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ISBN : 2749924847
Éditeur : Michel Lafon (15/01/2015)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Luke Warren est un spécialiste du comportement des loups. Il s'est rendu célèbre en partageant la vie d'une meute pendant près d'un an dans le Grand Nord canadien. Mais à son retour, sa famille s'est disloquée. Sa femme Georgie l'a quitté, son fils Edward a coupé les ponts après une dispute irréparable, et sa fille, Cara, qui vit avec lui, s'est brouillée avec son frère qu'elle considère comme responsable du divorce de ses parents. Depuis cinq ans, Edward vit en Th... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Analire
  26 janvier 2015
Après l'époustouflant Pardonne-lui de la même auteure, qui avait été mon coup de coeur livresque de l'année 2013, je me suis lancé à corps perdu dans son nouveau roman, récemment traduit en français. La quatrième de couverture était attrayante, la couverture toujours aussi sublime... je pensais que Jodi Picoult était une valeur sûre, et qu'elle me ferait passer un excellent moment de lecture. Malheureusement, après la brillante histoire que j'ai cité précédemment, Loup solitaire me laisse un peu perplexe.
Luke Warren travaille dans un refuge de loups à Redmond's, refuge qu'il a lui-même fondé, en fonction de sa passion : les loups. Il ne vit que pour eux, ne pensent qu'à eux, vit avec eux, comme lors de son immersion de deux années au Québec, dans des plaines sauvages, pour tenter de se faire accepter dans une meute de loups. Tout cela au détriment de sa femme et de ses deux enfants, déboussolés par la passion trop encombrante de Luke. Mais là n'est pas l'histoire principale narrée dans Loup solitaire. Luke et sa fille Cara ont eu un accident de la route, qui a plongé ce dernier dans un état végéatif. Edward, parti vivre en Thaïlande suite à une violente dispute avec son père, revient sur ordre de sa mère. S'ensuit un combat sans fin entre deux extrêmes qui s'affrontent : Cara, qui vit avec son père, séparé de sa mère, qui voue un culte sans borne à cet homme sauvage, ami des loups, qui croit dure comme fer que son père est apte à se réveiller, peut importe la durée de son état. Et Edward, de l'autre côté, qui n'a eu aucun contact avec son père depuis six ans, mais qui détient un papier, qu'il a signé lors de ses quinze ans, qui donne l'entière responsabilité des soins médicaux sur le corps de Luke, si celui-ci avait un problème. L'euthanasie, pour Edward, est imminente. Des avis contrebalancés, une guerre fratricide qui aboutit au même espoir : faire ce dont Luke aurait voulu qu'on fasse pour lui.
Vous l'aurez compris, c'est de l'euthanasie que traite principalement Jodi Picoult dans ce roman. Une décision dure à prendre pour la famille, souvent contrecarré, comme prouvé dans cet ouvrage, pas totalement comprise ni accepté par la société. Décider de la vie ou de la mort d'une personne n'est pas chose aisée. Comme démontré dans Loup solitaire, cette décision engendre bien des sacrifices, des procédures longues et douloureuses.
De nombreux procès s'ouvrent, notamment pour départager le frère et la soeur, qui n'arrivent pas à se mettre d'accord sur la position à adopter à l'égard de leur père. J'avoue m'être passablement ennuyer lors de ces très longs interrogatoires au tribunal, spectatrice endormie de ces joutes verbales.
Chaque chapitre comporte un narrateur différent. Les protagonistes se succèdent pour raconter leur point de vue sur l'histoire, ce qui rend le récit un peu plus dynamique et diversifié.
En outre, je tiens à félicier l'auteure, qui démontre à travers les récits narratifs de Luke Warren, les nombreuses recherches qu'elle a du effectuer sur les loups, leurs conditions de vie, leurs habitudes... Lorsque celui-ci racontait ses aventures dans le Québec enneigé, parmi la meute de loups avec laquelle il s'était lié, les descriptions étaient si réalistes qu'ont auraient pu aisément prendre ce récit comme un témoignage véridique. Bravo pour la large documentation, qui permet d'enrichir mes connaissances sur les loups - même si ça ne m'intéressait que trop peu, j'ai aimé la fervente passion de Luke, allant jusqu'à se sacrifier, lui et sa famille, pour ses bêtes chéries.
Ma chronique n'est pas aussi enthousiaste que celle de Pardonne-lui. L'histoire est différente, mais toute jolie, malgré des longueurs et une sensation de stagnation quelque peu agaçante au bout de plus de 300 pages.
Lien : http://addictbooks.skyrock.c..
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PLUMAGILE
  07 mars 2015
Attention ! coup de coeur.
C'est le deuxième roman que je lis de cet auteur et je retrouve bien son style. Prendre un objet de réflexion et en voir toutes les facettes psychologiques. Pas à la manière d'un entomologiste, ce qui m'aurait probablement ennuyée, mais en raconteuse d'histoires.
Ce qui nous donne des personnages très fouillés avec leurs grandeurs et leurs failles, une trame de fond sur la vie des loups avec toutes les similitudes que l'on peut faire avec le comportement humain, du rythme, assez rapide entre narration et dialogues, et une histoire qui, personnellement, m'a passionnée, que j'ai lue en un peu plus de deux jours et que je ne vais pas oublier de sitôt.
Les thèmes de la famille, de la vie, de la mort, du choix sont universels, mais l'auteur parvient à les traiter d'une manière originale, et c'est cela que j'ai aimé. Une réussite ! A noter, le choix de l'auteur de nous offrir un roman polyphonique, où les personnages deviennent narrateurs à tour de rôle pour faire avancer l'histoire, sans oublier la voix off de Luke. A signaler également, la traduction qui "colle" parfaitement au propos.
Voilà une lecture que je vous recommande chaudement.
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VivianeB
  20 mai 2018
On peut faire confiance en l'auteur pour nous livrer une histoire forte et qui interpelle. Ici, c'est la fin de vie qui est traitée par l'histoire d'un homme condamné après un accident de la route et dont les deux enfants n'ont pas la même vision des évènements quant à l'arrêt ou pas du maintien en vie de leur père. Une fois de plus, j'aime ce type de livre qui fait réfléchir et qui nous apprend des choses, là c'est le monde des loups qui nous est expliqué.
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Promenonsnousdansleslivres
  27 juin 2016
Je le dis encore et encore mais c'est un grand plaisir pour moi de retrouver à chaque fois la plume de Jody Picoult. Encore une fois le thème de la famille est au coeur de l'histoire et encore une fois elle traite un sujet lourd et profond.
Nous retrouvons le schéma narratif habituel de cette auteure : une narration à plusieurs voix, de ce fait nous allons faire plus ample connaissance avec Luke le père, Georgie la mère, Joe le beau-père de Edward et Cara sans oublier d'autres personnages qui se greffent au fur et à mesure du récit. Cette forme de narration est ma préférée car elle rend le récit plus vivant et plus fluide, nous avons le point de vue de chaque protagoniste en profondeur ainsi nous pouvons plus facilement cerner leur personnalité et suivre plus facilement le fil de l'histoire.
Plus on avance dans l'intrigue, plus on se rend compte de la complexité de l'histoire étant donné la situation familiale difficile à gérer. Suite à l'accident Luke est dans un état grave son cerveau est touché les médecins vont donc rapidement demander à Edward, son fils et Cara, sa fille de prendre une décision puisqu'ils sont les seuls à pouvoir abréger cette situation. Mais voilà Cara est mineure et ne peut donc pas prendre la décision seule, de plus elle est en froid avec son frère depuis des années et l'accuse de vouloir tuer leur père pour se venger, de l'autre côté Edward est majeur et se retrouve confronté aux accusations de sa soeur alors qu'il fait tout pour la raisonner afin de trouver un terrain d'entente.
C'est ainsi que Jodi Picoult va traiter un sujet qui fait écho à notre actualité : l'euthanasie.
Edward et Cara vont devoir prendre une décision et ainsi peser le pour et le contre, continuer l'acharnement thérapeutique sur peut-être plusieurs années pour n'avoir aucun résultat et s'enfoncer dans un cercle vicieux ou bien débrancher leur père et le laisser partir. On ne peut qu'être en empathie avec ces deux personnages qui font face à une situation vraiment cruelle et qui vont devoir faire un choix qui forcément aura un impact sur leur vie.
Encore une fois Jodi Picoult a su me faire frissonner devant cette tragédie familiale menée d'une main de maître. Sans tomber dans le pathos elle sait nous toucher en nous exposant un sujet important qui nous pousse à la réflexion et y inclure des personnages qui collent parfaitement à la situation. On sent que derrière cette histoire il y'a des heures de recherches, des rencontres avec des spécialistes et surtout un grand talent, comme je le dis toujours Jodi Picoult est une valeur sûre qui réalise toujours un travail parfait, cette fois-ci je confirme encore c'est du grand art
Lien : http://promenonsnousdanslesl..
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Lalivrophile
  14 mai 2012
Encore une fois, Jodi Picoult s'attaque avec brio à un sujet délicat, et explore pertinemment émotions, sentiments, et motivations. Outre la question délicate de débrancher ou non les machines, elle crée des personnages épais, une histoire de famille complexe, ce qui fait que rien ne peut se résumer à cette question, même si elle est le noeud du problème.
Ce qui m'intrigue et me fascine, c'est que sous une autre plume, cette histoire de famille aurait été mièvre, voire risible. Mais Jodi Picoult, à l'instar de Douglas Kennedy, sait faire en sorte que tout soit crédible, que chaque point de vue soit recevable.
À un moment, un malentendu s'installe entre Edward et Cara. C'est surtout ici qu'il aurait été facile de faire n'importe quoi, d'en rajouter, etc. L'auteur ne l'a pas fait. Elle a exposé les raisons pour lesquelles Edward avait compris que sa soeur donnait son assentiment. Même si le lecteur connaît assez l'adolescente pour savoir que son frère surinterprète, il comprendra pourquoi le jeune homme s'est fourvoyé. Et bien sûr, ce que pense Cara de son frère est compréhensible. Chacun voit les actes de l'autre et les interprète de manière crédible. Je suis toujours fascinée losrqu'un auteur fait cela. Ici, c'est très bien fait. Extérieurement, Edward passe pour un sans coeur avide de vengeance, alors qu'il tente de se conformer à ce que voudrait son père, selon les données qu'il a.
Quelque chose m'a un peu gênée: la récurrence de certaines ficelles. On sait très vite que le frère et la soeur ont chacun un secret, et on se doute qu'on ne les découvrira qu'à la fin. La romancière utilise ce genre de ficelles dans beaucoup de ses romans. Ça devient lassant. J'ai un peu eu l'impression d'être prise pour une idiote, car je n'aime pas qu'on me serve trop fréquemment les mêmes ficelles. En outre, même s'il n'y a pas de temps morts, j'ai trouvé que le fait de devoir attendre pour connaître les secrets engendrait un sentiment de lenteur, à certains moments, surtout quand lesdits secrets sont évoqués.
D'autre part, il y a, comme dans presque tous les romans de cet auteur, un procès. Les raisons de ce procès ne sont pas tirées par les cheveux, mais là encore, c'est un peu lassant... Outre qu'on a envie de dire à Edward et Cara de cesser de laver leur linge sale en public, il est fatigant de trouver obligatoirement un procès dans les romans de Jodi Picoult. À force de vouloir créer suspense et retournements de situations, elle devient prévisible.
[...]
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Lien : http://www.lalivrophile.net/..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
AnalireAnalire   23 janvier 2015
Vous pouvez mettre quinze mille kilomètres entre votre père et vous, vous promettre de ne plus jamais prononcer son nom, le rayer de votre vie. Ce n'est pas pour autant qu'il cesse de vous hanter.
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AnalireAnalire   25 janvier 2015
Le loup le plus respecté de la meute n'est pas celui qui use de la force brute. C'est celui qui en dispose, mais choisit de ne pas en abuser.
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AnalireAnalire   22 janvier 2015
La vraie peur du loup, ce ne sont pas ses terrifiantes mâchoires, qui peuvent exercer une pression de cent cinquante kilos par centimètre. Son véritable atout, c'est de savoir qu'il possède cette arme, et la liberté de l'utiliser ou non.
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AnalireAnalire   29 janvier 2015
C'est ça que j'aime dans les photos. Elles sont la preuve qu'à un moment donné, ne serait-ce qu'un instant furtif, la vie était merveilleuse.
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AnalireAnalire   22 janvier 2015
Ceux qui se tournent vers les animaux ont été déçus par les humains.
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