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ISBN : 2246798108
Éditeur : Grasset (29/02/2012)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 36 notes)
Résumé :
Tout le monde connaît les sœurs Rouart... sans pourtant les connaître : peintes par Renoir, au piano, elles sont aussi mythiques que les Danseuses de Degas ou les Tournesols de Van Gogh. Leurs visages sont des icônes de l'Impressionnisme.
Filles du peintre et collectionneur Henry Lerolle, les belles Yvonne et Christine ont grandi au milieu d'artistes de génie. Renoir, Degas, mais aussi Debussy, Ernest Chausson, ou encore Claudel, Gide et Mallarmé étaient des ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Mimimelie
  24 août 2013
Beaucoup aimé ce livre. Mais il surprend.
En effet, sa promesse : partir à la découverte des deux soeurs Lerolle, filles du peintre et grand collectionneur d'art, Henry Lerolle, immortalisées par Renoir dans son célèbre tableau « Yvonne et Christine Lerolle au piano », n'est pas vraiment tenue, mais qu'importe.
On est plutôt en présence d'une biographie minutieuse et très richement documentée, des clans Henri Lerolle et Henry Rouart, peintres, mécènes, grands collectionneurs d'art tous d'eux, qui furent parmi les tout premiers à s'intéresser aux impressionnistes en un temps où on allait les voir que pour s'en moquer.
Henri Rouart, et peut être encore davantage Henri Lerolle, bien qu'il fut un peintre officiel à succès, deux noms massivement ignorés du public, mais surtout deux personnalités hors du commun et attachantes que Dominique Dona nous fait découvrir, au coeur de l'activité artistique, politique et littéraire de la fin du 19ème.
Ce qui est passionnant, c'est que ces deux compères n'étaient pas seulement des pionniers, mais des passionnés et avant tout des grands amis de ces peintres et autres artistes, que, pour certains, ils connaissaient depuis de longues dates ; leurs relations donc n'avaient rien à voir avec ce qui peut se voir aujourd'hui, où mécénat et finances se confondent, où les affaires priment sur le coeur ; c'était des relations passionnées, intimes ou d'amitié vraie. Parmi leur amis les plus proches : Berthe Morizot, Renoir, Degas, Debussy (le piano est au coeur du foyer des Lerolle), Stéphane Mallarmé, André Gide(très présent dans le livre), Maurice Denis, Paul Valéry, Paul Claudel... excusez du peu !
C'est Degas (De gaz comme il aimait que l'on dit) , peintre, mais aussi photographe et marieur de la famille, qui eut l'idée de marier les deux soeurs Lerolle aux deux frères Rouart (comme il s'en mêla peu ou prou aussi pour marier Julie Manet, la fille de Berthe Morizot, avec Ernest Rouart). Hélas leur vie conjugale avec ces deux énergumènes ne fut pas à la hauteur de leurs espérances, et encore moins au diapason de leur jeunesse dorée.
Leur histoire au final n'apparaîtra que de ci et de là dans le tourbillon de cette saga et davantage au travers de celle de leurs maris. Mais du reste il apparaît qu'il n'y avait sans doute pas beaucoup à en dire puisqu'il semble qu'elles se soient cantonnées dans leur rôle d'épouses plus ou moins soumises, si l'on excepte quelques rebellions de la part de Christine, « mon petit diable » comme l'appelait Renoir, conformément aux bonnes moeurs de l'époque.
S'y retrouver dans toute cette galaxie n'était pas au début chose facile (la lecture avance lentement), et les petits arbres généalogiques présentés à la fin s'avèrent pratiques.
J'ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture, on apprend une multitude de choses sur ces peintres, écrivains, poètes, musiciens.... on les voit vivre, délivrer leurs pensées, leurs opinions, leurs prises de positions ou leurs abstentions, leurs engagements dans des circonstances ou événements de leur époque, affaire Dreyfus, guerre de 14... c'est très intéressant.
Mais ce qui m'a rendu cette lecture plus passionnante encore, c'est tout ce que j'ai appris, sur de nombreuses oeuvres picturales ou musicales, soit qu'elle m'a donné la curiosité de découvrir celles que je ne connaissais pas (lecture entrecoupée de recherches mais qu'importe!), soit d'en apprendre les circonstances de leur création. Et ce livre en foisonne.
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Herve-Lionel
  03 novembre 2014
N°823 – Novembre 2014.
DEUX SŒURS – Dominique Bona - GRASSET
Dominique Bona renoue une nouvelle fois avec sa passion de la biographie et de la peinture. Elle nous avait déjà passionnés avec la vie de Berthe Morisot (La Feuille Volante n°677), elle nous invite ici à découvrir celle d'Yvonne et de Christine Rouart nées toutes les deux Lerolle. Elles épouseront deux frères Rouart, Eugène et Louis, les fils d'une famille voisine et amie.
On connaît les deux jeunes filles grâce à Renoir qui les a peintes (« Christine et Yvonne Lerolle au piano » - musée de l'Orangerie) Ce tableau donne à penser qu'elles connaissent le bonheur bourgeois à travers l'art de la musique et de la peinture. Leur père, Henry était en effet peintre d'inspiration symboliste, collectionneur avisé, découvreur de talents, ami d'artistes comme Debussy, Renoir , Pierre Louÿs ou Degas. C'est donc dans ce creuset culturel et familial qu'elles grandissent. Elles deviendront des icônes de l'Impressionnisme.
Elles entrent par leur mariage dans le clan Rouart, leur beau-père Henri est capitaine d'industrie, inventeur scientifique de talent mais aussi riche collectionneur de tableaux, ami des artistes et peintre impressionniste lui-même. Il manque à cela sûrement la présence d'une femme puisqu'il est assez rapidement veuf ce qui donnera à cette famille ainsi tronquée un aspect un peu austère. Ces deux familles appartiennent donc à « la bourgeoisie éclairée par l'art ». Pour Christine et Yvonne, le bonheur de leur enfance semble vouloir se prolonger dans leur mariage respectif. Cependant, ces deux fils qui vont devenir leur mari ne sont pas à l'image de leurs parents, versés dans l'art. Ils sont impétueux, colériques, invivables. Ces deux sœurs qui se portent un amour authentiques vont ainsi être séparées, l'une restera à Paris, l'autre partira pour la région toulousaine et leur destin basculera, jusqu'à la tragédie.  Ce n'est en effet pas simple pour les deux fils Rouart de suivre les traces de leur illustre père. Eugène, le mari d'Yvonne est un personnage trouble, instable, fragile, indécis, un écrivain raté, quant à Louis, sa passion pour les jolies femmes et pour le vin de Bourgogne sonnera le glas de cette union.
Dominique Bona sait raconter dans les moindres détails les différents moments privilégiés qui émaillent la vie de ces jeunes filles. On imagine le travail d'archiviste qui a dû être le sien pour rendre l'ambiance qui régnait au sein de ces familles, au point que le lecteur à l’impression d'en être le témoin privilégié. Comme toujours sa plume est alerte, précise et poétique. Ici elle choisit de nous révéler les talents différents de deux peintres(Henry Lerolle et Henri Rouart) dont le mémoire collective n'a pas vraiment retenu le nom dans le foisonnement créatif de leur époque. Elle le fait, à travers la présence discrète de ces deux sœurs à qui tout aurait pu sourire mais dont le destin a basculé. Avoir tout pour être heureux et finalement ne pas pouvoir l'être est souvent une caractéristique de la condition humaine. L'auteure nous fait pénétrer dans l'intimité de ces deux familles en n'omettant rien de ce qui fait leur originalité, leurs arcs en ciel comme leurs orages, notant avec la précision d'un scribe l’histoire intime de chacun, en société comme dans le huis-clos du foyer. Lire un de ses livres est non seulement une occasion d'en apprendre davantage sur le sujet proposé mais aussi de partager un style fort agréable. Je note d’ailleurs qu'elle a pris la précaution de joindre des arbres généalogiques et une galerie de personnages pour que son lecteur s'y retrouve dans ces filiations, ces alliances et ces amitiés parfois sulfureuses.
L'auteure, récemment élue à l'Académie française (La feuille Volante n° 644), après avoir écrit dans le domaine de la fiction romanesque semble orienter ses travaux en direction des biographies mouvementées. Les vies d'artistes qu’elle nous propose sont à chaque fois une découverte et une invite à en connaître davantage. En ce qui me concerne, c'est toujours, et depuis longtemps, un bon moment de lecture.
©Hervé GAUTIER – Octobre 2014 - http://hervegautier.e-monsite.com
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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quiliravivra
  11 juillet 2015
Ce livre n'a pas pour moi la qualité d'écriture et de récit de "Berthe Morisot : le Secret de la femme en noir" de la même écrivaine et c'est pourquoi j'ai été déçue.
Autant la vie de Berthe Morisot constituait en effet la pierre angulaire du roman tout en étant parfaitement bien resituée dans son contexte historique et pictural autant la vie des sœurs Rouart ne semble ici qu'un prétexte pour parler de façon un peu trop foisonnante, parfois énumérative et répétitive,de toute une période de l'art qui va des dernières années du 19ème à la 1ère moitié du 20ème siècle.
Déception donc devant ce qui parfois pour moi relevait d'un catalogue, certes bien écrit, des artistes de la période impressionniste et qui aurait eu vraiment besoin pour me séduire d'avantage d'un peu de recentrage, de concision.
Mais je n'ai pas boudé mon plaisir d'en connaître d'avantage encore sur la saga passionnante des impressionnistes.
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catherine_catcat
  08 septembre 2012
travailler à Paris en août. prendre sa voiture et écouter la radio. écouter un auteur parler de son livre. se dire : "humm ! ça doit être bien". attraper un stylo, un malheureux bout de papier, et profiter d'un feu rouge pour noter le titre et l'auteur. se régaler à l'avance, et imaginer ce tableau de Renoir - qu'effectivement, tout le monde connait...
acheter le livre. et là.... DECEPTION TOTALE.
un texte redondant sur le milieu familial, tellement cultivé, et leurs amis peintres...
un texte dont on attend la "TRAGEDIE" - et qui ne nous apprend pas grand chose qu'une vie, plutôt deux vies, de femmes du début 20ème, plutôt privilégiées en fait.
bref, 20,90 € et une lecture poussive...
Désolée pour l'auteur (dont j'ai déjà lu Camille et Paul).
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AxelRoques
  19 octobre 2015
J'avais lu et beaucoup apprécié la biographie de Berthe Morisot du même auteur.
Je comprends que Dominique Bona a profité de ses recherches sur la période impressionniste pour sortir un second livre. Après tout, pourquoi pas !
Ce livre retrace les vies d'Yvonne et Christine Lerolle, filles du collectionneur et peintre Henry Lerolle, qui épousèrent deux fils d'Henri Rouart, lui aussi collectionneur et peintre impressionniste.
L'environnement dans lequel elles ont baigné est passionnant et leur destin, triste et tragique pour chacune d'entre elles, justifient l'existence de ce livre.
Néanmoins, je suis resté sur ma faim par rapport à la biographie de Berthe Morisot. Contrairement à cette biographie, "les deux soeurs" ne permet pas de creuser en profondeur l'oeuvre d'un peintre, ses influences, ses progrès, ses inflexions.
Dans ce livre, on effleure juste le sujet, certes au travers d'anecdotes intéressantes, mais on ne peut, par construction, s'attacher à l'oeuvre d'aucun artiste en profondeur.
En synthèse, il s'agit d'une bonne lecture de complément.


Lien : http://www.babelio.com/monpr..
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critiques presse (1)
LeFigaro   29 mars 2012
Ces deux sœurs inspirent à l'auteur un livre plein de charme et de mélancolie, qui écrit simultanément l'histoire d'une époque, d'une œuvre et de ses modèles.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
MimimelieMimimelie   16 août 2013
C'est un tableau que tout le monde connaît. Une de ces œuvres phares de l'histoire de la peinture, tellement vues, revues et reproduites qu'elles font partie du paysage et ont l'air d'avoir toujours été là. … Renoir l'a baptisé « Yvonne et Christine Lerolle au piano ». …. Leur nom ne parle qu'aux amateurs et aux érudits. Elles semblent immobilisées pou rl'éternité dans la douceur d'un ancien temps. Qui sont-elles, ces sœurs Lerolle ? Qu'ont-elles fait ? Ont-elles été heureuses ou malheureuses ? … Que sont-elles devenues ? …
Signe distinctif de ces deux sœurs : elles ont épousé deux frères -les frères Rouart. Leur père, Henry Lerolle, était peintre et collectionneur d'art. Leur beau-père, Henri Rouart, l'était aussi. Leur belle-sœur, Julie Manet -la fille de Berthe Morisot et d'Eugène Manet-, qui a épousé un frère de leur maris, était leur meilleure amie. Tous les gens qu'elles fréquentaient étaient peintres, poètes ou musiciens : elles ont vécu, avec un parfait naturel et sans aucun snobisme, dans un bouillon artistique où les génies se bousculaient. C'étaient leurs proches, voilà tout – le mariage n'a fait qu'agrandir le cercle. ;;;
… L'art a été leur dimension et leur structure. Leur air du large. Leur aventure. Mais il a peut être aussi contribué à leur malheur.
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MimimelieMimimelie   17 août 2013
Lerolle découvre, soutient, encourage des créateurs qui trouvent en lui non seulement un mécène mais un ami. Et en tout cas un homme dépourvu de préjugés. Voici ce qu'il dit par exemple de Verlaine, rencontré par hasard, alors que le poète sortait de chez Eugène carrière, avenue de Ségur, où il venait de poser pour son portrait.... : «  Il est aussi bizarre au physique qu'au moral. Il est bien dégoûtant et tous les chiffonniers de l'avenue de Clichy ont l'air aussi poète que lui. Quant on voit ce qui sort d'un homme pareil, on doit se demander ce qu'il y a dans tous les hommes dont on ne connaît que 'extérieur ; et que ceux dont on n'a rien vu sortir ont peut-être aussi au fond de belles lettres et de belles ardeurs. Ce que je crois du reste, la plupart du temps »  Verlaine qu'il admire. Verlaine qu'il donne à lire à ses filles et dont elles savent par cœur les poèmes.
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MimimelieMimimelie   23 août 2013
A Autun déjà, Eugène (Rouart) s'intéressait à la politique. Il s'était même présenté aux élections municipales...
..."Les paysans d'ici qui votent radical-socialiste ont des âmes serviles et ne peuvent concevoir de plus beau métier que celui qui consisterait à servir chez les bourgeois ; ils sont écœurants, ils aiment l'esclavage. Comme c'est difficile de pousser les hommes vers le mieux et la vraie liberté ; on en vient à admirer les Américains, ils nous mangeront -et ce ne sera pas un bon repas."
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Herve-LionelHerve-Lionel   01 novembre 2014
Soudain, c'est l'intrusion dans la couleur. Dans cette famille abonnée aux fusains de Redon, aux clairs-obscurs de Carrière, au café-au-lait de Lerolle et au trait janséniste de Degas, Renoir , apporte une profusion de rouge, de bleu, de jaune, un éclaboussement de fruits, de fleurs et de lumière.
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MimimelieMimimelie   19 août 2013
Puis, toujours avenue Duquesne, Debussy s'et laissé prendre au piège des yeux violets, "couleur de raisins mûrs", de Camille Ckaudel. La jeune artiste, indomptable et sauvage, est déjà la maîtresse de Rodin. Mais Camille, qui avoue une sainte horreur de la musique, fait une exception pour Debussy, qu'elle écoute religieusement, chez Lerolle, la tête appuyée sur les mains. Et Debussy, à en croire l'un de ses amis, robert Godet, vénère son talent et semble très épris de sa belle personne. Il gardera toute sa vie sur son piano le couple enlacé des danseurs de La Valse, qu'il admirait et qu'elle lui avait donné (une version en terre patinée qui a disparu depuis). De Camille, il possède aussi une Petite Châtelaine dont il ne se séparera pas davantage et qui le suivra jusqu'au tombeau : cette tête d'enfant soucieuse, aux cheveux nattés, il y tient comme à un rêve impossible. L'amour, l'innocence.
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