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Georges Leroux (Éditeur scientifique)
EAN : 9782080706539
801 pages
Éditeur : Flammarion (15/02/2002)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 525 notes)
Résumé :
Référence obligée en philosophie politique, La République constitue à la fois une forme d'utopie, décrivant une cité idéale gouvernée par les sages, et une critique sans appel de la démocratie grecque. Le lecteur contemporain ne peut s'empêcher d'établir un rapprochement entre la représentation platonicienne du gouvernement des hommes, réservé aux plus savants, et la conception républicaine du recrutement des élites, exerçant des fonctions publiques dans le cadre de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
CasusBelli
  21 juin 2020
Aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours aimé la philosophie : qui n'a jamais rêvé d'un monde idéal ?
"La république" fait partie des livres qu'il faut avoir lus, je pense, si l'on aime la philosophie, je vais oser une analogie qui vous fera peut-être sourire, mais c'est un peu comme lire "le Seigneur des anneaux" si l'on doit affirmer que l'on aime la littérature fantasy, c'est un passage obligé, dans les deux cas je les ai lus trois fois chacun, il y a longtemps il est vrai.
C'est une lecture ardue et exigeante, très exigeante en fait, le style et les tournures de phrases d'il y a 2500 ans ne rendent pas la lecture aisée, il sera souvent nécessaire de relire certaines phrases pour s'assurer d'avoir saisi le sens de l'argumentation.
Si j'ai gardé un bon souvenir de "La république" ce n'est pas tellement pour les brillantes argumentations qui nous sont offertes, pour être honnête j'en ai oublié l'essentiel même si je me rappelle quand même qu'il y est question de la supériorité du bien sur le mal, l'un des acteurs défendant le bien et l'autre essayant de démonter ses arguments.
Ce qui m'a marqué durablement et me sert encore aujourd'hui, c'est la préparation de la "dispute", une bonne partie du récit va voir les protagonistes se mettre d'accord sur l'utilisation et la signification de chaque mot ou presque qui sera employé de façon à éviter les quiproquos et les mauvaises interprétations, c'est la première et la seule fois que j'ai vu cette façon de préparer une joute verbale avec une telle rigueur.
Grâce à cette lecture, il m'arrive de m'assurer lors d'une discussion que le sens des mots est le même pour tous, en ce sens ce livre m'a laissé quelque chose de durable dans mon quotidien.
L'une de mes rares lectures classiques, sans passer par la case lecture imposée à l'école ;)
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denis76
  12 décembre 2020
400 ans avant JC, en philosophie, et même peut-être en politique, c'est un des ouvrages fondamentaux.
C'est une démonstration magistrale, sur 300 pages, en passant par la construction « virtuelle » d'une cité, qu'un homme injuste ne peut pas être heureux.
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Le thème principal de la lutte théorique de Socrate est de s'opposer à l'injustice et aux apparences, et il développe en exemple le mythe de la caverne, le semblant de justice des gouvernements, et même la « fausseté » de la poésie d'Homère ou de la peinture. La vérité peut parfois se voir avec les yeux, pour ce qui est des « objets réels », mais en ce qui concerne les « idées », seule l'âme dans le bien, ce qui est rare chez l'humain, peut approcher de la vérité, seul credo de Socrate.
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Le gros avantage de cet ouvrage, malgré la richesse des propos de Socrate, est la lisibilité, la clarté de la plume de Platon, son disciple, qui retrace l'intégralité de la dialectique, de la maïeutique de Socrate. 😊.
Socrate invente « la cité de justice ».
Socrate engage une maïeutique avec Thrasymaque sur la justice, l'injustice, le bon et le méchant. Socrate a du mal à convaincre son interlocuteur qui, de guerre lasse, finit par accepter ce que dit Socrate. Mais Glaucon reprend l'argumentaire de Thrasymaque, et se pose la question :
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»Ne vaut-il pas mieux être fort et injuste, quitte à faire semblant d'être juste, que d'être vraiment juste et recevoir les coups ? »
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La réponse de Socrate viendra 300 pages après, car il a du mal à s'opposer à cette théorie.
Lui vient alors la possibilité de contourner le problème en envisageant l'idée de créer dans leurs têtes une cité idéale, de sa naissance à son développement, avec tous les travailleurs nécessaires qui la composent.
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La cité de Socrate devra avoir des agriculteurs pour nourrir les citoyens, et des artisans.
Mais surtout, elle devra avoir des « gardiens » qui défendent la cité. Comment seront ces gardiens ? Ils devront être moralement éduqués pour donner l'exemple, et créer une cité heureuse, avec 4 qualités : Sagesse, Tempérance, Courage et Justice.
Pour cela leur éducation devra être sage, tempérante, pousser au courage et aller vers la justice.
Socrate compte sur la gymnastique pour entraîner au courage, et l'éducation à la musique pour marquer l'harmonie et la tempérance.
Alors ses interlocuteurs lui demandent ce que sera la place des femmes.
Socrate, sans se démonter, propose que les femmes aient les mêmes fonctions que les hommes.
Ses compagnons de dialogue approuvent.
Puis il aborde les relations interindividuelles. Tous les citoyens étant pauvres à la base, et n'ayant aucune propriété, pour garder leur sens moral et ne pas rentrer dans la cupidité, l'entraide devrait être importante, puisqu'ils sont correctement éduqués.
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Bref, après avoir décrit sa cité idéale, qu'il appelle « royale », il la fait comparer aux autres systèmes politiques. Il amène Glaucon et ses comparses à classer comme lui, par ordre de justice et de bonheur :
1 ) La cité royale et juste, recherchant la vérité par la philosophie et non la « philodoxie » ;
2 ) La cité Lacédémonienne ( Sparte ) ou timocratique
3 ) La cité oligarchique, où les riches sont au pouvoir ;
4 ) La cité démocratique, où, d'après lui, règnent liberté-égalité-« bigarité » ( c'est-à-dire, en gros, le « bazar » ), je me rappelle de la Révolution Française, qui eut lieu plusieurs siècles plus tard ;
5 ) Enfin la tyrannie, dirigée par un malade, esclave de ses vices, dit-il, qui met la cité en esclavage, qui vient après la démocratie ( pour moi, Robespierre et Bonaparte, Hitler, Staline, et Castro à la fin de la révolution ou de la démocratie socialiste ).
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La réponse de Socrate au bonheur supposé des injustes, l prôné par Glaucon, vient après ce large détour politique : une cité juste est préférable à une cité injuste, et des hommes justes sont plus heureux que des hommes injustes. 😊
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Ce livre me fait réfléchir, ce qui est aussi le but d'une lecture, non ?
1 ) D'abord le titre. Pourquoi intituler cet ouvrage « La république » ? En effet, « res publica », désigne la chose publique, mais en latin, quatre siècles après Socrate et Platon … Même si c'est un concept qui se réfère à un état gouverné selon le bien du peuple. Ce terme n'existait donc pas au temps de Platon.
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2 ) La vision de Socrate est étonnante, c'est à très long terme, ce qui en fait d'ailleurs un classique !
Je trouve Socrate très moderne, les femmes n'étant les égales des hommes que quelques… 24 siècles après sa proposition ( et encore, l'égalité n'est pas encore là ), la « religion » étant passée par là.
Je trouve Socrate très moderne sur un deuxième point : son système « communautariste » ou « communiste » me fait penser aux phalanstères de Charles Fourier :
Un phalanstère est un regroupement organique des éléments considérés nécessaires à la vie harmonieuse d'une communauté appelée la Phalange. le concept, très en faveur dans les milieux intellectuels au XIXᵉ siècle, fut élaboré par Charles Fourier.
Sur le point des changements de régimes politiques, j'ai noté que sa vision pouvait me convenir pour interpréter la Révolution Française ou autre.
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3 ) Socrate, avant le pauvre Thomas Moore exécuté par Henry VIII, se rend compte que sa cité théorique ne peut s'appliquer sur le plan pratique, sauf, il est possible, avec Marc Aurèle qui s'est peut-être inspiré de cet ouvrage.
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4 ) Je comprends maintenant à quoi Socrate faisait allusion en buvant la cigüe quand il était pressé de discourir avec Homère, décédé quelques siècles avant lui. En effet, Socrate critique vivement Homère, les poètes et les peintres, alléguant qu'ils déforment la réalité, la vérité, dada de Socrate et des philosophes ! Ensuite, sa façon de voir l'âme et « l'après-mort », proche de celle des spirites actuels, vient peut-être du récit d'Er, fils d'Arménios, qui ressuscita douze jours après sa mort, et raconta ce qu'il vit là-haut.
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Bref, il y a encore des choses à dire sur ce livre….. 😊…comme par exemple, que « la vision de l'âme », aidée par l'intelligence, l'entendement, la vertu et le soucis de la vérité, est beaucoup plus performante que celle des yeux, souvent trompés par l'apparence…idée qui est expliquée par le mythe de la caverne, et qui nous rapproche de ce que dira le Renard dans « le Petit Prince » plusieurs siècles plus tard 😊.
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Fabinou7
  09 mars 2018
Le legs de la Grèce Antique est sans conteste la démocratie. La démocratie Athénienne atteint son apogée aux V et IV siècles avant notre ère. C'est durant cette période que vont également s'élever les plus vives critiques envers elle.
Platon est un philosophe Athénien, issu d'une puissante lignée athénienne apparentée à Solon, qui dirigea Athènes avant la démocratie, il est également un fervent admirateur de Sparte, mais surtout, il se trouve être disciple de Socrate grand polémiste et philosophe de l'époque et virulent détracteur de la démocratie et ses sophistes. Platon retrace dans La République la pensée de Socrate dont l'oeuvre n'était qu'orale. Il est certain que l'auteur prend quelques libertés.
La République de Platon n'existe pas, il s'agit d'un ouvrage normatif et étiologique qui bâtit une cité idéale et en dévoile les rouages nécessaires.
Platon se fait l'épigone de son maitre, Socrate, esquissant les prérequis nécessaire à la formation d'une cité juste sous l'égide du Bien.

Pour que le Juste triomphe au sein de la cité utopique du philosophe, Socrate préconise à chaque citoyen de  persévérer dans son être, dans son art et de s'y consacrer entièrement et exclusivement. Il enjoint en outre les grecs, personnifiés par ses interlocuteurs Adimente & Trasymaque à vivre selon ce qui est juste plutôt l'inique. Et enfin, la recherche du Bien doit être constante pour les gouvernants.
Ainsi concernant le peuple, il doit prendre conscience que cette répartition des tâches au sein de la cité est « l'excellence de l'âme », se dessine déjà la notion de bien commun, et si ils s'attachent de surcroit à être juste, plutôt qu'injuste, ils seront bienheureux. du reste, chaque citoyen est lié au fonctionnement de la cité, comme l'abeille à la ruche, chacun forme un maillon indispensable à la condition qu'il se consacre à sa tâche.
Cette recommandation vaut aussi pour les gouvernants qui doivent se consacrer entièrement et exclusivement au Bien de la cité. Si le gouvernant à l'obligation de rechercher la vérité et le savoir, en revanche, le Bien est une entité qui reste insaisissable, elle s'offre à celui qui reste pur et juste dans sa quête du savoir et de la vérité.
A contrario, la cité et ses gouvernants ne pourront bien faire s'ils ne sont pas strictement concentrés sur ce qu'ils savent faire de mieux.

Au travers de ces métaphores filées du Bien et du Soleil ou encore des organes et leurs fonctions, Socrate, fils de Phainarète, use du dialogue et de la maïeutique pour faire aboutir le lecteur à ses assertions.
Mais au-delà se profile une critique acerbe de la démocratie. En effet, si Platon et Socrate ne sont pas pour une Grèce sous l'égide d'un tyran, ils attaquent sévèrement la démocratie qu'ils accusent, de par son égalitarisme endogène et farouche, de pousser de façon endémique à la médiocrité. Socrate ne comprend pas que le sort conduise des magistrats incompétents, au contraire, il considère que chacun doit faire ce qu'il sait faire de mieux et s'y atteler avec acuité. Cela vaudra à Platon d'être plus tard taxé de totalitaire en référence à la division du travail rigoureuse qu'il préconise pour le bien commun.
Le Bien et le juste ne doivent pas être relatifs aux citoyens, ils doivent être le fruit d'une recherche de la vérité et du savoir. Ils sont normatifs et non relatifs et appartiennent au ciel des idées, de l'intelligible.
Ainsi qui d'autre mieux que le philosophe, contemplateur des idées, ne peut se consacrer entièrement à cette quête et faire régner le juste et le Bien sur la cité. C'est la perspective de Platon, celle d'un philosophe roi corolaire intrinsèque du bon fonctionnement de sa République.
(#2014)
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Klasina
  02 septembre 2018
La République de Platon, sans doute, un des livres qui m'a beaucoup marqué. Imposant, il est le fondement de la philosophie politique, mais il délivre aussi une brillante réflexion sur la justice, sur le juste. En plus, il met en scène le développement de l'argumentation et l'apparition de la vérité chez Socrate : seul le juste est sage et heureux.
La République se veut être un paradigme, modèle des autres cités. Celle-là sera gouvernée par la raison, et ses trois fonctions correspondront aux trois parties de l'âme (détaillées plus loin). Bien sûr, Platon fait détailler l'organisation de cette cité, en partant de son origine : l'homme n'étant pas autosuffisant. Les gardiens doivent avoir des qualités propres, une éducation particulièrement adaptée et avoir pour intérêt la cité même.
Des thématiques peuvent converger autour de :
La justice et l'intérêt.
Socrate doit répondre à la thèse sophiste de Thrasymaque : «  la justice est l'intérêt du plus fort ». Laquelle sera réfutée plus loin. le livre II met en lumière que derrière toute action humaine se cache un intérêt. L'anneau de Gygès est le parfait exemple. Quand l'homme invisible, se pense en totale impunité, il fait ce que bon lui semble, il ne craint pas la sanction. En effet : «  personne n'est juste de son plein gré mais y est contraint ».
La justice et l'injustice.
Socrate va chercher le juste et l'injuste d'abord à l'échelle de la cité, puis dans l'âme humaine. Postulant que les valeurs traditionnelles de la cité sont la sagesse attribuée aux gardiens, le courage aux guerriers, la modération à la multitude, le peuple ; Platon va montrer que ce qui a été découvert à l'échelle de la société politique, s'applique à l'âme individuelle. Ainsi, dans l'âme : la raison doit être la classe dirigeante soit celle qui commande. L'ardeur, le guerrier soit celui qui a le courage et le désir, la multitude, soit la modération. Toutes ces parties doivent se trouver en harmonie, auquel cas, elles ne tendent pas à la justice. S'il y a « dissension interne entre les 3 principes », il y aura injustice dans la cité.
Les modèles politiques ou les «  maladies de la cité », avec la cause, le symptôme et les individus qui leur sont associés.
La timocratie qui repose sur les honneurs. Son origine : la discorde à partir de l'aristocratie. le corps militaire est développé. L'homme timocratique est avare et convoite la richesse des autres. Il a une ambition de victoire accrue ainsi que le goût des richesses. Il est indifférent à l'art des muses.
L'oligarchie a pour cause : le pouvoir de l'argent. Les riches commandent aux pauvres et ont le monopole des propriétés. Sa loi : le cens qui divise le corps social. L'homme oligarchique a "sur le trône de son âme" la fortune et l'avidité.
La démocratie : ses origines, les inactifs sous l'oligarchie complote contre ceux qui se sont appropriés leurs biens. Sa caractéristique : la liberté, notamment d'expression. L'homme démocratique ne distingue plus les désirs nécessaires des non nécessaires. Les désirs inutiles poussent les hommes à la tyrannie.
La tyrannie a pour cause l'insatiable appétit de richesse. La liberté pousse ses limites à l'extrême. le tyran se fait passer pour non tyran. le tyran, selon la thèse socratique n'est pas heureux car il est asservi aux passions, c'est un homme qui se gouverne mal lui-même.
La philosophie platonicienne :
Par exemple, on peut évoquer l'allégorie de la caverne. Les objets sensibles sont trompeurs et incertains. En effet, je peux dire que x degré est chaud, alors qu'un autre peut m'affirmer le contraire. Partant de là, les objets sensibles ne peuvent pas être source de vérité. Ce ne sont que des reflets du haut ( monde intelligible). Celui qui veut parvenir à la connaissance, au monde des Idées, doit affronter la lumière douloureuse du soleil ( le Bien) qui lui est inconnue. Les Idées ou formes sont l'être tel qu'il est réellement, ou l'essence des choses. le cheminement philosophique est douloureux.
La métempsycose ( résurrection des âmes qui se réincarnent) - la République se clôt sur un mythe d'Er le Pamphylien : où les âmes passent à un tribunal qui les jugent en attribuant soit récompense soit châtiment. Par la vie des âmes, est choisi le type d'existence. Par là, il y a croyance en l'immortalité de l'âme
La République a bien d'autres thèmes, c'est en cela qu'elle est riche. Elle complète la philosophie de Platon. Lire la République, c'est se confronter à la réflexion des systèmes politiques et à l'idée de justice, qui de nos jours, est loin d'être acquise. Certes, Platon défendait le régime aristocratique, mais il n'en a pas moins peint les différents régimes ainsi que leur dérives possibles. Il montre tout de même que le corps civique/et ou/ politique décide du sort de la cité. le régime politique n'est pas indépendant de l'homme.
Cette oeuvre de l'Antiquité grecque n'a pas vieilli, elle vient à nous comme un précieux joyaux qu'on a su préserver. Ses rayons n'ont pas terni.
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Fx1
  16 juillet 2014
L'un des livres fondamentaux que chaque lecteur doit avoir lu dans sa vie . La thématique présente ici est tellement riche qu'on doit relire le texte plusieurs fois pour avoir une idée à peu prés précise du propos . L'utopie d'une socièté dirigée par des savants à hélas tendance à disparaitre â notre èpoque ou Pernaut fascine des millions de personnes avec les courses d'escargots ... Lire Platon en ce 21 éme siécle en France c'est comme si l'on ètait un E.T égaré . Et pourtant .... Que le propos est riche ici , riche d'enseignements et de sagesse , riche car ouvert au débat , riche car représentatif de ce que doit ètre la rèpublique ... L'on est plus la mème personne quand on à fini cet ouvrage qui représente en relativement peu de pages , ce qu'a était le réve républicain ... Immense tout simplement .
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Citations et extraits (74) Voir plus Ajouter une citation
PerdreUnePlumePerdreUnePlume   04 mars 2009
Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants,
Lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,
Lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter,
Lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne,
Alors c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie.
+ Lire la suite
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tynntynn   20 janvier 2015
Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants,
Lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,
Lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter,

Lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux, l'autorité de rien et de personne, alors, c'est là, en toute beauté, et en toute jeunesse, le début de la tyrannie.
+ Lire la suite
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ChriChri   28 mai 2014
(Extraits des notes sur les théories communistes qui virent le jour au Vème siècle avant J.C.)
Nous examinerons successivement les constitutions de Phaleas de Chalcédoine et d'Hippodamos de Milet.
(Cette citation est limitée à celle de Chalcédoine, mais toutes les constitutions sont intéressantes)
I-CONSTITUTION DE PHALEAS DE CHALCEDOINE - Nous la connaissons par ce qu'en rapporte Aristote (Polit. B,6. 1266 a 29 sqq). De son auteur nous ne savons rien sinon qu'il vivait probablement au Vème siècle. Cette constitution, beaucoup moins hardie que celle de Platon, prévoit :
a/L'égalité des fortunes. Pour l'établir on procédera au partage des terres en lots égaux et inaliénables ; rien, toutefois, n'est spécifié quant aux biens mobiliers ;
b/L'égalité d'éducation. (...)
c/L'exercice de tous les métiers manuels par des esclaves appartenant à l'Etat.
En somme, il semble que cette constitution soit, d'une part, de principe démocratique, tandis que celle de Platon est de principe aristocratique, et, d'autre part, essentiellement utilitaire (au sens moderne du mot). En effet, elle vise surtout à établir un ordre nouveau dans la répartition des biens matériels : la constitution de Platon, au contraire, a pour double fin de réaliser ici-bas un idéal de sagesse, et de préparer les âmes à leur destinée immortelle.
Des trois systèmes communistes qu'analyse Aristote, celui de Phaléas est le seul qui s'apparente au socialisme moderne. De fait :
-Il admet implicitement le postulat irrationel d'égalité entre les hommes ;
-Il est le développement d'une conception purement matérialiste de l'intérêt social.
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ChriChri   21 mai 2014
(livre IV - constitution de la cité idéale)
Donc pour le dire en peu de mots, il faut que ceux qui ont en charge de la cité s'attachent à ce que l'éducation ne s'altère point à leur insu, qu'en toute occasion ils veillent sur elle et, avec tout le soin possible, prennent garde que rien de nouveau, touchant la gymnastique et la musique, ne s'y introduise contre les règles établies,

(livre VII - suite du programme éducatif de l'élite)
L'arithmétique, la géométrie, et toutes les sciences qui doivent servir de préparation à la dialectique, seront donc enseignées à nos élèves dès l'enfance, mais cet enseignement sera donné sous une forme exempte de contrainte.
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denis76denis76   10 décembre 2020
-- Si donc il y a cinq espèces de cités, les caractères de l'âme chez les individus, seront aussi au nombre de cinq.
-- Sans doute.
-- Celui qui répond à l'aristocratie, nous l'avons déjà décrit, et nous avons dit avec raison qu'il est bon et juste.
-- Nous l'avons décrit.
-- Ne faut-il pas, après cela, passer en revue les caractères inférieurs : d'abord celui qui aime la victoire et l'honneur, formé sur le modèle du gouvernement de Lacédémone, ensuite l'oligarchie, le démocratique et le tyrannique ?
Quand nous aurons reconnu quel est le plus injuste, nous l'opposerons au plus juste, et nous pourrons alors parachever notre examen, et voir comment la pure justice et la pure injustice agissent respectivement sur le bonheur ou le malheur de l'individu, afin de suivre la voie de l'injustice, si nous nous laissons convaincre par Thrasymaque, ou celle de la justice si nous cédons aux raisons qui se manifestent déjà en sa faveur.
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