AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Joëlle Dublanchet (Traducteur)
EAN : 9782742785759
447 pages
Éditeur : Actes Sud (15/10/2009)
4.06/5   16 notes
Résumé :
Surnommé San’kia par son grand-père chez qui il vient se réfugier après une manifestation qui a mal tourné, Sacha est un héros sans père.

Le sien est mort, tombé dans l’alcool. Et de fait, c’est toute une génération sans pères, jeunes gens paumés à la recherche de ceux dont ils pourraient être les fils, que raconte Prilépine.

Reste la mère, et l’amour. Tout dans ce roman sombre et prenant est voué à l’échec car, dans cette Russie qui ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
PatriceG
  01 novembre 2020
Quand on voit l'usage que l'on fait de toi, tu pourrais arrêter un peu, et tu n'as pas honte de t'en prendre aux vieux, on pourrait t'accuser de jeunisme .. C'est un peu long gai ton affaire, ça commence surtout à bien faire !
Quoiqu'il en soit Etonnants Voyageurs de Saint Malo, trentième édition été 2020 aura avorté dans l'oeuf à cause de la Covid. Elle avait pourtant réservé à Zakhar Prilepine une place due à son rang, la nouvelle coqueluche de l'est, né à Riazan à 200 kms au sud-est de Moscou. Elle aurait fait un tabac. Alors on se contente de papiers tirés d'avance sur le site .
J'ai l'impression que tout le monde se l'arrache ce Prilepine, tout l'échiquier politique je veux dire. En tout cas il aura été l'arlésienne de Saint-Malo en cette édition de l'été dernier.
J'en veux pour preuve ce commentaire d'un critique russe pour tenter d'expliquer le succès fulgurant de ce nouvel écrivain : il plaît à tous, aux uns, pour son réalisme ; aux autres pour un antilibéralisme militant. Aux radicaux de gauche, pour son héros révolté, qui hait la société de consommation avec sa liberté d'entreprendre et son délitement social. Aux adversaires libéraux de toutes les révolutions parce que ce héros-là est condamné et que les gamins enragés qui cassent les vitrines et brûlent les voitures ne pourront jamais accomplir aucune révolution.
Demain s'il y a une nébuleuse sur le personnage assez inclassable et paradoxal, toute la bien pensance occidentale qui s'en fait les choux gras le fuira comme les rats fuient le navire.
San'kia : un mot.
Après une manif qui a mal-tourné, San'kia se réfugie chez son grand-père. A propos de cette campagne russe qui se meurt que l'auteur connaît, il écrit : "flottant comme un glaçon crevassé et sale dans une mare". le regard du poète qu'il est fait mouche.
Le style est "sensible et percutant" ..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          814
topocl
  29 septembre 2015
- Nous n'avons aucune chance, dit-il. Mais est-ce que ça a de l'importance?
Sacha, dit San'kia est emblématique de la jeunesse russe d'aujourd'hui. Plus radical certes, plus courageux peut-être, ou plus naïf ? Mais ancré dans un paysage politique dévasté comme l'ont été en d'autres temps ses grands-parents, survivants fantomatiques d'un village bloqué par la neige une bonne partie de l'année, ou sa mère travailleuse effacée et son père, mort d'alcoolisme.
Sacha n'a pas de programme politique précis, mais croit en la Russie, une entité de puissance qui fait parfois froid dans le dos, et considère que « son président » et « son gouvernement » la bafouent ignominieusement. Face à cela, ce jeune homme solitaire et désoeuvré a rejoint un groupuscule extrémiste où il trouve la chaleur de l'amitié et le courage de l'action, une action qui va monter en puissance au fur et à mesure qu'il se heurte à la sauvagerie des autorités.
C'est la description d'un univers qui a quelque chose de kafkaïen, l'acte est si désespéré qu'il en devient absurde et paradoxalement jouissif.
Ces jeunes gens ne rappellent pas les révoltés de Sartre ou de Camus, ils ne réfléchissent guère, ils sont dans une action intuitive et provocatrice dont ils connaissent et assume d'avance l'échec prévisible.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
ostinato
  06 décembre 2009
San'kia, chronique d'une mélancolique errance
San'kia est le troisième roman de Zakhiar Prilepine.
Prilepine est né le 7 juillet 1975. Il a fait partie des forces de l'ordre dans les service des Omon ( équivalent russe des CRS en violent ) et a combattu en tchétchénie.
Lien : http://www.roman-intime-et-g..
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (3) Ajouter une citation
nadejdanadejda   20 juin 2014
Etendu dans son lit, il se souvenait nettement de ce qui s'était passé la veille, pas avec son esprit et pas non plus avec ses muscles déchirés, mais avec quelque chose d'autre. Et il ne se souvenait ni de la douleur, ni de l'humiliation, mais d'une tiède et bienfaisante vacuité de tout son corps. on avait essayé de détruire cette vacuité, mais elle avait résisté, survécu et expulsé la douleur, plusieurs caillots rouge et noir, des lames froides, des éclats de verre...
Et de nouveau on entendait à l'intérieur le sang circuler, à un rythme encore un peu nerveux, mais léger, tout léger. Et, là où il y avait le coeur -- ou l'âme --, tout était calme et tranquille.
Il n'essayait pas de comprendre quoi que ce soit, d'atteindre quelque chose au moyen de sa raison paisible et indolente ; mais il avait l'impression d'être tombé dans un état où, sans qu'on s'y attende, la prise de conscience arrive toute seule, sans effort de notre part. p 224
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
nadejdanadejda   20 juin 2014
Ce gouvernement infâme, corrompu, stupide, qui détruisait les faibles, avait donné la liberté aux salauds et aux médiocres, pourquoi fallait-il le supporter ? Pour quelle raison fallait-il vivre avec lui, alors qu'à chaque minute, il se trahissait lui-même et trahissait chacun de ses citoyens ?
Sacha, jusqu'à présent, n'était en colère contre personne, n'éprouvait aucune rage, il faisait simplement ce qu'il estimait nécessaire.
Il n'avait jamais pensé sérieusement à conquérir le pouvoir, le pouvoir ne l'intéressait pas, il n'aurait pas su quoi en faire. Son rapport à l'argent n'était pas compliqué. S'il en avait, il le dépensait. p 142
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
ostinatoostinato   06 décembre 2009
soyouzniki " C'était le nom qu'ils se donnaient.Ce mot qui semblait absurde au début avait acquis avec le temps une consistance, une sonorité, un sens"
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Zakhar Prilepine (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Zakhar Prilepine
Salon du Livre 2018 à Paris Zakhar Prilepine présente Ceux du Donbass.
autres livres classés : russieVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

La littérature russe

Lequel de ses écrivains est mort lors d'un duel ?

Tolstoï
Pouchkine
Dostoïevski

10 questions
349 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature russeCréer un quiz sur ce livre