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Albertine Sarrazin (Antécédent bibliographique)
ISBN : 2848656425
Éditeur : Sarbacane (28/09/2013)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Anne, 19 ans, se brise un os de la cheville joliment nommé astragale, en sautant le mur de la prison où elle est incarcérée pour braquage. Sauvée par Julien, petit voyou en marge comme elle, Anne se planque, souffre, se rebelle, court toujours, qu'importe, elle aime éperdument Julien. Ils sont en cavale, ils sont beaux, ils sont libres, totalement, jeunes, absolument - sauvages, furieusement...
La société corsetée de l'après-guerre leur en fera payer le prix... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
ninosairosse
30 mars 2017
l'As-trA-gAlE
Pute et flic, alcool et came
Enfermée ou en cavale
M'a laissé "me da igual"
"La liberté" , vue par certains !
moi je dirais pauvre destin...
telle vécue Albertine Sarrazin
Très gros volume bande-dessinée , 215 pages reliées
En noir et blanc pas colorié, z'ont eu qu'le temps de dessiner, c'est peut être pour ça qu'j'ai pas aimé.
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Marti94
04 mars 2017
Je suis vraiment très impressionnée par ce roman graphique. Je n'ai pas lu le roman autobiographique d'Albertine Sarrazin mais l'adaptation de "L'Astragale" par Anne-Caroline Pandolfo et Terkel Risbjerg me semble particulièrement bien réussie parce qu'elle ouvre à l'univers particulier de l'auteure.
On ressent la douleur physique d'Anne qui est au coeur de cette histoire grâce à l'excellence des dessins très expressifs.
Le livre raconte l'errance de cette jeune fille échappée de prison, qui s'est brisé l'astragale (un os du pied) pendant sa fuite, et qu'un mauvais garçon recueille pour la soigner.
Elle va subir avec la dignité du grand malade, survivre à petit feu, cramponné à l'espoir de jours meilleurs, même lointains. de cache en cache, Anne va attendre son sauveur à la vie douteuse car son avenir elle le voit avec celui qu'elle aime.
Les portraits de ces personnages marginaux (principaux ou secondaires) sont vraiment réussis et on s'attache à ces gens qui cherchent juste un peu de bonheur et d'amour.
Cela m'a donné envie de découvrir l'oeuvre d'Albertine Sarrazin, témoignage du milieu carcéral et description de son parcours de rejetée, dans la France d'avant 68.
Lu en février 2017
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Lprieur
17 décembre 2016
Je ne puis juger de la réussite de l'adaptation BD de L'Astragale, qui est originellement un roman à forte part autobiographique écrit par Albertine Sarrazin.
Cependant, je dois dire que je l'ai ajouté à ma tour de Pise... car, si la BD en respecte le ton et les couleurs, l'original ne pourra que me plaire. J'ai trouvé cette version pleine de poésie.
Nous suivons une jeune femme appelée Anne, 19 ans, qui s'échappe de prison. sans cesse, nous sommes ramenés à son visage, comme si elle était une bête traquée, coincée ou paralysée par les phares d'une voiture. Et, étrangement, nous sommes à notre tour la bête traquée, paralysée par ses yeux... Et les yeux d'Anne sont très expressifs en dépit de leur simplicité.
En fait, de manière générale, le dessin est "simple", même si le mot ne me convient pas parce que péjoratif (je ne voudrais pas insulter le travail de l'artiste !). Il fonctionne beaucoup par allusions, esquissant certains traits tandis que d'autres sont noyés dans la couleur noire. L'omniprésence du noir, les contrastes entre le noir et le blanc donnent une certaine unité à l'oeuvre tout en jonglant entre légèreté et suffocation, ce qui, je trouve, correspond bien au personnage et à son histoire.
+ Lire la suite
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profdoc72
28 février 2017
Je n'avais jamais lu le récit d'Albertine Sarrazin, et j'ai emprunté cette bande dessinée plus pour le boulot que pour le plaisir de lire une adaptation littéraire. Et quelle choc ! le texte est superbe, d'un réalisme et d'une poésie terriblement modernes et bouleversants, le travail de la dessinatrice (en particulier sur les contrastes clair/sombre) illumine ce texte d'une très grande force.
Je conseille vivement ce récit, niveau lycée uniquement.
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parisienne12
09 mai 2017
Lecture empreinte de regret pour cette histoire d'après Albertine Sarrazin, une vie coupée net, dont le début fut tragique. Terkel Risbjerg par son dessin fougueux et rapide, rend compte de la vie pleine de soubresauts d'Albertine, toute cette énergie de vivre.
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Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
ninosairosseninosairosse29 mars 2017
A mesure que je respire, le silence atténue l'explosion d'étoiles dont les retombées crépitent encore dans ma tête.
Ma cheville est scellée, pied et jambe à angle droit.
Je la coltine comme un poids, à la verticale, elle bascule dans la pierraille et la griffe des buissons.
La nuit est opaque.

p 17
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LprieurLprieur17 décembre 2016
Je me doutais bien de ce que j'allais entendre, mais je ne savais pas
que la réalité des mots était si douloureuse, surprenante,
comme un coup de flingue, assommante, imprévisible :
tant que les femmes, ou la femme rôdaient autour de Julien
comme des ombres sans nom et sans consistance,
le rire de ma foi et de ma jeunesse en avait eu raison,
elles passaient à travers moi sans me faire trop mal :
baise-les, Julien, t'as raison, baise-les toutes.

Mais je n'ai pas l'armature d'un confesseur,
je n'ai pas à comprendre ni à pardonner, je n'ai qu'à essayer
de canaliser cette haine, cette férocité qui sont nées, qui bouillonnent
et débordent à présent par mes yeux,
me donnant envie de hurler, de tordre, de torturer.

(p.200)
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TakalirsaTakalirsa03 mars 2017
Je crois qu'à l'hôpital, on aime assez exhiber ce qu'on a de plus laid : c'est à qui aura la plus effroyable couture, avec le plus grand nombre de points de suture, le plâtre le plus volumineux, l'extension la plus pesante.
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LprieurLprieur17 décembre 2016
Pourtant : je sais bien que j'aurais été capable, moi...

que j'aurais été obligée même d'en faire autant, si j'avais perçu dans mes phares, une nuit de printemps glacé...

... un homme ayant besoin de moi pour finir de se libérer.

(p.92)
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LprieurLprieur17 décembre 2016
Merci Julien d'avoir su me faire si mal.
Je suis comme ces femmes
dont je méprisais
le pouvoir mendiant,
les attachements
et les servilités forcenées.

Maintenant, c'est moi
qui renifle tes liquettes.

(p.205)
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