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EAN : 9782355848209
900 pages
Sonatine (04/03/2021)
4.16/5   327 notes
Résumé :
Dans un petit village de Pennsylvanie, Shana surprend sa sœur, Nessie, quittant d'un pas résolu leur maison. Lorsqu'elle tente de l'intercepter, la petite fille ne réagit pas à sa présence. Mutique, absente, le regard vide, elle avance... Croyant à une crise de somnambulisme, Shana commence à la suivre. Rapidement, elles sont rejointes par un deuxième errant, frappé des mêmes symptômes que Nessie. Puis un autre. Bientôt, ils sont des centaines à converger vers la mê... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (106) Voir plus Ajouter une critique
4,16

sur 327 notes

michemuche
  12 avril 2021
Vous aimez la marche ? si oui vous allez être comblé. Une sacrée balade de plus de mille pages, il faut juste prévoir de bonnes chaussures et beaucoup de sucres lents. Tout commence en Pennsylvanie, Nessie une adolescente a une crise de somnambulisme, Shana sa soeur ainée inquiète va la suivre et devenir sa bergère. Bientôt d'autres personnes vont se joindre au troupeau. La traversée des Etats unis commence. Somnambules, bergers,, policiers, journalistes et médecins. ça en fait du monde et il arrive parfois de faire de mauvaises rencontres.
Chuck Wendig a écrit " Les somnambules" en 2019 bien avant la pandémie du covid, bien avant l'entrée en force de suprémacistes au capitole. Dans ce roman l'auteur dans une grande clairvoyance nous fait découvrir une Amérique pas si éloignée de celle que nous connaissons. Epidémie, racisme, fake news, religion.....
Je pense que ce roman " Les somnambules" va avoir une belle carrière à l'instar de " Fléau" de Stephen King.
Un grand merci à babelio et à sa masse critique et un grand merci à la maison d'édition sonatine qui m'a fait passer un excellent moment en compagnie de Benjie, Shana, Matthieu, Marcie et Black Swan.
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Yvan_T
  02 août 2021
Une petite brique de près de 1.200 pages alors que ma PÀL monte déjà jusqu'au plafond ? Non, merci !
Un roman qui parle de pandémie alors que je sors à peine de deux années de lock-down ? Faut pas pousser quand même !
Ah, il est édité par Sonatine, cet éditeur qui ne me déçoit jamais ? Bon allez, je note alors, mais je ne promets rien !
Euh…vous allez arrêter avec vos avis dithyrambiques là…franchement, ça commence à bien faire !
Et zut…allez juste les premières pages pour voir…
« Les Somnambules » débute dans un petit bled de Pennsylvanie en compagnie de Shana qui surprend sa soeur, Nessie, en pleine crise de somnambulisme. Très étonnant, surtout que plusieurs autres personnes se joignent progressivement à cette marche mutique qui semble converger vers la même destination inconnue. Au fil des jours, de plus en plus de personnes emboîtent le pas de ce troupeau de somnambules, allant de leurs proches aux médias, en passant des policiers et des scientifiques. Et voilà, c'est fait, la curiosité me pousse à me joindre à eux…
La grande force de ce roman post-apocalyptique se situe au niveau des personnages. Cette longue marche à travers les États-Unis va en effet permettre à l'auteur de développer des relations humaines très fortes entre les différents protagonistes, mais surtout de montrer que les gens réagissent tous différemment face à l'inconnu, allant de la haine à l'entraide, en passant par la peur et la curiosité.
Ecrit en 2019, avant la pandémie du Covid, ce roman qui mélange habilement les genres, s'avère de surcroît prophétique. Chuck Wendig a parfaitement compris les conséquences que peut engendrer une pandémie, ainsi que les réactions de l'humanité face à la peur. Fake news, suprémacistes blancs, religion, l'auteur aborde de nombreuses thématiques actuelles et tape très souvent en plein dans le mille…
Mais le plus surprenant est que cette brique de près de 1.200 pages ne contient pas la moindre longueur. J'avais peur que l'intrigue ne s'essouffle au fil des pages, mais force est de constater que celle-ci se densifie et que l'auteur parvient à maintenir l'attention de son lecteur de la première à la dernière page. Je suis même heureux d'apprendre qu'il est en train d'écrire une suite car c'est avec regret que j'ai quitté ses personnages.
Lien : https://brusselsboy.wordpres..
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gruz
  04 mars 2021
Immense ! Par sa taille et par son contenu, au sens propre comme au figuré.
Enorme ! Par sa profondeur et sa dimension, de son épaisseur à sa substance.
Les somnambules n'est pas un livre commun, et se lancer dans un tel projet tient autant de l'inconscience que du génie. Surtout du génie pour un Chuck Wendig qui tient la barre de la première à la dernière ligne, sans jamais la lâcher, sans jamais que son récit ne dérive.
1164 pages. Mille cent soixante-quatre. Et pas une de trop, pas l'ombre d'un sentiment de remplissage, pas la moindre pointe d'ennui. Vous penserez peut-être que j'en rajoute, mais franchement j'en aurais bien pris pour quelques centaines de pages de plus.
Devoir sortir de ce livre, dire adieu aux personnages, c'est comme avec les longues et formidables séries qui s'achèvent au bout de quelques saisons. Un déchirement.
Dans ce roman fleuve, il y a tout. L'écrivain a su y imprimer et alterner tout ce qui fait un exceptionnel divertissement intelligent. Sans jamais aucune impression de redite. Action et réflexion, sentiments et émotions, surprises et imagination, violence et bonnes ondes, évasion et analyse.
Impossible de ne pas penser aux pavés de Stephen King, le fléau en tête (d'ailleurs, Wendig le fait citer dans la bouche d'un de ses personnages). Si la filiation doit se faire, il faut alors parler d'une sorte de Fléau 2.0, totalement ancré dans son époque et dans la société américain actuelle.
Mais le voir comme une copie serait totalement réducteur, et une injure à l'incroyable travail et à la dimension inouïe de cette histoire.
Des femmes et des hommes se mettent à marcher, le regard vide, sans qu'aucun stimulus ne vienne les perturber. de plus en plus nombreux. Sans qu'on puisse trouver l'origine de ce « mal ». En parallèle, se déclenche une pandémie.
N'imaginez pas que l'auteur cherche à surfer sur un sujet sanitaire d'actualité, le livre a été écrit en 2019, avant la COVID. Et pourtant… Par bien des égards, il est visionnaire, et pas seulement à ce sujet-là.
Le monde prend une direction terminale. C'est le contexte pesant de cette intrigue. Mais les effets de cette pandémie, pourtant omniprésents, ne sont cependant pas au centre. Même si le travail de recherches de l'auteur force le respect et est passionnant (et, oui, ludique aussi).
Le coeur palpitant du roman, ce sont les personnages. Ses neurones tissent leur toile à travers cette intrigue gigantesque. Ses tripes nouées sont le vrai mal qui ronge les Hommes. Pas un virus, ou alors il est mental. Celui qui se propage dans nos sociétés, où la violence prend de plus en plus de place, à nouveau…
Face à l'inconnu, les êtres humains réagissent différemment, et se révèlent. Peur, rejet, haine. Ou curiosité, entraide, respect. La scission se fait, on le voit tous les jours.
Chuck Wendig dépeint un futur très proche qui amène à méditer sur de nombreux derniers événements (qu'il a anticipé…). La Présidente des Etats-Unis est démocrate. Son adversaire républicain est une sorte de clone de Donald, vilain petit canard terrifiant qui joue avec le feu. Flammes qui deviennent vite incontrôlables, face à un monde qui s'effondre, et aux suprémacistes blancs qui émergent de l'ombre et prennent les armes. Ça ne vous rappelle rien ? L'auteur, visionnaire, pousse le bouchon plus loin, mais la ligne est déjà à l'eau.
Ce livre pourrait n'être qu'un récit à grand spectacle. Il l'est, mais pas à la manière des blockbusters hollywoodiens. Ici, l'humain est au centre de tout, dans ses pires comme ses meilleurs traits. Cette « marche » est avant tout l'occasion de développer des relations humaines fortes (ou au contraire de les réduire à néant, selon les protagonistes). Les émotions sont omniprésentes, complexes, puissantes.
Et quelle inventivité, toujours au service de ces personnages ! Une imagination débordante, mais jamais gratuite. L'écrivain a pensé son récit et ses ingrédients dans les moindres détails. En réalisant l'exploit de ne jamais perdre le fil ni le rythme. Sincèrement, je n'ai, je crois, jamais lu un livre aussi gros sans n'y déceler la moindre longueur. Ça rend cette lecture totalement immersive, au point de ne pas supporter qu'elle s'achève.
Une telle combinaison de thématiques aussi fortes, des scènes aussi incroyables qu'inattendues, c'est presque sans pareil. Jusqu'au final, admirable de subtilité et d'intelligence.
L'immense roman de Chuck Wendig ne marquera pas que par son poids. Ce divertissement qui pèse sur nos épaules et nous pousse à réfléchir sur notre monde en déliquescence, marquera les esprits ouverts.
Pour moi, Les somnambules n'est pas qu'un des livres de l'année, mais bien un des meilleurs de la décennie, rien que ça. Admiration et remerciements éternels.
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Yendare
  16 janvier 2022
Bon cela fait déjà trois fois que je supprime le début de mon avis. Je rechigne un peu à écrire ce dernier à vrai dire. J'ai fini ce roman hier en fin d'après-midi et je sens que si je laisse passer quelques jours de plus je n'en ferai jamais la chronique. D'un côté il me faudra peut-être ces quelques jours pour digérer ma lecture mais si j'attends trop je ne ferais sans doute pas l'effort ensuite d'extérioriser un avis.
Je crois que je suis un peu déçu, un peu déçu de ne pas avoir aimé plus que cela mon premier roman de l'année tout en ayant néanmoins conscience d'avoir lu un roman qui sur le temps laissera sa marque, son empreinte dans un coin de ma mémoire. Décidément j'ai du mal à écrire mon avis, je supprime des paragraphes entiers en écrit d'autres et suis toujours insatisfait du résultat. Tant pis, cette fois je ne supprime plus ce que j'écris quitte à modifier mon avis dans 2 ou 3 semaines ou à rajouter quelques paragraphes en dessous des lignes qui suivent.
Les Somnambules est un roman qui prend son temps, mais alors il prend vraiment son temps. Tellement son temps à vrai dire qu'il faut attendre la page 377 pour voir apparaître le dernier protagoniste principal de l'histoire dont on suit le point de vue au gré des chapitres en compagnie de 4 autres personnages. Pourtant le début du roman démarre vite.
Shanna, 17 ans, voit sa petite soeur partir pied nue en pyjama sur la route, elle la rattrape, remarque ses yeux vides d'expression, croit à une blague puis finit par se rendre à l'évidence : sa soeur n'est plus vraiment là. Son esprit du moins car son corps lui fonctionne, sa soeur marche un pas après l'autre sans s'arrêter et il devient évident qu'il n'est pas possible de la sortir de cet état de torpeur étrange pouvant ressembler à une crise de somnambulisme. Alors la jeune fille fait la seule chose qu'elle peut faire pour sa soeur, elle la suit. C'est le début d'un très long voyage durant lequel une autre personne somnambule rejoindra sa soeur, puis une autre, puis au fil du temps des centaines d'autres accompagnés de certains de leurs proches impuissants face à ce phénomène qui les dépassent. Personne ne sait ce qui se passe mais tout le monde marche au rythme des somnambules et les lecteurs aussi.
Pendant des centaines de pages l'auteur avec une belle plume pose ses billes, une par une. Un personnage après l'autre, une énigme après l'autre. Moi je lis page après page et je me dis que c'est bien, que ce n'est pas désagréable à lire, loin s'en faut, pas inintéressant non plus l'auteur abordant au cours de ces 1167 pages une belle palette de sujet avec une réflexion entre autres sur la société américaine, le réchauffement climatique, la religion, la famille, l'amour, le racisme, l'intelligence artificielle, le développement d'une maladie ou encore sur l'effondrement d'une société. L'auteur nous présente aussi une belle palette de personnages tous intéressants qu'on aime ou pas, des personnages pas manichéens, pas parfait loin de là mais pas horrible non plus. A défaut de les avoir vraiment trouvés attachants durant cette histoire, aucun ne m'aura laissé indifférent.
Alors oui il y a tout cela. Oui ce n'est pas mal mais je me dis aussi durant une bonne partie de ma lecture on va où ? Vers quoi on va ? C'est bien beau tout cela mais fondamentalement c'est quand que l'histoire avance vraiment. Alors elle avance mais lentement, trop lentement pour moi je pense. J'aurais aimé avoir quelque chose d'un peu plus rythmé, d'un peu plus palpitant. Alors je lis car j'aime le style de l'auteur, j'aime globalement tout ce qu'il y a autour et que je surtout très curieux de connaître la suite mais je me rends bien compte que j'attends. J'attends vous savez ce déclic où vous tournez les pages avec frénésie pour connaître la suite, ce moment où vous êtes à fond dans une lecture, en totale immersion. Je n'ai pas vraiment eu celui-ci avec ce titre, du moins jamais totalement si ce n'est à la fin de cette histoire, une fin que j'ai vraiment bien aimé au passage. le rythme explique en partie cela mais pas seulement.
Des réflexions abordées dans ce texte ont emmené mon cerveau un peu plus loin me faisant pour un temps sortir de ma lecture. Certains passages liés à l'épidémie m'ont également ramené à un quotidien que nous connaissons bien actuellement : la maladie, la mort, la vaccination, les tests de dépistage. D'autres passages m'ont rebuté par leur violence, je pense notamment à une scène de viole assez horrible vers le milieu du roman. Finalement un ensemble d'éléments ont fait que bien que j' ai apprécié globalement ce roman, je ne l'ai pas autant aimé que je l'espérais.
Il y a de bonnes choses assurément dans ce roman, de bonnes idées, un travail assez impressionnant aussi. C'est un voyage, un voyage conséquent de 1167 pages, un voyage qui ne m'aura pas laissé indifférent. Un voyage qui peut plaire mais que j'ai fini pour ma part sans remords étant ravi de quitter ces personnages et cette atmosphère guère joyeuse pour me tourner vers une lecture plus légère.

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Plumeetencre
  05 mai 2022

Sacrée lecture que ce pavé de 1165 pages : un coup de coeur immense et inattendu. Sortant de ma zone de confort, je n'imaginais pouvoir être conquise à ce point. 
Scénariste,  game désigner et écrivain de science-fiction,  Chuck Wendig signe ici un road trip apocalyptique aussi saisissant que redoutable avec pour cadre une Amérique fracturée au bord de l'embrasement.
Servi par une plume fluide et très visuelle, le voyage se révèle surprenant, foisonnant, captivant, corrosif et dangereusement immersif. Allez, en marche! J'espère toutefois que vous êtes endurants… 
*
Nord-est des États-Unis, au sein d'une petite localité rurale de Pennsylvanie devenue le théâtre de phénomènes étranges jamais observés auparavant.
En proie à un mal inexplicable, les habitants de Maker's Bell se transforment successivement en errants endormis. Mutiques, le regard éteint, hommes et femmes de tous âges déambulent en masse vers une destination qu'eux seuls semblent connaître.
Que leur arrive-t-il? Comment est-ce possible ? Représentent-ils une menace? Personne ne le sait. Tout a commencé avec cette adolescente retrouvée en dehors du foyer familial dans un état somnambulique atypique. Une autre personne présentant les mêmes signes lui emboîta le pas peu de temps après. Puis une autre et encore une autre…le début d'une longue série. 
Ils sont maintenant des centaines et leur nombre ne cesse d'augmenter. Formant un bien curieux cortège, ils avancent droit devant eux sans jamais faiblir ni s'arrêter; impassibles face au monde qui les entoure. "Les marcheurs donnaient l'impression que rien n'existait autour d'eux."
Médiatisé, l'événement ne tarde pas à se répandre comme une traînée  de poudre puis devenir un enjeu politique. L'inquiétude gagne insidieusement toutes les strates de la société, les théories hasardeuses prospèrent et les tensions s'exacerbent. L'heure est d'autant plus grave qu'en parallèle, un agent pathogène particulièrement virulent commence sa course meurtrière à travers le pays. 
*
Chronique d'un chaos imminent? Impossible d'en dire davantage sans divulgâcher. Une chose est sûre, l'auteur réalise avec ce roman d'anticipation au réalisme troublant un véritable tour de force. Baladés de découvertes en fausses pistes, de révélations en rebondissements, nous sommes tenus en haleine jusqu'à la dernière page. 
Conteur de talent, Chuck Wendig met en place un à un les éléments de son intrigue; il tisse sa toile lentement, méthodiquement, habilement, prenant garde à ne jamais nous égarer. S'intensifiant et se complexifiant chapitre après chapitre, l'histoire se révèle in fine d'une incroyable densité. 
Est mise à son service, une galerie de personnages fouillés issus d'horizons divers qui alternent leur voix. Rythmant le récit, cette pluralité de points de vue nous offre une vision multidimensionnelle des événements. Face à l'inconnu, l'impensable, le jusqu'ici inconcevable, chacun donne à voir la nature humaine dans ce qu'elle a de lumineux mais aussi de plus sombre. À travers eux, ce sont les travers, les dérives,  les excès , les névroses et la division du pays tout entier qui s'expriment.
Écrit avant la pandémie du Covid-19, cet ouvrage aux allures prophétiques résonne fortement avec ce que nous avons traversé et travers(er)ons encore. La suite serait en cours d'écriture et les droits en vue d'une adaptation audiovisuelle déjà achetés, je m'en réjouis d'avance. 
Un coup de maître! Laissez-vous tenter…
***
"Le chaos engendre le chaos qui engendre le chaos."
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   10 mai 2021
Ce qu’on vous recommande ? Marcher les bras devant jusqu’à la librairie la plus proche pour vous procurer Les somnambules. Si vous aimez les dystopies, celle-ci est tout simplement extraordinaire.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (83) Voir plus Ajouter une citation
PlumeetencrePlumeetencre   29 avril 2022
Benex-Voyager avait ainsi créé Black Swan en le dotant spécifiquement de la capacité à détecter de futures épidémies ou pandémies, et même les sauts zoonotiques, à savoir la transmission d'une maladie de l'animal à l'homme.
Le nom avait été choisi d'après la théorie du cygne noir de Nassim Nicholas Taleb. Selon celle-ci, il existait des événements totalement imprévisibles; ce n'était qu'après coup qu'on leur trouvait une explication logique laissant entendre qu'ils auraient pu être prédits. Ces événements totalement inattendus affectaient en outre de manière disproportionnée le cours de l'histoire, de façon beaucoup plus conséquente que ceux que l'on était en mesure de prévoir ou auxquels on pouvait s'attendre.
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JustAWordJustAWord   15 mars 2021
Chaque livre était un coffre qui recelait un trésor de connaissances. L'avènement des bibliothèques modernes ne le dérangeait pas : l'introduction d'ordinateurs et autres « écrans » dans celles-ci ne faisait qu'accroître l'accès à l'information.
Cela faisait longtemps qu'il considérait que c'était là la condition indispensable à l'existence d'une société informée, une société inspirée à la fois par l'empathie et par l'esprit critique. La possibilité de savoir des choses - des choses qui étaient de l'ordre de la vérité ! - comptait pour lui parmi ce qu'il y avait de plus précieux au monde. Mieux encore, les bibliothécaires avait un rôle, dont ils s'acquittaient généralement à la perfection, qu'Internet était bien incapable d'assumer : il étaient les videurs qui empêchaient la désinformation d'entrer. Ou, pour formuler autrement, ils étaient les meilleurs vecteurs de transmission de la vérité. Benji avait toujours estimé que, tout comme les maladies avaient besoin de vecteurs robustes pour survivre, se développer et se propager, la force d'une société véritablement saine reposait sur de puissants vecteurs permettant aux bonnes informations de faire de même : survivre, se développer et se propager. Les sociétés malades étouffaient ceux qui disaient la vérité, dissimulaient des faits et coupaient court à tout débat (souvent de la pointe de l'épée ou du fusil)
Comme disait l'autre, l'information veut être libre.
Une société saine l'avait compris et faisait en sorte qu'il en soit ainsi.
Et les bibliothèques étaient le brillant et parfait exemple de cette contribution.
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YendareYendare   06 janvier 2022
« J’ai une machine à expresso Keurig, dit Sadie qui l’observait préparer son café filtre avec une sorte de fascination clinique. En fait, j’en ai deux ! Une à la maison et une au bureau.
- C’est du gaspillage, répondit-il, là encore sans doute un peu trop sèchement.
- J’utilise des dosettes écologiques. Réutilisables.
- Ça reste du gaspillage. Et de la bonne conscience. Ça… » Ding, il donna une pichenette à la carafe en verre qui contenait le filtre à café. « … c’est la simplicité. Une carafe en verre. Un filtre en métal. De l’eau chaude. Des grains moulus. Pas besoin d’électronique. D’ailleurs, les machines Keurig sont sujettes à la moisissure et peuvent développer des bactéries, voire des algues.
- Eh bien, on ne doit pas s’ennuyer avec vous en soirée. »
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YendareYendare   08 janvier 2022
Elle vit des gens qui portaient des masques médicaux et brandissaient des panneaux : « JE N’AI PAS DONNÉ MON ACCORD POUR ÇA », « ARRÊTEZ D’EMPOISONNER NOS ENFANTS » ou « DANGER : LES VACCINS SONT FAITS À PARTIR DE DÉCHETS TOXIQUES ». Cette formule la déstabilisa totalement ; elle avait précisément atteint le degré de fatigue et de tension nécessaire pour que cette idée fasse mouche chez elle : Et si c’étaient les vaccins, et si c’était quelque chose que nous nous faisions à nous-mêmes ? Elle savait que c’était d’une débilité sans fond, d’une absurdité crasse ; seulement, lorsque l’on est déjà sur le point de craquer et qu’on est assailli de toutes parts par des dingues, ce qui est absurde ne commence-t-il pas à faire sens d’une manière ou d’une autre ?
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michemuchemichemuche   11 avril 2021
Les bibliothécaires avaient un rôle,dont ils s’acquittaient généralement à la perfection,qu’internet était bien incapable d’assumer : ils étaient les videurs qui empêchaient la désinformation d’entrer.
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Vidéo de Chuck Wendig
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