AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Christian Signol (Autre)
EAN : 9782253079767
240 pages
Le Livre de Poche (10/02/2021)
  Existe en édition audio
3.99/5   66 notes
Résumé :
Lassé de la vie urbaine, Lucas, trente ans, rend régulièrement visite à Emilien, son arrière-grand-père, qui s'est retiré dans un petit appartement proche du hameau où il a grandi. Lucas est très attaché à la maison de famille qui le rappelle à ses origines car il sait que c'est là que s'est joué le destin des siens. Un jour, il décide de restaurer les vieux murs qui résonnent encore de l'histoire familiale et, pour mieux s'en imprégner, demande à son arrière-grand-... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
3,99

sur 66 notes
5
9 avis
4
6 avis
3
0 avis
2
0 avis
1
0 avis

lulu8723
  25 décembre 2019
Emilien a dépassé les 90 ans. il est né en 1915.. C'était un paysan d'un haut plateau du massif central de la Corrèze. Malheureusement il a perdu son père dès le début de la guerre. Sa mère, Marie, a été contrainte de l'abandonner, alors qu'il n'avait que six ans. Elle ne pouvait faire valoir le bien confié par un riche propriétaire et Emilien deviendra garçon de ferme pour apurer la dette due par sa mère. Elle rejoindra Egletons et sera pour sa part, employée de maison, chez un notaire...Ce dernier lui trouvera un époux, Félicien, un de ses cousins et Marie reprendra son fils. Suivra une époque heureuse pour ces trois êtres vivant sous le même toit, car Félicien possède un petit bien , une ferme d'une dizaine d'hectares. Mais à quinze ans, Emilien doit renoncer à des brillantes études, son beau-père étant décédé. Il reprendra le flambeau et fera valoir ce bien, sa mère ayant hérité de son époux.
C'est à la demande de son arrière petit-fils qu'Emilien retrace sa vie .
Personnellement je trouve ce roman très émouvant et je l'avoue humblement , j'ai versé quelques larmes. Christian Signol nous replonge avec beaucoup de vérités dans la vraie vie de nos campagnes, au cours du 20 ème siècle. La désertification de nos campagnes est bien expliquée avec la mécanisation , la politique du marché Commun, la PAC, les nombreux progrès , tant au point de vue du travail, que du confort avec l'électrification, les adductions d'eau potable, le confort domestique avec l'introduction du chauffage central... Mais cet exode rural a vidé nos campagnes : fin des veillées, de l'entraide, de la solidarité. Apparition de la jalousie et de l'envie. La mécanisation était certes nécessaire pour le bien-être de nos paysans mais la course au profit a entraînée l'agriculture à sa perte. le paysage de la France a beaucoup changé. Toutes ces jachères me font mal au coeur et ses villages déserts, à l'abandon en sont la preuve . mais nous vivons une autre époque ... l'avenir nous dira si nous avons suivi la bonne voie.
C'est un très bon roman dans la veine des précédents et je remercie vivement Christian Signol de mettre nos ancêtres ruraux en avant. Ils le méritent et nous leur devons beaucoup.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
Laurent_A
  06 mai 2021
Alors voilà, cela faisait longtemps que je voyais les livres de Christian Signol me faire de l'oeil sur les étals des librairies, avec leurs titres poétiques et leur belles couvertures de paysages de campagne reposant et colorés, et là avec le dernier roman sorti au Livre de poche, je me suis décidé enfin à franchir le pas. Craignant une littérature convenue et conventionnelle avec des histoires un peu simplettes, je dois dire que mon appréhension n'a pas été complètement démentie mais que j'ai bien fait de franchir le pas quand même, car après tout, on lit aussi pour se reposer l'esprit et se détendre, d'autant que ce roman au titre évocateur n'est pas dépourvu d'un intérêt tant littéraire qu'historique. Ancré dans le présent par la rencontre d'un arrière-grand-père et de son arrière-petit-fils, l'histoire débute en 1915, nous fait traverser le XXème siècle, ses évènements, ses mutations, et ses tragédies à travers le regard et le vécu d'un paysan qui, même parvenu au soir de sa vie, vont lui redonner confiance et espoir en l'avenir.
L'intérêt historique est bien là, de la fin de la guerre de 14, jusqu'à l'évocation de la modernisation des campagnes avec les projets du début des années 2000, le lecteur est témoin des doutes et des destinées tantôt transformées, parfois brisées aussi, d'une famille et de son narrateur principal, ce narrateur qui a été acteur et témoin de ce qui a fait notre monde d'aujourd'hui du point de vue de sa France rurale, sans jamais parvenir à en dénaturer son authenticité. le procédé narratif est habile en ce sens qu'il donne la parole à l'un de ces paysans devenu arrière-grand-père, avec un style donc volontairement simple, mais riche de ces descriptions qui touchent les gens aimant la nature, la campagne et le monde rural avec ses couleurs, ses évocations, ses bruits et ses odeurs. le parti-pris est ouvertement réaliste. mais j'ai un peu regretté que l'âpreté et la dureté de la vie des femmes ne soit que survolée de même que celle des travaux de corvées qui sont pourtant très présents aussi en ce milieu, mais peut-être me faudrait-il une seconde lecture..
On trouve ici le goût de la simplicité, un goût affiché pour les descriptions de la nature en toute saison, des travaux des champs, de la rudesse et de la simplicité, de l'authenticité qui confine aux clichés tant ils sont parfois répétés au fil des pages, mais ma foi, qui s'en plaindra, quand on aime cela on ne s'en plaint pas, car pour moi, ces lignes m'ont fait revivre ma petite expérience de la campagne dans mes jeunes années avec ces gens de la terre que j'ai moi aussi côtoyés sur plusieurs générations réunies sous un même toit familial dans la France profonde de nos Charentes, le temps de quelques saisons, et quand on a apprécié une telle expérience de vie, un tel roman est une vraie Madeleine de Proust même si on ne peut s'identifier bien entendu à tout ce qui y est écrit.
Malgré la dureté de certaines épisodes et de tout ce qui constitue le fil conducteur de cette vie qui nous est décrite telle une biographie de nos campagnes, ce n'est pas un roman misérabiliste, ni un éloge du passé car on n'est pas dans le « c'était mieux avant », mais pour qu'on ne se méprenne pas, on est aussi très loin d'une fresque lyrique d'un Laurent Gaudé, ici le roman est rythmé par les saisons de la nature, celles de la vie aussi ; les évènements familiaux et ceux de notre histoire contemporaine avec toutes leurs conséquences sur la vie du narrateur et donc celle de nos paysans, nos gens du pays, se mêlent, s'entremêlent et se télescopent parfois pour mieux la mettre en relief et en valeur, amenant une prise de conscience pour le lecteur un peu comme une dénonciation aussi, sur les erreurs, les errements du passé avec en ligne de mire les nouveaux défis à relever, sans que ne soit jamais envisagé un point de vue passéiste ou nostalgique, et c'est en cela que ce roman est aussi un roman de l'optimisme et de la modernité.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
patricelucquiaud
  23 octobre 2019
A la suite de « Oublier Klara » de Isabelle Autissier, « Arcadie » de Emmanuelle Bayamack-Tam, « My absolute Darling » de Gabriel Tallent, « Orléans » de Yann Moix, lire du Signol est reposant même si dans son dernier roman qui nous fait traverser le XXe siècle, en compagnie d'Émilien, valeureux paysan en terre limousine, la vie fut aussi âpre que paisible, parsemée de ses lots de malheurs attenant à la misère et à la mort, et de bonheurs simples du vivre en harmonie familiale, génération après génération...
S'agissant du titre, j'y vois comme un clin d'oeil à l'oeuvre de Peter Wohlleben: « le long silence des arbres » en raison de l'immuabilité sublime de ces existences végétales croissant pendant des lustres, débordant les siècles et parfois le millénaire... mémoires du temps, mémoire du Tant...
Le rapprochement avec les arbres séculaires se fait sans doute aussi en raison de cette « lenteur du vivre » du monde paysan, manifeste encore, au cours des cinq premières décennies du siècle dernier. On travaille au rythme des saisons n'accomplissant les tâches liées aux cultures et au bétail, qu'au moment voulu, ni en avance, ni en retard. le temps s'impose à l'homme de la terre, au sens de l'instant-durée et au sens météorologique. Il y a un moment précis pour faire chaque chose et, dans une exploitation, fut-elle petite, il y a du travail à accomplir chaque jour, à chaque heure, mais rien ne doit se faire dans la précipitation ; chaque pas du paysan sur son sol, est d'une lenteur solennelle. Aux travaux de la ferme, on ne perd pas son temps, mais on ne le précipite pas non plus. Christian Signol en fait une description grandiose qui apaise bien plus qu'elle bouleverse le lecteur.
L'intrigue, c'est le temps lui-même, ce temps qui change les êtres, les paysages, à son battement paisible, à sa lente progression. Il opère des métamorphoses admirables quand on le laisse agir à son rythme, par contre, il peut aussi ruiner les entreprises de qui veut le devancer... « Mettre la charrue devant les bœufs » quelle puissante image pour illustrer cela !...
Comment évoquer le temps sans le rapporter à l'espace, son éternel vis-à-vis... espace entre générations, nous l'entrevoyons dès que l'on entame la lecture de ce roman. Espace intergénérationnel qui tient du grand écart entre Émilien et Lucas son arrière petit fils. Ces deux là sont fait pour s'entendre... bien que séparés par les modes d'existences tellement différents, c'est sur la  philosophie du vivre chaque instant alloué par la vie, qu'ils se rejoignent.
Faire que le passé ne soit pas chose vaine, pour que le présent soit souverain et que le futur demeure enthousiasmant...
C'est sans doute pour cette impérieuse notion que Lucas va demander à son arrière-grand père né en 1915, d'écrire son histoire depuis son enfance douloureuse mais remplie d'amour jusqu'à ce début du XXIe siècle lors des quelques bienfaisants retours en compagnie de son arrière-petit fils au hameau de Loubatié, dans la maison familiale.
C'est aussi toute la transformation de la société paysanne qui est décrite là, on vit étape par étape, la métamorphose inexorable du monde rural jusqu'à la désertification de nos campagnes où la nature délaissée par les hommes, livrée à elle-même a repris ses droits, elle toujours pleine de vie.
On aimerait bien que toujours plus de « Lucas » oublient, un temps, leurs écrans chéris pour se plonger dans cette lecture, revitalisante et instructive.

Lien : http://www.mirebalais.net/20..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
LesLecturesDeRudy
  08 décembre 2019
"La terre nous aimait, elle nous a tout donné, permis de vivre sans dépendre de qui que ce soit et nous l'avons abandonnée. " Toute l'oeuvre de Signol tient en ces quelques mots. le regret, la nostalgie même des temps anciens où l'on prenait le temps de vivre même si la vie était dure et ne faisait pas de cadeau. Dans ce roman un vieil homme se raconte et surtout la lente agonie de son coin de campagne qui n'a pas pu résister à la modernisation et au consumérisme actuel. Un récit tendre et émouvant qui souvent me rappelle mes grand-parents et la vie au village de mon enfance. Un grand Signol que se lit les tripes nouées et parfois la larme l'oeil ...
Commenter  J’apprécie          100
Smart91
  20 octobre 2021
Christian Signol, nous offre un récit très émouvant sur la nostalgie des temps passés du monde paysan au début du vingtième siècle.
Ne passez pas à côté de ce roman.
Pour les vieux, comme moi, les souvenirs des histoires du grand-père (ou de la grand-mère) ravivent notre mémoire, combien la vie fut dure pour nos aïeux, au travail rythmé par les saisons, savoir cependant prendre le temps et profiter des courts moments de bonheur.
Pour les plus jeunes, on est bien loin d'Internet et des réseaux sociaux et même plus loin que l'eau courante et l'électricité et pourtant l'entraide et la solidarité étaient de mise entre paysans.
L'arrivée de la modernisation va tout bouleverser. Les paysans se sont isolés : plus de veillées, plus de travaux en commun, plus de rencontre sur la place pour parler du temps ou se donner des nouvelles des autres.
Ce roman exprime avec tendresse la nostalgie du passé, ce n'est pas un roman arriéré, passéiste, au contraire il plein d'espoir, d'optimisme.
Commenter  J’apprécie          70

Citations et extraits (62) Voir plus Ajouter une citation
Christie71Christie71   27 février 2020
Je nous revois glisser entre les fougères gelées au bord du sentier, portant chacun une musette qui contenait un livre, un cahier, et notre repas du midi : du pain, du fromage et une pomme. Nous nous installions près du poêle de la classe unique où officiait un instituteur qui était revenu de la guerre avec une jambe de bois. Il s’appelait M. Pagnoux, était vêtu d’une blouse grise, paraissait sévère d’aspect et l’était vraiment. Sa blessure l’avait rendu acariâtre, et il menait sans pitié son combat contre l’analphabétisme et le patois.
Car il est vrai que nous ne parlions que ce patois limousin dont usaient nos parents, la langue française n’ayant pas encore imprégné les régions reculées comme l’était la nôtre, en dehors des grandes voies de communication, où les gens vivaient entre eux, sans véritable contact avec le monde extérieur, sinon, pour les hommes, un départ au service militaire qui les arrachait à leur terre et à leur famille.
Interdit, donc, le patois, dans la classe unique qui regroupait les plus petits, les moyens et les candidats au certificat. Les coups de règle sur les doigts décourageaient ceux qui se laissaient aller à la langue occitane telle qu’elle était pratiquée, sur ces hautes terres, depuis des siècles. J’ai eu ma part, au début, mais je n’en ai jamais voulu à cet homme qui pensait agir pour notre bien : parler le français, le lire, l’écrire, et acquérir l’instruction qui nous permettrait de vivre mieux et d’élever plus tard une une famille dans des conditions meilleures que celles que nous connaissions.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
rkhettaouirkhettaoui   15 octobre 2019
Après la mort, la vie ! Les
plus vieux doivent disparaître pour laisser la place aux jeunes qui grandiront et
s’en iront eux aussi, un jour. C’est ce que je vais devoir faire, à plus de quatre-vingt-dix ans. Je n’en conçois pas une grande tristesse : ce que je ne veux pas, c’est devenir
dépendant de mes enfants, le reste m’importe peu. J’ai fait mon temps, comme on dit,
mais cela ne m’empêche pas de revivre avec bonheur les années heureuses comme l’a
été cette année 1936 où mon fils Paul est né en plein cœur des moissons, le 8 août
exactement, et dans notre maison de Loubatié, comme c’était la coutume. Les femmes,
alors, n’accouchaient pas dans les hôpitaux ou les maternités. Elles accouchaient
à domicile avec l’aide d’une sage-femme, le plus souvent formée à l’expérience et
non par de longues études dans les facultés de médecine. Mais quel danger elles couraient
alors, loin des centres de soins qui auraient pu les sauver en cas de difficulté !


Je me souviens de ce jour d’été caniculaire comme si c’était hier : j’avais laissé
Sylvie aux soins de la sage-femme et de deux voisines pour aller moissonner, mais
je revenais toutes les heures à la maison voir si l’enfant était né – on ne savait
alors dire à l’avance si ce serait un garçon ou une fille.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Christie71Christie71   27 février 2020
Mes petits bras ne pouvaient pas grand-chose pour elle, mais notre maigre troupeau était bien gardé. Je partais au début de la matinée, une crêpe de blé noir qu’on appelait « tourtou » dans la poche, et les froides matinées d’hiver me trouvaient grelottant dans les clairières, blotti sous ma cape de grosse laine devant un feu de genêts pour me réchauffer. Je n’ai pas vraiment souffert de ce temps-là. Ma mère me protégeait, me rasurait, même ce jour où pour la première et la dernière fois de ma vie, j’ai cru voir un loup – le dernier, sans doute, de ces collines presque désertes où ils n’hésitaient pas à s’approcher des troupeaux.
Non, je n’ai pas souffert de cette existence à laquelle nous contraignaient ces mauvaises terres et notre dénuement, parce que, même enfant, je me suis toujours refusé au malheur. Et pourtant, cette existence était rude, plus rude que je ne saurais l’expliquer aujourd’hui, surtout à des enfants et des petits-enfants qui ne peuvent imaginer combien une seule crêpe de blé noir pouvait être source de bonheur. Et je me sentais si bien dans la sombre cuisine éclairée au « chaleil », près du feu que les hivers rendaient plus précieux, face à cette femme dont les yeux brillaient de tendresse et qui ne savait que faire pour me contenter. Une orange ou une papillote à Noël, des châtaignes blanchies les jours de fête, une sucrerie au retour du marché, mais surtout des mots rassurants, d’une voix calme et douce, même quand la fatigue pesait sur ses épaules et qu’elle s’affaissait un peu, fermant les yeux en soupirant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
alainmartinezalainmartinez   18 octobre 2019
Certes, la vie n’est qu’une perte – perte de ceux que nous avons aimés, que nous avons croisés, perte des moments heureux, d’une jeunesse, d’un âge mûr, d’une force que l’on croit inébranlable –, mais je sais qu’au terme de tous ces jours, de tous ces mois, de toutes ces années, subsiste l’essentiel : quelques mots, quelques regards, quelques gestes, qui nous tiennent le cœur éveillé pour toujours.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
alainmartinezalainmartinez   20 octobre 2019
Pourquoi faut-il que le temps semble courir plus vite au fur et à mesure que nous prenons de l’âge ? Parce que nous avons accompli l’essentiel de notre tâche, et que rien de très important ne saurait justifier un prolongement de nos vies ?
Commenter  J’apprécie          140

Videos de Christian Signol (19) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christian Signol
Découvrez l'émission intégrale ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/christian-signol-la-ou-vivent-les-hommes-53065.html
Il est un romancier incontournable en librairie. Pourtant, il n'est pas médiatique, n'intervient pas en télévision ou ne défraie pas la chronique. Mais les lecteurs l'apprécient parce qu'il nous parle de nous, de nos origines, de nos provinces, d'un passé parfois révolu. On pourrait le classer dans les auteurs dit « de terroir » mais cela a-t-il vraiment un sens ? Car derrière tout cela, rien de passéiste ou de nostalgique. Les romans de Christian Signol, même si certains se déroulent dans un passé plus lointain, sont bien des romans d'aujourd'hui, dans lesquels les personnages nous questionnent sur notre temps. La seule différence avec une autre littérature : ici, les personnages ne vivent pas en grande ville et leurs préoccupations ne touchent pas essentiellement leur petite personne. C'est en 1994 avec « Les cailloux bleus » que le public découvre Christian Signol. le succès est immédiat et se confirmera avec de nombreux titres comme « L'amour de nos pères », « L'été de nos vingt ans » ou « La promesse des sources ». Aujourd'hui, ce sont plus d'une cinquantaine de titres traduits en 15 langues. Certains adaptés en série TV comme « La rivière Espérance ». Chaque année, à la sortie de son nouvel opus, sans bruit, si Christian Signol se retrouve dans les meilleures ventes de livres, il le doit aussi à son écriture, belle, généreuse, classique, assumée, fruit d'une discipline de travail et de rigueur dans laquelle le lecteur à la première place. Voici le nouveau roman de Christian Signol, « Là où vivent les hommes » publié chez Albin Michel. Etienne, la trentaine, cadre bancaire, quitte brusquement la grande ville où il vit suite à un drame personnel. Ses pas le mènent par hasard en Lozère, dans une ferme où vit Louise, la propriétaire, qui se fait aider par Achille, le berger. Ces trois êtres, que rien ne prédisposait à se rencontrer, vont s'apprivoiser, échanger, apprendre à se connaitre et s'enrichir mutuellement. Au fil de quatre saisons, chacun sortira grandit de cette rencontre. Avec une plume d'une grande finesse, des personnages attachants, une place privilégiée pour les ambiances et les décors naturels, Christian Signol signe un roman fort, bouleversant, touchant qui parle de notre époque bousculée, de ces campagnes qui se meurent et qui, pourtant, seront peut-être une réponse aux situations que nous vivons désormais. « Là où vivent les hommes » de Christian Signol est publié chez Albin Michel.
+ Lire la suite
autres livres classés : terroirVoir plus
Notre sélection Littérature française Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Christian Signol, l’enfant du Quercy

Christian Signol est né en…

1947
1957

10 questions
17 lecteurs ont répondu
Thème : Christian SignolCréer un quiz sur ce livre

.. ..