AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2877067572
Éditeur : Editions de Fallois (23/03/2011)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 64 notes)
Résumé :
La grande helléniste Jacqueline de Romilly, disparue en décembre 2010 à l'âge de 97 ans, raconte la vie de sa mère adorée et révèle aussi beaucoup d'elle-même dans "Jeanne", livre confié en 1977 à son éditeur et ami Bernard de Fallois avec instruction de le publier après sa mort.
La grande helléniste Jacqueline de Romilly, disparue en décembre à l'âge de 97 ans, raconte la vie de sa mère adorée et révèle aussi beaucoup d'elle-même dans "Jeanne", livre confié... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Lolokili
  16 avril 2012
Tout comme « Rien ne s'oppose à la nuit », « Jeanne » trace le portrait d'une mère à travers les yeux de sa fille. le rapprochement s'arrête là. Jacqueline de Romilly était d'une autre génération que Delphine de Vigan, son écriture délicieusement surannée en atteste. Sa pudeur également, puisqu'elle a souhaité que ce témoignage, rédigé en 1977, ne soit publié qu'après sa propre mort.
D'expériences personnelles en événements historiques, du début du XXème siècle à la fin des années 70, Jeanne se dessine comme un personnage de roman. A la fois tendre et passionnée, fragile et déterminée, fine, intuitive, cette femme attachante et d'une grande élégance aura construit la majeure partie de son existence autour de sa fille unique avec laquelle elle entretiendra toujours une complicité d'exception. Jacqueline de Romilly rend ainsi à Jeanne un hommage émouvant et nostalgique et nous offre, au passage, un bien doux moment de lecture.

Lien : http://minimalyks.tumblr.com/
Commenter  J’apprécie          280
madameduberry
  09 février 2014
Tout en retenue et en pudeur, ce livre en dit-il encore trop pour que celle qui l'a écrit ait souhaité qu'il ne soit publié qu'après sa mort? Il me semble que la raison de ce choix est ailleurs. Voir publier, et donc voir lire un livre sur sa mère n'aurat-il pas constitué l'ultime et dangereuse séparation? Ce qui est frappant dans cet ouvrage, c'est l'ambivalence, l'énoncé d' une reconnaissance éperdue conjoint avec l'aveu du désir d'ignorer le caractère démesuré de sa dette filiale. Les seules séparations qui semblent faire sens pour Jacqueline, solitaire à la fin de sa vie, sont celles qui surgirent entre elle et sa mère. Jacqueline semble avoir réalisé le voeu de Jeanne, être reconnue et célèbre , au prix peut-être d'une vie de famille voire d'une vie de couple.Sa qualité même de spécialiste de Thucydide découle d'un cadeau que lui fit sa mère ,une édition ancienne des oeuvres de ce dernier. C'est à peine si elle s'arrête à ce détail, qui cependant fera son destin.
Mais revenons au personnage-phare du livre.
Il s'agit d'un très beau portrait de femme. Privée tôt de l'appui de sa propre mère, qu'elle perdit à 12 ans, à jamais défiante à l'égard d'un père volage et adultère, Jeanne fut tôt à elle-même sa propre mère et son propre père.
Mariée en 1909 à un intellectuel normalien et agrégé, elle sera veuve dès la première année de la "Grande Guerre", et élèvera seule Jacqueline, à une époque où les femmes sont encore d'éternelles mineures.
Ce malheur fut en un sens sa chance, car pourvue d'un caractère fort et entier, être seule à s'assumer ainsi que son enfant la libéra des chaînes que les femmes portaient quel que soit leur milieu. A travers les vicissitudes,Jeanne hissa Jacqueline vers les honneurs académiques qu'elle même n'atteignit jamais, bien qu'un début littéraire remarqué lui eût permis d'acquérir le statut de Femme de Lettres.
. Après la séparation entraînée par le prestigieux mariage de sa fille, la deuxième guerre mondiale la plaça de nouveau aux commandes de la destinée de Jacqueline, qu'elle sauva des persécutions antisémites grâce à ses amitiés et à son ingéniosité, car Jacqueline était de père juif et avait épousé un juif.Cela s'appelle sauver un destin. Mais avant même cela, elle avait posé une empreinte ineffaçable sur Jacqueline.
Dotée d'un tempérament artistique et douée de ses mains, elle construisit autour de sa fille dans l' enfance et l' adolescence un décor charmant et personnel dont le charme inimitable fut aussi peut-être intimidant : en tout cas Jacqueline ne transmit pas à son tour quelque chose de cette créativité bohème dans laquelle elle avait baigné En revanche elle semble avoir porté toute sa vie en elle l'image de cette mère solaire et esseulée.
Un livre qui approche avec une grande prudence et beaucoup de délicatesse les questions qui se posent sur la force des liens unissant une mère et sa fille, leurs conséquences sur la vie de chacune. Jacqueline de Romilly n'aurait-elle pas aimé que ces questions puissent être abordées du vivant de sa mère? il est permis de le penser. Mais Jacqueline elle-même ne se le serait pas permis, comme en témoigne l'elliptique douceur de celles qu'elle écrivit, en son oeuvre posthume.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Missbouquin
  31 octobre 2013
C'est moi qui ait proposé ce titre pour le Club des Lectrices, parce que je vais désormais travailler dans une bibliothèque qui portera le nom de Jacqueline de Romilly et que je n'avais pas encore eu le courage de m'y atteler (et comme ça je me sentais moins seule !). Comme celle-ci est spécialiste de la Grèce antique, la plupart de ses ouvrages sont des essais (universitaires) sur ce thème. Seuls quelques-uns de ses textes sont des romans. Et puis il y a Jeanne. Une biographie (presque une hagiographie) de sa mère, qu'elle a écrit à la mort de celle-ci dans les années 70 mais dont elle ne souhaitait la publication qu'à sa propre mort, qui a eu lieu en 2010 (à 97 ans) : elle y retrace la vie de Jeanne Malvoisin, sa mère qui l'a élevée seule et a fondé tous ses espoirs sur sa fille unique.
Orpheline d'un père emporté lors de la Première Guerre mondiale, Jacqueline de Romilly a en effet connu une enfance exclusivement centrée sur une très forte relation mère-fille. L'un des leitmotiv du texte est d'ailleurs le regret, presque la culpabilité, de ne pas avoir eu conscience que sa mère avait tout sacrifié pour elle, et de ne pas s'être intéressée à ses combats. Pourtant Jeanne n'a pas complètement renoncé à son individualité : elle a toujours écrit, elle a été publiée. Et même si après la Seconde guerre mondiale elle fut considérée comme un auteur dépassé, elle a même eu un peu de succès. Des livres que sa fille n'a jamais lu. « Moi, j'aurais dû l'interroger, lui donner le sentiment que son passé était le mien ! J'aurais dû vouloir savoir, par amour pour elle ! Mon amour pour elle est resté sans curiosité : j'ai reçu tout comme tout m'était donné, sans demander plus. »
Une fille unique qui semble lui vouer une adoration totale : sa mère était parfaite, fine, altruiste, etc, etc. Au point d'en lasser le lecteur qui en vient à être un peu écoeuré par cette tendresse, cet amour, un peu excessive, et certainement pas objective. Exemple, quand Jeanne se met à écrire des romans policiers : « Je ne crois pas qu'elle était faite pour ce genre. Que ses romans policiers aient été meilleurs que beaucoup, cela ne souffre pas le doute. Mais ils ne me satisfaisaient pas ; je le luis disait, et cela l'irritait. Elle était bien trop fine pour le genre. »
Mais Jacqueline a t-elle réellement voulu être objective ? Son texte peut être lu comme un vibrant hommage à cette femme courageuse, dont, avec le recul des âges, les défauts ont été gommés, pour en offrir un tableau plus lisse, plus apaisé. Mais aussi plus lassant pour le lecteur … Porté par un style classique sans grande originalité (et sans étincelles), le récit prend la forme en réalité d'une longue conversation avec sa mémoire : elle n'est plus sûre des faits, des dates. Elle ne sait plus si certaines scènes se sont vraiment déroulées ainsi ou pas. Bref c'est un ouvrage humain, avec ses trous, ses imprécisions, mais aussi ses beautés. « Quand je repense à ces années, je les confonds entre elles ; mais l'image globale est celle d'une magnifique gerbe de réussites et de joies, d'amitiés folles et sages, de petits plaisirs et de grands espoirs. »
Une belle image qui s'estompe peu à peu au fur et à mesure où Jacqueline grandit, se fait des amis, se marie, et d'un coup, n'a plus besoin d'elle. Jeanne, qui a alors renoncé à tout le reste, peine à se trouver une utilité et semble entrer dans un voile d'ombre, où l'on sent que sa fille avait tendance à l'y oublier. Elle n'apparaît plus alors qu'en périphérie de sa vie. Une sensation qui est désagréable, et qui a peut-être poussé Jacqueline de Romilly à entreprendre ce texte …
Une lecture en demi-teinte, qui m'a cependant permis de découvrir cet auteur.
Lien : http://missbouquinaix.wordpr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
Marple
  22 mai 2012
Je pense qu'on ressent et qu'on apprécie différemment ce livre en fonction de la relation qu'on a avec sa mère... Je vis avec la mienne une relation belle et forte, faite de complicité, de confiance et de tendresse, ainsi que de pas mal de disputes et parfois de sensations d'étouffement ! Pas étonnant dans ce contexte que cette histoire d'amour entre Jacqueline de Romilly, brillante femme de lettres, et sa non moins brillante maman Jeanne me parle si fort et me touche autant.
Intelligentes, pudiques et indéfectiblement soudées, elles cheminent côte à côte et s'aiment profondément, passionnément et sans condition. Leur amour mutuel semble être la clé de voûte de leur vie à toutes deux, et une richesse incomparable. le tragique de la situation, toutefois, c'est que cette relation exclusive leur ferme les portes d'autres amours et de plein de possibles : Jeanne renonce à sa vie propre pour suivre sa fille qui se marie et ne parviendra jamais par la suite à reconstruire cet édifice d'amitiés, de travail littéraire et de vie sociale. de même, le divorce de Jacqueline de Romilly et son retour à une vie de vieille fille avec sa maman semble inéluctable...
Dans ces histoires d'amour maman-enfant (ici ou encore dans La promesse de l'aube), je suis toujours partagée. D'un côté, c'est une chance immense de partir dans la vie gonflé de cet amour inconditionnel (et je parle d'expérience). de l'autre, ça reste quand même un fil à la patte, on ne peut pas être complètement libre de ses choix quand une maman nous aime comme ça...
En tout cas, vous l'aurez compris, je me reconnais beaucoup dans cette histoire, y compris dans les qualités de Jeanne comparées à celles de ma mère, et j'ai donc beaucoup apprécié cette lecture ! Pour celles et ceux qui ont une relation plus simple et équilibrée avec leur mère, je pense qu'ils verront avant tout dans le livre une belle et puissante histoire d'amour maternel, et peut-être le rappel des choix difficiles et générateurs de culpabilité que la vie nous impose parfois. de quoi vibrer et réfléchir pour tout le monde, en fait !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          112
MissG
  20 octobre 2013
Delphine de Vigan l'a si bien écrit dans "Rien ne s'oppose à la nuit" : "Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd'hui je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence.", une phrase qui m'avait renvoyée dans ma propre famille et son histoire.
Il en a été de même ici dès les premières phrases du livre de Jacqueline de Romilly consacrée à sa mère, Jeanne.
Cette entrée en matière dès les premières pages m'a interpellée, mais finalement, comme avec le roman de Delphine de Vigan, j'ai fini par prendre du recul et, dernier point commun et référence que je ferais à ce roman, là aussi l'auteur parle de sa mère en l'appelant par son prénom, à mon sens une façon de prendre du recul sur les événements et de ne pas laisser sa plume prendre le pas sur les sentiments.
Jacqueline de Romilly a écrit une véritable ode à sa mère, un grand cri d'amour, et, sans avoir lu ses oeuvres hellénistes, je me dis que si elles sont écrites avec autant de passion et d'amour elles doivent être d'une profonde richesse.
C'est avec précision sans toutefois pouvoir être parfaitement exacte que Jacqueline de Romilly parle de sa mère et retrace son parcours.
Jeanne était une femme en avance sur son temps, ouverte d'esprit et sans crainte de choquer les gens bien pensants : "Jeanne au bracelet d'argent était, je le sais, beaucoup plus rebelle, et audacieuse, et passionnée, que ne sont nos filles en blue-jeans.".
A la lecture de ce roman, j'ai éprouvé une forme d'admiration pour cette femme qui se sera mariée une seule fois dans sa vie, aura connu la vie et le bonheur conjugal que quelques courtes années avant que son mari ne soit tué durant la Première Guerre Mondiale, se sera consacrée à sa fille dans une forme d'amour et d'exclusivité rare et que seul l'amour maternel peut expliquer, tout en travaillant et devenant une écrivain reconnue, en tout cas pendant un temps.
Une femme de caractère mais également une belle personne qui a, sa vie durant, tenu à honorer le sens qu'elle donnait au mot "amour" et est toujours restée tournée vers les autres, rompant ainsi l'impression bourgeoise qu'elle dégageait au premier abord : "Indépendante et fière, elle cessait par là même de se confondre avec les bourgeois. Intelligente, elle comprenait les autres et ils le sentaient.".
Jeanne était de ces personnes qui aiment et donnent sans compter, sans rien attendre en retour, et qui savent prendre la vie comme elle vient, ironisant dans les moments difficiles et arrivant ainsi toujours à relativiser les événements, à les rendre plus agréables pour les autres.
Ainsi, c'est tout naturellement qu'elle se dévoue pendant la Seconde Guerre Mondiale à sa fille et à son gendre, forcés de se cacher pour échapper aux rafles de Juifs.
A la lecture de ce roman, je me dis que la vie devait être bien douce aux côtés d'une personne comme Jeanne, et qu'elle fait partie de ces personnes qui auraient mérité d'être connues et reconnues, mais par-dessus tout, de ces personnes qu'il est si facile d'aimer et d'apprécier : "On aimait Jeanne, je crois, pour sa fragilité, pour son courage. On l'aimait pour ce qui survivait en elle de la Jeanne pleine d'histoires, comprenant tout à demi-mot, confiante et ironique, et soucieuse encore de plaire. Mais on l'aimait aussi pour le reflet de cette tendresse sans mesure qu'elle ne cachait pas de me porter. On était gentil pour elle à cause de moi, mais aussi pour moi à cause d'elle.".
C'est dans un style simple mais pudique que Jacqueline de Romilly livre dans "Jeanne" le portrait de sa mère, une femme battante, courageuse et infatigable, qui permet également au lecteur de voir au-delà de ce portrait celui de Jacqueline de Romilly, une femme dont j'ai désormais envie de découvrir l'oeuvre helléniste, tout comme les romans et les pièces de sa mère.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80

critiques presse (1)
Bibliobs   06 août 2011
Un livre confession bouleversant, pétri de gratitude, qui suscite l'envie de lire Jeanne Malvoisin. Un hommage touchant à celle qui se sacrifia pour lui consacrer tout son amour. Un BRILLANTISSIME hymne à la gloire d'une mère.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
LolokiliLolokili   01 avril 2012
Il promettait aussi, gentiment et en vers, de n'être plus jamais "méchant".
Pouvait-il l'être ? Certainement pas. Ses photographies montrent bien les yeux clairs et confiants de l'intellectuel de bonne foi, les lèvres charnues de l'homme heureux de vivre, et les vêtements fripés du distrait qui s'en moque. L'inattention seule pouvait lui servir de méchanceté.
Commenter  J’apprécie          170
LolokiliLolokili   01 avril 2012
Jeanne était agnostique et frondeuse ; mais j'ai découvert après coup qu'elle n'avait jamais cru à l'anéantissement de ceux qu'elle avait aimés. Elle croyait que nos exigences morales ont un sens ; elle croyait aussi que quelque chose subsiste après la mort, quelque chose à base d'amour.
Commenter  J’apprécie          210
LolokiliLolokili   01 avril 2012
Là encore, en effet, il faut penser à la différence des époques. Il ne s'agissait pas alors de rester assis à écouter un transistor, ou même une chaîne de haute-fidélité : quand on aimait la musique, on la jouait. Et ce sérieux qui nous touche dans la jeunesse d'alors, au point de sembler en offrir une image un peu convenue et embellie, lui était, en fait, imposé par les circonstances.
Commenter  J’apprécie          100
LolokiliLolokili   01 avril 2012
Les réussites de Jeanne, par leur diversité même, suggèrent non plus les facettes d'un diamant, mais un inutile chatoiement destiné à donner le change, à occuper la vie, à remporter sur le temps et la solitude mille petites victoires, pleines d'allant et de panache, mais sans cesse à recommencer.
Commenter  J’apprécie          110
brigittelascombebrigittelascombe   07 juin 2011
Il n'est pas donné à tout le monde d'accepter sans inquiétude cette réalité si surprenante que constitue le bonheur.
Commenter  J’apprécie          250
Videos de Jacqueline de Romilly (33) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacqueline de Romilly
Jacqueline de Romilly – La guerre du Péloponnèse par Thucydide.
Heure de culture française - La Grèce antique : La guerre du Péloponnèse par Thucydide. Par Robert Flacelière. Avec Jacqueline de Romilly. France Culture - 1ère diffusion : 03/03/1952, Chaîne Nationale.
autres livres classés : mèreVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
673 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre
.. ..