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EAN : 9782266324526
304 pages
Pocket (07/04/2022)
4.12/5   1166 notes
Résumé :
Comment sa vie a-t-elle pu lui échapper à ce point ? Devenue mère au foyer à la naissance de ses enfants, Megg fait face aujourd’hui à une ado en crise qu’elle ne reconnaît plus. Son mari ne se préoccupe guère des tâches quotidiennes. Et puis il y a eu le coup de grâce, cette saleté d’infarctus qui a fauché sa mère avant l’heure. Tandis qu’elle se résout à vider la maison de son enfance, Megg déniche une pellicule photo qui l’intrigue, et décide de la faire dé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (286) Voir plus Ajouter une critique
4,12

sur 1166 notes
Megg vit ce qu'on appelle une vie de mère au foyer : un mari directeur d'entreprise, très satisfait d'avoir son épouse au service de la famille ; lui et ses deux enfants.
Les deux enfants, Malone un garçon d'une petite dizaine d'années adorable et joyeux, Liane une adolescente bougonne, mal dans ses chaussettes, en rupture de communication avec sa mère.
La voisine pleine de joie de vivre, célibataire, est devenue l'amie de Megg. Elle est fantaisiste, positive, malgré son handicap. Elle est née avec une seule main.
Megg est fille unique. Ses deux parents sont morts. Son père il y a dix ans et sa mère voici six mois seulement.
Megg a sans cesse les larmes au bord des yeux ces derniers temps. Sa vie lui semble vide.
Elle range le grenier de sa mère et trouve une ancienne pellicule de photos qu'elle fait développer.
Elle fait une étrange découverte au sujet de la vie de sa mère.
Pour en savoir plus, elles vont à trois faire un voyage en Bulgarie : Megg, Romy et Lalie.
Bien des surprises les attendent.
Megg redécouvre des plaisirs, des dons enfouis.
Elle renoue des liens avec sa fille.
Ce que j'ai particulièrement aimé, ce sont les petits détails de voyage à Milan et Venise.
Les personnages sont très sains et la lecture en leur compagnie est une détente. L'écriture est de qualité. J'apprécie souvent ce genre de lecture. Un monde où on va, on vient sans souci. On va finir par oublier ces délicieux moments de liberté qui nous semblaient tellement naturels.
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Après une petite poignée de déconvenues et au sortir de lectures sombres, j'ai eu envie d'un peu de légèreté et de luminosité.
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La plume de Carène Ponte ne m'ayant jamais déçue, m'amenant à adorer un filgoude : Tu as promis que tu vivrais pour moi" puis un conte de Nowel : "Vous reprendrez bien un peu de magie pour Noël", c'est avec un enthousiasme anticipé que je me suis plongée dans La lumière était si parfaite.
Et en quelques heures, j'avais dévoré ce court roman.
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Megg, à l'aube de la quarantaine, ne se sépare jamais de son carnet, sur lequel elle note les emplois du temps de sa petite famille : Stéphane, son mari PDG de je ne sais plus quoi, sa fille de 16 ans, Lalie, et son fils de 6 ans, Malone, ainsi que les tâches impératives à accomplir, les démarches administratives en cours, etc.depuis la fois où elle avait oublié de cuisiner 300 cookies pour la fête de l'école de Lalie qui avait lieu le lendemain.
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En plus de devoir s'occuper de tout son petit monde comme elle le fait depuis 15 ans, sa maman venant de décéder, elle doit fournir des documents pour le notaire et vider la grande maison de ses parents.
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Je vous vois d'ici vous insurger devant l'ampleur des besognes à accomplir, mais je vous rassure direct : Megg est une femme au foyer et n'a donc pas de travail, comme se chargent bien de lui rappeler son mari qui lui serine à plusieurs reprises "J'ai un travail, moi !" et sa fille (odieuse avec sa mère depuis quelque temps) qui rechigne à lui rendre le moindre service sous prétexte "qu'elle n'a que ça à faire".
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Bah oui, franchement, se lever à 6 heures du matin, s'occuper de tout dans la maison, courir d'un bout de la ville à l'autre pour déposer les enfants à l'école et aller les rechercher, préparer le dîner parfois pour une dizaine de personnes que Stéphane a invitées dans le cadre de son travail, sans oublier de passer chez le teinturier parce que monsieur veut sa chemise porte-bonheur pour le même soir, et tout le toutim, ce n'est pas du travail, restons sérieux, n'est-ce pas.
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Pourtant, cuirieusement, Megg en a marre. Elle n'en peut plus de sa "vie de rêve".
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Romy, sa voisine et meilleure/seule amie, gaie et extravertie, ne traverse pas l'existence de la même manière et se charge bien de lui ouvrir les yeux.
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Où est passée la vraie Megg, celle qui est autre que juste "la femme de..." et "la mère de...", l'attirante et séduisante Megg, celle qui a le droit d'avoir une vraie vie, avec des pauses de temps en temps, du temps pour penser à elle, justement, au lieu de disparaître sous les travaux domestiques ?
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Et Megg se réveille et secoue le cocotier. Après avoir réalisé qu'elle existait, elle aussi, et qu'elle n'était pas que la bonniche de service, elle décide de tout changer.
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Encore une fois un véritable régal que cette lecture. Je la conseille fortement.
Il semblerait que quel que soit le sujet ou le registre de littérature, la plume de Carène Ponte fait des merveilles.
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Megg est Mère au foyer à plein temps et quand je dis plein temps je n'exagère pas. Pourtant ce matin qu'il lui semble difficile de mettre le pied hors du lit ... elle est épuisée et puis la journée qui l'attend va être une nouvelle fois trépidante et épuisante. Entre une une ado de 16 ans revêche voir insolente, un fils adorable de 10 ans qui demande toute son attention , et un mari aimant qui la considère comme la meilleure épouse qu'il puisse avoir... parce qu'elle cuisine, pâtisse, gére maison enfants ménage bref l'intendante parfaite et ... trouve en plus le temps de passer au pressing récupérer sa chemise porte bonheur... Heureusement il y a Romy sa voisine, sa meilleure amie extravagante et lumineuse qui se propose pour l'aider à vider le grenier de la maison parentale bien vide depuis le décès de sa mère.. et le coup de grâce lui est asséné par une pellicule photo trouvée non développée dans un carton ..
Carène Ponte harponne son lecteur avec une écriture , alerte et fluide , alternant le chaud et le froid, l'émotion et le rire. Un joli roman détente.
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Grâce aux éditions Fleuve Editions et à net galley, j'ai eu le plaisir de découvrir en avant-première : La lumière était si parfaite de Carène Ponte.
Comment sa vie a-t-elle pu lui échapper à ce point ?
Devenue mère au foyer à la naissance de ses enfants, Megg fait face aujourd'hui à une ado en crise qu'elle ne reconnaît plus.
Son mari ne se préoccupe guère des tâches quotidiennes.
Et puis il y a eu le coup de grâce, cette saleté d'infarctus qui a fauché sa mère avant l'heure.
Tandis qu'elle se résout à vider la maison de son enfance, Megg déniche une pellicule photo qui l'intrigue, et décide de la faire développer. Rien ne pouvait la préparer à la série de clichés qu'elle découvre alors… Une révélation qui bouleversera sa vie. Partie sur les traces d'un passé maternel dont elle ignore tout, Megg ne se doute pas que c'est son avenir qu'elle est en train de reprendre en main.
La lumière était si parfaite est un joli roman feel-good.
L'histoire n'est pas originale mais ça fonctionne parfaitement grâce à un personnage principal très attachant.
Megg est une femme de presque 40 ans à laquelle on peut facilement s'identifier. Elle est mariée depuis de nombreuses années, a une fille de 16 ans qui grandit et donc, logiquement, s'éloigne d'elle. Heureusement son fils n'est pas encore un ado, et il l'aide toujours de l'amour inconditionnel d'un petit garçon envers sa maman.
Stephane, son mari, est gentil mais il travaille beaucoup et ne comprend pas qu'une charge mentale de plus en plus lourde repose sur les épaules de son épouse. Surtout que celle-ci a perdue sa maman six mois auparavant, d'un infarctus alors qu'elle était en forme.
Depuis un an, Megg est amie avec Romy une de ses nouvelles voisines, et grâce à l'amitié de celle-ci elle va prendre conscience de certaines choses. de plus, elle va découvrir une pellicule photo avec dessus un contenu inattendu..
Les deux femmes vont partir sur les traces du passé, en compagnie de la fille adolescente de Megg.
J'ai aimé découvrir ses femmes, leur histoire, et j'ai adoré partir avec elle pour un court voyage en Europe. Les descriptions des villes traversées sont très parlantes, cela donne vraiment envie d'y aller, notamment à Milan. C'est frais, facile à lire car l'écriture de Carène Ponte est fluide.
Je n'ai pas eu de coup de coeur mais j'ai passé un bon moment de lecture. Je vous le conseille si vous aimez ce genre.
Ma note : quatre étoiles.
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Ce matin, Megg a bien du mal à se lever. Serait- ce un petit coup de vieux alors qu'elle atteint la quarantaine ? Serait- ce un coup de déprime suite au décès brusque de sa mère six mois plus tôt ? Ou alors la fatigue, ayant deux enfants, dont elle s'occupe à temps plein du fait de son statut de mère au foyer ? A moins que ce ne soit le désintérêt de son mari, Stéphane, qui ne pense qu'à sa carrière professionnelle ? Megg a envie de pleurer, comme c'est le cas ces derniers temps, pour un rien, même suite à une pub pour la célèbre enseigne qui remplace les pare- brises fissurés. Que lui arrive-t-il donc ?

« Stéphane, lui, est déjà prêt, habillé en costume parfaitement coupé, comme chaque jour de la semaine. Il en possède une dizaine qu'il a tous achetés dans le même magasin. "A quoi bon aller ailleurs, quand on a trouvé ce qui convient", me répond- il chaque fois que je le taquine à ce sujet. Ces derniers temps, j'ai le sentiment que cette réplique est valable pour moi, comme si j'étais moi aussi une chemise sur mesure. » Vite, une journée chargée l'attend : les enfants à aller conduire puis rechercher à l'école, au sport, des papiers à signer, des courses à faire et un dîner d'affaires à préparer. Megg court dans tous les sens, sans penser une seule fois à elle, à ce dont elle a envie, ou besoin…

« Tu es à cran, Megg, tu ne peux pas le nier. Entre les enfants, ton mari et l'entretient de cette immense baraque, quand est- ce que tu as pris du temps pour toi pour la dernière fois ? Je veux dire, vraiment du temps pour toi ? » le lendemain, lorsque Romy, la voisine et meilleure amie de Megg débarque, elle trouve la quadragénaire en piteux état. En lui proposant son aide pour aller débarrasser le grenier de la maison des parents de Megg, et en mettant la main sur une mystérieuse pellicule photographique, elle ignore qu'elle va entamer une démarche qui va les emmener dans un road trip jusqu'en Bulgarie !

« Et là, à Venise, dans cette ville que je visite pour la première fois, alors que nous nous sommes probablement perdues, je me sens vivante. Pour la première fois depuis bien longtemps, l'énergie pulse dans mes veines. Mon coeur bat la chamade, il fait si chaud que la sueur ruisselle le long de mon dos, pourtant je suis bien. » Il aura fallu à Megg quelques milliers de kilomètres pour pouvoir se retrouver, oser s'affirmer et s'autoriser un avenir qui lui plait. A un moment où le burn- out la menaçait, il était temps pour elle de reconnaître que la charge mentale qu'elle portait à elle seule pour toute sa famille était une charge de plomb sur ses frêles épaules.

Au final, un roman que j'ai dévoré tant la plume de Carène Ponte est addictive. Les personnages sont vraiment attachants – mention spéciale à Romy !!!!! Les événements s'enchainent avec légèreté tout en abordant des thèmes sérieux terriblement d'actualité. « Une véritable ode aux femmes » dit le bandeau ; j'approuve !
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Citations et extraits (80) Voir plus Ajouter une citation
- Il t’a demandé ce qu’il pouvait faire pour t’aider ? Je comprends que ça t’ait mise en colère. J’aurais réagi pareil, crois-moi !
- Mais pourquoi ? C’était gentil de sa part.
- Parce que en disant cela, il ne fait que valider l’idée que ce sont des tâches qui t’incombent, enfin ! me répond Romy comme si ça tombait sous le sens. Toutes ces femmes qui se réjouissent d’avoir un mari qui les « aide » beaucoup pour le ménage ne font que confirmer le fait que cela leur revient. On ne doit pas attendre du mari qu’il aide, mais qu’il fasse sa part et c’est tout. L’un « n’aide » pas l’autre, les deux font, sans que s’inscrive dans une quelconque hiérarchie.
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- C’est-à-dire que je n’ai pas prévu d’aller du côté du pressing aujourd’hui…
- Si je pouvais la récupérer moi-même, tu sais que je le ferais volontiers, mais aujourd’hui j’ai vraiment une journée de dingue qui m’attend. S’il te plait…
- Bon, très bien, j’y passerai après le notaire, avant de récupérer Malone et de l’emmener à son cours de water-polo…
- Merci ! Qu’est-ce que je ferais sans toi ?
(pense)Tu porterais une autre chemise et franchement ce ne serait pas la fin du monde !
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Et là, à Venise, dans cette ville que je visite pour la première fois, alors que nous nous sommes probablement perdues, je me sens vivante. Pour la première fois depuis bien longtemps, l'énergie pulse dans mes veines. Mon cœur bat la chamade, il fait si chaud que la sueur ruisselle le long de mon dos, pourtant je suis bien.
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Moi aussi, j'ai été une adolescente, comme ta fille, avec cette envie de ne pas être différente, de se fondre dans le moule. J'ai eu mon lot de moqueries et de surnoms aussi débiles que méchants. Mais très vite, J'ai décidé que ça ne me définirait pas.
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- (…) Et puis ce soir-là, il a fait quelque chose et je me suis dit c'est lui.
- Il a fait quoi ?
- Eh bien, il y avait pas mal de monde ce soir-là, j'avais un verre bien rempli à la main et quelqu'un m'a bousculée. Tout le contenu de mon verre s'est répandu sur ma robe blanche. Ça a fait rire les gens. Jusqu'à ce que ton père qui n'était pas loin renverse volontairement le contenu de sa bière sur sa chemise en me souriant. " A deux, c'est le début d'une mode ", m'a-t-il dit, et c'est là que j'ai su.
Lalie me jette un regard sceptique.
- Donc il a fait un truc con et ça a suffi ?
- Oui, parce qu'il l'a fait rien que pour moi.
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Résumé : Ginger a toujours été une battante dans la vie. Partie de rien, elle a créé avec succès son restaurant et l'a géré de main de maître pendant dix ans. Quand le cancer a pointé son nez, il n'était donc pas question de se laisser aller. Mais ce matin-là, alors que le médecin lui annonce une récidive, Ginger accuse le coup. La soirée piano-bar dans laquelle sa meilleure amie Lola l'entraîne lui fait oublier un instant la mauvaise nouvelle. de retour chez elle, nostalgique, Ginger déniche dans un carton de souvenirs une vidéo où elle chante un extrait de comédie musicale, réalisée par sa mère pour démarcher des producteurs. C'était son grand rêve à 15 ans : chanter sur une scène à Broadway.  Elle se couche, sans trouver le sommeil. Elle ne le sait pas encore, mais elle a pris sa décision. Au diable les traitements et les médecins, elle veut profiter du temps qui lui reste. Elle va partir à New York, avec Lola. Et elle chantera à Broadway.
Écoutez un extrait : https://www.lizzie.audio/content/sur-scene
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