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Béatrice Vierne (Traducteur)
EAN : 978B08C7Y5JJN
114 pages
Éditeur : Editions Arthaud (26/08/2020)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 3 notes)
Résumé :
« Au fil de mes voyages, j’ai toujours rempli des cahiers. Or, à présent que ma liberté de mouvement a pris fin – peste oblige –, des pensées nouvelles jaillissent à flots. Les pensées sans bouger. Si nombreuses, que je suis obligé de les fixer sur un cahier. En mettant les haricots à tremper, je pense. En regardant par la fenêtre, je prends des notes. En faisant une pâte à pain, farine et levure, j’écris. Je crois bien que c’est un effet du silence. Sortis du tonne... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Unhomosapiens
  02 octobre 2020
C'est le premier livre que je lis sur le confinement. C'est d'ailleurs pour cela que ce « Carnet de non-voyage », composé de chroniques quotidiennes parues dans la « Repubblica » pendant le confinement, a attiré mon attention. Je connaissais déjà Paolo Rumiz par quelques uns de ses livres de voyage. Et je voulais savoir ce qu'un écrivain voyageur comme lui pouvais bien faire de ce temps d'enfermement. Comme me disait un ami voyageur, « on est des oiseaux migrateurs à qui on a coupé les ailes. » En plus il est de Trieste, peut-être la ville italienne que je préfère. Mais je dois avouer ma déception face aux très nombreuses répétitions et redondances dans les propos. Tous les sujets de prédilection de l'auteur y passe : la société de consommation, l'inconséquence des dirigeants italiens, les manquements de l'Union Européenne, l'écologie… et de nombreux lieux communs sur la pandémie et la claustration forcée, que l'on a aussi vécue en France et ailleurs. Mais, pouvait-il en être autrement ? Rumiz s'occupe comme il peut. Il reste en contact internet avec ses nombreux amis à travers le monde, avec ses enfants et petits enfants, fait la cuisine, prie, sort sur le toit de l'immeuble pour regarder la mer et écouter le vent, raconte ses rêves, relate ce qu'il a fait avant et ce qu'il fera après le confinement, ce qu'il souhaiterait pour le bien de tous, et termine en souhaitant une prise de conscience pour un monde meilleur. Bon ! Rien de très original ! Peut-être que ça passe plus facilement si ces chroniques sont lues quotidiennement et séparément, ce pour quoi elles ont été écrites. Car les dernières pages ont eu vraiment beaucoup de mal à passer, malgré bien souvent la justesse des propos et toutes les bonnes intentions de l'auteur pour réveiller les consciences. A noter également, une traduction parfois approximative.
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cedratier
  09 septembre 2020
« On dirait que l'aube n'arrivera jamais » Paolo Rumiz (Arthaud 200p)
Voici une série de chroniques quotidiennes de deux à quatre pages chacune, publiées dans un grand journal italien, un carnet de confinement à chaud, ou plutôt, comme le dit Rumiz, un cahier de non-voyage depuis la ville de Trieste où l'auteur est cloîtré pour cause de Covid. On retrouve ici le ton pamphlétaire du journaliste, ses saines colères contre la stupidité, contre les replis sur soi et les peurs de l'autre, ses emportements si bienvenus contre l'incurie des gouvernements, italien d'abord, mais aussi européens ou d'ailleurs, son dégoût des nationalismes rétrogrades. Toutes choses déjà bien explicites dans « La légende des montagnes qui naviguent » sorti en 2017, mais illustrées ici sous l'angle des conséquences de la pandémie. Alors oui, c'est dans l'ensemble une lecture qui fait du bien, c'est par exemple intéressant de lire quelques éclats sur la situation en France vue depuis l'autre côté des Alpes. Et il y a également dans ces pages de beaux moments de générosité, Rumiz sait cultiver ses amitiés, et nous en faire part. Il nous offre de belles bouffées d'oxygène, ses espoirs dans la jeunesse qui doit se (nous) réinventer un avenir sont touchants.
C'est donc sans doute un livre utile et intéressant, mais la limite de cet exercice, d'une telle écriture dans l'urgence quotidienne, ce sont les répétitions, les ressassements qui donnent au bout d'un moment une impression de rabâchage, qui entachent la posture de « vieux sage » dans laquelle on sent que Rumiz aimerait bien se trouver.
L'autre réserve dépasse ce seul livre et l'auteur lui-même. Elle concerne la multiplicité des chroniques en tous genres, des journaux de confinement publiés partout, cette accumulation qui fait un peu déversoir de colères certes si souvent fondées contre les gestions de la pandémie, les mensonges et les incuries, et toutes les injustices les plus criantes que la situation met encore plus en évidence. « Nous avons le devoir de nous montrer pessimistes, d'imaginer le pire des scénarios, afin de mieux préparer nos défenses » écrit-il. Sa dernière chronique est datée du 1er mai… Et maintenant ? Je n'apprécie guère Houellebecq (je ne parle pas de l'écrivain, que je n'ai pas lu, mais - et ceci explique peut-être cela - de l'homme public tel qu'il se vend), mais lorsqu'on lui a posé la question obligée de la période : « Comment voyez-vous le monde d'après ? » il a répondu, « Comme le monde d'avant, mais en pire… » Je crains tellement que la suite lui donne raison, malgré tous les cris de colère qu'on peut lire un peu partout.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
UnhomosapiensUnhomosapiens   29 septembre 2020
On l'appelle ici le "carogna-virus" (charogne-virus), mais nous devrions cesser de l'insulter, parce que lui, au moins, nous fait savoir que la planète est à sa toute extrémité.
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UnhomosapiensUnhomosapiens   29 septembre 2020
Covid remet les choses à leur place, ridiculise les crétineries, à commencer par les bobards du souverainisme. Le virus se fiche pas mal des frontières.
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UnhomosapiensUnhomosapiens   02 octobre 2020
Il m'arrive de penser que la démocratie est au-dessus des forces de l'humanité.
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UnhomosapiensUnhomosapiens   29 septembre 2020
Vu d'Italie, Macron a fait l'effet jusqu'à présent d'un fou inconscient, à la tête d'un pays qui se complaît dans l'idée de sa grandeur appliquée aux anticorps, laquelle finit par devenir une présomption suicidaire d'invulnérabilité.
(20 mars 2020)
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UnhomosapiensUnhomosapiens   02 octobre 2020
La beauté (et la poésie) est le plus efficace des antivirus. Et c'est en outre un parfait anxiolytique. Au lieu d'avaler un Valium, essayez donc de lire à haute voix des tercets de la "Divine Comédie". Si j'étais médecin, je les prescrirais par ordonnance. Surtout par les temps qui courent.
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Videos de Paolo Rumiz (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Paolo Rumiz
Lors de l'émission “Hors-champs” diffusée sur France Culture le 1er janvier 2015, Laure Adler s'entretenait avec l'écrivain et voyageur, Paolo Rumiz dans le cadre de la série “Sans excédent de bagages : écriture et voyage”.
Il n’aime pas le terme d’écrivain voyageur. « Tous les voyageurs sont des écrivains et tous les écrivains sont des voyageurs (…) Tout est voyage, la vie est voyage ». Il nous parle de sa ville d’origine : Trieste, située tout près de la frontière d’avec la Slovénie. Une frontière, bâtie le jour de sa naissance, à l’origine de son « inquiétude migratoire ». À la chute de celle-ci, il repart : « je voulais éprouver encore une fois dans ma vie le vrai frisson d’une frontière à dépasser… ». Il se focalise alors sur les frontières de l’Union Européenne, une démarche à l’origine de son livre « Aux frontières de l’Europe ». « On aime toujours plus les détours » que la ligne directe. « On voyage avec le corps, avant de voyager avec la tête… » Il évoque ses voyages à vélo, en voiture, avec son fils... Lors de ses voyages, les sens sont essentiels, de manière très active. « Tu deviens le monde ». Les ouvrages de Nicolas Bouvier sont ses livres de chevet : « les choses qu’il dit restent sculptées dans la mémoire… » Il nous parle encore de ses souvenirs de correspondant de guerre dans les Balkans, en Afghanistan : où il s’est confronté aux concepts du bien et du mal, de l’humilité, du courage, de la mélancolie… Plutôt que journaliste, il se voit plus comme « anthropologue »… « Les lieux parlent… » « Il faut écouter son corps, c’est le corps qui décide… » Il évoque aussi Claudio Magris, ses films, le rapport à la mort et à la vie, le manque de solidarité, les populismes d’aujourd’hui… « Les politiciens voyagent toujours en avion, jamais dans le train, ils ne fréquentent jamais les gares… » Avec « Pô, le roman d’un fleuve », il a voulu voir ce monde depuis un « un endroit libre », pour constater un « naufrage métaphorique »… « Normalement on voit le naufrage depuis la terre. J’ai vu le naufrage depuis l’eau… » Ce voyage fut aussi « une redécouverte de la mer ». « J’ai commencé à vraiment voyager dans ce fleuve quand j’ai compris que ce n’était pas un lieu mais une personne… » Il aime lire en voyageant, comme à l’occasion de son livre « L’Ombre d’Hannibal » : « il est très important de faire réagir le livre avec le paysage. Ca permet de comprendre (…) L’important c’est de croire. Nous, nous avons cru et le voyage a démarré… » « Quand tu réveilles le nomade qui est en toi, c’est difficile de le forcer à redevenir sédentaire. Le vrai problème d’un voyage ce n’est pas le départ, mais l’arrivée… » Il faut alors que le voyage « recommence dans la mémoire », par l’écriture… Paolo Rumiz aime aussi « les voyages de l’âme »…
Thème(s) : Arts & Spectacles| Littérature Contemporaine| Littérature Etrangère| Voyage| Paolo Rumiz
Source : France Culture
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