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ISBN : 2742779221
Éditeur : Actes Sud (03/02/2009)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 152 notes)
Résumé :
La dernière fois que Tsuyoshi Toda a vu son père, c’était en 1942, quand ce dernier partait travailler en Mandchourie, d’où il a été déporté en Sibérie après la fin de la guerre. Vingt-cinq ans plus tard, alors que sa mère sombre peu à peu dans les errances de l’alzheimer tout en conservant l’espoir de revoir un jour son mari, Tsuyoshi apprend que son père, porté disparu, est vivant au Japon. Lorsque le père accepte de rencontrer son fils, seul, il lui remet une let... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  09 août 2013
Belle découverte due au pur hasard de mes flâneries en bibliothèque . Je viens de faire connaissance avec cette auteur japonaise, vivant à Montréal depuis 1991, et parallèlement, j'ai pris connaissance à travers un drame intime et familial d'un épisode méconnu et occulté de l'histoire japonaise....
Lu ce court roman très poignant et captivant, en une soirée. Cette lecture m'a donné envie de découvrir les autres textes de cette auteure.
La disparition du père du narrateur lui pose question, ainsi qu'à sa maman qui espère depuis si longtemps le retour de l'homme qu'elle aime.
Le narrateur finira par apprendre par un ami journaliste que son père est vivant, à proximité géographique de sa famille . le fils s'interroge, ne comprend pas comment ce père si droit, si attaché aux siens les a abandonnés ainsi, sans explication. Il lui téléphonera, le rencontrera, et prendra connaissance d'un évènement violent qui a fait basculer l'existence de son père, au moment où il s'apprêtait à rejoindre enfin son épouse et ses enfants...après les épreuves de la guerre, de la déportation en Sibérie..je n'en dirai pas plus... car l'intensité du récit tient à ce secret, qui aura brisé toute une famille, à cause de la barbarie de l'Histoire...
Dans ce tourbillon de cruautés dues à la guerre, l'amour demeure intact, celui d'une épouse pour un mari qu'elle persiste à rechercher; comme l'admiration d'un fils pour un père qui manque, celui-ci restant un modèle, une référence. Ce fils prend des décisions dans sa vie en imaginant toujours ce que son père aurait choisi de faire dans les mêmes circonstances .
Au milieu de la barbarie, un beau portrait de femme aimante qui croit à l'encontre de tous, que son mari va revenir, même au bout de 25 années d'attente et de recherches... L'espoir, la lumière, l'Amour intacts , indestructibles...qui seront récompensés d'une certaine manière. Un roman intense, sobre et lumineux
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Marple
  11 mai 2014
Deuxième volet de la grande fresque 'Au coeur du Yamato', 'Zakuro' évoque avec délicatesse et retenue un fait méconnu et sombre de l'histoire du Japon moderne, à savoir l'emprisonnement longtemps après la fin de la seconde guerre mondiale de soldats japonais dans les camps soviétiques.
Le narrateur est Monsieur Toda, le supérieur bienveillant de Takashi dans 'Mitsuba'. C'est son père qui a été envoyé en Sibérie et n'en est jamais revenu. Après ça, la vie a repris son cours pour Monsieur Toda et ses frère et soeurs, mais pas pour leur mère qui attend toujours le retour de son mari, alors même que 25 ans ont passé et qu'elle est désormais atteinte de démence. Monsieur Toda continue donc à chercher son père et, ce faisant, découvre de difficiles secrets sur son pays et sa famille.
Voilà pour l'histoire. Mais ce résumé ne suffit pas à montrer le talent de l'auteure Aki Shimazaki, qui parvient à garder sa même patte caractéristique que dans 'Mitsuba' : pudeur, poésie, jeu sur les mots et les symboles, tout en se renouvelant complètement, à la fois dans le thème abordé, les caractères des personnages et le ton serein du livre. C'est donc à mes yeux une très belle réussite que ce savoureux 'Zakuro'.
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tynn
  16 avril 2017
Dans le second opus de la série Au coeur du Yamato, le décor botanique est un Zakuro ou grenadier, petit arbre ornemental qui donne un fruit rouge à la saveur un peu aigrelette. On le dit symbole de la sottise dans l'imagerie populaire nippone.

Une vieille femme dont l'esprit bat la campagne, le tient entre ses mains sur le fond blanc de sa robe, allégorie d'une déesse de la douleur portant le drapeau patriotique. Madame Toda attend le retour de son mari Bãnzo disparu en Sibérie depuis 35 ans et l'espoir du retour est intact, comme l'amour qu'elle lui porte et les souvenirs de leur jeunesse.
Quand leur fils Tsuyoshi* retrouve son père vivant sous une nouvelle identité, au-delà du désir de comprendre, son but premier est de réunir ses parents et de satisfaire enfin la vieille dame avant qu'elle ne disparaisse.
Un magnifique petit livre qui met en contrechamp la dramatique histoire de la défaite du Japon en 45 et des milliers de soldats disparus dans la tourmente des camps de l'Union soviétique.
On y retrouve un récit porté par l'extrême réserve ou pudeur japonaise, cette politesse qui freine tout débordement émotif et bride ici tout reproche en responsabilité. L'écriture est toujours simple et épurée, descriptive sans lourdeur. Cette sobre élégance de plume et la puissance du récit sont un régal d'alchimie littéraire.
Je me précipite sur le tome 3 !
(...d'une série dont les livres peuvent se lire indépendamment)

* un des personnages du 1er livre de la série : Mitsuba
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isabelleisapure
  30 novembre 2014
Ouvrir un livre d'Aki Shimazaki est à chaque fois pour moi une immersion dans ce Japon de tradition et de modernité qui me fait tant rêver.
Dans Zakuro, l'auteure donne le parole à Tsuyoshi qui évoque avec beaucoup de tendresse sa mère atteinte de la maladie d'Alzeimer.
La vieille dame a tout oublié sauf l'immense amour qui l'unit à son mari, elle attend son retour depuis trente ans alors qu'il est porté disparu en Sibérie.
Le texte est bouleversant, Aki Shimazaki sait avec des mots simples nous conter l'histoire d'un fils qui accompagne sa mère au bout de l'espoir.
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missmolko1
  19 juin 2016
Voila encore un roman d'Aki Shimazaki qui m'a extrêmement touché et c'est mon favori de la saga "Au coeur de Yamato".
Tsuyoshi Toda nous raconte son histoire, il est marié, ses frères et soeurs le sont aussi et ont des enfants. Ils forment une famille unis autour de leur maman atteinte de la maladie d'alzheimer. Seule ombre au tableau, le père de famille qui a été déporté en Sibérie, pendant la seconde guerre mondiale et n'est jamais revenu. "Je me rapproche de la maison. Dans le noir surgit le visage de mon père, plus jeune que moi. L'homme qui a aimé sa femme, l'homme qui a adoré ses enfants, l'homme qui a eu un grand sens de la justice, l'homme qui a été têtu mais très honnête. Malgré tout, cet homme ne rentre pas chez lui, où sa femme attend son retour depuis vingt-cinq ans..."
Pourtant, Tsuyoshi Toda va le retrouver totalement par hasard au Japon.....
C'est une histoire bouleversante et magnifique que l'auteur nous conte ici. On découvre aussi une période sombre de l'histoire du Japon :
"On parle beaucoup des victimes des bombes atomiques larguées sur Nagasaki et Hiroshima. Pourquoi ignore t-on les victimes des travaux forcés en Sibérie ?
Il a raison. On dit que plus de 600 000 Japonais y ont été déportés, sans préavis. Pire encore, plus de 60 000 y sont morts...
Et même maintenant, vingt-cinq ans après la fin de la guerre, personne ne connaît le nombre exact de victimes de cette déportation, mortes ou vivantes. En réalité, les chiffres réels doivent être beaucoup plus élevés que ceux qu'on donne officiellement. Honnêtement, je ne sais vraiment pas pourquoi ce sujet est traité aussi froidement."
Bref, ce livre est un vrai coup de coeur écrit comme toujours avec beaucoup de finesse et de pudeur.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Citations & extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
zellerebzellereb   31 août 2015
Nous sommes à la mi décembre. Il fait plus froid de jour en jour. Les chrysanthèmes de notre jardin sont tous fleuris. Ma saison favorite est bien terminée. À regarder le ciel nuageux, je pense qu'il va bientôt neiger. Malgré tout, les moineaux gazouillent avec vivacité.
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ignatus-reillyignatus-reilly   08 juin 2011
Aujourd'hui, Kôji me raconte l'histoire d'un homme qui est revenu de Sibérie dix ans après le fin de la guerre. C'était un policier militaire qui vivait en Mandchourie. A la fin de la guerre, il a été déporté en Sibérie, comme mon père. Puis il a été condamné à plus de vingt ans de travaux forcés, à Noril'sk. Lorsqu'il est enfin revenu au Japon, il avait déjà presque cinquante ans. il voulait reprendre un emploi comme policier, mais il a été refusé partout. Il est mort récemment après une longue dépression. Selon sa famille, il était très déçu de l’État pour lequel il s'était pourtant sacrifié pendant la guerre.
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fanfanouche24fanfanouche24   09 août 2013
Je me rapproche de la maison. Dans le noir surgit le visage de mon père, plus jeune que moi. L'homme qui a aimé sa femme, l'homme qui a adoré ses enfants, l'homme qui a eu un grand sens de la justice, l'homme qui a été têtu mais très honnête. Malgré tout, cet homme ne rentre pas chez lui, où sa femme attend son retour depuis vingt-cinq ans...(p.52)
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canelcanel   04 juin 2012
(...) lors de la déclaration commune de 1956, le Japon a renoncé au droit de demander une indemnisation pour les soldats affectés aux travaux forcés. Pourtant, il n'a pas dédommagé les rapatriés à la place de l'Union soviétique, ce qui n'est pas juste pour les victimes et leurs familles comme la nôtre. Voilà pourquoi on passe ce sujet [la déportation des Japonais en Sibérie] sous silence... (p.74)
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fanfanouche24fanfanouche24   09 août 2013
On parle beaucoup des victimes des bombes atomiques larguées sur Nagasaki et Hiroshima. Pourquoi ignore t-on les victimes des travaux forcés en Sibérie ?
Il a raison. On dit que plus de 600 000 Japonais y ont été déportés, sans préavis. Pire encore, plus de 60 000 y sont morts...
Et même maintenant, vingt-cinq ans après la fin de la guerre, personne ne connaît le nombre exact de victimes de cette déportation, mortes ou vivantes. En réalité, les chiffres réels doivent être beaucoup plus élevés que ceux qu'on donne officiellement. Honnêtement, je ne sais vraiment pas pourquoi ce sujet est traité aussi froidement. Je suis curieux de savoir ce que mon père en penserait. (p.74)
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