personnages blessés et les clins d'oeil touchants aux gens qu'il aime (parsemés dans l'histoire comme Norek et Colize, et/ou cités dans les remerciements).
____
*** (re)lire l'enthousiasme gourmand, débordant & amusant de SMadJ ***
https://www.babelio.com/livres/Saussey-Le-loup-peint/798728/critiques/1009319
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Citations et extraits (55) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   15 novembre 2019
Elle n'avait même pas vu leurs visages, dissimulés par des cagoules de motards. Et ces salopards avaient tous mis un préservatif. Aucune trace ADN, aucune preuve. Rien que la douleur et la sensation d'avoir été brisée, ravagée, humiliée jusqu'à la mort, jusqu'à ce que ses trois agresseurs aient fini leur sale besogne. Rien que le désespoir d'avoir été un jouet entre des mains sadiques, une enveloppe de viande tiède jetée dans le caniveau dès qu'elle avait cessé de servir. (…)
Elle n'avait jamais rien dit, n'avait jamais porté plainte. Si elle en avait parlé à ses parents, si elle était allée voir les flics, elle aurait été le point de mire de tout le lycée, la risée de tous. On l'aurait montrée du doigt, on aurait ricané sur son passage, on lui aurait peut-être même fait des avances innommables. Parce que les hommes sont comme ça. Parce qu'ils ne respectent rien. Parce que la douleur n'existe pas tant qu'ils ne l'ont pas ressentie dans leur propre chair.
Elle avait alors soigné ses blessures, seule comme une bête sauvage, en se dissimulant sous des dehors d'insouciance et de bonne humeur. La honte et la haine s'étaient insinuées jusqu'au plus profond d'elle-même en même temps que l'écho des cris désarticulés de ses agresseurs. Elles n'en étaient jamais ressorties, cristallisées dans une angoisse qui la laissait parfois pantelante de dégoût et d'impuissance.
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Lilou08Lilou08   03 février 2016
– Bon, tu accouches, oui ? Pourquoi tu penses qu’il est innocent ?
Benoît Martin, le simplet de la brigade, mit alors un sucre dans son café et commença à le touiller en rassemblant son courage à deux mains.
– À cause de son chat.
Milan crut avoir mal entendu.
– Son chat ?
Martin hocha la tête.
– Ouais. Il est venu se frotter contre lui, l’autre soir, juste avant qu’on l’embarque.
Richard Milan prit une profonde respiration. De l’air. Il lui fallait de l’air avant que…
– Une femme seule… un chat seul… je te parie ce que tu veux que le matou dormait avec sa maîtresse, cette nuit-là.
L’air resta bloqué dans les poumons de Richard Milan. Il posa des yeux incrédules sur Martin qui plissait les paupières en buvant une gorgée du café brûlant tout en soufflant sur sa tasse.
– Alors… pfuuuu… s’il avait été là quand le vétérinaire a découpé sa femme en morceaux, s’il avait assisté aux coups, au massacre… pfuuuu… tu crois vraiment qu’il serait ensuite allé se frotter contre ses jambes ?
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ZilizZiliz   17 novembre 2019
[ enquête de voisinage ]
- Vous savez s'il recevait des visiteurs, des visiteuses ? On cherche à joindre sa famille mais on n'a pas beaucoup de renseignements… Il semble que ses parents sont morts tous les deux, d'après ce qu'on a pu retrouver chez lui.
La voisine de palier (…) éclata en sanglots.
- Et en plus il était orphelin ! Je ne savais pas. Il ne me l'avait jamais dit. Oh, le pauvre garçon…
Richard Milan leva les yeux au ciel. Oui, même les assassins ont un père et une mère. Et parfois, pour s'amuser, ils se font la main sur eux avec un couteau, un flingue ou de la mort-aux-rats avant d'aller jouer dans le grand bain du crime.
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ZilizZiliz   16 novembre 2019
Ils éclatèrent de rire tous les deux, s'attirant l'air mauvais de la maîtresse des lieux qui était en train de ranger des verres sur les étagères. Le torchon claqua et elle tourna ostensiblement le dos à ces deux maudits tourtereaux qui sentaient le sexe à plein nez, mais elle pouvait toujours voir leur reflet dans la paroi polie du percolateur.
Elle détestait ces types à l'air suffisant et ces petites traînées qui ne pensaient qu'à écarter les jambes pour arriver à leurs fins. Pourquoi ces couples visiblement illégitimes élisaient-ils tous leur base d'attaque chez elle, hein ? Est-ce que son salon de thé avait l'air d'un lupanar ?
(…) [Lui] il ne portait pas d'alliance, mais il avait ce regard de fauve qu'ont les hommes mariés qui partent en chasse en zone interdite. Elle le connaissait bien, ce regard. Elle l'avait déchiffré durant suffisamment d'années dans les yeux fuyants de son mari jusqu'à ce qu'il passe l'arme à gauche, trois ans plus tôt, d'un cancer des couilles. Puni par là où il avait péché. Bien fait pour sa gueule, tiens. Il pouvait toujours essayer de baiser les anges, maintenant.
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ange77ange77   24 juin 2016
Il s’arrêta à l’angle de l’avenue du maréchal Norek. À sa droite, après un petit immeuble bourgeois de quatre étages, le boulevard Chattam s’enfonçait dans un quartier de maisons cossues en direction opposée à l’hôpital. De l’autre côté du carrefour, l’avenue Minier, plus étroite, offrait une densité d’habitations et de commerces plus propice aux interrogatoires de porte à porte.
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