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EAN : 9782278098293
192 pages
Éditeur : Didier Jeunesse (04/03/2020)

Note moyenne : 4.46/5 (sur 35 notes)
Résumé :
L'une, Capucine, a décidé d'effectuer son stage dans un Ehpad. Elle change de couleur de perruque en fonction de son humeur et au fil des découvertes du métier d'aide-soignante.
Violette, quant à elle, est une nouvelle résidente déboussolée qui vient d'arriver à l'Ehpad. Émue par le désarroi de Violette, Capucine fait des pieds et des mains pour lui redonner le sourire.

Leur rencontre va dynamiter la vie plan-plan de la maison de retraite et bo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
Harioutz
  27 avril 2020
Ce roman jeunesse est une très touchante surprise. Dès les premières pages, il m'a remis en mémoire le très bon « 35 kilos d'espoir » d'Anna Gavalda, c'est dire si son ton est juste, sa trame narrative efficace et néanmoins bouleversante.
Dans « Deux fleurs en hiver » Capucine, la lycéenne en stage, et Violette, la nouvelle résidente, nous entrainent au coeur de l'actualité, et pire, dans ses recoins les plus sombres : en EHPAD (Etablissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) où nos vieux - le terme que préfère Capucine – sont « internés pour expérimenter leurs dernières fois ».
Cette structure de soin, substitut de la maison de retraite, lorsque l'autonomie n'est plus au rendez-vous, permet à nos anciens de terminer leur vie dans un cadre sécurisé, grâce à l'engagement et au dévouement d'un personnel en sous-effectif chronique.
Lorsqu'on y entre, c'est pour ne plus en ressortir vivant, et ça, « résidents » et familles en ont parfaitement conscience en passant la porte, mais tous feignent de l'ignorer, pour supporter cette ultime étape de vie, ce dernier emménagement, précédé d'adieux déchirants au logement, aux amis, aux connaissances et aux animaux domestiques qui accompagnent bien souvent la solitude des personnes âgées.
Capucine, désorientée après avoir vécu un drame familial, effectue, dans le cadre de sa classe de terminale Bac Pro ASSP (Accompagnement, soins et services à la personne), un stage de deux mois au « Bel Air », le mal nommé selon elle.
Ayant fait le choix d'études dévalorisées, menant à des carrières difficiles et mal considérées, Capucine découvre un univers médical sous pression, qui tente, tant bien que mal, de subvenir aux besoins des « vieux », comme elle les appelle. Emue par toutes les personnalités croisées, elle fait preuve de beaucoup d'optimisme et d'humanité et ne tarde pas à travailler autant que les autres, voire à remplacer les absents, en burn out.
Le premier jour de stage de Capucine est aussi le premier jour de Violette, nouvelle résidente qui entre, à reculons, dans l'établissement, sous la pression de son fils. En effet, très inquiet pour la santé de sa mère en raison d'une succession de chutes qui auraient pu lui être fatales, et trop absorbé par son travail pour l'aider au quotidien, Antoine a tout fait pour convaincre sa mère de la nécessité d'abandonner sa maison, son chat Crampon et son jardin.
Vous vous en doutez, une amitié va naître entre ces deux « fleurs » aux personnalités bien tranchées.

Delphine Pessin, l'auteure, est également enseignante, et cela se sent. J'approuve son choix d'avoir mis à l'honneur une adolescente, en quête de sens, qui a choisi, délibérément, la filière professionnelle.
Je ne crois pas me tromper en affirmant que peu sont celles qui deviennent héroïnes de roman !
Les collégiens et lycéens qui liront "Deux fleurs en hiver" se reconnaîtront dans les pensées, les révoltes et les réactions de Capucine.
Et pour les plus grands qui se lanceront dans cette aventure, ce sera peut-être une piqûre de rappel : engageons-nous plus que jamais aux côtés des soignants (10 minutes pour faire une chambre et une toilette, ils ont raison, c'est de la maltraitance) et n'oublions pas de visiter souvent nos vieux dans leurs EHPAD.
Je remercie NetGalley, les éditions Didier Jeunesse et l'auteure Delphine Pessin de m'avoir permis de faire cette touchante lecture.
#DeuxFleursenHiver #NetGalleyFrance
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coquinnette1974
  25 février 2020
Je remercie énormément Didier Jeunesse pour l'envoi, via net galley, du roman jeunesse Deux fleurs en hiver de Delphine Pessin.
C'est l'histoire de deux « fleurs »...
L'une, Capucine (presque 18 ans), a décidé d'effectuer son stage de terminale dans un Ehpad. Elle change de couleur de perruque en fonction de son humeur et au fil des découvertes du métier d'aide-soignante.
Violette, quant à elle, est une nouvelle résidente, carrément amère de laisser derrière elle sa maison et son chat adoré pour finir sa vie dans ce « mouroir ».
Chacune a une blessure, chacune a un secret.
La rencontre entre ces deux fleurs abîmées par la vie pourrait bien bousculer leurs coeurs en hibernation…
Quel magnifique roman que ces Deux fleurs en hiver.
Capucine est une jeune fille qui, suite à un accident de voiture, a perdu sa maman. Cela fait deux ans qu'elle traîne sa peine, elle a le coeur remplit de rancoeur et elle change de perruque au grès de ses humeurs. Qu'a t'elle donc à cacher ?
Violette est une vieille dame ronchonne, qui n'est pas du tout ravie de devoir venir habiter dans un Ehpad.. mais elle n'a pas vraiment le choix ! Elle est de moins en moins vaillante, il n'est pas évident pour elle de rester dans sa maison. Mais son chat lui manque, alors au début elle fait de la résistance..
L'arrivée de Capucine dans cet Ehpad et sa rencontre avec Violette vont leur faire énormément de bien à toutes les deux et nous avons là un très joli roman, emprunt de sensibilité. J'ai aimé l'histoire de ces deux fleurs, leurs fêlures, leurs secrets... L'évolution de leur relation, ce qu'elle leur apporte à toutes les deux.
L'autrice montre bien les difficultés du métier d'aide soignante, sans en faire trop. Elle explique bien le temps limité des aides-soignant(e)s pour s'occuper des résidents, le manque d'effectif, le ras le bol du personnel comme des résidents. C'est une peinture proche de la réalité et de ce que se déroule dans les Ehpad.
J'ai eu un énorme coup de coeur pour ce roman jeunesse que je conseille aux jeunes comme aux moins jeunes. Il y a fort à parier que vous aussi vous serez, à votre tour, charmés par Deux fleurs en hiver.
Evidemment, je mets un énorme cinq étoiles.
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AudreyT
  21 mars 2020
****
Capucine et Violette n'avaient rien en commun pour se rencontrer. L'une a 18 ans à peine et se cherche. L'autre se voit obligée de vivre en maison de retraite après être tombée seule chez elle. L'une porte des perruques aux couleurs vives. L'autre vit en solitaire devant la fenêtre de sa chambre. Et pourtant... de toutes ces différences va naitre une belle amitié, qui les fera avancer chacune à petits pas vers un peu plus de liberté...
Delphine Pessin signe ici un un très joli roman jeunesse. avec une écriture toute en douceur et en finesse, elle touche du doigt tant les difficultés pour nos aînés à vivre en Ehpad, privés de leurs points de repères, que pour les soignants de prendre le temps de les écouter.
Parce que derrière la tendre histoire de ces deux fleurs, Capucine et Violette, c'est aussi un lever de voile sur une profession qui peine à trouver encore les valeurs qui lui sont attachées.
L'auteur nous offre également une manière très poétique de démontrer que vivre ses douleurs en solitaire ne les fait pas disparaître, bien au contraire. Mettre des mots sur ses doutes, ses blessures, chercher à guérir à travers le regard de l'autre, sont des baumes bien plus durables que les secrets, les cachettes ou les faux-semblants.
Un grand merci à NetGalley et aux Éditions Didier Jeunesse pour leur confiance...
Lien : https://lire-et-vous.fr/2020..
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Sharon
  18 mars 2020
Livre tragiquement actuel – lu avant le confinement, et chroniqué pendant. Mais depuis combien de décennies ferme-t-on les yeux sur le mal-être des soignants, sur le manque cruel de moyens des hôpitaux, des EHPAD ?
Il est des jeunes qui ont envie d'être au service des autres, comme Capucine. Ils sont plus nombreux qu'on ne le croit. Vouloir être utile aux autres n'est pas un défaut. Préférer s'occuper de personnes âgées plutôt que de jeunes enfants non plus. Ces personnes, que l'on oublie parfois soigneusement derrière murs et portails d'Ehpad ont eu une vie, le plus souvent très bien remplie, avant d'arriver dans cet endroit, avant d'être devenues dépendantes. Elles en ont des souvenirs, des regrêts, des choses à dire ou à partager. « Elles », c'est le pronom pour remplacer « personnes », mais c'est aussi le pronom qui montre que ce sont majoritairement des femmes qui se retrouvent en Ehpad.
Le livre nous montre le meilleur du pire : l'obligation de faire vite, toujours plus vite, l'impossibilité d'échanger avec les personnes dont on doit prendre soin, les cadences infernales, l'épuisement, y compris pour les plus jeunes, le burn-out qui guette. Capucine, l'héroïne dont la voix alterne avec celle de Violette a encore l'espoir de faire changer les choses, elles ne se blinde pas, pas encore, et elle sera aux premières loges pour assister aux conséquences sur certaines soignantes – là aussi, les femmes sont le plus souvent en première ligne.
J'ai dit « le meilleur du pire » parce que, dans cet ouvrage, le lien entre les personnes âgées et les jeunes générations n'est pas rompu. Les enfants, les petits-enfants viennent rendre visite à leurs parents, grands-parents, même si ceux-ci sont dépendants. Violette reçoit son fils, sa petite-fille, dont elle regrette un peu le choix de carrière : Violette est une institutrice à la retraite, sa petite-fille, avocate, n'exerce plus pour élever ses trois fils. Ce n'est pas ainsi que Violette, et peut-être même cette génération de femmes qui a fait mai 68 (ce qui, pour Violette, a totalement bouleversé sa vie) imaginait le devenir des femmes dans les années 2010 et plus.
Et Crampon. Lui n'a pas un nom de fleurs. Ce chat a le nom qui correspond le mieux à son caractère, le fait de se « cramponner » aux autres, de souffrir, aussi, d'être séparé de sa maîtresse. Les animaux ne sont pas autorisés dans les Ehpad, et je trouve que, comme dans ce livre, cela peut être la source de bien des drames. Tout le monde n'a pas la chance d'avoir une voisine Geneviève, comme celle de Violette,ou d'avoir une stagiaire aussi motivée que Capucine, prête à retrouver le chat fugueur. Oui, avoir un animal dans un Ehpad, même si c'est un seul, un « animal mascotte » peut faire du bien. Qu'on se le dise !
Un dernier message enfin, contenu dans ce livre. Il est bon d'accepter les autres, même s'ils sont différents. Il est bon de s'accepter, même si l'on se sent différent.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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Takalirsa
  29 avril 2020
Un roman touchant sur les relations intergénérationnelles.
Capucine est une jeune fille hors du commun. En formation ASSP (Accompagnement, soins et services à la personne), elle a choisi de faire son stage auprès des personnes âgées ("Je ne redoutais pas de travailler avec les vieux") alors que ses camarades de classe rêvent toutes de s'occuper d'enfants. Par ailleurs elle a la curieuse manie de porter des perruques de toutes couleurs et de tous styles ("C'est bizarre, quand on y pense, de porter une perruque à cet âge"). On apprend rapidement qu'elle a perdu sa mère deux ans auparavant et qu'il lui est encore bien difficile d'évoquer "l'Accident", y compris avec son père. Les relations avec celui-ci sont tendues, le dialogue devenu impossible, d'autant plus qu'il conteste sa décision de devenir aide-soignante, métier pénible et mal payé.
Comme de fait l'intrigue tourne beaucoup autour de "la réalité du terrain": "Il fallait composer avec ce qu'on avait. C'est-à-dire moins de personnel, et toujours autant de travail". Patricia, Lili, Claudine, toutes regrettent de n'avoir pas le temps de discuter avec les résidents qui sont "juste des numéros sur les portes". Malgré tout, Capucine va le prendre, ce temps, avec une "petite mémé" (comme elle dit) arrivée en même temps qu'elle, Violette.
Cette ancienne institutrice se sent "humiliée d'avoir besoin d'aide", pour marcher et pire, pour des choses intimes comme aller aux toilettes et se laver. Elle est malheureuse d'avoir dû quitter sa maison et surtout son chat Crampon. Comme beaucoup d'autres résidents, Violette "se sent seule à en crever". Et Capucine se sent seule aussi, avec son chagrin, sa colère, ses interrogations.
Petit à petit une amitié se tisse entre les deux femmes, au-delà des années. La parole se libère. Violette se confie, Capucine lui rend le sourire, la vieille dame écoute et conseille, la jeune stagiaire se sent comprise, enfin. Ce qu'elle vit à l'Ephad s'entrelace avec son vécu personnel et la fait avancer, grandir ("Ils m'avaient reboostée, mes petits vieux"). Violette gagne en sérénité ("Je suis décidée à profiter des jours qui me restent").
Beaucoup d'émotion et de tendresse se dégagent de ce roman ("Ce qu'il y avait entre cette mémé et moi, ça n'était pas ordinaire"), parce qu'il évoque la vieillesse, un sujet qui nous concerne tous un jour ou l'autre, que ce soit la sienne ou celle de ses proches, mais aussi parce que de manière plus générale, il y est question des fissures que l'on a en nous: "Soit tu les caches en essayant très fort de croire qu'elles n'existent pas. Soit tu les acceptes et tu les répares." Et son message est on ne peut plus encourageant: même quand on a le sentiment que rien ne va, "la vie peut être carrément surprenante".
Lien : https://www.takalirsa.fr/deu..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
mariechmariech   29 février 2020
- Qui c’est, ce Romain ?a - t -elle demandé avec un regard inquisiteur .
- ....
Ce n’est quand même pas le gros en première année à l’Ifas ?
- Il n’est pas gros .
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MaplumedepaonMaplumedepaon   06 mars 2020
Qui se soucie des vieux à part les vieux eux-mêmes ? Et ils n'ont plus vraiment la parole.
- Oui c'est vrai que ça concerne nos anciens, on pourrait faire comme si ce n'était pas notre problème. Sauf que nous aussi, on sera vieux un jour. Est-ce qu'on veut vraiment garder ce système ? Parce que si on l'accepte aujourd'hui, il ne faudra pas se plaindre quand ce sera notre tour.
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TakalirsaTakalirsa   29 avril 2020
La peur n'a jamais empêché les choses d'arriver. Ça les rend juste plus difficiles.
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MaplumedepaonMaplumedepaon   06 mars 2020
Tu sais, Capucine, on a tous nos fissures. Soit tu les caches en essayant très fort de croire qu'elles n'existent pas. Soit tu les acceptes et tu les répares.
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MaplumedepaonMaplumedepaon   06 mars 2020
J'ai une théorie là-dessus. Je suis convaincue qu'un sourire c'est comme un boomerang : quand tu l'envoies, il revient vers toi. Même si ça n'est pas toujours vrai, ça me fait du bien à moi de le penser.
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