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Inspecteur Karel Jacobs tome 3 sur 3
EAN : 9782390460565
478 pages
Phénix Noir (09/10/2023)
4.58/5   117 notes
Résumé :
Tout le monde est capable d'aimer. Même les pires ordures.

2012. La brutalité des hommes s’abat sur le village de Bumia, à l’est de la République démocratique du Congo. Un groupe armé surnommé « les arracheurs » commet les pires atrocités. Parmi les victimes, Gloria et sa fille Phionah. L’âme blessée, le corps ravagé, elles parviennent à prendre la fuite, laissant derrière elles un champ de cendres et plusieurs dizaines de morts.

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Critiques, Analyses et Avis (62) Voir plus Ajouter une critique
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A travers ce roman je confirme que Clarence Pitz est une auteure exceptionnelle, j'ai eu l'occasion e lire tous ses romans, celui ci m'a le plus marquer, une grande maturité, une évolution extraordinaire dans ses écrits, Elle nous révèle qu'elle est une véritable psychopathe version féminine. Attention attention, avant de commencer la lecture, prenez un rendez vous chez un bon psychiatre et une bonne dose, d'antidépresseur
Le moment tant à tendu commence, nous entrons dans le monde de Clarence, Dés les premiers chapitres ,elle nous lance une véritable bombe atomique, nous entrons dans les méandres de la folie humain sans point de retour , direction l'enfer . Une histoire temporelle qui se passe entre 2012 à 2017,Un village a Bumia , qui se situe à l'est de la république du Congo, va connaître le pire scenario, loin de la vies de sérénité des villageois, une bande de milicien , s'introduit, des personnages assoiffées de violence , allant jusqu'au pire certains hommes présent, doivent assister aux atrocités que leurs femmes et filles subissent, Benjamin le mari de Gloria, se trouve dans les mines de cultan, Gloria est maintenue , ne peut échapper , ils l'obligent à regarder, le viol de sa fille de 9 neuf, les "arracheurs" ont laissé un village en ruine et des êtres détruits psychologiquement à vie,
Gloria puisse son énergie et arrive à se sauver,
2017 ,en Belgique un homme est retrouvé , affreusement mutilé, et enuclé, une ressemblance avec se qui c'est passé à Bumia , le mot arracheurs, prend tout son sens . Une enquêté difficile confiée à Karel, Des mauvais souvenirs refont surface, des disparitions , un compte à rebours à commencé, une chasse à l'homme, essayant de refermer ce dossier, à tout jamais avec son lot d'atrocités accomplies par des êtres qui n'ont plus rien d'humain, Nous sommes dans des contrés, voir d'autres pays, où le viol des femmes est monnaie courante, Ces femmes détruites se sentent coupables et non victimes, le côte réaliste de cette histoire prend le dessus à la fiction. Clarence maîtrise à la perfection sa thématique, en décrit en profondeur la psyché des protagonistes, rendant certains personnages comme Gloria et sa fille attachantes, une envie de les sauver, d'effacer le drame qu'elles ont vécu,
L'auteur ne fait pas dans la dentelle , les descriptions sont abominables, insoutenables, mais sont existentielles, Elle ne ménage pas ses lecteurs , leurs neurones sont mis à rude épreuves, elle nous met face à la réalité,
Un rythme qui monte crescendo au fur et à mesure de la lecture, un suspens et intrigue bouleversante, émouvante et terrifiante , la plume de l'auteure est percutante, visuelle, engrainant une lecture dérangeante pour certains passages
Clarence a mis la barre très le summum du summum, Une histoire qui restera longtemps dans ma mémoire,
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J'ai regardé, comme Clarence Pitz l'a fait, le tableau La nuit de Max Beckmann avant de commencer « les enfants du serpent » : scènes ultra-violentes, là où les victimes et les bourreaux vivent le même enfer. Je préfère citer Yael76 : «  Attention attention, avant de commencer la lecture, prenez un rendez vous chez un bon psychiatre et une bonne dose, d'antidépresseur”.

Les chapitres se divisent entre la République Démocratique du Congo,RDC ex-Kinshasa, au Kivu, à l'est du pays (et non pas dans le Sud comme dans Kisanga d'Emmanuel Grand) et le quartier Matongé à Bruxelles.
Deux drames :
- L'un au Kivu, le viol collectif de toutes les femmes et enfants dans la terreur et l'ignominie.
Pire, les miliciens ont parmi eux, tuant et obligeant les hommes à regarder le massacre, avant de les exterminer, trois Casques bleus.
- L'autre, un homme trouvé mort avec les deux yeux arrachés à Bruxelles.
Où l'inspecteur Karel Jacobs prend les choses en main, enfin, pas les yeux, n'est-ce-pas, mais l'affaire qui « pue à plein nez. »
Retour au Kivu, où Gloria et sa fille Phionah ont survécu miraculeusement, et pourtant complètement détruites, puisque leurs deux corps ont été sauvagement attaqués, utérus arraché entre autres.
Clarence Pitz ne fait pas dans la dentelle, et pourtant on suit le cours de son thriller, toujours avec notre moralité de canapé, l'espoir qu'après bien des péripéties, tout rentrera dans l'ordre. (Mais quel ordre, dans un pays dévasté par les pilleurs de coltan et les tueurs voulant se l'approprier.)
Le coltan, nécessaire pour tous nos smartphones.
Le médecin qui les soigne doit leur annoncer « ce qu'on a fait de leur corps, de ceux de leurs filles. Leur apprendre que l'enfer qu'elles ont vécu entraînera des conséquences sévères et indélébiles. Que l'on n'a pas uniquement volé leur âme. »
Médecin qui n'est pas sans rappeler le prix Nobel de la paix Denis Mukwege.
Deux carnages, donc, et deux sauveteurs.
Cinq ans après, Karel fait le rapprochement entre le carnage de Bumia (Près d'une mine de coltan) et le meurtre de Bruxelles, car les carnassiers après avoir obligé les adultes à voir les outrages exécutés sur leurs femmes et enfants, les ont énucléés. Mais les choses ne sont pas si faciles, et les victimes se transforment parfois en bourreaux.
Et les bourreaux font des enfants à leurs esclaves sexuelles, ce seront des serpents, ainsi va le monde.
Pourtant chacun, capable du pire, reste un agneau, ou plutôt un lion rugissant quand il s'agit de défendre sa famille.
Il faut aussi dire que le Kivu jouxte le Rwanda, et qu'après ses immigrés hutus, les génocidaires cachés, puis tutsis, les guerres sont incessantes depuis 25 ans :
« La République démocratique du Congo a mené une politique de brassage et a intégré d'anciens seigneurs de guerre à l'armée régulière, les pires criminels ont été propulsés à des postes importants. » 

En conclusion, et pour justifier mes cinq étoiles, l'auteur montre le vrai calvaire de la RDC, depuis Léopold II, qui est bien la richesse de son sol, objet de toutes les convoitises et faisant fleurir les meurtres et la corruption, la misère générée par l'extraction du coltan, le fait qu'il n'y a jamais de bon camp au Kivu, pas plus qu'il n'y a des bons et des méchants sans nuances.


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En lisant les différentes chroniques élogieuses des différents romans de Clarence Pitz, j'ai fini par être intrigué.
Il fallait que je me fasse mon idée, mon choix s'est porté sur Les enfants du serpent, particulièrement loué.
Et là, bing ! une grande baffe dans la tronche, pardonnez-moi d'être un peu trivial mais on ne peut pas rester neutre devant ce thriller à la limite du soutenable.
Lecteurs sensibles s'abstenir, la violence et la tension ne nous lâchent pas de la première à la dernière page. En s'immisçant dans cette histoire fictive mais très vraisemblable, on passe par tous les sentiments possibles, angoisse, pitié.
D'habiles petits chapitres, alternant passé et présent et lieu de l'action entre République démocratique du Congo et Bruxelles, ponctués par de subtiles phrases qui aiguisent l'inquiétude et titillent l'envie folle de connaître la suite de cette abomination, l'autrice nous maintient K.O. debout.
Il faut se rappeler le génocide rwandais, en 1994 entre ethnies Hutu et Tutsi, qui a provoqué des mouvements de population vers les pays voisins. C'est tout une zone géographique qui est devenue aire de non-droit, où il faut se méfier de tout ce qui porte uniforme, milice, armée gouvernementale voire même soldat de l'ONU.
En 2012 le village de Bumia, à l'est de la République démocratique du Congo, subit un massacre d'une sauvagerie innommable. Gloria et sa fille Phoniah, 9 ans, réussissent à s'enfuir. Seules rescapées de ce drame, leur vie est en danger, car les auteurs ne veulent laisser aucune trace ni aucun témoin de ce drame. Vivantes, plutôt survivantes car elles ont été victimes d'atrocités. La petite, surtout, violée et mutilée devant les yeux de sa mère. Elles fuient, à travers la forêt, vers le dispensaire du village le plus proche.
Les hommes du village travaillaient, non loin, à la mine de coltan (minerai très utilisé dans diverses industries) au moment de l'agression. Toutefois, ils ne seront pas épargnés par les exactions, mutilés, énucléés et finalement tués. Un seul rescapé, Benjamin, le mari et père de Gloria et Phoniah. Dès lors une seule idée fixe le porte, retrouver ses proches.
En 2017, à Bruxelles dans le quartier populaire de Matongé, un homme de couleur noire est retrouvé dans le caniveau complétement défiguré et énucléé. Pour l'inspecteur de police Karel Jacobs, qui a fait un séjour en Afrique chez son ami Jonas, médecin qui avait secouru nos fugitives, cela lui rappelle le modus operandi de la tragédie de Bumia. Les deux affaires sont, sans nul doute, liées. D'autant plus que la victime de l'agression de Bruxelles dit s'appeler Benjamin Gitarama. Mais tout n'est pas si simple et la pression augmente sur notre policier quand il apprend que sa fille Zita a été kidnappée…
Ce récit poignant nous pousse à réfléchir sur la distorsion de l'âme humaine, capable d'empathie et dès plus vives atrocités. Au-delà, nos gènes peuvent ils être marqués par la violence et la reproduire ?
Clarence Pitz, avec ce roman, devient véritablement la reine du thriller belge. Elle signe son quatrième ouvrage avec Les enfants du serpent et a déjà été primée par le Prix de l'auteur belge Club 2022 pour Meurs, mon ange. Pour sûr, déjà de nombreux lecteurs attendent avec impatience la sortie de son prochain livre.
Un grand merci à la sympathique maison d'édition IFS et bravo pour sa collection du Phénix Noir.
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Quatrième thriller de l'autrice belge, Clarence Pitz et celui-ci est tout simplement grandiose. Alors qu'elle m'avait déjà bien accrochée par ses trois premiers, elle m'a définitivement conquise avec « Les enfants du serpent ».

Quand vous lisez comme accroche sur la quatrième de couverture « Tout le monde est capable d'aimer, même les pires ordures », vous vous doutez bien que vous n'allez pas parcourir un album des Bisounours. Et effectivement, cela se confirme au travers des presque 500 pages suivantes. Clarence Pitz nous plonge dans les méandres de la psyché humaine et dans ce qu'elle a de plus sombre, de plus noire.

L'histoire débute en 2012, à l'Est de la République Démocratique du Congo. Des miliciens envahissent un petit village, celui de Bumia, qu'ils pillent, massacrent les habitants, violent femmes et enfants sous les yeux de leurs familles. Après ces exactions, les plus brutaux arrachent les yeux des maris et pères qui auront eu pour dernières images les sévices infligés à leurs épouses et filles.

En 2017, dans le quartier africain de Bruxelles, Matongé, un homme est retrouvé sévèrement tabassé et énucléé. L'inspecteur en charge de l'affaire reconnait la signature des « arracheurs » à quelques jours de l'ouverture du procès de l'un de ces miliciens.

J'ai trouvé que ce livre était le plus abouti de l'autrice. Même si les trois précédents étaient déjà fortement bien travaillés et réussis, « Les enfants du serpent » a quelque chose en plus, qui fait qu'il est mon préféré.

Ce que j'ai particulièrement apprécié est le fait que l'autrice sait parfaitement se remettre en question et prendre en considération les remarques et les suggestions de ses lecteurs. En effet, malgré les qualités certaines de son avant-dernier, « Meurs, mon ange », la pléthore de personnages différents pouvait perdre le lecteur, comme je l'avais parfois été. Dans le cas présent, ce grief a complètement disparu.

Malgré qu'il s'agisse d'une fiction, j'ai aussi trouvé que la réalité prenait le pli, tant la psychologie des personnages a été fouillée que les descriptions de l'environnement vont dans les moindres détails.

Bien sûr, parfois, cela peut être dur à lire (comme les exactions commises en Afrique) mais elles sont nécessaires au récit pour s'accorder au mieux aux faits réels (notamment du génocide au Rwanda).

Pour ceux qui aiment le suspens, ce livre est fait pour vous car le rythme et la tension augmentent au fil des pages et des chapitres pour – ensuite – se clore avec un twist final retentissant.

Vous lirez sûrement en apnée ce thriller choc, comme je l'ai fait, en le terminant par un ultime uppercut. Vous le conseillant très fortement, il marquera indubitablement mon année de lecture 2023.
Lien : https://www.musemaniasbooks...
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Bonjour,
Voici « Les enfants du serpent » de Clarence Pitz. À la fois coup de coeur et coup de massue pour ce thriller magistral. 2012, République Démocratique du Congo; échappées d'un massacre dans leur village, deux femmes, une mère et sa fille prennent la fuite. 2017, un inspecteur bruxellois est confronté à une agression monstrueuse qui rappelle le mode opératoire utilisé lors du drame vécu par les deux survivantes. Vous plongerez dans le monde terrifiant des mines de coltan et vous côtoierez les horreurs liés à cette exploitation.
Vous serez en apnée face à l'enfer des massacres, les bains de sang et de larmes et les horreurs de la guerre. Les personnages, au passé tourmenté et douloureux sont terriblement humains et criants de vérité. Attendez-vous, de la première à la dernière page, à lire un texte émouvant mais oppressant et anxiogène. L'intrigue est bien documentée, déchirante, poignante et bouleversante sans temps mort aucun. le twist final est explosif. le tout est mené avec dextérité par la plume brillante de l'auteure. Un thriller choc comme je les aime !
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critiques presse (1)
LaLibreBelgique
07 décembre 2023
Clarence Pitz nous offre un polar aux images bouleversantes.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
La mine est aussi gourmande de chair humaine que ses convives le sont de son coltan. Elle les avale, les digère, n’en laisse que les os. Une vingtaine de creuseurs crève dans son ventre chaque année.  C’est le risque à prendre pour subsister et ne pas mourir de faim. Un comble. Les cadavres restent là, dans l’indifférence générale, sous les gravats. La mine est leur tombeau. Et les autres ouvriers poursuivent leur boulot sans ciller, dans la crasse, la chaleur et l’odeur fétide de sueur et de viande faisandée. Parce qu’il faut trouver du coltan, toujours. Pour bouffer et nourrir les siens.
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Il relit la déposition d’un soldat qui s’était fait choper juste après l’attaque de Bumia et qui, mort saoul, avait témoigné sans aucun complexe. Quand on l’avait interrogé sur les raisons de ces viols, il avait répondu tout naturellement : « On l’a fait car on pouvait. On nous avait donné quartier libre. On nous avait donné quartier libre. » Après des mois passés en forêt, sous la violence, les armes et dans la peur, ce type avait vu cette soirée comme une sortie « all inclusive » dans un bar. Consommation à volonté, sans éthique ni remords. Une façon de libérer hargne et frustrations. 
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Il n' y a que le pognon et le pouvoir qui motivent les hommes depuis la nuit des temps. Il y a le cul aussi. Dans l'est de la République démocratique du Congo, les viols sont devenus systématiques et atteignent des proportions aberrantes. On assiste à une forme évoluée et pernicieuse de génocide à long terme. Les conséquences sont terribles. Beaucoup de victimes restent stériles. Les maris, traumatisés de voir leurs épouses violées , sont frappés d'impuissance . Certaines femmes sont kidnappées pour servir d'esclaves sexuelles nombre d'entre elles tombent enceintes de leur bourreau. Ces gamins sont rejetés par la société et voués à intégrer la milice. Et à devenir des ordures à leur tour.
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— Je sens un pouls mais il est très lent. Il faut l’emmener au dispensaire de Lumvu.
— Comment veux-tu ? C’est beaucoup trop loin. Elle ne tiendra jamais le coup jusque-là. Regarde tout le sang qu’elle a perdu, répond Gloria en pointant de son index tremblant les jambes nues de sa fille.
— Ici, elle mourra de toute façon, regrette Patty, torpillant le cœur de la mère. Et je sais ce que c’est que de perdre un enfant. Je ne le souhaite à personne.
— Le dispensaire est à plus de trois heures de marche à travers la forêt. Il fait nuit, le chemin n’est pas évident à trouver, même de jour. Et puis, nous risquons de croiser les miliciens.
— Il faut partir, aller jusqu’à Lumvu. …
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" Maintenant, on viole par superstition. Violer une vierge porterait chance et permettrait de trouver beaucoup de coltan dans son tamis. Les violences faites aux femmes sont banalisées, les crimes rarement punis. Les victimes restent silencieuses. L'homme veut, il se sert. Point. "
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