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ISBN : 2752910215
Éditeur : Phébus (05/03/2015)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Confronté au brutal suicide de son père, Alex va se mettre en tête de comprendre les raisons qui ont poussé le vieil homme à commettre l’irréparable.

Une mystérieuse lettre en provenance d’Algérie, arrivée quelques jours avant sa mort, éveille sa curiosité et l’incite à explorer cette piste, celle de son père mobilisé au sud de Tébessa en 1959. Là-bas, il découvrira une culture fascinante, des paysages grandioses et Kahina – l’auteure de la fameuse le... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
zabeth55
  20 juin 2015
Après l'Italie avec Vincent Engel, la Crête avec Victoria Hislop, voici l'Algérie.
Des lectures qui se suivent et m'emmènent en voyage dans d'autres pays, j'adore.
Alex, professeur divorcé, découvre son père pendu.
Un père manquant qu'il avait toujours trouvé frustre, bourru, étriqué, « beauf ».
Les questions sur ce suicide surgissent, le mettant mal à l'aise et le menant jusqu'en Algérie en quête de réponses.
La guerre d'Algérie n'a pas fini de faire couler de l'encre. Elle n'en n'a pas fini non plus avec Alex et Kahina, la jeune femme qu'il rencontre à Alger.
« Finir la guerre » est un livre puissant et profond, posant bien des questionnements sur
- les barbaries de la guerre
- l'héritage de nos pères
- les relations père/fils
La plume est belle et fine, les personnages parfaitement véridiques.
Il n'y a aucune fausse note dans ce court roman qui ne laisse pas indifférent, jusqu'à titre qui est si bien choisi.
Je ne remercierai jamais assez babelio pour ces belles découvertes à côté desquelles j'aurais pu passer.
Merci aussi aux éditions Phébus
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trust_me
  11 juillet 2015
Alex trouve son père pendu. Pour ce prof de lycée strasbourgeois divorcé à la vie déjà bien triste, le coup est rude. Ce suicide est pour lui un mystère. Son père, il ne l'a jamais vraiment compris : « Les rires ne perçaient qu'exceptionnellement la carapace sombre chez cet homme courbé de toujours, secret, rarement brutal, le plus souvent taciturne, un homme aimant mais à sa manière, rêche et bourrue ». Aucune véritable complicité entre eux, Alex gardant en grandissant bien peu de considération pour celui qu'il appelait « le vieux ».
Mais une lettre découverte dans les papiers du défunt pousse son fils à partir pour l'Algérie. Il retrouve sur place Kahina, l'auteure de la lettre, une femme de son âge lui révélant le lien qui unissait leurs pères respectifs depuis la guerre. En racontant leur rencontre au coeur d'un conflit d'une violence indicible, elle transforme en héros cet homme qu'Alex prenait pour un taiseux sans intérêt. Les choses ne sont pour autant pas si simples et au fil de son enquête sur le passé algérien de son géniteur, Alex va voir ses nouvelles certitudes vaciller…
Un premier roman absolument remarquable, dressant les ponts entre l'Algérie de l'indépendance et celle d'aujourd'hui, sans mettre un voile sur les problèmes actuels ni nier la beauté qui se dégage de cette terre et de ses habitants. Sombre et lumineux comme le pays qu'il découvre, le cheminement intérieur d'Alex est semé d'embûches mais reste chargé d'espoir. le texte est magnifique, il interroge sur la lâcheté, l'amitié, la trahison, sur la frontière ténue entre héros et bourreaux, sur l'idée de résistance, de responsabilité individuelle face à la soumission aux ordres de l'autorité « légitime ». Il dit aussi magnifiquement l'Alger d'aujourd'hui, ses ruelles sales écrasées de chaleur, sa jeunesse désoeuvrée mais pas abattue, le goût du partage de sa population. C'est beau, très fort, lucide et sans jugement de valeur.
Même si, comme le dit Kahina, « nous ne sommes pas coupables des actes de nos pères », nous portons en nous l'histoire de nos parents, qu'on le veuille ou non, et nous la subissons toujours plus ou moins. L'important finalement étant de ne jamais juger sans savoir. Plus facile à dire qu'à faire, Alex y parviendra, se libérant enfin de la chape de plomb qu'il sentait peser sur ses épaules depuis l'enfance et amorçant enfin une métamorphose aussi salvatrice qu'indispensable.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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ogmios
  16 janvier 2016
Quelle magnifique découverte ! Je viens de refermer avec émotion ce premier roman de Michel Serfati , quel talent, quel bonheur de découvrir cette écriture. le ton est juste, la narration maîtrisée, les personnages complexes, plein d'épaisseur : pour un coup d'essai, c'est un coup de maître. Est-ce un récit nourrit d'une histoire familiale ? J'espère pouvoir un jour rencontrer l'auteur et parler avec lui de ce roman qui interroge tous les enfants de ma génération qui ont eu leur père soldat en Algérie pendant ce que l'on appelait pudiquement, les "événements ".
Alex vient de perdre son père, retrouvé pendu dans son appartement. le chagrin est presque absent tant les rapports étaient insignifiants entre le fils et son père, ce taiseux qui n'a jamais montré de signes d'affection envers sa progéniture. Mais ce suicide pose question, est-il la conséquence de cette vie sombre, de ce silence pesant sur ce qu'il a vécu pendant sur la guerre d'Algérie ? C'est en répondant à la lettre de la fille d'un algérien qui vient de mourir et se disait ami de son père, qu'il entame une sorte de quête de la vérité. Sa soif de comprendre les relations entre son père et ce vieil algérien le pousse à traverser la méditerranée. Il tombe sous le charme de la ville d'Alger....et de la fille. La suite, il faut absolument la découvrir en se laissant porter par le très beau texte de M. Serfati qui sait merveilleusement dire l'Algérie que je ne connais pas mais que j'imagine avec ses mots et les dessins des Carnets d'orient de Jacques Ferrandez qui sont spontanément venus se placer en impression au cours de ma lecture.
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Ingannmic
  27 juillet 2016
Il aura fallu le suicide, a priori inexplicable, de son père, pour qu'Alex ressente le besoin de pénétrer le mystère de cet homme qu'il jugeait insignifiant, voire insipide. En triant les affaires du défunt, il découvre une lettre, envoyée d'Alger, par une jeune femme dont il ignore tout. Son père avait en effet combattu en Algérie, mais il s'agissait d'un épisode de sa vie sur lequel il gardait un silence obstiné.
Lorsqu'il ose franchir le pas, et se rend en Algérie pour y retrouver l'expéditrice de la lettre qui, à son grand étonnement, dépeint son père comme un héros, il pénètre dans un monde étranger et pourtant étrangement familier. Avec Kahina pour guide -un guide éclairé et passionné-, il découvre à la fois l'image surprenante d'un père qu'il lui semble n'avoir pas connu, et toute la complexité d'une ville qui cumule les contradictions. A la fois sale et hospitalière, tantôt rieuse et tantôt menaçante, Alger est marquée des stigmates qu'a incrusté une histoire infatigablement tragique dans l'esprit du peuple algérien, successivement écrasé par une guerre d'indépendance particulièrement violente, l'instabilité politique puis la terreur instaurée par les extrémistes religieux.
La jeune femme, lucide, exprime à la fois espoir et amertume face au marasme duquel l'Algérie peine à sortir, consciente des limites comme des capacités de ses concitoyens, mais profondément attachée à son pays, et à la mémoire de ses parents, esprits libres assassinés par fanatisme. Alexandre l'envierait presque, lui qui ignore tout de cette fidélité aux racines, à la patrie, lui qui n'a jamais éprouvé pour son père qu'un vague mépris désintéressé. Même avec son fils, âgé de dix-huit, ans, il entretient des rapports devenus distants.
Il prend aussi conscience, lors de son séjour, de son égoïste indifférence vis-à-vis du monde en général, en mesurant tout ce qui l'éloigne de Kahina et de ses semblables, en réalisant le fossé qui sépare les pays du sud des nations occidentales, dont les citoyens, baigné d'un contexte politique et social serein, oublieux des drames que la guerre, la famine et les révolutions font subir aux populations parfois pas si lointaines, arborent une passivité satisfaite, engoncés dans un confort en partie acquis aux dépens de ces dernières.
Sans lourdeur démonstrative, Michel Serfati brasse avec "Finir la guerre" de multiples thématiques en entremêlant quêtes personnelles et résonances de l'Histoire, souvent intimement liées. le poids des erreurs et des combats du passé, leur retentissement sur un présent qui en devient parfois difficile à maîtriser, la difficulté de la réconciliation, avec les autres et avec soi-même... sont ainsi, et entre autres, autant de problématiques qu'il aborde avec justesse et sensibilité.

Lien : http://bookin-ingannmic.blog..
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Henrietta
  04 juillet 2015
C'est un bon petit roman qui se lit rapidement, on suit la quête de vérité d'Alex sur le comportement réservé et taciturne de son père et de sa triste fin.
Après la réception d'une lettre d'Algérie ou son père était mobilisé pendant la guerre, Alex décide de se rendre à Alger pour essayer de comprendre le geste de son père. Aidé de Kahina, l'auteur de la lettre, il y découvre d'autres mentalités, une autre culture, qui se résumait jusque là aux gâteaux traditionnels au miel qu'ils recevaient à chaque Noel
Tout en cherchant à connaitre ce père et ce qui l'a poussé à se suicider, il essaye d'analyser sa relation avec son propre fils. Avec un style simple, l'histoire reflète la triste réalité et les affres de la guerre et surtout ces conséquence sur la psychologie de l'être humain quelque soit le camp auquel il appartient
L'histoire est centrée sur Alex avec l'Algérie sur fond de découverte avec un certain réalisme : la culture, la politique, l'état d'esprit et le mal être des jeunes algériens, leur vision de la France coloniale.
Merci à Babelio et aux éditions Phebus.
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Citations & extraits (1) Ajouter une citation
krol-francakrol-franca   10 août 2015
Alex savait qu’il n’y a pas de réalité ni de vérité anciennes en dehors des souvenirs, et il se méfiait des souvenirs, surtout les bons, ce sont eux qui mentent le mieux, habillés d’un halo pastel. Les plus douloureux sont plus nets, en couleurs violentes et crues.
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