AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782266289795
Éditeur : Pocket (07/03/2019)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 332 notes)
Résumé :
Angleterre, avril 1946. La jeune femme qui remonte l'allée de Sheperd House, majestueux manoir du Kent, a le coeur lourd. Car aujourd'hui, Maggie Fuller, jeune veuve au fort caractère, petite-fille d'une féministe, entre au service des très riches Lyon-Thorpe. Elle qui rêvait de partir en Amérique et de devenir médecin va s'installer dans une chambre de bonne.
Intégrer la petite armée de domestiques semblant vivre encore au siècle précédent n'est pas chose ai... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (146) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
  21 mars 2019
La première partie du roman se passe en Angleterre.
La grand-mère et la mère de Maggie étaient sage-femmes, infirmières et s'inscrivaient dans le mouvement féministe de la première moitié du vingtième siècle.
Maggie, en 1946, entre dans un château comme domestique et" veuve de guerre". Elle tombe sous le charme du châtelain et après une mésaventure douloureuse , part vers l'Amérique où elle exerce le métier d' aide sociale dans un cabinet médical.
Très jolie, elle attire un jeune arriviste mais ses racines sociales l'empêchent de tomber dans le piège de la richesse.
Résumé comme cela, le roman semble banal.
Il ne l'est pas car la verve de Maggie, son bon sens, son attachement aux valeurs transmises par les deux femmes de sa famille en font un personnage plus qu'attachant.
De plus, Laurence Peyrin a parsemé son livre de petits éléments très instructifs comme les débuts des droits sociaux en Angleterre en 1946 même chez les domestiques, la réalité de la vie des femmes durant cette période où la contraception n'était pas du tout d'actualité.
L'auteure nous donne l'occasion d'apprécier des passages très savoureux, exprimés dans des phrases de grande qualité.
J'ai lu ses deux premiers livres et je trouve personnellement que celui-ci est vraiment réussi, bien construit, structuré en deux parties : l'une en Angleterre et l'autre en Amérique;
Une lecture qui m'a enchantée du début à la fin.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          876
latina
  04 juillet 2019
Ce roman est une ode au féminisme.
Donc à priori il me plait.
Mais les choses ne sont pas si simples.

Rien n'est simple, en fait, pour Maggie, issue d'une lignée de féministes convaincues.
Nous sommes en 1946, et elle a déjà dû supporter 5 ans de mariage avec l'infirme teigneux et maltraitant qu'était Will. Supporter, soigner, endurer mille maux et toujours être gentille, douce, serviable, dévouée. Elle l'avait voulu, pour « honorer sa promesse », alors qu'elle n'était pas obligée de se marier avec ce fiancé tombé malencontreusement du toit. Elle a dû renoncer à son rêve d'être médecin pour à la place, vider des poissons à la conserverie.
Et puis à la mort de Will, elle est engagée comme femme de chambre dans la prestigieuse famille Lyon-Thorpe, dans un manoir aux multiples couloirs de la campagne du Kent.
Multiples couloirs, oui, qui mènent à bien des endroits cachés.
Car après avoir tapoté les coussins du sofa de Madame, ouvert son lit pour la nuit, ramassé le foulard qu'elle a laissé tomber, elle chemine, Maggie, elle chemine dans la propriété. Et elle tombe sur un vieux monsieur attachant et enfantin, mais aussi sur un autre homme, son maitre...
Et la voilà engagée dans quelque chose qu'elle croit dominer.
Difficile, quand on est féministe, de concilier l'amour et son abandon, avec le désir d'être maitresse de sa vie. Tôt ou tard, on y aliène une partie de sa personnalité ou de sa vie.
Qu'adviendra-t-il de cette jeune femme avant-gardiste passionnée mais finalement trop rigide dans son désir de liberté ?

A vrai dire, je me suis posé beaucoup de questions face au comportement de Maggie. Elle m'a énervée, cette femme. Trop tranchée, trop peu souple. L'adaptation, Maggie, tu ne connais pas ?
Deuxième chose qui m'a énervée : les descriptions des scènes amoureuses. Ah, les mains de John ! Ah, sa moustache ! Ah, ses yeux verts semblables à ceux de Maggie ! Nous tombons dans le mièvre sirupeux dégoulinant, là.
Troisième chose (qui m'a énervée, mais dois-je le répéter ?) : les femmes de chambre abattent un travail interminable et fastidieux, parait-il. Ici, il ne m'a pas semblé du tout que Maggie était éreintée.
L'histoire se lit facilement, mais je n'aime pas, justement, ce qui est trop facile.
Je me suis même ennuyée par instants. Je dis bien « par instants » - nombreux quand même.
Le style n'est pas particulier, cela se laisse lire de façon plaisante (pour moi, cela ne suffit pas).
Mais j'aime l'Angleterre, la campagne anglaise, l'Amérique m'attire également, surtout dans ces années 40-50. Et il faut dire que l'auteure a bien décrit l'atmosphère de ces années-là dans ces contrées-là.
Donc c'est un bilan en demi-teinte que je pose ici.

Comment concilier l'amour et l'épanouissement ? Question éternelle. Surtout dans les années d'après-guerre. Pas simple !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          535
diablotin0
  11 octobre 2018
Je ne suis pas une habituée de ce genre de romance mais je dois dire que je me suis installée sans problème dans cette ambiance très british de la première partie et que j'ai été emportée par l'histoire de Maggie Fuller au caractère bien trempé.
Je ne connaissais pas l'auteur Laurence Peyrin et c'est une belle découverte, son écriture est très agréable et elle a su raconter une belle histoire d'amour comme on en rêve tous sans tomber dans la niaiserie.
Comment ne pas s'attacher à Maggie qui hérite du caractère rebelle, militant engagé de sa mère et grand-mère ?
A côté de Maggie évoluent d'autres personnages qui bien que secondaires ( mis à part John!) sont décrits avec beaucoup de soins. C'est un vrai régal que de les rencontrer. Alors, oui, pour toutes ces raisons, j'ai aimé ce roman et je ne bouderai pas une nouvelle lecture de Laurence Peyrin.
Commenter  J’apprécie          480
Annette55
  23 décembre 2019
Lorsque j'ai ouvert cet ouvrage que l'on m'a prêté ( lu très rapidement ) je ne m'attendais pas à lire ce genre de romance :
J'ai été emportée malgré moi par la magie de la personnalité de l'héroïne Maggie - Martha Fuller O Neil, féministe , cultivée et émancipée , petite fille de suffragette et fille d'une sage- Femme féministe, qui , au lendemain de la seconde guerre mondiale , au lieu de commencer des études de médecine est engagée comme femme de chambre dans une vieille demeure de la noblesse anglaise, à Sheperd House.
Comment ne pas s'attacher à cette jeune militante, rebelle et avant gardiste, qui fera fi des conventions, en avance sur son temps, tout à fait consciente des droits des femmes, ( dont c'est seulement le début ), indépendante, qui déteste les fleurs, prête à mener nombre de combats sociaux au nom de la liberté et de l'amour?
Le tableau est savoureux, en pénétrant dans les arcanes de la vie domestique, nous découvrons une ambiance à la Downton Abbaye, une foule de serviteurs compassés , moutonniers , cancaniers semblant vivre au siècle précédent ,au service de l'agaçante lady Pippa - ma chère , la rencontre romantique avec son séduisant mari : John- Lyon - Thorpe , les personnages secondaires Kitty , la petite bonne diabétique, le gros Colin , Bertha Stanfield la gouvernante, Sir Albert ...
N'en disons pas plus ,...
C'est une romance agréable à lire, une ode au féminisme, pétrie de rebondissements et de chances à saisir car rien n'est simple ..
Comment s'épanouir se rendre libre , concilier amour, désir et combat social?
Les combats que mènent l'héroïne téméraire et attachante parlent au lecteur entraîné de l'Angleterre à l'Afrique en passant par les États - Unis de 1946 à 2010 ..
Une fresque tout en humour et sensibilité , un extraordinaire portrait de femme libre qui fait passer de savoureux moments !!
L'auteure est une fabuleuse conteuse , un ouvrage qui fait du bien !!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          3711
AudreyT
  29 juillet 2018
*****
Quand Maggie arrive à Sheperd House, dans le Kent anglais, elle croit avoir renoncé à tous ses rêves, tourné le dos à tous ses idéaux... Alors qu'elle vient de perdre son époux paralysé par une mauvaise chute, elle n'a d'autre choix que d'accepter ce poste de femme de chambre dans ce manoir trop grand, trop bourgeois, trop ancré dans de vieilles traditions rigides. Mais sa vie va pourtant en être bouleversée à jamais...
De Laurence Peyrin j'ai tout lu... tout aimé, tout encensé, tout ressenti à chaque page tournée... sa Zelda Zonk est toujours à mes côtés...
Ce dernier roman est juste un nouveau coup de coeur !!! Il est beau comme un roman d'amour, mais sans ce côté fleur bleue qui peut ennuyer. Il est rythmé, il sonne juste, il a cette écriture propre à l'auteur, qui, en sublime conteuse, vous prend par la main et vous entraîne loin...
Maggie est une femme forte, qui se croit libre mais qui s'impose bien des limites. Elle aime éperdument un homme qu'elle a eu la chance de croiser au bon moment... Mais l'amour ne suffit pas à cette femme que les engagements et la parole donnée comptent parfois plus que ses propres sentiments...
J'aimerai tant être à votre place, ne rien savoir de sa vie, et me laisser porter à nouveau par cette histoire touchante et tout simplement belle. Courez, courez vers Maggie, elle vous attend !!!!
Un immense merci à NetGalley et aux éditions Calmann Lévy pour leur confiance et ce cadeau...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          395
Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
brinvilliersbrinvilliers   22 mai 2020
Maggie s'enfuit dans le couloir, trébuchant dans l'escalier de service. Je ne vous mentirais jamais. Sûrement l'avait-il fait ? Elle le connaissait si peu. Peut-être Sir John Lyon-Thorpe s'amusait-il des jeunes femmes. Leur faisait miroiter une autre image d'elles-mêmes puis les renvoyait à leur triste condition une fois qu'il en avait assez. Et une autre prenait la place, qu'il finissait bouder comme ce matin.
Comme elle avait peur que ce soit possible, elle préfèrerait que ce soit vrai. Parce que Maggie Fuller savait faire face à l'adversité. Il faudrait juste que cette fois, la chute soit moins longue.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
jeunejanejeunejane   21 mars 2019
- Arrête, rit-elle. Je sais que tu ne l'aimes pas.
- C'est un opportuniste dépassé par sa propre gloire, mais il est charmant. C'est tout le problème, Martha. Il joue des charmes d'une enfance à la Dickens mais il est comme un héros de Fitzgerald : enivré de lui-même.
Commenter  J’apprécie          200
Annette55Annette55   23 décembre 2019
«  Le vent de la guerre ayant porté outre- Atlantique les relents nauséabonds sur l’inégalité des races, les États - Unis avaient dû revoir leur politique d’immigration . Totalement discrédité , le régime des quotas favorisait jusque - là des populations jugées plus assimilables——-celles venues d’Europe de l’Ouest et du Nord.
Et interdisait l’immigration asiatique ».
Commenter  J’apprécie          120
AelaAela   31 mars 2019
Maggie avait lu les philosophes - Platon théorisant que l'amour est désir et le désir est manque, Spinoza lui opposant qu'aimer est se réjouir.
Maggie aurait voulu que Saint Augustin la raisonne - Amabam amare, "Ce que nous aimons c'est aimer" - mais Saint Augustin la renvoyait à John, les premiers temps en Amérique. Aime et fais ce que tu veux.
Commenter  J’apprécie          110
latinalatina   02 juillet 2019
Il y a d'autres méthodes (pour avorter) aucune n'est garantie mais beaucoup sont dangereuses (...)
Mais quand tu arriveras à l'hôpital ils se douteront de ce que tu as fait, et pour te punir on te fera un curetage sans anesthésie.
Commenter  J’apprécie          175
Videos de Laurence Peyrin (36) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Laurence Peyrin
Coup de coeur pour la nouvelle héroïne de Laurence Peyrin dans le roman "Les Jours brûlants" En librairie le 27 mai : http://bit.ly/32KcC49 "Criminal" . Découvrez la chanson inspirée du roman: composition et interprétation ©Lily Rosana
autres livres classés : féminismeVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les Amants de la Littérature

Grâce à Shakespeare, ils sont certainement les plus célèbres, les plus appréciés et les plus ancrés dans les mémoires depuis des siècles...

Hercule Poirot & Miss Marple
Pyrame & Thisbé
Roméo & Juliette
Sherlock Holmes & John Watson

10 questions
3723 lecteurs ont répondu
Thèmes : amants , amour , littératureCréer un quiz sur ce livre
.. ..