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ISBN : 2092574647
Éditeur : Nathan (17/01/2017)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 102 notes)
Résumé :
Une galaxie où certains êtres possèdent un "don", un pouvoir unique. Akos et Cyra sont de ceux-là. Ils appartiennent à deux nations ennemies, mais ils ont chacun besoin du don de l'autre. Vont-ils s'allier ou se détruire ?
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Critiques, Analyses & Avis (73) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
20 février 2017
Dans un univers lointain, une fédération de neuf planètes nommée Assemblée vit en osmose et paix les unes avec les autres. Enfin, non pas tout à fait… Sur l'une d'elles, deux peuples ne cessent de tenter de prendre le pouvoir. D'un côté, les Shotets, un peuple d'ancien pirate de l'espace arrivé sur cette planète en suivant le flux aux manières assez barbares ; de l'autre, le thuvhésit, un peu plus civilisé, plus cérébral. Certains habitants de cette fédération sont spéciaux puisqu'ils possèdent un « destin ». Seuls les oracles connaissent ce destin normalement ; seulement, l'Assemblée décide à titre de transparence de faire part dans un communiqué audiovisuel des destins et des identités de ces personnes… Les shotets en découvrant certains des destins énoncés décident d'agirent sans attendre. Des guerriers sont envoyés dans la maison de l'oracle de Thuvhésit afin d'enlever deux enfants : Akos dont le destin serait de mourir pour eux et Eijeh, désigné comme futur oracle. le père des enfants est tué.
Akos et Eijeh sont conduits sur Shotet où ils y sont torturés par Rydek, héritier du trône. Bien décidé à empêcher SON destin de survenir : la fin de son règne. Pour cela, il mise tout sur Eijeh : avoir enlevé un oracle pourrait lui permettre d'anticiper les choses en les voyants venir…
Après quelques années, les deux enfants ont bien grandit et sont devenu adulte : Eijeh est devenu une machine contrôlée par Rydek et Akos, envoyé dans un camp militaire se voit attribuer la mission de servir la soeur de Rydek : Cyra dont le don, une capacité à faire souffrir les gens via des ombres qui se promène sur son corps la rend malade. le don d'Akos lui permet d'atténuer ses souffrances.
Petit à petit, Cyra et Rydek à force de se côtoyer se rendent compte qu'ils ne sont pas si différents.

Un livre d'un ennui MORTEL sous la forme d'un récit relaté à deux voix. C'est simple, j'aurai apprécié que les deux civilisations s'entre-tuent pour rendre la lecture plus supportable et plus courte ! 👿 La couverture est superbe et je comprends maintenant pourquoi : c'est bien le MINIMUM pour cacher le niveau affligeant de ce livre.

L'intrigue est soporifique, insignifiante et sans intérêt. Deux peuples, une haine entre les deux, des destins programmés : c'est bon, circulez y'a plus rien à voir. le récit est d'une lourdeur telle que le lecteur semble ramer pour entre dans l'histoire voire pour s'y maintenir. Les faits relatés sont pour beaucoup attendus car déjà lus dans plusieurs autres sagas :on se demande quelle est la nouveauté ? C'est simple, le récit met tellement de temps à se mettre en place que le lecteur est capable d'anticiper les faits.
Un livre mal écrit, dans un style lourd et sans attrait. le récit à double voix qui permet d'avoir le point de vue de chacun des deux héros joue justement là-dessus. Énormément de répétition, énormément d'interrogation psychologique du style : « et si…». Cela crée un récit compact où le sentiment dominant est le pessimisme, le négativisme vu que les deux personnages sont des êtres blessés psychologiquement.
Et pour ne pas arranger les choses, le lecteur se voit plonger dans un univers différent avec un minimum d'information. le flux dont il est question vient d'où ? Comment les destins sont choisis ? Pourquoi certains et pas d'autres ? (surtout que le terme « destin » se mélange parfois avec « don »).
Soyons candide… peut-être que cette lourdeur vient du fait que l'auteur ayant prévu une sorte de saga en plusieurs livres est sciemment voulu donner un maximum d'informations dès le premier livre afin de poser le contexte historique, géographique, galactique et pouvoir se centrer réellement sur l'action par la suite. Si c'est le cas, mauvaise idée…

Côté personnages… une horreur !! Comment le lecteur peut-il s'attacher à de tels personnages. Entre Akos, le guerrier enlevé qui passe son temps à rougir et à tenter de sauver son frère de manière idiote et ; Cyra, la méchante qui d'un coup change de camp… Je ne parle pas des autres personnages que cela soit Rydek, le méchant se droguant pour tuer, Vas l'homme qui ne ressent rien, Sifa la mère d'Akos qui possède une drôle définition du mot mère. Bref, on n'en aime aucun, on en déteste aucun parce qu'ils sont sans saveur ! Ils sont à la limite interchangeable voire des guignols.
Après lecture, je pense que tous les personnages auraient besoin d'une bonne psychothérapie.

Enfin, que de clichés dans ce livre et de stéréotypes dignes d'une cour d'école.
Que cela soit la description que fait l'auteur des deux peuples : les shotets, des sortes de barbares à la peau sombre vivotant en ramassant les détritus des autres planètes, versus, les thuvhesit, des êtres civilisés à la peau claire. Les premiers sont décrits tout le long du récit comme des êtres sauvages avec de nombreuses scènes dans le livre où ils se délectent dans une arène de combat à mort. de l'autre, nous avons les thuvhesit, plus réfléchis, spécialisés dans les sciences mais sérieusement plus idiots puisque c'est eux qui ont dévoilé les destins, c'est eux qui ont donc lancé les hostilités.
Le final qui est juste un moyen affligeant pour retenir le lecteur : Ah oui… le livre se termine – enfin façon de parler – sur des révélations laissant entendre une suite… le lecteur qui a tenu pendant près de 500 pages se retrouve comme un idiot sans réponse et on lui annonce qu'il est bon pour un second round.

Si vous avez du temps à perdre, si vous mourez d'envie de vous ennuyer, ce livre est fait pour cela.
Une suite semble prévue étant donné la manière dont s'achève ce livre. 😵 Je me suis fait avoir une fois mais je ne compte pas réitérer cette erreur. Avoir lu ce livre m'a amplement suffi. J'adore sortir de mes univers littéraires préférés pour tenter de nouvelle chose, mais là cela a été pour moi un voyage sans retour.
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Mikasa34
30 juin 2017
J'étais très impatiente de découvrir « Marquer les ombres ». Je n'ai pas lu la saga « Divergente » mais j'ai vu les films. Beaucoup de gens autour de moi ont lu et apprécié cette série mais beaucoup d'autres ont aussi abandonné au tome 2. J'étais très intriguée de la sortie du nouveau Veronica Roth ! Gros plan marketing (sortie mondiale), très belle couverture, mais aussi avis très mitigés sur les réseaux sociaux… j'avais hâte de me faire mon propre avis… et, personnellement, j'ai été conquise !
J'ai beaucoup aimé l'univers riche et novateur. Avec ce système solaire de neuf planètes reliées par le ruban-flux on est vraiment dans de la science-fiction (ce qui est plutôt rare en ado/young adult). J'ai vraiment apprécié m'évader dans de la SF car cela fait un petit moment que je n'en avais pas lu, et j'affectionne pourtant beaucoup ce genre. Veronica Roth a créé un univers complexe qui se démarque, que ce soit au niveau de la société, des particularités de chaque monde, des pouvoirs, du vocabulaire ou encore des personnages.
Dans son histoire, le flux est une caractéristique omniprésente. C'est une sorte d'énergie qui plane dans tout le cosmos et qui est présente en chacun et chaque chose. J'ai trouvé que c'était une création très originale. Chez les humains, ce flux provoque des dons/pouvoirs, et là aussi j'ai retrouvé une vraie originalité car l'auteure ne s'est pas contenté des pouvoirs basiques que l'on connaît tous (ex : télékinésie, lévitation, télépathie). Il y a des gens qui peuvent échanger leurs souvenirs contre les vôtres, d'autres qui ne ressentent aucune douleur, certains peuvent vous apaiser, d'autres annuler la manifestation de votre don ou encore vous faire souffrir ou vous tuer d'un seul contact. Sur ce dernier pouvoir évoqué, on peut faire sans aucun souci un lien de ressemblance avec la sérié « Insaisissable » de Tahereh Mafi ou bien avec « L'héritière » de Melinda Salisbury. Bien sûr, les pouvoirs des protagonistes de ce livre ne sont pas tous méconnus. Certains personnages contrôlent l'électricité et d'autres voient l'avenir. Mais je trouve tout de même que l'autre n'est pas tombé dans la facilité. Avec les oracles par exemple, leurs visions ne sont pas simples à décrypter. Ils voient plusieurs futurs et ne savent pas lequel va se réaliser, cela dépend de plein de paramètres différents.
Au niveau des personnages, même si la romance est un peu cliché et qu'elle est évidente comme une météorite de 3km, elle m'a plu. L'histoire de Cyra et Akos m'a fait songé à Kestrel et Arin dans « The curse » de Marie Rutkoski (ce qui n'est pas pour me déplaire).
Ils m'ont beaucoup touché tous les deux et j'ai apprécié ne pas avoir de triangle amoureux.
J'ai aimé leurs failles et leurs interrogations respectives. Cyra souffre en permanence, son don est en réalité une malédiction. C'est un point que j'ai également apprécié dans « Marquer les ombres », même si tous les personnages ont des pouvoirs, on n'a pas affaire à une bande de super-héros ultra balèzes. Leurs pouvoirs sont loin d'être tous une bénédiction, ils sont parfois/souvent un fléau. Akos, quant à lui, m'a ému également. J'ai beaucoup apprécié sa sensibilité, il est rare de voir intervenir un protagoniste masculin qui n'est pas bourré de testostérone mais d'émotions.
Là encore, malgré la romance sans surprise, j'ai trouvé que Veronica Roth ne tombait pas dans la facilité au niveau des personnalités de ses personnages. Pas manichéens, ils ont tous leurs faiblesses et il n'est pas aisé de cerner la psychologie de chacun, surtout celle de Ryzek… ! Barge sadique ? Émotif en grande souffrance ? Schizophrène ? Sûrement un peu tout à la fois…
Même si je ressors conquise de ma lecture, « Marquer les ombres » n'est malheureusement pas sans défaut. J'ai rencontré quelques coquilles, problèmes de nom et problèmes de temps.
Certaines descriptions de l'auteure sont précises alors que pour d'autres j'ai eu l'impression qu'elle utilisait un raccourci comme si elle-même n'avait pas les réponses. Notamment dans la description du ruban-flux, par moment cela reste un peu flou je trouve… j'aurai aimé que ce soit davantage développé. Ou encore pour l'évasion de je-ne-dirai-pas-qui, cela reste un peu brouillon et énigmatique. Ou pour l'écorchage de je-ne-dirai-pas-qui-non-plus, ce n'était pas totalement explicite dans un premier temps. Tout ces points ne sont pas très clairs, et c'est dommage. C'est ce qui m'a fait enlever une étoile.
Même si je relève quelques défauts, j'ai tout de même passé un très bon moment en compagnie de « Marquer les ombres ». Je salue grandement l'imagination de l'univers et sa complexité. J'espère une suite prometteuse et haletante et tout aussi captivante. En ce qui me concerne, je serai au rendez-vous pour le tome 2.
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Soleney
28 février 2017
Le jour où Akos est enlevé est aussi celui où son père est assassiné sous ses yeux. Pas le temps de se recueillir : ses ravisseurs l'entrainent, lui et son frère, au coeur de la nation Shotet, les ennemis de son peuple.
Mais pourquoi eux ?
Parce que dans cet univers futuriste, chaque être humain nait avec un don qui se manifeste à l'adolescence, et que certaines personnes peuvent même avoir un destin : que quel que soit les possibilités entrevues par les oracles, un élément de leur avenir est immuable. Et les dons et destins des deux garçons intéressent de très très près les Shotet…
C'est dans ces conditions troubles qu'Akos fait la connaissance de Cyra, la soeur du roi.
J'étais intéressée par ce livre pour deux raisons : d'une part la construction de l'univers était suffisamment surprenante pour aiguiser mon appétit, et d'autre part les personnages m'intriguaient : le petit extrait gratuit du chapitre 7 est arrivé entre mes mains, et la relation entre Cyra et son frère, Ryzek, me paraissait complexe et intéressante.
Le premier point ne m'a pas déçue. C'est un monde à mi-chemin entre la science-fiction et la fantasy – et les croisements de genre sont bienvenus dans ma bibliothèque. L'histoire a beau prendre place dans une période futuriste, les humains ont des pouvoirs étranges dont l'origine n'est expliquée que par la présence du ruban-flux – mais qu'est-ce que c'est ?
C'est une sorte d'énergie qui traverse la galaxie et qui se rapprocherait visuellement de la Voie Lactée (avec plus de couleurs). Cette énergie serait à l'origine du vivant, ou peut s'en faut : elle traverse les êtres, apprécie tout particulièrement le réceptacle que sont les humains, et certaines manifestations naturelles sont dues à son intervention (comme la floraison des fleurs-de-silence). le ruban-flux est tout. Il est changeant, comme la vie, il est puissant, influent, immense et est l'objet d'une religion pour certains peuples.
Dans cette galaxie un peu particulière, neuf planètes habitées tournent autour d'un soleil. Y sont implantées diverses sociétés humaines, avec des caractéristiques qui leur sont propres. Les Thuvesit (la nation d'Akos) sont pacifiques et partagent leurs terres avec les Shotet, un peuple belliqueux, Ogra est une planète qui cultive leur secret comme d'autres les tulipes, Othyr est la nation marchande par excellence (et c'est elle qui domine les autres du fait de sa puissance économique)...
Bref, un bon point pour le monde.

Mais je n'ai pas du tout apprécié les personnages. Ils m'ont paru fades, stéréotypés. Les premiers chapitres étaient intéressants parce qu'on découvre l'univers et qu'on ne sait pas encore exactement en quoi consistent les dons-flux d'Akos et Cyra, ni les coutumes et usages de leurs peuples. On marche sur un chemin un peu nouveau et c'est rafraichissant.
Ce qui m'a le plus déçu, c'est la relation de Cyra et Ryzek. Au début de l'histoire, alors qu'ils sont petits, ils s'entendent plutôt bien – même si le grand frère vit très mal sa relation avec son père. Et puis d'un coup d'un seul il est devenu lui-même ce qu'il craignait tant : un tyran. Il utilise sa petite soeur comme un pantin et la traite comme un outil de torture – son surnom est particulièrement parlant : le Fléau de Ryzek – simplement pour maintenir le peuple dans la crainte. Comment a-t-il pu oublier si vite l'humanité de sa cadette ? Pour moi, Ryzek correspond au cliché du méchant sans aucune nuance de bonté. Il est là pour être haï et méprisé – parce qu'en plus d'être mauvais, c'est une lavette, un lâche qui se cache derrière son titre et sa cruauté pour éviter d'être blessé.
Cyra aussi m'a déçue parce qu'elle correspond très exactement au standard du personnage-victime. Son don-flux est une plaie, sa réputation est abominable, son frère la traite comme une moins-que-rien… Comment fait-elle pour si bien se battre alors qu'elle meurt de douleur presque tout le temps ? Évidemment, c'est une personne qui ne montre jamais sa souffrance, qui porte toujours un masque, mais qui au fond d'elle a envie d'aimer et d'être aimée.
Merci, mais des protagonistes comme ça, il y en a à la pelle. Suivant !
Akos est fade. Évidemment, il a le don idéal pour contrer celui de sa geôlière, et bientôt elle ne peut plus se passer de sa présence… Commence alors entre eux une relation de dépendance mutuelle un peu étrange. Bien entendu, l'amoûûr s'en mêle ! Je m'y attendais si peu…
Tout comme Cyra, Akos m'a agacée. Ses réactions sont prévisibles et il ne dégage absolument aucun charisme. Lors de ma lecture, j'ai songé assez ironiquement que les figurants sont plus profonds que les personnages principaux. Par exemple Cisi, la soeur d'Akos, a beaucoup de potentiel mais n'apparaît pas beaucoup, et leur mère est fascinante et mystérieuse. Pourquoi disparaît-elle ? A-t-elle oublié ses enfants ? Avait-elle prédit la destruction de la famille ? Pourquoi n'est-elle pas intervenue ? Quels sont ses objectifs ?
Voilà un personnage bien plus captivant que deux tourtereaux qui découvrent l'amour dans une société remplie de violence…
Non seulement les personnages étaient un mauvais point, mais en plus j'ai trouvé le style particulièrement plat, voire même indigeste. Ça ne peut pas pardonner. On nous répète les informations deux ou trois fois pour être sûr qu'on ne les oublie pas – des piqûres de rappel dont je me serais bien passée. C'était tellement redondant que j'ai dû me faire violence pour arriver jusqu'au bout de ma lecture – mais combien de fois j'ai failli laisser tomber ?
En résumé, le seul point positif est l'univers.
Ainsi que les dons-flux, qui sont toujours à double tranchant. L'un des personnages est incapable de ressentir la douleur. Outre le fait que ce soit très avantageux lors d'un combat, il est obligé de se mettre des alarmes quotidiennes pour manger et boire. Une autre a le don d'apaiser les autres par le simple son de sa voix. Mais ce pouvoir est tellement puissant qu'il la muselle : impossible de dire quoique ce soit qui puisse troubler ou mettre mal à l'aise. En réalité, Akos est bien souvent un soulagement pour les personnes qui l'entourent. J'ai apprécié la complexité de ces pouvoirs. Ils sont parfois des bénédictions, parfois des fardeaux. Voire les deux.
Mais ce n'est pas suffisant pour rattraper mon intérêt fuyant. Je sais d'ores et déjà que je ne lirai pas la suite.
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Livresque78
31 janvier 2017
Comme beaucoup j'ai été séduite par la saga Divergente, ainsi que par l'adaptation télé, il était donc évident pour moi de découvrir cette nouvelle série.
De prime abord, cette superbe couverture vous tape dans l'oeil, je le sais, je vous vois derrière votre écran;-).
Il faut donc que je commence par vous dire que de mon point de vue, ce premier roman n'a rien à voir avec DIVERGENTE, il est davantage dans le registre science-fiction traditionnelle que dans la dystopie ( tout cela adapté un public jeune, car la science-fiction pure peut se révéler assez ardue au niveau de la compréhension, pour moi en tout cas). L'écriture est plus mature, plus travaillée et l'univers, même si on retrouve la patte de l'auteure, est plus complexe. Alors certes, l'attirance entre ELLE et LUI est présente, mais elle n'est pas le centre de l'histoire.

Lien : https://livresque78.wordpres..
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Sempiternelle
12 juillet 2017
J'attendais avec impatience le retour de Veronica Roth et, à la lecture des premières pages, cela était mal parti… Je dois avouer que je n'ai pas été embarquée par Marquer les ombres -titre soit dit en passant que je n'apprécie pas, mais je préfère le titre original Carve The Mark, soit "Graver les marques", qui s'accorde mieux avec l'histoire- dès le début. En effet, les premiers chapitres sont consacrés à Akos et rédigés à la troisième personne… ce que à quoi j'ai souvent du mal à accrocher, et cette fois-ci n'y a pas fait exception. Néanmoins, les chapitres suivants centrés sur Cyra et rédigés à la première personne m'ont complètement intriguée et je suis enfin rentrée dans l'histoire… et l'univers.
En effet, l'univers est très complexe, voire trop à prime abord. Les noms sont compliqués et j'ai eu tendance à confondre les différentes nations. Une fois cela enfin assimilé, tout ce qui paraît, jusque là, assez négatif est vite oublié : ce livre est une pure merveille et la lecture devient de plus en plus intéressante au fil des pages. L'intrigue est en même temps classique (des destins écrits à l'avance) mais en même temps originale car elle s'inscrit dans un nouvel univers vraiment détaillé et travaillé qui fournit aux personnages des caractéristiques particulières. Si, au début, elle se concentre sur la présentation de l'univers et du contexte, puis l'évolution des personnage, le noeud de l'intrigue survient ; ainsi, j'ai eu l'impression que le livre était divisé en deux parties : la partie de soumission des personnages à leur destin, puis la partie de rébellion. Là, on retombe certes dans un schéma classique, cette dualité subsiste jusqu'à la fin, et c'est la véritable valeur ajoutée de la ligne directrice de ce roman. Les deux restent intrinsèquement liés à cause de l'évolution des personnages. Cette partie psychologique est ce qui m'a le plus intriguée, ce qui a rendu certaines parties assez longues, notamment l'élaboration des différents plans d'action. Ces scènes sont certes nécessaires, peut-être auraient-elle pu être quelque peu raccourcies. Les scènes d'action en revanche sont parfaitement bien écrites et décrites, suffisamment pour être plausibles, même si, pour certaines, je n'ai pas réussi à me projeter complètement dedans. En tout cas, ce roman laisse planer pas mal de doutes qui me donnent évidemment envie de lire le tome suivant, en espérant voir les questions que je me pose résolues - notamment le rôle de l'Assemblée, institution plusieurs fois évoquée mais jamais développée.
L'atout de ce livre est avant tout ses personnages. Chacun est doté d'un pouvoir unique rattaché à leur personnalité, et les deux sont intéressants à étudier. Certains personnages sont plus complexes que d'autres à comprendre, et tout d'abord les frère et soeur Noavek. Ryzek et Cyra semblent d'abord bien assortis, mais ils sont en réalité opposés. L'émancipation de Cyra par rapport à Ryzek est progressive, et pendant un temps pas totale, ce qui se traduit dans ses choix. Ajoutée à son pouvoir, cette hésitation exprime la grande souffrance du personnage, qui se communique volontiers au lecteur. En même temps, Cyra n'en inspire pas pour autant de la pitié car elle n'est pas faible : elle fait tout pour se battre, ce qui m'a rendue encore plus sensible à son évolution. Ryzek en revanche est un personnage antipathique qui donne pas envie de s'attarder sur lui, du moins dans ce tome… il reste une part de mystère en lui qu'il serait intéressant de creuser par la suite, derrière la peur qu'il inspire : ses motivations. Perçu des points de Cyra et de Akos, aucun ne fournit une véritable photographie de sa personnalité, d'autant que l'on apprend qu'il est le seul à connaître certaines informations. Akos est beaucoup moins complexe, mais tout aussi émouvant -par contraste avec la complexité de Cyra ?- : dès le début, on sait que sa motivation première sera de sauver son frère, et il ne quitte pas cette ligne. Sa loyauté est probablement une de ses plus grandes qualités et, même s'il est décrit avec un physique impressionnant, c'est sa sensibilité qui m'a touchée, et notamment ses attentions envers Cyra. A bien y réfléchir, il apparaît peut-être plus plat que les autres personnages, mais peut-être que la suite des événements va révéler autre chose chez lui ? Parmi les autres personnages plus secondaires, aucun ne m'a autant marqué que ces trois personnages principaux ; peut-être la mère de Akos et Eijeh a-t-elle plus attiré mon attention, car je ne lui fais pas confiance, et, encore une fois, c'est cette part de mystère qui intrigue le lecteur.
En bref, si cette lecture était mal partie, elle s'est révélée très intéressante, et je suis curieuse de lire la suite. L'univers est très riche et, si cette densité peut effrayer au début, il vaut la peine de s'accrocher tellement il est bien travaillé, complété par des personnages qui intriguent et émeuvent. L'intrigue développée appelle à une suite qui permettra de répondre certaines questions que le lecteur se pose. Un retour sur la scène réussi pour Veronica Roth !
PS : ne pas chercher à comparer ce roman de fantasy avec la saga dystopique Divergente…
Lien : http://letagereephemere.blog..
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Les critiques presse (1)
LeFigaro18 janvier 2017
Marquer les ombres peut paraître moins percutant et moins évident que Divergente mais l'écriture y est plus travaillée.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations & extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
petitegibouleepetitegiboulee18 juillet 2017
-C'est une sensation curieuse pour moi d'ignorer ce que quelqu'un a en tête.
-C'est l'occasion pour vous de savourer la nouveauté de l'incertitude.
Commenter  J’apprécie          10
petitegibouleepetitegiboulee18 juillet 2017
La capacité à inspirer la peur était aussi une forme de pouvoir. J'étais bien placée pour le savoir.
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petitegibouleepetitegiboulee18 juillet 2017
La douleur n'est pas moi (....) La douleur est ma malédiction.
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petitegibouleepetitegiboulee18 juillet 2017
Ce sont les âmes sensibles qui rendent l'univers vivable.
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SempiternelleSempiternelle12 juillet 2017
« Je n'ai pas choisi le sang qui coule dans mes veines. Pas plus que tu n'as choisi ton destin. Toi et moi, nous sommes devenus ce qu'on nous a fait devenir. »
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