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EAN : 9782266052207
251 pages
Éditeur : Pocket (24/08/2005)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 105 notes)
Résumé :
Alors que les frères Pereire, magnats des chemins de fer, règnent sur Bordeaux et menacent de couvrir de rails toutes les rivés de la Dordogne, la famille Donadieu, bateliers de père en fils, connaît encore de belles années de prospérité. Jusqu'à ce que la politique s'en mêle...

En 1851, le soulèvement républicain contre le coup d'État du prince Napoléon provoque une violente répression. Benjamin, qui fait partie des insurgés, est arrêté puis déporté ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
qmike549
  13 décembre 2020
Cette critique est dédiée à une lectrice Babelio , une amie littéraire.
Une personne aimant les échanges constructifs sur les sujets sociétaux, sur nos anciens métiers, sur nos spécialités condamnées, sur nos savoir-faire perdus, oubliés volontairement ou non par ceux qui dirigent ce pays depuis des années.
Cette critique sur le métiers des gabariers est pour Jackeline , une amoureuse des métiers d'autrefois. Une lectrice assidue qui ne connait pas d'amis plus fidèles que les livres, toujours présents ils enchantent chaque instant de sa vie. Elle se reconnaitra….
Mieux vaut avoir le sens de l'équilibre pour parcourir les bas-bords de la gabare – petit bateau traditionnel destiné au transport des marchandises.
Ces bateaux à fond plat naviguaient autrefois sur la Dordogne emmenant leur cargaison vers Bordeaux.
Les gabariers transportaient toutes sortes de produits de la châtaigne, des fromages de la région ou/et charbon et/ou bois en tout genre….…
Nombreux se souviennent de la série télévisée « La rivière de l'espérance « diffusée sur nos écran en 1995 avec les acteurs Avec Manuel Blanc, Carole Richert, Claire Nebout.
La Rivière Espérance est/était une série télévisée française, de 9 épisodes réalisée par Josée Dayan d'après le roman de Christian Signol et diffusée en 1995 sur France 2.
Le récit prenait place dans le Périgord en 1832, Benjamin et Marie sont deux amis d'enfance. le père de Benjamin est un marin marchand sur la Dordogne…..
I) – Quels sont les thèmes abordés ?
La vie – la mort – le courage - l'honneur, la solidarité, la dignité, la rivalité, la république, la monarchie, le labeur, la maladie, le deuil…..
II)) - Quel est le synoptique ?
Benjamin emmène Marie sur la Dordogne et lui dit que c'est son royaume. Victorien meurt. Après la dissolution de l'Assemblée, Benjamin va à Marmande pour réclamer la république mais il est arrêté et déporté en Algérie…..
III)- Mon ressenti
Le roman « le royaume du fleuve « est le tome 2 de cette magnifique saga de Christian Signol « La rivière de l'espérance »
Christian Signol nous décrit ici le monde des mariniers celui des hommes de courage et de défi.
Nous avons une tendresse particulière pour le courageux Benjamin, le fils de Victorien qui traverse tout au long du récit des épreuves douloureuses dues à ses convictions politiques.
Christian Signol met également dans ce roman, à l'honneur la femme, le féminisme à travers le personnage Marie dans une époque où les femmes.
Sont placées sous l'autorité de leur père ou de leur mari par le Code civil de Napoléon, à une époque où le rôle de la femme est d'uniquement de s'occuper des enfants, du ménage et d'être soumise au mari.
Christian Signol nous décrit en effet, son personnage Marie comme une femme de conviction, d'honneur, une femme courage, une féministe avant l'heure.
Enfin Christian Signol rend hommage à tous ces invisibles qui par détermination, par leur courage, par leur conviction se sont battus, ont été meurtris pour l'instauration de la République.
En bémol, sur les échanges de courriers entre Marie et Benjamin, à l'époque de Louis Napoléon Bonaparte peu/pas d'ouvrier ne savaient lire/écrire.
En conclusion
Christian Signol nous offre avec cette saga « Les rivières de l'espérance et le Royaume de fleuve » un bijou littéraire via son écriture, via ses recherches historiques, via ses personnages authentiques, via ses récits captivants.
Il va falloir un jour que les éditeurs, les librairies cessent de catégoriser les livres dans des cases.
Les romans de Christian Signol sont régulièrement classés dans un compartiment « Régional » « Terroir ».
La dimension des écrits de cet auteur en est réduite et nécessairement cet auteur mérite/doit entrer non pas dans la littérature régionale mais dans la littérature en sens noble du terme.
Christian Signol est un immense écrivain en déplaise à certains.....
IV) – Passages appréciés dans le livre :
Page 19
….La république avait été proclamée en février, et l'on avait pleuré planté l'orme de la liberté sur les places où l'on avait chanté et dansé pendant huit jours. Puis pour la première fois, on avait voté au suffrage universel le dimanche de Pâques.
Page 55
La république a massacre ses propres enfants. Ce sont les notables qui gouvernent de nouveau. Encore une révolution qui n'aura servi à rien.
Page 66
Quant à Cavaignac, le boucher de juin, les voix de la bourgeoisie ne lui suffiraient pas pour être élu. pas plus d'ailleurs que les voix des ouvriers à Raspail.
Page 184
L'amertume d'avoir triomphé de tant de dangers sans que l'on reconnût ses mérites la meurtrit au plus profond d'elle ; Mais cela ne dura pas. Elle savait que son bras n'avait pas tremblé et qu'un jour viendrait où les hommes finiraient par lui témoigner leur respect.
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PiertyM
  18 janvier 2017
Un livre assez surprenant, l'auteur y va tout doucement jusqu'à nous entrainer dans le moment le plus ultime avec un personnage féminin, tout d'abord une mère et qui va devenir la belle du Périgord. Aussi que la mer est une entité envoutante, aussi Christian Signol nous envoute avec cette beauté infinie de la nature qu'est la rivière, les environs nous parviennent comme dans un monde de rêve, puis on remonte avec la politique, le terrain de la cruauté des hommes, Louis, Napoléon vient d'accomplir un coup d'état, il dissout, on va revers le retour d'un deuxième empire, les républicains se soulèvent au nom de la liberté, mais la répression sera sanglante. Les insurgés les plus dangereux serons déportés sur plusieurs destinations. Benjamin Donadieu fera partie de ceux là, il sera déporté en Algérie. Parfois aussi certains malheurs peuvent paraitre des opportunités, Marie Paradou, la femme de Benjamin, celle qui a toujours sous l'ombre de son mari, celle-là qui a toujours rêver d'embrasser la mer comme son mari, dans sa tentative, elle s'est trouvé cloué par une deuxième grossesse. Et voilà que le mari déporté, bien que ça soit un gros malheur pour Marie, elle va enfin prouver à ces hommes de l'eau, de quel bois elle peut chauffer en tenant sous son autorité le gouvernail d'un bateau...
Un livre bon à lire!
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Cacha
  14 novembre 2016
C'est un très beau livre, un roman d'atmosphère.
Nous suivons la vie difficile mais remplie de beauté des bateliers et des batelières de la Dordogne.
Je n'ai pas lu le premier tome, mais les références à celui-ci permettent aisément de comprendre l'histoire de Benjamin, de Marie et de leur famille.
Ce n'est pas l'histoire d'amour qui m'a le plus attirée mais bien plutôt les descriptions poétiques des bords du fleuve au fil des saisons, ainsi que le courage de Marie.
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ladesiderienne
  11 juillet 2019
Je poursuis la relecture de cette saga.
Au retour de son engagement forcé dans la Marine Nationale, Benjamin a enfin épousé Marie et ils ont deux enfants. Il a pris la succession de son père à la tête des gabares mais son engagement politique pour la République va le condamner à la déportation en Algérie. Marie, en femme qui ne se laisse pas abattre va poursuivre le travail de son mari en apprenant avec son père à descendre la Dordogne pour commercer.
Christian Signol accorde toujours à la rivière son rôle principal, aussi ensorceleuse, sensuelle et dangereuse qu'une femme peut l'être. Mais un autre personnage lui fait de l'ombre, celui de Marie, qui avec le nouveau départ de Benjamin, réalise, forcée par les circonstances, son rêve de toujours : réussir dans un milieu d'hommes. Son courage et sa ténacité pour échapper au destin des femmes de sa condition sont louables. La première génération des Donadieu était sage et laborieuse. Avec Marie, Benjamin, Emeline, c'est une génération plus passionnée et déterminée qui entre en scène. L'écriture de l'auteur est toujours là pour mettre en avant la beauté et l'authenticité de cette région, que ce soit à travers ses couleurs, ses odeurs ou l'âme fière de ceux qui l'habitent. Christian Signol sait faire entrer le lecteur en communion avec toute cette nature. J'accorde un 14/20 à ce tome que j'ai préféré au premier.
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Grecie
  30 mai 2015
Marie, héroïne du premier tome de la Rivière Espérance, prend plus d'ampleur encore dans cette suite, le Royaume du fleuve. La Belle du Périgord, ainsi sera-t-elle surnommée, s'affirme à l'égal des grandes figures littéraires de femmes et elle annonce un certain féminisme. En effet, quoiqu'elle ne devienne maître de bateau que par nécessité économique (son époux Benjamin a été déporté en Algérie), elle rêvait depuis longtemps déjà d'embrasser le destin de ceux qui partaient sur la rivière. Affronter les dangers des flots, comme les hommes, plutôt que souffrir dans l'attente du retour, près du foyer, comme les femmes : telle est la volonté de Marie, une héroïne moderne qui n'attend pas d'un homme qu'il lui sauve la vie.
La dimension sensuelle de la Belle du Périgord est inscrite, aussi, en filigrane du roman. Si Christian Signol, avec beaucoup de pudeur, ne s'aventure jamais dans des scènes d'amour physique entre ses protagonistes, s'il ne fait que suggérer les étreintes, il aime à décrire le plaisir des rencontres avec la rivière. Marie qui se baigne et se laisse dériver sur les flots, Marie qui s'endort dans le foin avec ses enfants, Marie qui se délecte des parfums et fait corps avec son environnement... Elle est là, la vie du corps, qui vibre au rythme de ce qu'offrent les quatre saisons.
Un très beau roman, toujours enchanteur par les descriptions vivantes de ses paysages. le reste, l'évocation de la vie des héros, tourmentée comme il se doit dans toute grande saga romanesque, n'est finalement qu'accessoire.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   18 mai 2013
Elle s'en était plusieurs fois ouverte à Elina qui avait tenté de la dissuader de se confier à Benjamin. Pour elle, le monde des hommes ne pourrait jamais devenir celui des femmes. C'était ainsi. Il ne fallait pas vouloir briser l'équilibre réalisé depuis des siècles dans la vallée sous peine de rompre également celui des familles. Marie, elle, savait que l'on pouvait vivre différemment, ne pas se contenter d'attendre (espérer, disait Elina), briser ses chaines, exister vraiment. Aussi avait-elle parlé à Benjamin de son désir d'embarquer avec lui, de le suivre partout. Ç’avait été leur première dispute. Selon lui, une femme ne pouvait pas naviguer. C'était contraire à tous les usages, à toutes les lois de la rivière.
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ladesiderienneladesiderienne   12 juillet 2019
Dès qu'elles sortirent du couvert des arbres, elles furent aveuglées par la lumière et durent fermer les yeux un instant. C'était un exercice que l'une et l'autre connaissaient bien et qui revêtait ce matin un charme indéfinissable. Le jeu consistait à rouvrir les yeux très lentement, de manière à provoquer un mélange de couleurs toutes aussi magnifiques les unes que les autres. Combien de fois n'avaient-elles pas joué, enfants, à essayer de les compter, de les décrire, mais bien souvent les mots manquaient. Aujourd'hui, il semblait à Marie qu'elle aurait su en parler indéfiniment.
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sld09sld09   20 novembre 2017
C'était une lumière de premier jour du monde. Elle déferlait en vagues sur le fleuve qui miroitait comme une mer polaire. Depuis deux jours, le vent lustrait le ciel qui semblait sur le point de se briser. Debout à l'arrière du bateau, Benjamin Donadieu se tourna vers tribord. Le soleil venait de surgir au-dessus des collines où le printemps allumait ça et là des îlots de verdure. Il faisait froid. La gabare, que le jusant entraînait à vive allure, arrivait sous le tertre de Fronsac, un coteau aux lignes douces dominé par un château en ruine. Sous le tertre, le fleuve mesurait plus d'un kilomètre de large. Ses eaux de mica palpitaient avec un clapotis régulier où de grands oiseaux blancs s'abattaient violemment, comme foudroyés par la lumière.
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ladesiderienneladesiderienne   18 mai 2013
Allons ! Il fallait oublier les chimères, les voyages, et se contenter de mettre au monde des enfants, les aimer, les élever, puisqu'il était dans la nature des femmes qu'il en fût ainsi.
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Annabelle31Annabelle31   11 janvier 2017
L'un des gabarriers qui avait été repêché par La Capitane se leva et prononça un couplet à son honneur :
Sur la verte Dordogne
Depuis le haut pays
Jusqu'à bordeaux encore
Il n'y a qu'une Marie
La Belle Du Périgord
Elle s'enfuit sous les acclamations et se réfugia dans la chambre où, ivre d'émotion et de fatigue, elle put enfin partager sa victoire avec benjamin.
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Videos de Christian Signol (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christian Signol
Extrait du livre audio "Sur la terre comme au ciel" de Christian Signol lu par Nicolas Nicodème. Parution CD et numérique le 20 janvier 2021.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/sur-la-terre-comme-au-ciel-9791035403959
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