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EAN : 9782367951409
280 pages
Éditeur : Chèvre-feuille étoilée (24/10/2019)

Note moyenne : 4.46/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Le 22 février 1848, Paris se soulève contre le roi Louis Philippe. La Deuxième République est proclamée ; Alphonse de Lamartine impose le drapeau tricolore. Des Ateliers Nationaux destinés à procurer du travail aux chômeurs parisiens sont créés puis fermés rapidement par l'assemblée conservatrice. Fin juin une nouvelle insurrection est réprimée dans le sang. Pour se débarrasser des fauteurs de troubles on leur propose de créer des colonies agricoles en Algérie. Un d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Tandarica
  29 avril 2020
Voici un très bon roman historique. En ce qui me concerne, un très bon roman (historique) fait oeuvre de littérature, en ce sens que la fiction s'affranchit progressivement de la réalité historique qui la nourrit et la transfigure. La postface m'a confirmé que : « Ni Antoine, ni Jeanne Sabour, ni Léonie, ni Raoul, ni Jeanjean le violeur, ni Louise l'infirmière bénévole, ni Ali, ni Ahmed n'ont existé et leurs aventures, leurs amours et leurs haines sont de pure invention. »
Le travail de la romancière s'appuie certes sur une solide documentation (une bibliographie est d'ailleurs proposée en fin d'ouvrage) et sur un émouvant et nécessaire hommage rendu aux 843 « transportés » de ce premier convoi de 1848 (cf. liste reproduite également en fin d'ouvrage), mais ce qui procure surtout un grand plaisir de lecture c'est précisément que cette histoire prend vie grâce au travail d'écriture romanesque. Ainsi, l'écrivaine va jusqu'à reprendre une romance ancienne (« Plaisir d'amour») chantée par Jeanne Sabour (cf. citation de la page 102).
De puissants portraits de femmes, un style très fluide, un rythme très alerte de la narration, une certaine poésie dans les descriptions de la nature, une réflexion subtile sur la liberté et l'injustice voilà ce que j'ai aimé, à l'image de ce beau passage que je cite pour finir :
« C'est le soir, à nouveau, une de ces longues et belles soirées du début du mois de juin. Antoine et Jeanne sont côte à côte, ils se tiennent par la taille et regardent ondoyer les blés mûrs. Leur première vraie récolte. Plus loin, on a planté de jeunes oliviers. Plus loin encore, les Arabes du douar gardent leurs chèvres. Ont-ils oublié ? Ont-ils pardonné ? Jeanne se sent toujours sourdement coupable, elle pense souvent à toute cette aventure, à tout cet héroïque voyage pour aboutir à ça. ».
On est presque trois ans plus tard et pour découvrir ce à quoi « ça » fait allusion, une seule solution pour vous : lire ce très beau roman, véritable ode à la vie simple.
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enjie77
  11 juillet 2020
En tout premier lieu, je voudrais remercier Michèle Perret pour son écriture si fluide, au rythme si palpitant qui met l'Histoire de ces premiers colons d'Algérie à la portée de toutes et tous. Médiéviste et linguiste, il se dégage de sa plume, le plaisir de transmettre. Sa prose coule comme une eau limpide sous notre regard et rend la lecture passionnante, sans rencontrer aucun obstacle.
Juste auparavant, je venais de terminer « l'été des quatre rois » de Camille Pascal. Extrêmement intéressant cette période des Trois Glorieuses mais la narration est particulièrement dense, terriblement condensée et qui, bien que très érudite, n'est pas d'une lecture facile.
Aussi, « Ce premier convoi » est une suite logique de cette Histoire des Trois Glorieuses mais tellement plus agréable à lire pour la béotienne que je suis !
Ce roman, construit sous forme de fiction, nous relate avec réalisme l'histoire du premier convoi qui parvient à Arzew, près d'Oran, le 27 octobre 1848. « Ces colonies de population » furent décidées à la suite des émeutes parisiennes de 1848 où fut destitué Louis-Philippe et la République proclamée.
L'auteure resitue son récit fictionnel dans l'Histoire entre quelques premières pages intitulées « le coup de l'éventail » qui résume la France de 1830, la prise d'Alger et la chute de Charles X. Puis en fin de livre, la postface où l'on découvre avec émotion le nom de tous les transportés de ce premier convoi dont 49 enfants de moins de deux ans.
C'est à partir de l'aventure de quelques personnages fictifs, hommes et femmes du peuple de Paris, que s'élabore le récit qui s'appuie sur une documentation approfondie. le roman fourmille de détails très précis sur le Paris de cette époque. On sent bien l'auteure qui ne veut rien laisser au hasard, captivée par l'aventure. Avec eux, le récit nous immerge dans les émeutes de ce Paris de 1848, pour se terminer sur l'échec des barricades dont celle du faubourg Saint-Antoine et la terrible répression qui s'en suit.
La misère sévit dans la capitale, une misère inimaginable, révoltante d'autant qu'il est question de fermer les Ateliers Nationaux, 40 % de chômeurs à Paris, des salaires en baisse, des crève la faim qui crient les slogans « du pain ou du plomb » « du plomb ou du travail ». C'est le Paris de Victor-Hugo qui s'étale sous nos yeux. Une fois de plus les parisiens ont faim.
Le 20 septembre, Paris se couvre d'une affiche « Colonisation de l'Algérie » Avis aux ouvriers – Et c'est le début d'une autre histoire pour tous ces pauvres gens, mélange d'ouvriers et de bourgeois, d'artisans, candidats à l'immigration, qui partent remplis d'espoir pour un monde meilleur, un univers où l'on peut souhaiter se nourrir correctement. Alors, ils embarquent après avoir été acceptés. C'est la lente descente en bateau vers Marseille avec la découverte d'autres horizons, d'autres régions, d'autres misères, jusqu'à l'embarquement sur l'Albatros.
On imagine aisément tous ces colons épuisés, dépenaillés, après une traversée mouvementée, arrivant à Arzew qui découvrent un pays totalement à l'opposé du leur, une terre desséchée, caillouteuse, des conditions climatiques difficiles, un hébergement tout ce qu'il y a de plus sommaire, des militaires qui les observent plutôt avec mépris, des maladies, des morts, des autochtones méfiants, et le courage qu'il leur faut à tous pour faire de cette terre, une terre cultivable, une terre nourricière. Et c'est là où le récit est le plus éloquent, le plus instructif sur les difficultés rencontrées. Ils parviendront à force de travail, d'abnégation, à rendre cette terre infertile, un peu plus généreuse, ils s'y attacheront et contrairement à tous les préjugés d'aujourd'hui, ce récit apporte un éclairage essentiel dans la connaissance des motivations de l'époque.
Il y a de très beaux portraits de femmes courageuses dans ce récit et je remercie l'auteure d'avoir su mettre en évidence une qualité que j'ai toujours appréciée chez la femme, c'est le courage.
Ce livre m'a rappelée « Les gardiennes » d'Ernest Pérochon. J'y ai retrouvé la même force, la même puissance de narration. Et j'ai une pensée toute particulière pour Albert Camus qui fait référence à ses ancêtres dans « le Premier Homme ». Les livres mènent aux livres. Merci Michèle !

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cardabelle
  29 février 2020
.
1848 . Sous Louis Philippe la révolte gronde .
Chômage et misère ont fait d'une bonne partie du peuple parisien des insurgés et les révoltes sont réprimées dans le sang .
Aussi , l'offre de participer à la colonisation de l'Algérie
semble pour beaucoup la seule issue salvatrice : on leur promet un eldorado !
Et voilà l'aventure où l'on va se couler parmi des personnages de fiction très attachants ou charismatiques et d'autres , historiquement célèbres comme Lamartine .
On part donc à travers la France pour embarquer sur " L' Albatros " à Marseille puis , place à la découverte de la terre algérienne .
Un récit très riche , vivant et parfaitement documenté qui va faire revivre ce pan de l'histoire, ô combien important encore de nos jours et qui donne tant à réfléchir . Et , je l'avoue , je n'en connaissais que les grandes lignes .
Sans hésitation , je dirais que cette lecture fut un moment fort , dû sans aucun doute à la qualité d'écriture de Michèle Perret qui nous offre de magnifiques portraits de ces gens modestes qui ont fait l'histoire contre vents et marées .
Un moment fort car , par ce récit , sont aussi mis en lumière les combats de nos anciens pour la liberté et contre l'oppression .

Un roman historique qui retrace cette épopée en toute neutralité mais sans langue de bois .
Un document précieux , précis et passionnant .
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LydiaB
  24 octobre 2019
« – Voici la terre, voici l'Algérie !
On se pressa à l'avant de l'Albatros, on ouvrait grand les yeux sur cette côte assez aride, on cherchait un peu de végétation, les palmeraies et les orangeraies promises (…) » (P 149)
Que faire lorsque c'est l'insurrection à Paris et que l'on vous promet le paradis ailleurs ? On ne réfléchit pas vraiment et on y va, même si l'on sait déjà que le voyage sera dur et que l'Eden convoité n'existe pas réellement.
Michèle Perret retrace ici, sous la forme d'un roman historique, le contexte du départ, le voyage en bateau, l'arrivée sur la « Terre promise » et la suite. Certes, il s'agit d'un roman mais les personnages sont tellement réalistes qu'on s'y croirait. Certains sont le symbole de cette misère qui s'est expatriée. D'autres doivent vite débarrasser le plancher s'ils ne veulent pas être fusillés…
Ce livre se lit avec aisance tant l'écriture est fluide. Je ne connais pas beaucoup l'histoire de l'Algérie, si ce n'est la guerre, est cela m'a permis d'apprendre avec facilité un épisode important qui déterminera le cours de l'Histoire. J'ai retrouvé dans ce livre le réalisme d'un Zola, auteur que j'adore, mais d'un Zola qui se serait débarrassé de certaines longues descriptions pour céder à un peu plus de fluidité additionnée d'un soupçon de truculence.
Et si on s'est laissé embarquer pendant les 250 pages, la postface nous remet face à la réalité. D'autant plus que vont s'ensuivre ensuite les noms de tous ceux qui ont fait partie de ce convoi. Quel bel hommage à ces derniers !
Un grand merci Michèle Perret !
Lien : https://promenadesculturelle..
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SZRAMOWO
  21 octobre 2019
«1848 : Pour se débarrasser des fauteurs de troubles on leur propose de créer des colonies agricoles en Algérie. Un décret du 20 septembre 1848 stipule que les colons doivent partir le plus vite possible.»
Dernier roman de Michele Perret, le premier convoi se lit d'une seule traite. L'écriture nous emporte comme ces premiers "colons" dans un voyage au long cours dont, comme eux, nous ignorons tout de l'issue.
Le livre est différent de tout ce qui a été écrit sur cette «Déportation» qui ne dit pas son nom.
Michèle Perret s'appuie certes sur tous les documents et essais divers existant sur le sujet de «l'envoi» de citoyens français en Algérie, leur faisant miroiter monts et merveilles, mais elle a choisi, et c'est là l'intérêt du livre, de dresser une galerie de portraits des différents personnages pris dans la tourmente de 1848, «condamnés» à choisir le premier convoi.
Elle situe l'histoire dans le contexte économique et social de la France où le chômage est endémique, les salaires en diminution constante, «2 francs, après 1 franc 50 et maintenant 1 franc.», et la perspective de fermeture des ateliers nationaux loin d'être une menace en l'air «(...) s'ils touchent aux ateliers, nous les vrais hommes, on leur montrera de quel bois on se chauffe.»
Parmi les principaux personnages, Antoine, le patron d'un bistrot parisien du Faubourg Saint Antoine, le Trou Normand, n'était pas le dernier en 1840 à crier «La liberté ou la mort. du pain ou du plomb»
Avec sa femme Léonie, une jeune fille de loin sa cadette, ils fréquentent Jeanne Sabour, une ancienne d'Antoine macquée maintenant avec Raoul un homme à la moralité douteuse.
Quand les événements se précipitent, et que les habitants du Faubourg sont tous suspects, ils sont parmi les premiers à décider de partir, préférant l'Algérie au bagne où à la condamnation à mort.
Les cent-cinquante premières pages du livre sont consacrées aux événements qui ont conduits les autorités politiques à organiser un premier convoi puis au voyage vers l'Algérie.
Ce dernier s'étend du 8 au 28 octobre. Bien que considérés comme suspects, les «colons» le vivent comme une parenthèse enchantée. Ils découvrent une France qu'ils ignoraient mais dont ils sont désormais exclus, celle des villes industrieuses et des réalisations technologiques dont ils n'avaient pas idée. Ils s'interrogent sur les motivations réelles de leur départ. Mais leur optimisme emporte tout. Les habitants des villes des bords des canaux les acclament, l'excitation règne à bord au sujet de ce paradis vers lequel ils voguent, ils chantent, sont nourris gratuitement, fantasment sur les orangers, les palmiers les champs de blé, et leurs petites maisons à l'ombre d'un tilleul.
Pourtant lorsqu'il laisse aller ses pensées, Antoine s'interroge sur ce pays et ses habitants premiers, « (...) n'allait-il pas devoir arracher cet os à d'autres et devenir le bourgeois de populations encore plus misérables que lui ? »
A l'inverse, Alphonse Machicoine et son âme damnée Bécu, sont plus cyniques, motivent leur départ en Algérie parce que «les pays neufs permettaient des fortunes bien plus prodigieuses que la vielle France frileuse, avec ses révolutions manquées (...)»
D'autres ont des motivations moins avouables, l'indic Jeanjean joue la carte de la délation au service de l'autorité, Raoul le compagnon de Jeanne, mise lui sur le plaisir et le jeux, certain de l'attrait qu'ils représenteront pour les futurs «colons».
L'arrivée en Algérie et les déconvenues des colons sont traités de la même façon. Par touches successives, l'auteur livre à travers les dialogues des personnages ou leurs réaction aux événements, une image de plus en plus précise de l'organisation sociale et de la place de chacun des groupes qui compose cette société nouvelle, «colons» petits et gros, espagnols, armée, algériens.
Les dialogues entre les différents personnages, leur ressenti, donnent une vision juste de ce qu'allait devenir la société en Algérie, avec ses contradictions et ses exagérations. L'auteur parvient à en esquisser les traits en ne faisant pas intervenir sa connaissance de ce qu'il adviendra des ces colons et de comment ils réagiront par la suite. Un livre tout en finesse et subtilité sur un sujet souvent évoqué avec manichéisme,.
Merci Michèle Perret et bravo pour cet ouvrage à mettre entre toutes les mains.
PS : Après avoir lu le premier convoi, je me suis remémoré le concept des «farces de l'histoire» tel que Jean Duvignaud mon professeur de sociologie à l'université de Tours l'exposait lorsqu'il mettait en garde nos jeunes esprits contre les idéologies, en attirant notre attention, tout en reconnaissant forcer le trait, sur le fait que, selon son analyse, les descendants des insurgés de 1848, de la commune et de Républicains espagnols avaient contribué à l'émergence du mouvement pour l'Algérie Française.
Lien : https://camalonga.wordpress...
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
TandaricaTandarica   29 avril 2020
— J’ai une idée, qui serait bien meilleure pour vous que de retourner dans le faubourg, avec le danger et toute la misère qui vous attendent. Dans quelques jours, début septembre, le parlement va accorder de gros crédits (comprennent-elles le mot crédit ?), voter des moyens, de l’argent, pour envoyer des colons de l’autre côté de la mer, sur une terre vierge, très riche,
où le blé produit des rendements étonnants. Vous y recevrez des terres, que vous devrez cultiver. La France vous donnera les outils nécessaires, une petite maison. Si vous êtes travailleurs, comme vous me l’affirmez,
en quelques années vous serez riche. Léonie n’en croyait pas un mot mais ce discours la berçait, la faisait rêver, elle si terre à terre.

(p. 59-60)
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enjie77enjie77   07 juillet 2020
Deux ou trois pauvres bougres par chaland, déjà usés à vingt ans, attelés aux barges par des bricoles (courroie de cuir utilisée pour le halage) en cuir, marchaient lentement, voûtés, ne s'arrêtant qu'aux écluses. Ils buvaient comme des trous pour se procurer un peu d'énergie. Et ils continuaient à avancer. Parfois l'un d'entre eux trébuchait et tombait et quand ils se dételaient enfin, ils marchaient un grand moment pliés en deux, le dos cassé. Des esclaves, des galériens, des bêtes de somme. "Des bêtes seraient mieux traitées " avait pensé Antoine à qui cette misère rappelait les deux mois d'esclavage qu'il avait vécus comme débardeur de bois au quai Saint-Nicolas. Il essaya de s'adresser à l'un d'eux mais l'autre lui cracha sur les pieds.
- On est toujours le bourgeois de quelqu'un avait remarqué un brave cordonnier qu'Antoine avait connu dans l'agitation du faubourg.
- Combien gagnent-ils ? avait demandé Antoine à un employé de la compagnie,
- Rien, un franc par lieue et leur temps d'étape dure près de trente heures. Et tu me croiras ou pas, ils se battent pour avoir le travail,
- Misère de ce monde, dit Antoine songeur, en pensant aux morts de la grande barricade.

Page 100
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enjie77enjie77   11 juillet 2020
Imaginez, mais imaginez ces femmes du peuple de Paris, jeunes mères, futures mères, matrones ou vieilles femmes. Elles avaient parfois élevé une ou deux poules et quelques lapins dans d'arrière petit jardin des faubourgs, mais que connaissaient-elles de la campagne ? Que connaissaient-elles des pluies et des sécheresses, de la fécondation des truies ou des brebis, de la conduite des bœufs ? De la plantation des pommes de terre, des herbes sauvages comestibles, des prédateurs, de la nuit africaine et même d'une étrange douceur de temps qui fait rêver d'amour ?

Et il semble qu'elles aimaient ça, malgré tout, si dure soit-elle, cette espèce de liberté, cette vie communautaire, aussi rude mais gaie, qu'elles n'avaient jamais connues à Paris.

page 209
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TandaricaTandarica   29 avril 2020
— Des cailloux, des cailloux et encore des cailloux, grinçait Raoul en contemplant sa sinistre concession.
— Nous sommes partis pour trouver une vie meilleure, lui rappela sa femme.
— Eh bien, crois-moi, Jeanne, ce n’est pas ici que nous la trouverons.
Jeanne haussa les épaules. Les vies meilleures toutes faites n’existent pas. Elle était d’avis qu’il fallait essayer d’en construire une.

(p. 177)
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TandaricaTandarica   29 avril 2020
Le soleil jouait dans les branches, l’eau clapotait dans le petit bassin qu’elles avaient créé, des oiseaux commençaient à s’époumoner, non loin d’elles les
enfants riaient et plaisantaient. Toujours les mêmes : Ti-Pierre, Lisette, Rosalie et le petit Ali. Ceux-là, au moins, avaient échappé au choléra : ils étaient l’Algérie de demain. Jeanne Sabour sourit : « Allons, allons, Jeanne de quoi te plains-tu ? Les enfants sont là, le printemps revient, la vie recommence. »

(p. 238-239)
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Michèle Perret nous parle de son roman historique parlant des premiers jours de l'Algerie Coloniale.
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