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EAN : 9782266052207
251 pages
Pocket (24/08/2005)
3.8/5   113 notes
Résumé :
Alors que les frères Pereire, magnats des chemins de fer, règnent sur Bordeaux et menacent de couvrir de rails toutes les rivés de la Dordogne, la famille Donadieu, bateliers de père en fils, connaît encore de belles années de prospérité. Jusqu'à ce que la politique s'en mêle...

En 1851, le soulèvement républicain contre le coup d'État du prince Napoléon provoque une violente répression. Benjamin, qui fait partie des insurgés, est arrêté puis déporté ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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PiertyM
  18 janvier 2017
Un livre assez surprenant, l'auteur y va tout doucement jusqu'à nous entrainer dans le moment le plus ultime avec un personnage féminin, tout d'abord une mère et qui va devenir la belle du Périgord. Aussi que la mer est une entité envoutante, aussi Christian Signol nous envoute avec cette beauté infinie de la nature qu'est la rivière, les environs nous parviennent comme dans un monde de rêve, puis on remonte avec la politique, le terrain de la cruauté des hommes, Louis, Napoléon vient d'accomplir un coup d'état, il dissout, on va revers le retour d'un deuxième empire, les républicains se soulèvent au nom de la liberté, mais la répression sera sanglante. Les insurgés les plus dangereux serons déportés sur plusieurs destinations. Benjamin Donadieu fera partie de ceux là, il sera déporté en Algérie. Parfois aussi certains malheurs peuvent paraitre des opportunités, Marie Paradou, la femme de Benjamin, celle qui a toujours sous l'ombre de son mari, celle-là qui a toujours rêver d'embrasser la mer comme son mari, dans sa tentative, elle s'est trouvé cloué par une deuxième grossesse. Et voilà que le mari déporté, bien que ça soit un gros malheur pour Marie, elle va enfin prouver à ces hommes de l'eau, de quel bois elle peut chauffer en tenant sous son autorité le gouvernail d'un bateau...
Un livre bon à lire!
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Cacha
  14 novembre 2016
C'est un très beau livre, un roman d'atmosphère.
Nous suivons la vie difficile mais remplie de beauté des bateliers et des batelières de la Dordogne.
Je n'ai pas lu le premier tome, mais les références à celui-ci permettent aisément de comprendre l'histoire de Benjamin, de Marie et de leur famille.
Ce n'est pas l'histoire d'amour qui m'a le plus attirée mais bien plutôt les descriptions poétiques des bords du fleuve au fil des saisons, ainsi que le courage de Marie.
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ladesiderienne
  11 juillet 2019
Je poursuis la relecture de cette saga.
Au retour de son engagement forcé dans la Marine Nationale, Benjamin a enfin épousé Marie et ils ont deux enfants. Il a pris la succession de son père à la tête des gabares mais son engagement politique pour la République va le condamner à la déportation en Algérie. Marie, en femme qui ne se laisse pas abattre va poursuivre le travail de son mari en apprenant avec son père à descendre la Dordogne pour commercer.
Christian Signol accorde toujours à la rivière son rôle principal, aussi ensorceleuse, sensuelle et dangereuse qu'une femme peut l'être. Mais un autre personnage lui fait de l'ombre, celui de Marie, qui avec le nouveau départ de Benjamin, réalise, forcée par les circonstances, son rêve de toujours : réussir dans un milieu d'hommes. Son courage et sa ténacité pour échapper au destin des femmes de sa condition sont louables. La première génération des Donadieu était sage et laborieuse. Avec Marie, Benjamin, Emeline, c'est une génération plus passionnée et déterminée qui entre en scène. L'écriture de l'auteur est toujours là pour mettre en avant la beauté et l'authenticité de cette région, que ce soit à travers ses couleurs, ses odeurs ou l'âme fière de ceux qui l'habitent. Christian Signol sait faire entrer le lecteur en communion avec toute cette nature. J'accorde un 14/20 à ce tome que j'ai préféré au premier.
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Grecie
  30 mai 2015
Marie, héroïne du premier tome de la Rivière Espérance, prend plus d'ampleur encore dans cette suite, le Royaume du fleuve. La Belle du Périgord, ainsi sera-t-elle surnommée, s'affirme à l'égal des grandes figures littéraires de femmes et elle annonce un certain féminisme. En effet, quoiqu'elle ne devienne maître de bateau que par nécessité économique (son époux Benjamin a été déporté en Algérie), elle rêvait depuis longtemps déjà d'embrasser le destin de ceux qui partaient sur la rivière. Affronter les dangers des flots, comme les hommes, plutôt que souffrir dans l'attente du retour, près du foyer, comme les femmes : telle est la volonté de Marie, une héroïne moderne qui n'attend pas d'un homme qu'il lui sauve la vie.
La dimension sensuelle de la Belle du Périgord est inscrite, aussi, en filigrane du roman. Si Christian Signol, avec beaucoup de pudeur, ne s'aventure jamais dans des scènes d'amour physique entre ses protagonistes, s'il ne fait que suggérer les étreintes, il aime à décrire le plaisir des rencontres avec la rivière. Marie qui se baigne et se laisse dériver sur les flots, Marie qui s'endort dans le foin avec ses enfants, Marie qui se délecte des parfums et fait corps avec son environnement... Elle est là, la vie du corps, qui vibre au rythme de ce qu'offrent les quatre saisons.
Un très beau roman, toujours enchanteur par les descriptions vivantes de ses paysages. le reste, l'évocation de la vie des héros, tourmentée comme il se doit dans toute grande saga romanesque, n'est finalement qu'accessoire.
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sld09
  20 décembre 2020
J'ai également beaucoup aimé le deuxième tome de la Rivière Espérance où Christian Signol poursuit sa belle saga familiale. Il nous raconte de manière très vivante le quotidien des bateliers du XIXème sur la Dordogne qui se voient concurrencer par le rail...
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   18 mai 2013
Elle s'en était plusieurs fois ouverte à Elina qui avait tenté de la dissuader de se confier à Benjamin. Pour elle, le monde des hommes ne pourrait jamais devenir celui des femmes. C'était ainsi. Il ne fallait pas vouloir briser l'équilibre réalisé depuis des siècles dans la vallée sous peine de rompre également celui des familles. Marie, elle, savait que l'on pouvait vivre différemment, ne pas se contenter d'attendre (espérer, disait Elina), briser ses chaines, exister vraiment. Aussi avait-elle parlé à Benjamin de son désir d'embarquer avec lui, de le suivre partout. Ç’avait été leur première dispute. Selon lui, une femme ne pouvait pas naviguer. C'était contraire à tous les usages, à toutes les lois de la rivière.
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ladesiderienneladesiderienne   12 juillet 2019
Dès qu'elles sortirent du couvert des arbres, elles furent aveuglées par la lumière et durent fermer les yeux un instant. C'était un exercice que l'une et l'autre connaissaient bien et qui revêtait ce matin un charme indéfinissable. Le jeu consistait à rouvrir les yeux très lentement, de manière à provoquer un mélange de couleurs toutes aussi magnifiques les unes que les autres. Combien de fois n'avaient-elles pas joué, enfants, à essayer de les compter, de les décrire, mais bien souvent les mots manquaient. Aujourd'hui, il semblait à Marie qu'elle aurait su en parler indéfiniment.
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sld09sld09   20 novembre 2017
C'était une lumière de premier jour du monde. Elle déferlait en vagues sur le fleuve qui miroitait comme une mer polaire. Depuis deux jours, le vent lustrait le ciel qui semblait sur le point de se briser. Debout à l'arrière du bateau, Benjamin Donadieu se tourna vers tribord. Le soleil venait de surgir au-dessus des collines où le printemps allumait ça et là des îlots de verdure. Il faisait froid. La gabare, que le jusant entraînait à vive allure, arrivait sous le tertre de Fronsac, un coteau aux lignes douces dominé par un château en ruine. Sous le tertre, le fleuve mesurait plus d'un kilomètre de large. Ses eaux de mica palpitaient avec un clapotis régulier où de grands oiseaux blancs s'abattaient violemment, comme foudroyés par la lumière.
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Andromeda06Andromeda06   15 juillet 2021
Un parfum de sureau, d'avoines folles, fusa vers elle, et elle inspira profondément, jusqu'au vertige. C'était chaque année à la même époque le même éblouissement, le même miracle, qui lui faisaient ressentir intensément la présence des plantes autour d'elle. Comment tant de force, de patience, d'obstination eussent-elles pu être inutiles ? Marie se sentit tout à coup feuille, herbe et fleur. Naître et renaître malgré les obstacles, les difficultés, étaient le lot des plantes, mais aussi celui des hommes et des femmes. Sans doute l'aventure était-elle la même. Dans quel but, quelle mystérieuse nécessité ? Elle ne le discernait pas clairement, mais elle prenait vaguement conscience d'un accomplissement qui, en la dépassant, la grandissait.
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ladesiderienneladesiderienne   18 mai 2013
Allons ! Il fallait oublier les chimères, les voyages, et se contenter de mettre au monde des enfants, les aimer, les élever, puisqu'il était dans la nature des femmes qu'il en fût ainsi.
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Videos de Christian Signol (19) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christian Signol
Découvrez l'émission intégrale ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/christian-signol-la-ou-vivent-les-hommes-53065.html
Il est un romancier incontournable en librairie. Pourtant, il n'est pas médiatique, n'intervient pas en télévision ou ne défraie pas la chronique. Mais les lecteurs l'apprécient parce qu'il nous parle de nous, de nos origines, de nos provinces, d'un passé parfois révolu. On pourrait le classer dans les auteurs dit « de terroir » mais cela a-t-il vraiment un sens ? Car derrière tout cela, rien de passéiste ou de nostalgique. Les romans de Christian Signol, même si certains se déroulent dans un passé plus lointain, sont bien des romans d'aujourd'hui, dans lesquels les personnages nous questionnent sur notre temps. La seule différence avec une autre littérature : ici, les personnages ne vivent pas en grande ville et leurs préoccupations ne touchent pas essentiellement leur petite personne. C'est en 1994 avec « Les cailloux bleus » que le public découvre Christian Signol. le succès est immédiat et se confirmera avec de nombreux titres comme « L'amour de nos pères », « L'été de nos vingt ans » ou « La promesse des sources ». Aujourd'hui, ce sont plus d'une cinquantaine de titres traduits en 15 langues. Certains adaptés en série TV comme « La rivière Espérance ». Chaque année, à la sortie de son nouvel opus, sans bruit, si Christian Signol se retrouve dans les meilleures ventes de livres, il le doit aussi à son écriture, belle, généreuse, classique, assumée, fruit d'une discipline de travail et de rigueur dans laquelle le lecteur à la première place. Voici le nouveau roman de Christian Signol, « Là où vivent les hommes » publié chez Albin Michel. Etienne, la trentaine, cadre bancaire, quitte brusquement la grande ville où il vit suite à un drame personnel. Ses pas le mènent par hasard en Lozère, dans une ferme où vit Louise, la propriétaire, qui se fait aider par Achille, le berger. Ces trois êtres, que rien ne prédisposait à se rencontrer, vont s'apprivoiser, échanger, apprendre à se connaitre et s'enrichir mutuellement. Au fil de quatre saisons, chacun sortira grandit de cette rencontre. Avec une plume d'une grande finesse, des personnages attachants, une place privilégiée pour les ambiances et les décors naturels, Christian Signol signe un roman fort, bouleversant, touchant qui parle de notre époque bousculée, de ces campagnes qui se meurent et qui, pourtant, seront peut-être une réponse aux situations que nous vivons désormais. « Là où vivent les hommes » de Christian Signol est publié chez Albin Michel.
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