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EAN : 9782226399038
Éditeur : Albin Michel (23/08/2017)
3.29/5   14 notes
Résumé :
Ils se rencontrent à la frontière autrichienne. Zâl va en équilibre sur un fil tendu, tête dans les étoiles et bras en balancier, Andras l'observe, pris au piège des souvenirs de sa vie d'avant dans une Hongrie quittée vingt ans plus tôt. L'un apprivoise l'espace avec sa tribu d'oiseaux, l'autre s'alourdit de trop de mémoire. Ensemble, ils partent pour Budapest où se retrouve la jeunesse d'Europe pour le grand festival d'été sur les iles du Danube, alors que dans l'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Cacha
  07 juillet 2019
Un vieil hongrois réfugié en Autriche dévoile peu à peu son histoire, qui se confond avec celle de la seconde moitié du XXème siècle. Il retrouve un jeune acrobate qui aurait pu être son fils. C'est accompagnés de l'amoureuse de celui-ci, en fuite pour échapper au pire, et aidés par divers autres personnages, tous intéressants et importants dans ce récit, qu'ils vont suivre en camion un parcours initiatique, alors même que d'autres migrants frappent à la porte de la vieille Europe.
Autre temps, autres mœurs, mais les réactions sont toujours les mêmes : positives (accueil) ou négatives (xénophobie, repli sur soi).
J'ai beaucoup apprécié ce roman qui évoque avec une grande poésie les thèmes de la transmission, de la mémoire, du remords et dans lequel la musique et les oiseaux tiennent une place primordiale.
En bref, c'est un livre profond sous une apparente légèreté.
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ManouB
  26 novembre 2017
Zâl a fui la Suisse pour devenir "slacker" (funambule donc). Il a vécu toute son enfance au Manoir, un orphelinat de luxe et n'a qu'un très vague souvenir de sa mère.
Le voilà sur son fil, tendu, au bord du lac de Constance, en train de danser avec ses oiseaux apprivoisés, qui lui obéissent au moindre sifflement, entrent et sortent de leur cage, tandis que lui, évolue sous les étoiles et que les spots éclairent sa silhouette filiforme en contre-jour.
En bas, quelques spectateurs applaudissent... Parmi eux la petite Téa qui a fui un beau-père violent et est tombée amoureuse de Zâl, mais lui ne le sait pas encore, et Andras, fils d'un facteur d'orgue, qui porte un lourd passé, car il est hanté par sa Hongrie natale.
Que font-ils là ?
Est-ce seulement le hasard qui a mis Andras, sur la route de Zâl ?
Quoi qu'il en soit, ils vont se retrouver tous les trois réunis dans le camion aux oiseaux et en route pour Budapest. En chemin, ils feront halte à Salzbourg pour un nouveau spectacle...
Ils ont en commun d'avoir un immense désir d'y voir clair dans leur vie, d'affronter les fantômes du passé et de savoir quel avenir les attend.
A Budapest, tandis que toute la jeunesse européenne se regroupe pour le Grand Festival d'été sur les îles du Danube, la route de Zâl croise celle des migrants venus jusque-là pour fuir une mort certaine.
Tandis que ces derniers tentent de survivre, tout en échappant aux camps, Andras se souvient des années noires de sa jeunesse dans une Hongrie dévastée par les extrémismes...

C'est un roman initiatique très fort comme seul Pavloff peut en écrire. Tout est dans le non-dit...et dans la poésie du texte.
La confrontation des différents points de vue des deux générations est riche en enseignement. Tous sont en quête de quelque chose qui changerait leur vie.
Les jeunes ne désirent que vivre pleinement et oublier leur passé. Zâl sera rattrapé par le sien et finalement en sortira grandi.
Andras à l'inverse, plie sous le poids de ses souvenirs qui l'étouffent, l'empêchent d'être heureux et de profiter de l'instant présent. Il perdra un peu plus chaque jour de ses certitudes et sera prêt à s'ouvrir au bonheur à nouveau.
Quant aux migrants, on le sait déjà, mais Pavloff nous le démontre à sa façon, ils sont prêts à tout pour survivre et atteindre enfin l'eldorado_un pays d'accueil, mais c'est la solitude et la pauvreté extrême qui les attend...
Du grand Pavloff, juste et profond qui doit nous faire réfléchir, comme l'avait fait "Matin brun" lors de sa sortie et en prime avec des personnages attachants et très humains.
Lien : http://www.bulledemanou.com/..
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zazy
  10 octobre 2017
Matins bruns m'avait interpellée. Comment, en si peu de pages, un auteur arrive, avec un conte philosophique à faire comprendre le racisme, le génocide. Comment on glisse petit à petit vers le pire.
J'ai eu envie de retrouver son écriture avec La nuit des enfants qui dansent.
Zâl, un performeur, prépare et vérifie le fil, la sangle qui lui permettront de s'élancer dans le vide, marcher sur le slack, alors qu'un homme arrivé en taxi, s'installe pour le regarder.
Ils ne se connaissent pas.
Zâl, un garçon tout fin, blond, entouré d'oiseaux qui regarde droit devant lui, comme lorsqu'il avance sur son fil, ras écartés Il refuse de se pencher sur son passé, trop douloureux, trop de manque.
Andras, le specateur, est hongrois d'origine, vit en Autriche traîne son passé comme une valise encombrante et ne regarde plus vers l'avenir. Facteurs d'orgues de père en fils, ils furent empêchés d'exercer leurs métiers par les différents gouvernements, nazis ou communistes.
« Imre Kerté a dit que la différence entre le fascisme et le communisme, c'était que chez les communistes tout le monde portait une étoile, tous suspects »
Au fur et à mesure de l'avancement du livre, je saisis ce qui lie ces deux personnages que tout semble séparer.Jacob, médecin et ami d'Andras le dit page 70 : « Dis-moi, ce garçon c'est bien le fils de Tina dont tu t'es occupé à distance ? »
Un voyage commun dans le van de Zâl, avec Téa et Andras sera le bout du chemin, là où ils se parleront, se comprendront et plus. Ils vont s'apprivoiser eux, que tout semble séparer. le mur se déconstruit pierre par pierre pour mieux reconstruire leur futur et aller plus avant dans la vie. Cette phrase est un très beau résumé de leur apprivoisement mutuel.
« Rien ne les oblige à cohabiter dans cet appartement de Salzbourg et pourtant aucun ne voudrait rompre l'étrange équilibre en dents de scie qui les rapproche et les lie. »
Il est beaucoup question d'exil. Andras est parti de son pays le Hongrie pour des raisons politiques. Zâl a fui ce même pays encore dans le ventre de sa mère. Téa a fui la violence de son beau-père. En Hongrie, des migrants venus de pays en guerre, espèrent pouvoir passer en Allemagne et se trouvent pris au piège des dérives identitaires du gouvernement hongrois.
Quête identitaire, quête spirituelle, quête de sécurité et sécuritaire, quête initiatique, ce livre nous met en garde contre la peur et le rejet de l'autre. La dérive sécuritaire du gouvernement hongrois pourrait, comme dans « Matins bruns » déboucher sur un grand danger. Il est également source d'espoir car des personnes comme Sara, bénévole auprès des migrants pour leur apporter un peu de chaleur humaine et de ravitaillement. Des liens se créent malgré tout
La musique est omniprésente de Bach à Robbie William sans oublier le Sziget, grand festival pop en plein air ; moment de liesse qui a servi de liant entre les eux hommes.
Ce livre est servi par la très belle écriture classique de Frank. Un très beau roman où Zâl, le funambule et Andras qui marchait sur le fil du rasoir vont se rencontrer, conjuguer leurs passés, se dépasser, s'aimer, prouver que l'espoir et le futur existent

Lien : http://zazymut.over-blog.com..
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blamblinou
  04 septembre 2017
Je suis certaine que beaucoup d'entre vous connaissent le nom de cet auteur : Franck Pavloff. Non ? Ca ne vous dit rien ? Et si je vous disais, plutôt, Matin Brun ? Vous savez, ce petit opuscule de quelques pages qui nous parle vite et bien d'une société se transformant en dictature ? Je pense que vous êtes beaucoup à l'avoir étudié, ou bien simplement lu, lors de votre cursus scolaire ! En tous cas c'est mon cas, et c'est pour ça que j'ai eu envie de lire La nuit des enfants qui dansent lorsque je l'ai vu en service de presse. J'avais plutôt une bonne image de cet auteur, et j'avais donc envie de découvrir son dernier roman...
S'y croisent plusieurs personnages, aux parcours de vie difficiles, des solitaires. Zâl est un slackeur : il fait des acrobaties sur une corde tendue en hauteur, entouré de ses oiseaux. Il rencontre d'abord Téa, une jeune femme blessée (plus mentalement que physiquement) par son beau-père, qui tombe amoureuse de Zâl. Puis Andras, un homme taciturne, abîmé par les épreuves de sa vie hongroise, entachée de totalitarisme et guerre. Ces trois personnages, aux sensibilités et aux buts bien différents, vont peu à peu s'attacher les uns aux autres, alors qu'au début ils se rejetaient. Eux qui erraient chacun de leur côté vont unir leurs destins le temps d'un festival à Budapest, et ouvrir les yeux sur leurs convictions parfois erronées. Une histoire qui promet d'être touchante donc.
Et pourtant je n'ai pas accroché, je n'ai pas aimé ce roman. D'abord, parce que finalement, les personnages sont très stéréotypés. Il y a le jeune plein de rêves qui considèrent les vieux comme rétrogrades, et persuadé que la jeune génération et des personnes plus âgées sont incapables de se comprendre et de communiquer. Face à cela, l'homme plus vieux, qui regarde en arrière. Qui se lamente sur son passé difficile, avec des épreuves incomparables à celles qu'affrontent les jeunes d'aujourd'hui. Qui considère que l'avenir ne peut plus rien lui offrir de bon. Et puis, il y a la jeune femme, séduisante, délicate et sensible, prête à tout pour séduire l'homme qu'elle aime, même pour un temps à passer pour un vulgaire objet sexuel si cela peut faire plaisir à monsieur. Alors certes, leurs points de vue finissent par évoluer, mais j'ai trouvé que ces personnages trop caricaturaux enlevaient de la profondeur à l'histoire.
Mais surtout, ce que je n'ai pas apprécié, c'est l'écriture. Franck Pavloff utilise bien trop de phrases narratives. Certes, cela peut donner un style intéressant à un texte. Mais comme pour toutes les bonnes choses, il ne faut pas en abuser. Là, il y en a bien trop, et cela apparaît plus comme une facilité d'écriture que comme un ressort littéraire intéressant. Quant aux dialogues, les phrases échangées entre les personnages sont comme eux : stéréotypées. Jeunes et vieux se parlent à coup de maximes inventées, des phrases grandiloquentes, semblables en rien à un style de langage naturel et simple comme le sont en réalité ces personnes. Donc une grosse déception sur ce point, alors que je pensais retrouver avec plaisir un auteur que j'avais apprécié... Dommage !
Lien : http://chroniqueetudiantelet..
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LZ
  21 février 2021
J'ai découvert Franck Pavloff en tant qu'auteur jeunesse quand je travaillais en CDI de collège. Puis, je l'ai croisé au détour de sa nouvelle Matin Brun en 2002 après le choc de la qualification du FN pour le 2nd tour des Présidentielles.
Je l'ai retrouvé par hasard aux Champs Libres avec La nuit des enfants qui dansent, un joli roman sorti chez Albin Michel en 2017.
L'histoire d'une rencontre improbable entre Zâl, jeune acrobate qui n'a peur de rien, et Andras, vieil homme hongrois exilé en Autriche. L'un refuse d'évoquer son passé quand l'autre vit perpétuellement dans ses souvenirs, ceux d'une Budapest exsangue et révolutionnaire entre deux dictatures.
Road-trop mystique pour ce duo explosif de Salzbourg à Budapest dans une Europe des frontières. Et l'arrivée à Budapest, entre le festival de Sziget pour l'un et les lieux chargés de mémoire pour l'autre. Une très belle évocation d'ailleurs de la synagogue de Dohàny Utca m'a ramenée quelques mois en arrière, lors de la visite de ce lieu émouvant et chargé d'Histoire.
C'est toute l'histoire de Budapest et de la Hongrie qui transpire dans ce roman : « Au-dessus de lui la voûte du ciel lui rappelle sa lointaine nuit passée à la belle étoile. Il y a si longtemps, l'été 1989, ving-cinq ans déjà, le 18 août exactement. Comment oublier cette nuit des barbelés, comme la baptisèrent les journaux de l'Ouest, au coude à coude avec des centaines de Hongrois et d'Allemands fuyant l'Est par la ville de Sopron sur la frontière austro-hongrois, avec balluchons de misère et carrioles à bras, oreilles collées aux transistors. A la belle étoile ! Totale dérision ! Elle était rouge l'étoile qu'ils fuyaient, soviétique, sinistre, elle marquait au fer depuis des décennies le front et l'âme des Hongrois qui eux-mêmes, leurs parents et leurs alliés, ironie de l'Histoire, en avaient épinglé plus d'une, mais jaune cette fois au revers des habits des citoyens juifs. Cycle des couleurs barbares, bourreau un jour, victime le lendemain, malheur dans les deux cas. »
La plume de Pavloff est ciselée et très agréable à lire. Je ne peux que vous conseiller cette lecture (Z'avez vu, je ne lis pas que des polars !). Et à l'occasion, faites un tour à Budapest…

Lien : https://deambulationsrennais..
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critiques presse (1)
LeDevoir   07 août 2018
Le roman a plusieurs qualités, mais le narrateur — omniscient — et le personnage d’Andras tirent constamment le récit en arrière, ramené à l’Histoire, et ces apartés ne s’emboîtent pas avec naturel, conférant plutôt un ton didactique à l’ensemble.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
ManouBManouB   26 novembre 2017
Non loin du camion où ils reposent, à l'entrée du parking du parc, des hommes et des femmes épuisés, des enfants en sueur, s'accrochent à ce que chaque jour leur octroie de survie. Leur passé est enfoui dans les ruines d'Alep et ils rêvent d'un avenir à Berlin. La peur au ventre avec leurs sacs troués, leurs vêtements d'emprunt, leurs regards de réfugiés, ils piétinent le sol de l'Europe frileuse dont la Hongrie est le symbole. Ils sont le présent douloureux du monde.
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pasphilpasphil   31 mars 2019
Les premiers rayons du soleil cirent de miel le portail de bois de l'église.

La rencontre avec soi-même est le but ultime du voyage, c'est à la fois être ce que l'on est et être autre que ce que l'on est.
Mythologie perse

… elle l'aime. Elle n'a pas peur de ce mot qui n'a de sens que dans l'instant. Comme la jouissance.

Vivre, c'est embrasser l'instant.

… nous allons trinquer à la Hongrie, ce mal de nous, …

Dans les pensées de Zâl reviennent comme un mantra les sept étapes qu'il doit franchir : recherche, amour, connaissance, détachement, unicité, stupéfaction, pauvreté.

Une île déserte n'est pas forcément cernée par les eaux.
- Par quoi alors?
- La solitude, les regrets.

… des oies cendrées en période de mue, lourdes et sans plumes, …

Dire adieu sur la pointe des pieds est une bonne façon de rendre libres ceux que l'on aime.

Aucune période ne doit être éternelle.
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ManouBManouB   26 novembre 2017
Dans une maison bleue au toit pentu adossée à une église en béton blanc, deux adultes du siècle dernier et deux enfants dans leur époque respirent le même air étouffant d'un mois d'août autrichien. Ils ajustent leurs histoires par bribes comme on cherche les pièces éparpillées d'un puzzle...aucun ne voudrait rompre l'équilibre en dents de scies qui les rapproche et les lie.
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ManouBManouB   26 novembre 2017
Il y a si longtemps, l'été 1989, vingt-cinq ans déjà, le 18 août exactement. Comment oublier cette nuit des barbelés, comme la baptisèrent les journaux de l'Ouest, au coude à coude avec des centaines de Hongrois et d'Allemands, fuyant l'Est par la ville de Sopron sur la frontière austro-hongroise, avec balluchons de misère et carrioles à bras...
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ManouBManouB   26 novembre 2017
Parfois la scène est plus ancienne, moins précise, un tank à étoile rouge roule sur un pont de fer dans un fracas d'enfer, la tourelle du canon semble suivre le moindre de ses mouvements et il court sur ses jambes d'enfant vers la rive alors que le char s'embrase et bascule dans le fleuve.
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Videos de Franck Pavloff (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Franck Pavloff
A l'occasion du salon "Le livre sur la place" à Nancy, rencontre avec Franck Pavloff autour de son ouvrage "Par les soirs bleus d'été" aux éditions Albin Michel . Rentrée littéraire Septembre 2019.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2340957/franck-pavloff-par-les-soirs-bleus-d-ete
Notes de musique : Youtube Audio Library
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