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EAN : 978B087765WX1
Éditeur : Jules Pseudo (15/04/2020)
4.19/5   24 notes
Résumé :
En treize nouvelles et autant de tranches et tronches de vie, Jules Pseudo s'amuse de notre comédie humaine. Tout y passe : la vie, la mort, Dieu, la connerie, le temps qui passe, les réseaux sociaux, le tout à l'ego, le réchauffement climatique, la maladie, Judas et sa cérémonie des " baisers d'or" ou encore l'immense bonheur d'être libre et en mer.
Livresque du large, c'est pour rire. Quoique...
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
4,19

sur 24 notes
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Harioutz
  16 mai 2020
C'est le sourire encore accroché aux lèvres que je débute l'écriture de ma chronique ! C'est un vrai « bol d'air » que ce livre-là, au sortir du confinement.
Composé de treize nouvelles remplies d'humour, de bons mots, de références cinématographiques et de propos de comptoirs, Jules Pseudo, alias Jean-Marie Biette, laisse exploser tout son talent d'écriture, et nous emmène avec lui sur des sujets qui nous touchent tous : Dieu, la mort, la maladie, la bêtise, le réchauffement climatique, etc.
Les illustrations d'Eric Chalmel, dessinateur de presse dit Frap, qui agrémentent chaque chapitre, sont, elles aussi, à la fois justes et hilarantes, souvent grinçantes, et mettent véritablement en appétit de lecture ! Pour un petit aperçu, rendez-vous par ici : http://www.livresquedularge.fr/
Livresque du large, sous-titré Tranches et tronches de vie, est un recueil « à la Audiard » - dont on aurait pu célébrer les 100 ans hier - que j'aurai grand plaisir à relire et aussi à offrir en prévision d'un été qui s'annonce morose.
Je remercie l'auteur, les éditions du Pilon, ainsi que NetGalley pour ce bon moment de lecture.
#Livresquedularge #NetGalleyFrance
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Fandol
  21 juin 2020
Détente, humour et réflexion, voilà trois mots qui me semblent bien caractériser Livresque du large de Jules Pseudo, petit livre préfacé par Jean-Marie Biette qui n'oublie pas de saluer le dessinateur, Éric Chalmel (Frap), auteur de croquis savoureux jalonnant quelques chapitres.
Ce sont treize nouvelles, des « tranches et tronches de vie » qui démarrent très fort avec Dieu convoque le Jugement dernier. Cela m'a fait penser au Tribunal des flagrants délires, émission culte de France Inter et de Claude VillersPierre Desproges, cité à plusieurs reprises dans ce livre, livrait des réquisitoires humoristiques et percutants, désopilants le plus souvent mais son compère, Luis Rego, ne s'en laissait pas conter. Ici aussi, il y a un procureur face à un avocat qui tente d'éviter la peine capitale pour l'homme… Tâche très rude.
Au fil des pages, sont abordés tous les thèmes qui agitent notre petite planète. Cela peut se passer en tout lieu mais l'auteur préfère de loin le bistrot, le bar où se côtoient tous les styles, toutes les personnalité et où les débats sont très animés.
Quand internet s'éteindra, La vieille âme et la mer, Gérard Lombaire et même Louis XVI garde la tête haute le 21 janvier à Nantes varient les sujets mais le Père Blaireau, Tragédie humaine, avec Eugène de Rasetignasse qui vise la place de PDG de la RATP, emporte ma préférence. le débat entre les colocataires logés par Madame Viager puis la séance de remotivation et d'optimisme pour les cadres de la RATP qui part en vrille m'ont bien fait rire.
Malgré tout, C'était mieux avant remet bien les pendules à l'heure.
L'auteur adore jouer avec les mots, s'en donne souvent à coeur joie et la lecture de Livresque du large est bien réjouissante, même si un certain pessimisme ou plutôt un réalisme fort utile ressort de plusieurs tranches de vie car, nous le savons tous : le temps est assassin comme le rappelle le titre de la dernière petite nouvelle.
Je remercie Jean-Marie Biette pour ces bons moments de lecture, ces « tranches et tronches de vie s'amusant de notre comédie humaine », un livre qui ne doit pas finir au pilon, même si, toujours de l'humour noir, il annonce être publié par les Éditions du Pilon !
Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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Sachka
  05 septembre 2020
"Bienheureux celui qui a appris à rire de lui-même, il n'a pas fini de s'amuser." (Joseph Folliet) et ce n'est pas Jean-Marie Biette ni même son alter ego Jules Pseudo qui nous diront le contraire.
Les scientifiques estiment que nous devrions tous rire au minimum dix minutes par jour. Savez-vous qu'une seule minute de fou-rire équivaut à quarante-cinq minutes de relaxation ? Quand nous rions, chacun des muscles de notre corps se décontracte, cela stimule même notre appareil digestif et surtout c'est bon pour le moral !
Alors j'ai fait un petit calcul pour Jules Pseudo et pour la science. Sachant que j'ai lu l'ouvrage en question en trois heures et que j'ai passé tout mon temps à rire comme une bécasse, l'opération est très simple :
Si une minute de fou-rire équivaut à quarante-cinq minutes de relaxation alors cent-quatre-vingts minutes que multiplient quarante-cinq minutes nous font huit-mille-cent minutes soit centre-trente-cinq heures de relaxation.
Bilan de l'opération : en lisant ce roman je me suis relaxée pour les deux années à venir !
Treize nouvelles, pas douze ni quatorze, mais treize. Superstitieux Jules Pseudo ? Pourtant ils étaient douze les apôtres ? Ah non pardon, ils étaient treize avec Jésus dans la Cène. C'est qu'il ne s'est pas gêné ce chenapan de Jules Pseudo pour leur donner la parole et le moins que l'on puisse dire c'est que ça balance pas mal ! La verve est gouailleuse, libérée, les joutes verbales sont nombreuses et, à moins de vivre sur une autre planète, impossible de ne pas réagir. Jules Pseudo fait de l'esprit et il le fait fort bien, il a bien compris lui, qu'il valait mieux observer la vie d'un oeil railleur car comme dit si bien l'adage : mieux vaut en rire qu'en pleurer.
Treize nouvelles sur le ton de la satire avec lesquelles il passe au crible, dénonce les petits (et les gros surtout) travers de notre société : la religion, la politique, Internet, les réseaux sociaux, l'écologie, la vie, la mort, sans oublier la connerie avec un grand C s'il vous plaît. Pour cela il nous invite à rencontrer différents personnages, certains tout droit sortis de son imagination comme l'inconnue du métro qui a eu la malchance d'épouser un con ; Eugène de Rasetignasse notre PDG du bonheur à la RATP ; les deux "Albert" habitués du petit zinc, qui, l'alcool aidant, refont le monde ; Yann Sauzon notre navigateur (en qui j'ai vu un petit je-ne-sais-quoi de Yann Martin) ; Laurent qui chante Brel ; Gégé et son food-truck et d'autres encore qui nous sont familiers comme Dieu, Judas, Jésus, Usbek et Rica en version "geeks", échappés comme par magie de chez Montesquieu, Gérard Lombaire (ou Lambert, faudra poser la question à Renaud).
Le ton est jovial, avec le sel qui caractérise l'humour noir et, non sans une petite pointe d'insolence, Jules Pseudo fait ressortir avec brio les absurdités de notre société (c'est qu'il y a matière à faire, rien qu'en France les dossiers sont lourds). Et le temps de cette lecture, on se retrouve au comptoir du bistrot du Quai de la Fosse à Nantes ou au café du commerce dans le vieux Montauban, on boit un coup ou deux, et nous aussi on se prend à rêver, à refaire le monde en citant Audiard et Desproges et on se demande finalement si c'était pas mieux avant...
Alors merci à vous Jean-Marie Biette de m'avoir si gentiment fait parvenir votre roman. C'est un roman que tout le monde devrait lire. L'humour et la dérision ne font jamais de mal, surtout en ces périodes troublées. Et comme dirait mon ami Coluche, absent de ce récit à mon grand regret, mais vous y penserez pour le prochain j'en suis certaine :
"L'intelligence c'est pas sorcier, il suffit de dire une connerie et de penser l'inverse !"

*Mention spéciale pour les superbes illustrations de Frap qui agrémentent chacune de ces treize nouvelles.
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babounette
  28 juin 2020
Livresque du large - Jules Pseudo - Nouvelles - Éditions du Pilon - Lu en juin 2020.
Livre qui m'a été envoyé par l'auteur avec une dédicace ce dont je l'en remercie encore vivement.
Avec Livresque du large, Jules Pseudo (Jean-Marie Biette) change de registre par rapport à ses deux autres livres beaucoup plus sérieux "Ayrault, l'inconnu de Matignon" et "L'avenir de la France" parus aux éditions de l'Archipel.
En 13 nouvelles, Jules Pseudo m'a entraîné dans sa vision de la société de manière déjantée, grinçante parfois, nostalgique. Assurément, il jongle avec les mots et m'a fait rire et sourire à plusieurs reprises d'abord avec "Dieu convoque le jugement dernier", un réquisitoire et une plaidoirie désopilante, "J'ai épousé un con" et sa vision du mariage plus corrosive mais toujours drôle, "Le temps est assassin", plus déprimante, "La vieille âme et la mer, où l'on sent bien son amour pour la mer (Jules Pseudo est aussi navigateur).
Divers sujets sont ainsi abordés avec un humour certain pour ne pas dire un certain humour : Dieu, le mariage, Internet, le temps qui passe, la maladie, la politique, la mort, le cinéma, le climat ... Malgré le côté humoristique j'ai été amenée à me poser des questions.
Plusieurs nouvelles sont illustrées par un dessin de Eric Chalmel (dit Frap), ils sont divins !
Seul petit bémol, la couverture jaune, non pas le dessin qui l'illustre, mais ce jaune pipi, n'est pas du plus heureux effet, mais peut-être est-ce voulu.
J'ai passé de savoureux instants en lisant Livresque du large, Jules Pseudo a su me faire oublier ce monde qui ne tourne plus très rond.
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ODP31
  09 octobre 2020
Nouvelles pour apéros, lues en long en large et même de travers.
Côté libations, je ne parle pas du petit cocktail mondain où chaque conversation doit slalomer dans le plus que parfait mais du bon zinc bien de chez nous, où la censure a été jetée hors du saloon pour laisse s'exprimer l'ivresse des mots. Les haleines vont réchauffer le climat et les pensées.
A croire que Jules Pseudo est allé tirer du lit éternel Desproges, Blondin et Audiard pour les remettre au boulot et les confronter à notre époque trop proprette pour être honnête. Il les siffle comme D Ormesson enchainait les citations. Un dico de répliques acerbes. Les évangiles selon Pierre, Antoine ou Michel. Amen…une autre bouteille et quelques tranches de vie.
D'entrée, Dieu convoque un procès pour savoir si l'homme mérite encore de folâtrer sur terre. Parole à l'accusation puis à la défense. La justice divine hésite, ses représentants ont enchaîné les bavures et tous les bipèdes ne méritent d'aller bronzer et cultiver des mélanomes en enfer. Reste l'état désastreux du monde. L'humain a quand même bien sali sa caisse. Au final, ce sera peut-être une peine avec sursis, sans peine mais avec des reproches. Pas de jugement dernier pour éviter la correctionnelle.
Les autres textes sont aussi savoureux. Entre une enquête scientifique pour s'assurer qu'une veuve avait épousé un con ou les conséquences d'un arrêt brutal d'Internet qui régalent les nostalgiques du bon vieux temps et terrorisent les générations hyper connectées, l'auteur provoque la pixellisation de nos vies en duel.
Dans la même veine, nous avons droit au récit d'un vieux loup de mer lassé de son GPS qui s'en remet aux vents et aux étoiles dans une course en solitaire qui n'en mène pas large ou au recrutement d'un « Chef Happiness Officer » à la RATP qui succombe à la mode de la recherche du bonheur béat et obéissant au travail. Sous-développement personnel.
Une prose perfusée aux Tonton flingueurs, dopée aux breuvages d'un Singe en hiver.
Je suis heureux d'avoir croiser ce regard qui cligne de l'oeil pendant que l'autre laisse fuiter une larme un brin nostalgique. Et non Jules, inutile de se cacher derrière un alias de circonstances ou d'impliquer une innocente poussière, vos mots trahissent un bon fond.
Merci aux Editions du Pilon qui donnent du marteau pour ce sympathique ouvrage d'un Jules Pseudo aux références de l'irrévérence. Merci aussi à Babélio pour cette Masse Critique qui aère le mauvais esprit.
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Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
HarioutzHarioutz   16 mai 2020
Procureur : « Pardon. L’homme, Homo sapiens, c’est-à-dire vous et moi, enfin, tout le monde sauf vous, cher Dieu, a fait ses premiers pas sur Terre il y a 200 000 ans. Ses grands crimes contre la nature remontent au début de l’ère industrielle. Dans sa folie du progrès, du consumérisme, du veau d’or comme dénoncé dans les Saintes Écritures, l’homme a systématiquement transformé l’atmosphère en air irrespirable, les océans en poubelles, les forêts en meubles suédois immontables. Le bon samaritain est devenu l’avide Samaritaine, le péché originel est devenu la pêche industrielle, et l’homme a une fâcheuse tendance à aimer plus son smartphone que son prochain. »

Dieu : « Pas de risque au Paradis, on ne capte même pas la 3G… »

Procureur : « Il était déjà minuit moins une à l’échelle de la vie terrestre lorsque les scientifiques ont alerté du danger mortel de la pollution et du changement climatique. Au lieu de prendre des mesures radicales pour sauver la maison commune, la société humaine a choisi de réunir des commissions, dites Cop, de prendre des engagements et de ne jamais les tenir, par cynisme, par égoïsme, par nationalisme. “La maison brûle et nous regardons ailleurs”, avait ainsi prévenu le président français Jacques Chirac, qui n’est pourtant pas un écologiste de la première heure, sauf à considérer que boire de la Corona est un signe incontestable de véganisme, ou que “cinq minutes, douche comprise” est le must de l’économie d’eau. »

Dieu : « Greffier, veuillez ne pas noter ces digressions superfétatoires du procureur, je vous prie.

Procureur : « Aujourd’hui, le glas a sonné. Il est minuit. L’homme va effectivement faire de la Terre un enfer. Rien que pour ce dernier méfait de non-assistance à planète en danger, l’homme ne mérite plus de vivre sur Terre. Votre jugement ne peut être qu’implacable. Du présent, il faut faire table rase, déclencher l’apocalypse purificatrice, sans oublier de me payer mes honoraires. Cela ne servira à rien, mais j’en fais une question de principe ! Tout travail mérite salaire, et je vis à la sueur de mon front, comme il est écrit dans les Évangiles. Je vous ai envoyé mon RIB en PDF par mail, cher Dieu. »

Dieu : « Ces questions bassement matérielles n’intéressent pas le tribunal, Monsieur le Procureur. À l’avenir, merci de ne plus parler de cet argent qui corrompt, qui écrase, qui tue, qui pourrit, jusqu’à la conscience des hommes ! »

Procureur : « Vous avez de bonnes références, cher Dieu. On dirait du Mitterrand au congrès fondateur du PS à Épinay en 1971. C’est vrai qu’il a ensuite été surnommé Dieu, ça rapproche ! Mais pour mieux vous convaincre, Monsieur Dieu, je veux ici vous rappeler quelques-uns des autres pires crimes dont l’homme s’est rendu coupable ici-bas. La liste ne peut pas être exhaustive, sinon ma plaidoirie risque de prendre une éternité, or le Jugement dernier ne peut pas être l’éternité, sauf à ne plus rien y comprendre. Et l’éternité, on sait quand ça débute, mais bien malin qui peut en deviner la fin. Et l’on nous dit que l’éternité est surtout longue vers la fin…

Mais commençons déjà par le sort pour le moins funeste que les hommes ont réservé à votre propre fils, Jésus, envoyé sur Terre il y a plus de deux mille ans pour, déjà à l’époque, tenter de remettre l’humanité sur un chemin plus droit et vertueux.

On ne peut pas dire que votre rejeton ait reçu un accueil des plus chaleureux. Enfin, voilà un homme qui fait des miracles, guérit les paralytiques, va jusqu’à transformer l’eau en vin et multiplier les pains. Et comment le remercions-nous ? En le trahissant pour quelques deniers, en le crucifiant. Il n’a pas dû être déçu du voyage, le fiston ! D’un autre côté, vous l’auriez envoyé en Bretagne, le changement de l’eau en vin lui aurait, à mon avis, assuré un tout autre destin.

Cette Bretagne où l’on remercie d’ailleurs, avec une finesse que vous ne manquerez pas de goûter, votre fils d’être mort en croix. Comme ne manquait pas de le rappeler ce drôle de paroissien qu’était Jean Yanne, imaginez une seconde que Jésus soit mort dans son lit et ce sont tous les carrefours bretons qui en auraient été défigurés, avec d’horribles sommiers en granit à chaque croisement de routes. »

Dieu : « C’est fin… »

Procureur : « Plus sérieusement, je veux aussi ici pointer l’immense responsabilité criminelle des hommes, coupables d’innombrables guerres en votre nom. Mais puisque j’évoquais la mémoire de Jean Yanne, j’aimerais comprendre une bonne fois pour toutes pourquoi vous avez envoyé l’archange Gabriel dicter le Coran à Mahomet en plein désert.

Initiative que l’on peut qualifier de malheureuse pour celui qui avait déjà eu la tâche ingrate et difficile d’annoncer à Marie qu’elle attendait un heureux événement tout en étant d’une virginité incontestable.

De deux choses l’une : soit Gabriel était un agent double agissant pour son propre compte, théorie développée en son temps par le cher Jean Yanne, soit vous avez délibérément choisi de diviser pour mieux régner, ajoutant une nouvelle religion aux deux premières du Livre, les juifs et les chrétiens. De ce côté-là, la division a fonctionné à merveille, des massacres de l’invasion de la Sainte Espagne en Amérique du Sud aux croisades sanguinaires de Saint-Louis jusqu’aux Twin towers de Ben Laden à New York. Je croyais que vous n’aimiez pas que l’on croquât dans la pomme ? Là encore, nous sommes preneurs, sans vous commander, cher Dieu, d’une explication.

Dieu : « Tout ça ne regarde que moi, Monsieur le Procureur. »
.../....
+ Lire la suite
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HarioutzHarioutz   16 mai 2020
Chaque vie connaît des moments clés, des ruptures charnières. La mienne a basculé ce jour d’automne gris et pluvieux, lorsque, chère madame, le destin fit croiser nos chemins, m’amenant à poser mon séant face au vôtre dans une rame de métro.

Depuis notre rencontre, très chère inconnue, l’angoisse m’étreint et le doute m’habite (je sais, c’est mal…). Je vous dois un aveu. Avant d’examiner votre visage, dont l’expression sceptique et un brin renfrognée est déjà tout un roman, j’ai été attiré mieux qu’un aimant par le titre du livre fièrement brandi au regard des voyageurs : J’ai épousé un con !
Fabuleux ! Il claque mieux que notre fier drapeau tricolore sous l’Arc de triomphe un jour de grand vent et d’absence de manifestants.

J’avoue, j’ai ri. Affirmer ainsi, au vu et au su de ses contemporains, la théorie du mariage à la con pour tous est une provocation dont je goûte le sel. Et puis, d’un coup, mes zygomatiques se sont figés à mesure qu’une image obsessionnelle envahissait mon esprit.
J’imaginais ma propre épouse lisant le même livre, ou pire, un tome 2 (J’ai épousé un gros con). Il faut vraiment que je perde quelques kilos… Oui, je parle des kilos et non de la connerie. Le régime basses calories existe.
En revanche, la thérapie rendant moins con reste, me semble-t-il, à inventer. Elle serait pourtant prometteuse tant la connerie est un mal contagieux. Pasteur eut été bien inspiré de lui consacrer un vaccin. Ses ravages sont bien pires que la rage, même si les plus cons sont aussi fréquemment des « rageux ».

Pourtant, un régime anti-connerie ne me tente pas. J’aurais trop peur du fameux effet rebond. Comme l’on perd un peu de poids avant de relâcher ses efforts et battre ensuite tous les records sur la balance, il est fort probable que le régime amincissant de connerie connaisse les mêmes turpitudes.

.../...
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HarioutzHarioutz   18 mai 2020
Très mal remis du réveillon de la Saint-Sylvestre, vous prenez vos premières résolutions pour l’année 2019 :

1/ Plus jamais ça ! En revoyant le film de la soirée, j’étais très proche de La Grande Bouffe, métaphore sur le vide de nos vies et le trop-plein de nos panses. Du gras, du sucré, des alcools et vins mélangés. L’horreur absolue. Je veux sortir de cette nuit pour une aube ensoleillée, une vie saine et frugale, pour me respecter moi et mon environnement.

2/ J’ai une tronche de Renault Kangoo et des neurones comme une armée de pics-verts avec leur grand orchestre au complet. Je suis désespérément mal ! Mais bon, la vie en société a ses rites. Le Nouvel An en fait partie, avec son champagne tiède, ses langues de belle-mère, sa dinde fourrée (je ne parle que de celle qui était au four, mauvais esprits…), ses nectars bouchonnés tout droit sortis des foires au vin automnales. Je décide de prendre du ¬paracétamol (des « frères afghans », radical Efferalgan) et de regarder la 236e rediffusion de Sissi l’impératrice.

3/ OK, j’ai mal au crâne, mais aux grands maux les grands moyens et les meilleurs remèdes. J’appelle mes potes pour un triathlon au Balto. Café-muscadet-Ricard, rien de tel pour remettre le facteur sur le vélo et l’église au milieu du village. Il convient de guérir le mâle par le mal. Je décide de ne faire aucune bonne résolution et m’en tenir à ma philosophie : l’argent liquide est fait pour être bu !
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SachkaSachka   31 août 2020
Tout a été écrit sur la connerie, chère madame, aussi ne vous infligerais-je point de lieux communs ou d'interminables citations à la con.
Je comprends et compatis à votre souffrance. Les cons ont généralement un mal fou à vivre en bonne intelligence. Le con est même prosélyte, imposant son mode de vie. Le con étant incapable de se savoir con, vu qu'on s'auto-évalue avec sa propre intelligence, il évangélise et répand sa connerie comme d'autres le firent avec la bonne parole.
Non, chère madame, je plains votre mine défaite en comprenant petit à petit que vous avez bel et bien épousé un con. Le combat contre la connerie est perdu d'avance, les forces en présence étant par trop inégales. "Stulturum infinus est numerus", disait paraît-il le roi Salomon (le nombre des cons est infini).
Il vous reste désormais peu d'alternatives. Divorcer ? Oui, mais faut-il encore en avoir les moyens. Et monsieur votre mari est peut-être de cette race des cons attachants, dont on a du mal à se défaire, par faiblesse ou par peur de l'ennui.
Ou encore intégrer l'armée de l'ombre des résistants à la connerie ambiante. Ses membres clandestins se reconnaissent généralement sans un geste ni une parole. Une simple lueur dans les yeux. On les dit généralement originaux, voire un peu fêlés. Rejoignez-les, ils laissent passer la lumière, chère madame. Et pensez à refermer votre livre.
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SachkaSachka   04 septembre 2020
C'était mieux avant
À savoir comment
Retrouver ces heures
Au coeur du bonheur
Sans un seul écran
Sans Facebook ni Twitter
C'était mieux avant
Vraiment mieux avant
Tellement mieux avant

Moi, je t'offrirai
Le soleil et la pluie
Sans les prévoir via une appli
Je trouverai l'amour sans Meetic ni Tinder
Je ferai un domaine
Où le net ne sera plus
Où le rêve sera roi
C'était mieux avant

C'était mieux avant
On a cru souvent
Découvrir le monde
Derrière un écran
Charriant l'immonde

Ça devait, paraît-il,
Nous changer la vie
Mais en vérité
Ça nous l'a pourrie

Quand viendra le grand soir
On aura l'air malin
Quand sur nos écrans viendra le mot fin
C'était mieux avant

C'était mieux avant
Je ne vais plus chatter
Je ne vais plus tweeter
Je me cacherai là
Seul à danser et sourire
Sans Deezer ou Spotify
Je veux vivre sans l'ombre d'un iPhone
L'ombre d'un wifi
L'ombre d'un écran
C'était mieux avant
C'était mieux avant
Tellement mieux avant
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