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EAN : 9782266307628
368 pages
Éditeur : Pocket (20/08/2020)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 48 notes)
Résumé :
" Des habitants qui ont avalé leur langue. Une forêt où rôde un étrangleur de bêtes. Trois maisons isolées en lisière de forêt et l'Eaulne pour frontière..."

La capitaine Mathilde Sénéchal n'aurait jamais imaginé retourner sur les lieux de son enfance, un petit village non loin de Dieppe. Mais quand Lazaret, son ancien chef de groupe, lui fait parvenir une lettre sibylline, elle comprend qu'elle va devoir rouvrir une enquête vieille de trente ans. Qu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  20 octobre 2020
Mathilde a gommé de sa mémoire une journée d'été traumatisante. Ce jour-là, trente ans plus tôt, elle est tombée de vélo, et sa professeur de musique (véritable 'grande soeur' pour elle, enfant unique) a disparu dans la nature. Mathilde avait neuf ans.
Depuis, elle a rejoint la police, au grand dam de son père architecte.
Elle est devenue très proche de Lazaret, son chef de groupe. Celui-ci semble avoir découvert pas mal de choses sur cette zone d'ombre. Mais la vérité implique tellement Mathilde, ses proches, les gens qu'elle a côtoyés et aimés durant sa jeunesse, qu'il appartient à la jeune femme de remonter le fil. Seul ce travail, qui s'apparente à une psychanalyse, peut lui permettre d'affronter l'inconcevable.
Je lis cette auteur pour la troisième fois.
Les sujets d'Elena Piacentini varient ; il est question cette fois de transgénéalogie.
Nous ne naissons pas vierges de toute histoire : nous avons hérité de drames, 'fautes' de nos parents et de leurs ancêtres - parfois tellement honteux/douloureux qu'ils sont indicibles, étouffés, transformés.
« C'est un putain de sac à dos que tu te coltines, mais... Mais la plupart des choses que tu as mises dedans ne t'appartiennent pas. Tu sais quoi ? On va l'alléger, faire le grand ménage de printemps. »
Où Mathilde a grandi, les rancoeurs entre familles sont tenaces, sur plusieurs générations. A l'échelle d'un village, les coups bas de la seconde Guerre mondiale restent bien présents dans les esprits.
Cet aspect rappelle les délicieuses ambiances (avec vieilles histoires, secrets enfouis, vengeances) de romans de Pierre Magnan, Sébastien Japrisot, Pierre Pelot...
La plume est riche mais sans ostentation, les propos pertinents, les images & odeurs sont évocateurs. Je serais presque d'accord avec l'accroche de Bussi sur la première de couverture : 'La plume la plus sensible du roman policier féminin'. Mais pourquoi 'féminin' ? Je dirais 'une des plumes les plus sensibles du roman noir'. Et je comparerais à la géniale auteur Séverine Chevalier (La Manufacture de livres).
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belette2911
  22 octobre 2019
♫ Mathilde est revenue ♪ Dans le village, priez pour votre salut ♪ La belle Mathilde qu'est revenue ♪ (mes excuses aux grand Jacques).
Nom de Zeus, encore une policière torturée. Il doit y avoir un nid de personnages appartenant à la police qui sont tous bourrés de blessures intimes et secrètes… Ou alors, les auteurs ont des comptes à régler avec la maison Poulaga et se vengent en créant des policiers, inspecteurs, enquêteurs tourmentés.
Je ne vais pas me plaindre parce qu'en ce moment, je suis sortie de mes lectures en demi-teinte et repartie comme en 40.
Tiens, en parlant de 40… Ce roman y puise ses racines et on se doute qu'il a dû se passer des choses pas nettes, pas franches, plutôt glauque en cette époque-là. Surtout avec la vielle Hortense, langue de vipère, sachant où appuyer pour que cela fasse mal et on comprend qu'elle a fait les frais de cette Seconde Guerre Mondiale.
C'était ma première fois avec cette auteure et ce ne sera pas la dernière car je me suis retrouvée dans un roman policier qui prend son temps pour poser ses marques, déployer ses personnages, exposer leurs tempéraments, leurs blessures et j'y étais si bien qu'à la limite, on aurait pu se passer d'enquête policière et continuer ainsi.
L'enquête prendra son temps car nous sommes sur des cold-case et une seule disparition doit être résolue, pour le bien mental de Mathilde qui a perdu la mémoire de ce qui s'est passé ce jour maudit-là.
Ajoutons à cela des secrets de famille, de village, des gens plus taiseux que des Corses muets, une vieille dame qui semble tenir tout le monde sous sa coupe, des animaux étranglés, une enquêtrice qui a perdu une séquence importante de son disque dur dans le cerveau, une gamine paumée (qui cause comme ceux de son âge, un bon point), un montagnard amoureux et le tout donne un cocktail explosif où tout est larvé, caché, tapi sous des braises et ça va brûler les mains lorsqu'on mettra tout à jour.
La plume de l'auteur ne se prive pas pour asséner quelques petites vérités qui piquent juste où il faut, a su mettre en scène la foule, cette meute prête à suivre les meneurs qui veulent se racheter une conscience.
Elle a su aussi nous faire entrer dans ce petit village où le silence est d'or et la parole à éviter, nous plonger un peu plus dans le mystère avec des flash-back, des papotes entre une vivante et un mort, nous immerger dans tous ces secrets bien gardés avant de nous révéler le pot-au rose, dont j'avais deviné une partie mais qui m'a glacé tout de même.
Assurément, un bon roman policier, jouant plus sur les émotions de ses personnages, sur leurs psychologies, leurs fêlures, leur besoin de savoir pour enfin avancer et mettre un terme à tout ça.
Bon, je suis contente d'avoir d'autres romans de la dame dans mes étagères surchargées de bouquins…
Merci à Geneviève (Collectif Polar) de m'avoir tiré les oreilles pour que je découvre – enfin – cette auteure qui m'a fait passer quelques heures de lecture des plus agréables.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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RChris
  31 octobre 2019
Disons-le d'entrée, ce roman d'Elena Piacentini atteste d'une jolie écriture... mais les thrillers nous ont habitués à un style plus simple, nous coulant dans une facilité de lecture avec le scénario, le scénario et rien que le scénario!
Ici, l'histoire met du temps à s'installer et même s'il y a une capitaine de police, on ne se retrouve pas dans l'univers attendu. le récit met en scène de nombreux personnages, à plusieurs époques et beaucoup d'ombres assombrissent les premiers chapitres qui s'éclairciront au fur et à mesure mais resteront toujours gris pour moi.
L'auteur ne nous facilite pas la tâche entre des temps de l'enfance et une mémoire oubliée. Elle nous fait partager cet oubli et les relations historiques apparaissent tissées de longue date, un arbre généalogique m'aurait peut-être aidé.
Je reste partagé sur ce "fleuve noir" avec l'idée qu'il faudrait peut-être que je le relise en sachant à quoi ne pas m'attendre car comme dit l'ami de Babelio Gruz : "ne cherchez pas un thriller ni un rythme soutenu". Je pourrai alors me laisser aller guider par la psychogénéalogie et apprécier la richesse de ce texte, qui m'ont un peu échappé.
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SZRAMOWO
  24 septembre 2019
Le capitaine Mathilde Sénéchal ne se souvient plus de rien. Jeanne Bihorel a disparu le 24 juillet 1987 ; elle alors âgée de neuf ans a fait une chute de vélo qui lui a laissé une belle cicatrice sur le crâne et un blanc concernant cette journée et ses conséquences.
je n'irai pas plus loin dans la présentation de l'intrigue au risque de dévoiler ce que le lecteur est le seul à pouvoir découvrir.
L'enquête que mène Mathilde, trente ans plus tard, avec l'aide de l'ancien gendarme Pierre Orsalhièr est une longue plongée dans le passée de la commune d'Arcourt près de Dieppe...Les témoins ou protagonistes de la disparition de Jeanne sont nombreux, Solange la mère de Jeanne, François Daucel le grand-père de Mathilde, Hortense Maugris une ancienne résistante, Nils, simon et Edern des personnages sombres....mais surtout Laure sa propre mère qui a renoncé à la vie se retirant dans une institution psychiatrique et se cachant derrière ses aquarelles, et son père Walberg, l'architecte de renom à l'autorité jamais contestée...
Mathilde affronte une vision de la réalité que son mentor aujourd'hui disparu le commandant Albert Lazaret lui a laissé en héritage :
"— Avec ce foutu métier, il me reste une dernière certitude, Mathilde : dans une enquête, à un moment ou à un autre, d'une façon ou d'une autre, tout le monde ment.
— S'il y a une règle, c'est qu'il y a des exceptions. Cent pour cent, c'est statistiquement impossible, Albert. Et puis tous les mensonges ne se valent pas. Il faudrait établir des gradations.
— Petit ou gros, ça ne change rien au problème : personne ne dit jamais
toute la vérité, on a tous quelque chose à cacher.
— Il n'existe personne de fondamentalement honnête, alors ? Moi, pourtant, j'en connais au moins un. Toi.
— Les honnêtes gens mentent comme les autres, mais pour d'honnêtes raisons."
Les secrets de famille sont toujours bien gardé et les souvenirs d'enfance semblent fuir Mathilde où ne sont pas conforme à la réalité car :
"Dans les yeux des enfants, les parentèles se déconstruisent et se reforment à l'aune des liens de proximité et d'affection plutôt que suivant les lois du sang."
C'est cette réalité instable que mathilde fuit et affronte à la fois, jamais certaine de s'y retrouver.
Dans vaste comme la nuit, Elena Placentini joue avec "les déterminismes, sociaux, familiaux" et construit une histoire digne d'intérêt, déguisée en polar.
Son écriture nous fait explorer à la suite, les désarrois des différents personnages, les ressorts de leur comportement qui souvent leur échappe, et l'incompréhension des autres qui les bouleverse et les conduit souvent à faire ressortir les côtés les plus sombres de leur personnalité.
Sans renier un certain lyrisme, Elena Placentini joue avec nos sentiments :
"Laure dispose une brassée de cosmos sous la dentelle des ombelles et panache son bouquet de fougères et de lierre qu'elle fait juponner autour du vase. Après quelques manipulations expertes, sa composition florale pourrait s'intituler « Ode à l'été ». Son visage, lui, chante la mélancolie de l'automne. Ses lèvres fardées de prune sont serrées, son regard rehaussé de terre d'ombre, brouillardeux. Elle tourne son visage vers la forêt dans l'attente de l'humidité du soir, celle qui annonce la trêve bienvenue de la nuit et qui se fait attendre. L'air est sec, encore chargé de poussière prête à s'embraser. Elle renonce à allumer les photophores qu'elle a habillés de papier de soie et lisse un pli du chemin de table avant de le parsemer de galets blancs."
Un roman original qui nous fait découvrir "la psychogénéalogie" et les "scénarios transgénérationnels" , renouvelle le genre du polar et se lit avec beaucoup de plaisir.
Elena Piacentini nous donne un dernier conseil dans sa note aux lecteurs en fin d'ouvrage :
"« Il y a une chose qui est quelquefois abominable à voir, c'est l'intérieur des familles », disait la poétesse Constance de Théis. Je ne saurais que trop vous conseiller d'aller jeter un oeil dans la vôtre. Tout ce qui n'est pas dit nous empoisonne. Nous n'avons qu'une vie, ce serait dommage de la gâcher à réparer ou à répéter les erreurs de nos aïeux. Autant vivre pleinement la nôtre."
Lien : https://camalonga.wordpress...
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gruz
  29 août 2019
Mathilde Sénéchal, flic de son état, étonnante personnalité à la fois forte et qui cache de nombreuses fêlures. Les lecteurs l'ont suivie dans un précédent roman d'Elena Piacentini : Comme de longs échos.
Alors que son devancier était axé sur un fait divers, Vaste comme la nuit se recentre sur le passé de Mathilde. Autre histoire, autre ambiance et même évolution de l'écriture.
Ce nouveau roman touche à l'intime. Bien caché, enfoui depuis des années, des décennies. Retour à l'enfance de la protagoniste, mais bien au-delà aussi. Dans une France de l'intérieur, loin du tumulte parisien, où les langues ne se délient pas habituellement, où les secrets pourrissent la terre.
Secrets de famille, guerre larvée entre plusieurs lignées. La mémoire de certains défaille, celle d'autres ne pardonne rien. Voilà donc la capitaine Sénéchal obligée d'enquêter sur son propre passé.
Pas vraiment un polar, ce livre est un vrai roman noir qui met en scène les ressentis, les dissensions. Ne cherchez pas un thriller, n'attendez pas un rythme soutenu, l'écrivaine donne du temps aux temps passé et présent. Elle creuse, racle le terreau des inimitiés et de l'hostilité jusqu'à en trouver les racines.
Elena Piacentini a toujours apporté un soin tout particulier à l'écriture. Plonger réellement dans son univers se mérite, ce nouveau livre en est un nouvel exemple. Voilà bien le genre de récit qui ne se survole pas, il ne fait qu'un peu plus de 300 pages, et pourtant il se lit lentement.
Chaque phrase est travaillée, ciselée. Encore davantage que dans ses précédents romans, à mon sens. Même si j'aurais aimé parfois davantage de rythme, cette plume soignée fait ressortir les sensations, les sentiments avec une belle et noire poésie.
Elena Piacentini est une auteure singulière dans le monde du roman noir. Vaste comme la nuit est une plongée dans l'âme humaine, les secrets de(s) famille(s), le poids du passé. Et une immersion émotionnelle dans ce qui fait la complexité du personnage de Mathilde Sénéchal et son cheminement de vie.
Lien : https://gruznamur.com/2019/0..
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   11 octobre 2020
Deux séries de huit chiffres. Quelques phrases pour la postérité, certaines poignantes, d'autres piochées dans l'almanach du mauvais goût. Un monument à la mesure des vanités de ceux qui partent ou de ceux qui restent. Dans ces dernières demeures ne subsiste que l'extrait sec. De la poussière d'os. Mathilde aime les cimetières pour cette sobriété.
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ZilizZiliz   10 octobre 2020
- Si une mère est cette personne sur laquelle tu peux t'appuyer, je n'en ai pas eu. A sa décharge, elle a à peine connu la sienne qui est morte quand elle avait deux ans. Et elle m'a mise au monde le lendemain de l'enterrement de mon grand-père. Ma mère vit dans une autre dimension (...). On a eu droit à tous les diagnostics. Dépressive, bipolaire, schizophrène... (...) [Ma grand-mère] s'est noyée dans un étang à une demi-heure d'ici. Ma main à couper qu'il s'agit d'un suicide. Maman nous a fait le coup avec ses saloperies de médocs... Voilà, tu sais tout. Je suis la dernière descendante d'une lignée de dingues.
(...)
- C'est un putain de sac à dos que tu te coltines, mais... Mais la plupart des choses que tu as mises dedans ne t'appartiennent pas. Tu sais quoi ? On va l'alléger, faire le grand ménage de printemps.
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ZilizZiliz   11 octobre 2020
Cette manie des vieux de vouloir que tout le monde fasse la sieste. Ils s'entraînent à mourir, ou quoi ? Pour ce que ça lui réussit, à sa mère ! Son père aussi a besoin de calme, il doit se concentrer, alors elle est consignée dans sa chambre. C'est égoïste et injuste.
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ZilizZiliz   08 octobre 2020
Vitres cassées, jardinières volées, voitures badigeonnées de bouse de vache, pneus dégonflés... Les exactions ont débuté avec les vacances scolaires (...). Ces événements le renvoient à l'été de ses seize ans et aux interminables jours d'ennui précédant l'arrivée des vacanciers et surtout des vacancières. Avec des copains, ils s'étaient lancé des défis stupides comme seuls savent en concocter les garçons désoeuvrés de cet âge. Pour sa part, il avait muré l'entrée du bar-tabac de Goulier. La nuit suivante, il avait jeté son dévolu sur des culottes mises à l'étendage, les lestant de pierres qu'il avait retirées au petit matin : les pantys distendus de la dame avaient gagné deux tailles. Puis il s'était introduit dans l'enclos de Jehan avec le projet de repeindre en rose la toison de son mâle reproducteur. Le bouc l'avait chargé et jeté à terre, le piétinant avec l'entrain d'une troupe de cavalerie. Sans l'intervention du berger, il s'en serait fallu de peu que la farce ne tourne court.
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collectifpolarcollectifpolar   01 septembre 2019
Legal parti, Orsalhièr a réintégré ses pénates. Le contenu de la sacoche est étalé sur la table de la cuisine : une épaisse chemise cartonnée, une pochette et une feuille volante. Jehan verse le café dans les verres et s'assied.
- Ça rime à quoi, dis-moi, tous ces mystères?
- Le gros dossier concerne la disparition en 1987 d'une jeune femme de vingt-cinq ans, une certaine Jeanne Bihorel.
- Et ils l'ont retrouvée morte, je parie...
L'oeil sombre, Orsalhièr secoue la tête.
- Ils n'ont rien trouvé du tout.
Pas même un corps... L'instruction Bihorel appartient à ces vingt pour cent d'affaires non élucidées dont le temps lisse les stigmates en apparence seulement. Sous la surface, le travail de sape se poursuit à bas bruit. Un boulot de termites. Un jour, un souffle, et ne reste que la sciure. Le berger fait tintinnabuler sa cuillère en évaluant la pile de documents d'un œil critique. Son verdict est sans appel.
- Les flics, c'est comme d'autres pour la parlotte, moins ils en savent, plus ils écrivent.
- T'as pas tout à fait tort... Mais dans ce cas, il s'agit des gendarmes. J'ai à peine survolé les documents, tu sais.
- Et les autres papiers ?
- Des mains courantes concernant des malveillances diverses, dégradations de biens, vols et des animaux morts...
- Eh bé ! Si un saligaud s'en prenait à mes bêtes, je le pèlerais à vif, tu feras la commission à ton Titan quand tu le croiseras. Si tu en réchappes !
Les deux amis se regardent de travers. Mais le cœur n'y est pas. Ils se chamailleront une autre fois à propos des ours et des hommes, de la bestialité des uns et de la toute-puissance assassine des autres, de l'impossible cohabitation aux dires du berger, de la nécessaire préservation selon le photographe naturaliste. Orsalhièr va chercher une bouteille d'eau-de-vie et met sa tournée. L'offrande vaut cessation des hostilités. Jehan aspire une gorgée et fait claquer sa langue de satisfaction.
Bon, bon... Ces saloperies, il y a un rapport avec la fille qui s'est volatilisée ?
L'ex-flic hausse les épaules, incertain. Les faits consignés dans les plaintes semblent étrangers à l'affaire principale, hormis qu'ils sont circonscrits au même espace temporel et géographique. Raison pour laquelle Lazaret explique les avoir retenus. Orsalhièr abonde dans son sens. C'est parfois à la périphérie des enquêtes que dépasse le fil permettant de démêler la pelote. Et le nœud de vipères
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