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EAN : 9782266278539
352 pages
Éditeur : Pocket (14/06/2018)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Dans les caves d’une maison en démolition, la découverte d’un corps en position de gisant permet à Leoni de rouvrir un dossier de disparition. Non loin de Lille, les germes de la haine ont pris racine et tant pis pour l’illusion d’une campagne paisible. Le Corse est aspiré dans cette enquête avec le sentiment de perdre le contrôle des événements. Il n’est pas le seul, le lieutenant Thierry Muissen vacille et les destins des uns et des autres tourbillonnent, brassés ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Jeanfrancoislemoine
  13 août 2018
Autant le dire d'emblée, j'ai adoré ce roman noir.Je connaissais un peu l'auteur pour avoir lu et apprécié "des forêts et des âmes "et j'avais été transporté dans ce récit par une écriture de grande qualité et très efficace, mais pas le moins du monde pompeuse.Il est donc tout à fait naturel de retrouver cette "facilité d'expression écrite "dans cet ouvrage et c'est un grand bonheur.
Ensuite,il y a l'intrigue ou plutôt les intrigues qui vont se démêler sous nos yeux.Pas des intrigues destinées à "noircir du papier",non,des intrigues sordides ou passionnelles, mises en place comme des notes de musique sur une partition.Malgré les déplacements,les changements de lieu,d'époque, de contexte,aucun risque de confusion tant la maitrise de l'auteur est parfaite,on quitte un chapitre pour retrouver son thème un peu plus tard, subjugué par ce qui vient de se passer,impatient de savoir ce qui va arriver.Du début à la fin....
L'un des grands thèmes abordés, c'est le "déplacement forcé "(!!!!) de jeunes réunionnais dans quelques départements français dont la Creuse,cadre d'une partie du récit. Déplacement officiellement réalisé pour repeupler des zones géographiques victimes de désertification, Officieusement,pour des raisons sans doute moins avouables...Etant creusois,ayant connu certains de ces jeunes,vous comprendrez mon intérêt pour ce douloureux sujet.
Enfin,il y a ces personnages,éblouissants ou odieux, en tout cas magnifiquement dépeints dans le rôle qui leur est dévolu. Léonardi,le Corse au grand coeur et son adorable grand-mère ,Rémi ,l'adolescent si proche de sa mamie Simone,dite "Pythagore" et,en écho,Jean Toussaint séparé sans vergogne par des lois iniques de sa tendre grand-mère Mamilouise....Et Thierry?ange ou démon?je garderai pour moi ma petite idée mais qu'il est difficile de rester objectif quand la fiction se confond avec sa propre histoire. Et quelle belle équipe de policiers...Et Eliane...
La qualité d'un roman noir est de mettre en avant l'homme dans tout ce qu'il a de pire et le challenge est relevé avec brio dans" ces vents mauvais".Ce roman n'est pas violent,brutal,il est plus que ça, humain....tristement humain,hélas.
Ne le laissez pas passer,ce serait dommage,car on en sort vraiment "enrichi",interpellé, questionné, bousculé dans nos convictions humanistes.
1960,c'était hier,j'avais 7 ans ,et des petits réunionnais .....

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Ziliz
  30 août 2018
Un commandant chargé d'enquêter sur le cadavre d'une jeune femme, un tagueur de seize ans, un petit ‘Réunionnais de la Creuse' * (selon la formule consacrée) et quelques autres personnages dans cette intrigue aux ramifications multiples.
Les trois premiers ont pour point commun d'avoir des grands-mères formidables, à qui ils doivent beaucoup. L'ado ne le sait pas encore, mais on va assister avec lui à l'éclosion d'une belle complicité inter-générationnelle. Et ce sont sans doute les moments en compagnie de Rémi et de son aïeule Colette (un peu vargassienne, la dame) que j'ai préférés dans cet ouvrage, très riche par ailleurs.
Je ne sais pas pourquoi je n'avais jamais entendu parler de cette auteur talentueuse, alors que nous sommes si nombreux sur Babelio à être friands de bons polars et que le bouche à oreille y fonctionne très bien.
Si j'étais l'éditeur, je n'aurais pas mis ce mot de Bussi en bandeau d'accroche, mais la recommandation d'un auteur un peu plus ‘rebelle', genre Ledun, Lebel, Norek (qui sont pour l'instant un chouïa moins connus, ceci explique cela ?).
Et plutôt que ‘addictif', j'aurais dit que ce roman était ‘politique, social, engagé'.
L'auteur dézingue nos dirigeants (et pas seulement les petits derniers en date, on fait un voyage dans les années 60, aussi), les libertés qu'ils prennent avec l'individu pour servir des intérêts généraux discutables. Elena Piacentini s'en prend aussi, parmi d'autres sujets d'actualité, à la banalisation de la haine et du passage à l'acte, et à notre éco-(ir)responsabilité.
« ‘Liberté, égalité, fraternité', hein… Ses lèvres s'étirèrent en un sourire désabusé. ‘Avec de vrais morceaux d'idéal dedans'. A quel moment la devise s'était-elle vidée de sa substance, il n'aurait su le dire. Ce matin, elle lui apparut comme un slogan publicitaire vantant les mérites d'un produit dont la formule n'avait jamais existé, que nul n'avait plus l'ambition de mettre en fabrication. L'arche de la république était vaste. Haut, son fronton. Mais le passage de plus en plus étroit. J-T., M., J. et tant d'autres ne l'avaient jamais franchi. Ils avaient grossi l'armée de ceux, toujours plus nombreux, condamnés à grignoter en périphérie du mythe. »
Vite, un autre ouvrage de l'auteur ! J'adore ces bouffées d'air frais via des discours désabusés, lucides, et paradoxalement porteurs d'espoir.
___
* pour un bon aperçu du sujet, ce roman jeunesse :
'L’île de mon père', Brigitte Peskine (Casterman, 2005).
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gruz
  20 mars 2017
A ceux qui pensent que les polars se ressemblent tous, je conseille vivement la lecture d'Aux vents mauvais d'Elena Piacentini. A ceux qui croient qu'une enquête policière est structurée dans un cadre immuable, et que ladite enquête est obligatoirement le centre du tout, je recommande vraiment de se plonger dans ce livre.
Piacentini, c'est d'abord une plume. du genre à être particulièrement soignée, au point de se dire, tout en lisant, qu'elle utilise un vocabulaire deux fois plus riche que la moyenne de ses confrères. Toujours employé à bon escient, sans chercher à épater la galerie.
Aux vents mauvais est aussi une preuve qu'il est possible de raconter une histoire autrement. L'auteure n'en est pas à son coup d'essai et, roman après roman, elle prend soin de ne pas tourner en rond (sans pour autant faire tourner en bourrique ses lecteurs). A ce titre, il est bien différent de l'excellent précédent polar Des forêts et des âmes.
Tout comme l'écriture, la structuration même du récit fait montre d'une vraie personnalité et d'une vraie recherche. Elle lie passé et présent, enquête et histoires personnelles des enquêteurs avec une volonté de sortir d'un schéma linéaire.
Et puis, il y a l'intrigue en elle-même. Elle est mise au service d'une vraie matière que l'auteure modèle avec brio et sensibilité. Un sujet méconnu et scandaleux de notre histoire récente, parfait pour mettre en avant ce qu'affectionne Elena Piacentini : parler de notre société au travers des femmes et hommes qui la composent.
Oui, le roman est bien écrit, oui la construction est intelligente, mais rien n'est plus important que les personnages dans les livres de l'auteure. de ses protagonistes récurrents jusqu'aux seconds couteaux (ça tombe bien, l'histoire commence avec un couteau justement).
Comment ne pas être profondément touché par le commandant Leoni ? Comment ne pas l'être tout autant par sa grand-mère corse, par le flic à la recherche de ses origines, par la mamie ancienne professeure de mathématiques, et par les personnages venant d'une île lointaine « propriété » de la république française.
Loin des modes, Elena Piacentini sait parler de notre monde violent en dévoilant un pan du monstre. Mais elle le fait avec sensibilité et une dose d'espoir dans sa voix, par l'entremise de personnages tellement humains. Aux vents mauvais est un rappel à cette humanité, contre cette intolérance et ce rejet des différences qui recommence à monter dangereusement en son sein.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Apikrus
  23 septembre 2018
Un corps est retrouvé par hasard dans une maison abandonnée ; visiblement, le décès remonte à plusieurs mois.
Le commandant Léoni coordonne l'enquête.
Motivé pour la résoudre, il doit aussi encadrer son équipe. Cette tâche est d'autant plus difficile que certains collègues ont des soucis personnels.
L'intrigue est bien ficelée, et l'ambiance réaliste. L'auteure rappelle l'histoire dite 'des Réunionnais de la Creuse', ces enfants arrachés à leurs proches à partir des années 60 pour être placés en familles d'adoption (parfois plus proches d'esclavagistes) en métropole.
Ce rappel donne un sens à ce livre mais j'ai trouvé fastidieuse la lecture des passages consacrés à Jean Toussaint, intercalés dans le récit et qui en cassent le rythme.
La lecture de ce polar fut globalement agréable.
Et forcément instructive.
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collectifpolar
  23 octobre 2019
Dans les caves d'une maison en démolition, la découverte d'un corps en position de gisant permet à Leoni de rouvrir un dossier de disparition. le policier et son lieutenant Thierry Muissen se retrouvent aspirés dans une enquête où s'entremêlent plusieurs destins, dont ceux de Jean-Toussaint, Mamilouise et Marie-Eve.
Au début, il y a le couteau qu'un gosse doit cacher dans un arbre, sur une île lointaine. À l'arrivée, cinquante ans plus tard, il y a un cadavre scalpé dans une cave de Roubaix. Leoni arrive alors bien trop tard pour protéger et servir. Tout juste pour compter les morts, chercher pour eux la justice, et comme toujours trembler pour les siens.
Septième aventure du commandant de police corse à Lille. Et je ne m'en lasse pas. Elena Piacentini est une des auteurs que je suis depuis ces débuts. Oui déjà 9 ans que je trouve son personnage , ses personnages attachants. Elena a trouvé son double dans le personnage de Pierre-Arsène Leoni. C'est certain. Léoni "est habité de convictions fortes, le sens de l'amitié, de la justice, même si tout cela n'est pas toujours compatible avec la loi. Il est donc bourré de contradictions, mais il sait les assumer "  nous disait notre auteur, il y a quelques jours, lors du lancement de Aux vents mauvais. Mais il y a, certainement aussi, un peu de notre auteurs dans les proches de Léoni et dans son équipe de flic.
Justement cette équipe parlons en. Elle me fais bien penser à celle d'un commissaire bien connu. Un certain Adamsberg. Vous qui adoré retrouver ce groupe de policier, vous allez aimé les enquêtes de Léoni. Il y a du Fred Vargas chez Elena Piacentini. Et personnellement j'aimerai qu'elle connaisse le même succès.
On retrouve aussi dans chacun de ses romans , le goût de l'auteur pour les intrigues complexes au dénouement inattendu.
En plus de l'enquête policière, Elena porte un regard sur notre monde. Je ne sais pas si le but le l'auteur est de dénoncer les dérèglements de notre société. Ce qui est sur c'est qu'elle nous les fait voir. Elle se pose en observateur de son temps. Elle réveille notre mémoire et notre conscience citoyenne.
Dans chacun de ses romans, elle pointe du doigt une injustice, un dysfonctionnement, les improbités. Dans Des forêts et des âmes, c'est le lobby des laboratoires pharmaceutiques et leur leadership qui était mis en avant. Dans Carrières noires c'est les politiciens véreux rompue à toutes les magouilles qui occupe le haut du pavé....
Le politique, le social, l'économie sont au coeur de ses romans.
Ici c'est une infamie de notre histoire contemporaine qui nous est raconté. Il y est question d'une page sombre de l'histoire, largement méconnue : Quand dans les années 60 et 70, des centaines d'enfants réunionnais ont été déracinés dans le but de repeupler les campagnes françaises.
Elle va nous conter cette histoire à travers les yeux de Jean Toussain. Un petit gars arraché à son île et à ses proches qui va tenter de grandir en France loin des gens qu'il aime. Un jeune garçon déraciné qui se raccroche à la vie grâce à l'amour qu'il porte à Marie Eve et au rêve de retourner vieillir ensemble sur à la réunion, son paradis perdue.
Et dieu qu'il est émouvant ce Jean Toussain dans sa recherche de Marie Eve et des ses amours évanouies.
Et puis...Un roman Elena Piacentini ne serait pas un roman extraordinaire  sans cette écriture  unique et si singulière.  Cette plume qui transpire l'humanité, j'ai envie de dire l'humanisme. Car je le crois vraiment  que notre auteur est une écrivain humaniste. Car tel un philosophe, elle place l'homme et les valeurs humaines au-dessus de toutes les autres valeurs.
Oui la plume est unique et singulière, emplie de lyrisme et de poésie. Les mots chantent et s'entrechoquent. Elena cisèle ces phrases, elle les sublime par sa prose parnassienne. C'est un véritable plaisir de lecture. Un régal à lire.
Aussi si vous devait lire un livre en ce début d'année. Pas d'hésitation. Aux vent Mauvais, nuls doutes, il faut vous atteler.
Ok, j'arrête de suite mes alexandrins bancals. Mais vous de votre coté, promettez-moi de découvrir de toute urgence cet auteur de talent.
En plus vous n'aurez pas d'excuses ces précédents romans sont en poches.
Lien : https://collectifpolar.com/
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critiques presse (1)
LeMonde   15 février 2017
Comme d’habitude, les yeux d’Elena nimbent ce roman noir d’un éclat très particulier, où l’inavouable côtoie l’inacceptable, mais où, surtout, la vie, envers et contre tout, garde un charme fou.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   07 septembre 2018
- Bon, alors, c'est vous qui avez découvert le corps, si j'ai bien compris ? Il était quelle heure ?
- C'est moi, oui. Je sais pas trop... Vers les trois heures, je dirais. C'est ça. Un peu avant qu'on lève le camp.
- Et donc... Mais, au fait, qu'est-ce qui vous a donné envie d'aller jeter un coup d'oeil à la cave ? Ça vous arrive souvent de visiter les baraques que vous foutez en l'air ?
- Non, non, mais là... J'ai cru entendre un chaton.
Grégoire Parsky passa la main dans ses cheveux ras puis se gratta la mâchoire, qu'il avait massive. Il haussa les sourcils d'un air étonné. 'Un chaton ? Ben celle-là !' Les doigts de Boudraa se mirent à balayer les saletés et résidus divers jonchant la surface mélaminée jusqu'à former un terril miniature.
- Attendez que je voie si j'ai bien compris. Vous êtes en train de manoeuvrer la boule de démolition, la façade ouest est déjà à terre, écroulée, et là, juste avant d'attaquer le mur du fond, vous entendez miauler une bestiole grande comme la moitié de ma main. Et donc vous coupez les moteurs, vous arrêtez tout pour voler à sa rescousse. C'est ça ?
- A peu près, oui.
- Pourquoi ? Vous pensiez filmer le sauvetage et mettre la vidéo sur le Net pour avoir tout plein de 'J'aime' ? Dites, vous vous foutez de ma gueule, ou quoi ?
- Non, mais...
- Mais quoi, hein ? Est-ce que j'ai l'air du type qui croit encore aux lutins et à la poussière de fée ? Parce que, dans le monde réel, un faux témoignage dans une affaire d'homicide, ça peut vous valoir un paquet d'embêtements du type passage par la case prison, vous me suivez ?
- Oui, souffla Boudraa.
- Vous m'avez pas l'air d'un mauvais bougre. Alors je vais oublier votre version de joueur de flûte, puis vous allez m'expliquer, bien calmement et dans le détail, comment les choses se sont vraiment passées.
- Ok, ok, mais je veux pas avoir d'histoires avec les collègues.
(p. 21-23)
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ZilizZiliz   28 août 2018
Elle se mit brusquement à trottiner en direction d'un homme.
- Monsieur ! Vous avez oublié quelque chose ! Monsieur !
L'inconnu se retourna, hésitant, soupçonneux. Elle se baissa, ramassa l'emballage qu'il venait de jeter au sol et le lui tendit.
- Vous savez combien d'animaux meurent chaque année à cause des déchets plastique ?
Interdit, le type en âge d'être son fils secoua la tête en acceptant presque malgré lui le bout de cellophane.
- Un million cinq cent mille, continua Colette. Des poissons, des tortues, des baleines, des oiseaux et j'en passe ! Dans les océans, la plus importante zone de concentration des microparticules de nos cochonneries a atteint une taille de 3.5 millions de kilomètres carrés, soit 7 fois la France ! Votre papier, dans deux ans, si ça se trouve, il tuera un gypaète barbu ou il se retrouvera dans votre assiette. Maintenant, vous savez. Chacun de vos gestes a une conséquence. On a été dotés d'un cerveau et d'une conscience pour anticiper la portée de nos actes et en assumer les implications... Et contrairement aux concombres de mer, on a aussi des bras pour ramasser nos saletés !
Qu'il la prît pour une toquée hystérique ou qu'il fût impressionné par son autorité naturelle, l'homme déclara forfait et continu son chemin son ordure à la main.
(p. 178-179)
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ZilizZiliz   29 août 2018
Des [gamins comme lui], il s'en usinait en masse, sans limitation d'options. Déclinés dans les deux sexes, dans toutes les couleurs de peau et dans toutes les langues de Babel. Si les exemplaires 'bras armés de Dieu' avaient le vent en poupe, ils étaient également proposés en version athée, agnostique, sectaire et dogmatique. Personnalisables à l'infini. Rasés ou barbus. Scarifiés ou tatoués. En treillis, chemise brune et chapeau blanc pointu. Ou livrables sur commande en uniforme officiel avec carte et port d'arme. Ministrables, prévoir un délai d'attente. Egalement disponibles en costume chic et en col claudine. Chaussés de rangers ou de souliers vernis. En Louboutin, en Berlutti et même pieds nus. Des spécimens low cost assemblés à la hâte avec quelques matériaux de misère jusqu'aux modèles de luxe, tous les degrés de finition étaient possibles. Paysan planté sur son tas de fumier ou fumier passé par les fourches caudines des plus grandes écoles, chômeur ou milliardaire, l'éventail était large. [...]
L'industrie de la haine n'avait jamais été aussi florissante. Une course au surarmement soumise aux déséquilibres permanents de la terreur. [...]
(p. 221-222)
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ZilizZiliz   31 août 2018
Dans la poche droite, des préservatifs. Il avait prévu large. De là à dire qu'il était prêt, c'était une autre histoire. Il en crevait d'envie autant qu'il était mort de trouille. Ses désirs et ses craintes gribouillaient des loopings dans son ventre. Il pétochait de ne pas assurer, de passer pour un nul. Un puceau... Ce qu'il était.
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ZilizZiliz   01 septembre 2018
Ils ont causé... J. lui a présenté tout son petit monde en bois et son chemin à l'envers. Pierre-Arsène, tout du long, il a serré les points et les dents, ça avait l'air de le retourner, cette histoire. Il lui a confié que lui aussi venait d'une île. Que lui aussi avait une [grand-mère] qui s'appelait Angèle, même qu'ils habitent ensemble... J. n'en revient toujours pas. Un flic qui prend des gnons, qui pleure et qui habite avec sa mémé !
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