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Charles Bally (Éditeur scientifique)Charles-Albert Sechehaye (Éditeur scientifique)Albert Riedlinger (Éditeur scientifique)Tullio De Mauro (Éditeur scientifique)Louis-Jean Calvet (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
EAN : 9782228889421
520 pages
Éditeur : Payot et Rivages (06/09/1995)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Le Cours de Saussure constitue un ouvrage clé pour quiconque s'intéresse au langage et aux langues ; il est considéré comme fondateur de la linguistique moderne. C'est là que se trouvent exprimés pour la première fois certains des concepts les plus féconds de la linguistique : oppositions binaires (langue/parole, signifiant/signifié, synchronie/diachronie), arbitraire du signe. Ces concepts seront largement affi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
peloignon
  28 février 2013
Benveniste écrivait superbement, en 1954 : « le Cours de linguistique générale de Saussure (1916), livre posthume rédigé d'après des notes d'élèves, ensemble d'aperçus géniaux dont chacun appelle une exégèse et dont certains nourrissent encore la controverse, projetant la langue sur le plan d'une sémiologie universelle, ouvrant des vues auxquelles la pensée philosophique d'aujourd'hui s'éveille à peine ». (Problèmes… I, p.7)
Toujours un incontournable en linguistique, ces échos de la pensée de Saussure, résonnant à partir des notes de cours de ses élèves, contiennent toujours bien des concepts heuristiques et ne pouvaient tout perdre du génie dont le contenu provient originalement.
Commenter  J’apprécie          340
Enroute
  24 décembre 2017
Les langues évoluent dans le temps et entre elles et ne suivent aucun principe, aucune règle établie. Il n'a pas de sens de figer des familles de langues, de définir fixes des racines, de limiter les aires d'influence autrement que d'un point de vue synchronique. La linguistique a pour objet l'étude de la langue pour elle-même et de dégager ses particularités en comparaison de ce qui se faisait auparavant et de ce qui se fait par ailleurs.
Si les langues sont aussi souples, c'est qu'elles ont la parole pour support et que l'on parle la langue que l'on parlait avant nous. La tradition transmet les sons que l'écrit ne parvient qu'avec retard et imperfection à fixer. La parole elle-même ne choisit les mots qu'en rapport avec le concept que forme l'individu qui parle. Ce qui est unitaire, c'est le couple concept-signifiant et qui se nomme le signe. C'est parce qu'une population donnée partage la connaissance que ce couple est permanent que ses membres peuvent se comprendre. Mais cela n'empêche pas les évolutions, les distorsions, les emprunts, les inventions, etc.
Le rôle de la linguistique est alors d'étudier le fonctionnement de la langue d'un point de vue synchronique (à un moment donné) et diachronique (sur une échelle de temps), ce qu'elle ne peut faire que par comparaison d'avec les autres langues. Retrouver la langue originelle est illusoire : on n'a jamais parlé que la langue que parlait nos parents. Identifier les racines originelles n'a pas de sens : elles changent, se transforment s'infuencent les unes les autres. Caractériser l'esprit d'une population, le mode de vie d'une population préhistorique d'après son langage est sans espoir : tout indique que ce type de relation est inexistant...
Mais alors à quoi sert la linguistique ? et bien, puisque le langage est un fait social, elle pourrait servir une science qui aurait pour objet d'étudier la vie des signes au sein de la vie sociale. On l'appelerait sémiologie.
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Biblio_Babelio
  01 août 2019
Le Cours de linguistique générale de Ferdinand de Saussure est une oeuvre posthume, dans laquelle on découvre un ensemble de notes prises par ses étudiants.
Elle contient l'analyse du système que constituent la langue et le langage. Tout en élucidant, si bien, les concepts clefs de la linguistique moderne qui ont été établis par Saussure. Il est question, aussi, de dégager l’identité scientifique de la linguistique et de la séparer des études philologiques et des sciences naturelles.
Cette oeuvre porte, vraiment, une part de la pensée du linguiste qui nourrit la réflexion linguistique.
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bako
  28 mars 2011
outil indispensable pour tous ceux qui s'intéressent de loin et surtout de près à la linguistique
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Lindelos
  05 octobre 2013
Sauf exception, les notes sont totalement inutiles pour le simple étudiant (tout simplement parce qu'elles sont pour la plupart incompréhensibles). Par contre la biographie est assez intéressante.
Concernant l'ouvrage en lui-même, c'est effectivement un des textes fondateurs de la linguistique cependant je me demande s'il n'existe pas d'autres livres plus adaptés à une première introduction à la linguistique pour les étudiants. Après tout à la lecture des notes on se rend quand même compte des nombreux défauts de ce texte édité par des étudiants de Saussure à partir de ses cours.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
MusardiseMusardise   31 juillet 2015
La matière de la linguistique est constituée d’abord par toutes les manifestations du langage humain, qu’il s’agisse des peuples sauvages ou des nations civilisées, des époques archaïques, classiques ou de décadence, en tenant compte, dans chaque période, non seulement du langage correct et du « beau langage », mais de toutes les formes d’expression. Ce n’est pas tout : le langage échappant le plus souvent à l’observation, le linguiste devra tenir compte des textes écrits, puisque seuls ils lui font connaître les idiomes passés ou distants :
La tâche de la linguistique sera :
a) de faire la description et l’histoire de toutes les langues qu’elle pourra atteindre, ce qui revient à faire l’histoire des familles de langues et à reconstituer dans la mesure du possible les langues mères de chaque famille ;
b) de chercher les forces qui sont en jeu d’une manière permanente et universelle dans toutes les langues, et de dégager les lois générales auxquelles on peut ramener tous les phénomènes particuliers de l’histoire ;
c) de se délimiter et de se définir elle-même.

Chapitre II - Matière et tâche de la linguistique ; ses rapports avec les sciences connexes
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MusardiseMusardise   24 juillet 2015
La science qui s’est constituée autour des faits de langue a passé par trois phases successives avant de reconnaître quel est son véritable et unique objet.

On a commencé par faire ce qu’on appelait de la « grammaire ». Cette étude, inaugurée par les Grecs, continuée principalement par les Français, est fondée sur la logique et dépourvue de toute vue scientifique et désintéressée sur la langue elle-même ; elle vise uniquement à donner des règles pour distinguer les formes correctes des formes incorrectes ; c’est une discipline normative, fort éloignée de la pure observation et dont le point de vue est forcément étroit.

Introduction
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ay_guadalquiviray_guadalquivir   11 mai 2011
incipit :
"La science qui s'est constituée autour des faits de langue a passé par trois phases successives avant de reconnaître quel est son véritable et unique objet."
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charlit21charlit21   31 mars 2020
... la langue [...], chacun y participe à tout instant, et c'est pourquoi elle subit sans cesse l'influence de tous. Ce fait capital suffit à montrer l'impossibilité d'une révolution. La langue est de toutes les institutions sociales celle qui offre le moins de prise aux initiatives. Elle fait corps avec la vie de la masse sociale, et celle-ci, étant naturellement inerte, apparaît avant tout comme un facteur de conservation.
p.108
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Biblio_BabelioBiblio_Babelio   01 août 2019
Il nous arrive parfois d’estropier les mots dont la forme et le sens nous sont peu familiers, et parfois l’usage consacre ces déformations. Ainsi, l’ancien français coute-pointe (de coute, variante de couette, « couverture » et pointe, part. Passé de poindre « piquer »), a été changé en courte-pointe, comme si c’était un composé de l’adjectif court et du substantif pointe. Ces innovations, quelques bizarres qu’elles soient, ne font pas tout à fait au hasard ; ce sont des tentatives d’expliquer approximativement un mot embarrassant en le rattachant à quelque chose de connu. On a donné à ce phénomène le nom d’étymologie populaire.
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