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ISBN : 2253142506
Éditeur : Le Livre de Poche (18/02/2004)

Note moyenne : 3.51/5 (sur 60 notes)
Résumé :
Hasard sur toute la ligne ! La veille, Maigret ne savait pas qu'il allait entreprendre un voyage. C'était pourtant la saison où Paris commençait à lui peser : un mois de mars épicé d'un avant-goût de printemps, avec un soleil clair, pointu, déjà tiède.
Mme Maigret était en Alsace pour une quinzaine de jours, auprès de sa sœur qui attendait un bébé.
Or, le mercredi matin, le commissaire recevait, une lettre d'un collègue de la Police judiciaire qui ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
PiertyM
  18 novembre 2014
Dans le train qui l'emmène à Dordogne, il constate un suspect qui descend du train, par instinct ou par curiosité de flic, Maigret soupçonne une manigance certainement criminelle, il déscend également du train, sauf qu'il est blessé par balle tirée par le suspect, ce qui le cloue. Descendu du train au niveau de Bergerac qui n'est pas sa destination, ayant laissé ses bagages et toutes affaires, Maigret se retrouve dans un territoire inconnu sans papier.
Mais dans un petit village comme celui-là, les choses se decident aussi facilement. Après vérification de son identité, les autorités de ce village lui soumettent une affaire de criminalité dont le principal suspect est appelé le fou de Bergerac...Maigret va alors dénicher dans ce petit monde où tout le monde connait tout le monde, une association des malfaiteurs où chacun porte la croix de son crime...
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Woland
  07 octobre 2014
Cette fois, c'est un peu par curiosité, un peu par gourmandise que Maigret va se retrouver mêlé à une affaire qu'il élucidera ... du fond de son lit. En effet, tenté par les promesses de truffes et de pêche au saumon d'un ancien collègue, Leduc, qui a pris sa retraite en Dordogne, voilà notre commissaire qui grimpe dans un train de nuit pour le sud de la France. Visiblement, son voisin de couchette - il occupe juste celle du dessus - n'est pas dans son assiette. Maigret ne parviendra jamais à discerner ses traits, signalons-le. Toute la nuit, le malheureux tourne, vire, se retourne, soupire, pleure même. Mais le pire se produit au matin, un petit matin grisâtre où un Maigret encore mal réveillé - et qui a très mal dormi - voit l'inconnu descendre en vitesse de sa couchette et se ruer dans le couloir. Là, il se précipite sur une portière, la débloque et hop ! saute dans le virage, juste au moment où le train ralentit. A croire que l'individu avait prévu ce changement de vitesse qui lui permet de ne pas être broyé ... Ne réfléchissant pas un instant - ou alors réfléchissant comme un flic - Maigret ne fait ni une, ni deux et saute aussi. Seulement, l'homme qu'il poursuit, se retournant, lui tire dessus et le touche à l'épaule ! ...
Je vous passe les quelques moments désagréables où le Parquet du coin, flanqué de la police locale et d'un petit cercle de notables s'en viennent défiler devant un Maigret complètement dans les vapes parce qu'il est sur le point d'avoir une artère recousue par un chirurgien plutôt préoccupé par la blessure. Guillerets et soulagés, ces messieurs sont en effet tous persuadés qu'ils tiennent enfin celui que la presse a surnommé "le fou de Bergerac", un obsédé sexuel qui s'est attaqué à deux ou trois femmes. le temps que Maigret, sortie d'anesthésie, reprenne ses esprits et demande à ce qu'on téléphone à la P. J. de Paris - il avait sauté bêtement, sans songer à se munir de ses papiers d'identité - et, dans la foulée, à une Mme Maigret qui l'attendait en Alsace, tout rentre dans l'ordre et le commissaire se voit transporté, avec moult formulations de regrets et excuses diverses, au meilleur hôtel de Bergerac, dans une chambre que sa femme entreprend de ranger et de ranger à nouveau car, nous le savons depuis longtemps, elle déteste rester inactive.
C'est de cette chambre qui, par un heureux hasard, donne en plein sur la place centrale, et plus précisément de ce lit où l'immobilisent à moitié tantôt son encombrant pansement, tantôt la fièvre, que le commissaire va résoudre l'Affaire du Fou de Bergerac.
L'idée de prendre son limier favori, de l'enfermer pour un temps, pour une raison ou pour une autre, dans une chambre ou un appartement quelconque, à charge pour lui d'utiliser les fameuses petites "cellules grises" si prisées du grand Hercule Poirot - qui est belge, soulignons-le, Simenon aurait apprécié - pour résoudre une énigme particulièrement complexe et où les suspects se bousculent au portillon, a toujours beaucoup plu - et plaît toujours autant aujourd'hui - aux auteurs de romans policiers, quelle que soit leur nationalité. Sans doute considèrent-ils la chose comme une espèce d'Himalaya au sein des paris littéraires qu'ils se lancent à eux-mêmes. Et puis, que voulez-vous, ça change un peu l'atmosphère et encore plus les réactions du limier choisi pour cobaye. Cela permet d'étudier des pans entiers de son caractère qui, dans une enquête administrative toute bête, ne se feraient pas remarquer plus que d'habitude. On serait presque tenté de dire que, pour l'auteur, il y a là une légère ambiance de vacances - et d'amusement.
Pour l'éditeur par contre, le projet de placer Maigret, partagé entre une fièvre entêtante et l'action de médicaments prescrits à dose de cheval, dans un lit de malade, pour résoudre une énigme qui met en scène un obsédé sexuel, n'est peut-être pas une idée de génie. Mais enfin, quand on tire à autant d'exemplaires que le tandem Simenon-Maigret, on peut se permettre quelques caprices.
Pour le lecteur, ma foi, "Le Fou de Bergerac" est plutôt une bonne surprise. Ce n'est certainement pas le meilleur des Maigret mais enfin, ce petit roman sympathique et frais se lit vite et bien. D'autant que l'auteur n'a pas lésiné sur la sauce pour relever telle ou telle situation et animer au maximum ce qui risquait de sombrer dans l'énumération engourdie des cogitations d'un malade. Nous avons déjà évoqué le "piège" auquel Maigret échappe après son arrivée à l'Hôpital de Bergerac mais il faut aussi signaler la façon qu'il a de déléguer certains de ses pouvoirs d'enquêteur à une Mme Maigret résignée mais absolument révoltée par ce qu'elle découvre. Et n'oublions pas la malice avec laquelle il fait enrager le pauvre Leduc en le plaçant, lui aussi, au rang des suspects sous prétexte qu'il a une aventure avec la nièce de sa femme de ménage. Quant au défilé des notables au chevet du commissaire réintégré dans ses titres et fonctions, un défilé mi-ennuyé (la gaffe, tout de même, de l'avoir pris, lui, le commissaire divisionnaire, pour "le Fou de Bergerac" ! ), mi-exaspéré (mais quand va-t-il guérir et surtout, quand tirera-t-il sa révérence ?), cela tient de la jouissance pure, tant pour Maigret que pour le lecteur. Parce que, bien entendu, à force de cogiter entre ses deux oreillers bien rembourrés tout en regardant par la fenêtre les uns et les autres aller et venir sur la place, Maigret, si tenu à l'immobilité qu'il soit, ne peut s'empêcher de mettre ses grosses chaussures là où il ne devrait pas - et dans des endroits et sur des faits qui n'ont aucun, mais alors là aucun rapport avec "le Fou." Bref, Maigret bat joyeusement la lessive de toute la petite ville peureuse et le moins que l'on puisse dire, c'est que les notables ne sont pas à la fête.
Un bon petit moment à passer. Si vous n'avez pas d'autre "Maigret" sous la main et si vous n'avez pas envie de vous plonger dans les grandes tragédies simenoniennes, bien sûr. ;o)
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dido600
  13 juin 2016
Ecrit en 1934
Dans le train de nuit Paris-Bordeaux, Maigret est incommodé à cause d'un passager dissipé et dérèglé Aux abords d'une gare, ce dernier saute du train. le commissaire Maigret décide de le suivre et reçoit une balle de revolver dans l'épaule. Recueilli par un paysan, il est soigné à l'hôpital de Bergerac, une petite ville de Dordogne encore sous le coup de deux meurtres perpétrés sur des jeunes femmes. Maigret fait la connaissance des notables de la ville: le Dr Rivaud, le procureur Duhourceau, et il décide d'enquêter sur les meurtres, aidé par le commissaire local, et par Mme Maigret, qui l'a rejoint pour le soigner pendant sa convalescence.
Aidé par Madame Maigret Il, suit le déroulement des opérations depuis son lit de convalescent, à l'hôpital puis à l'hôtel : il y interroge des témoins, y compulse des documents, échafaudant des hypothèses sur la seule base des bruits qui circulent et des représentations que son imagination lui suggère.
Suspens arcanes omniprésents le long du récit et nous tient en haleine jusqu'au dernier chapitre
Roman compatible a' la renommée de George Simenon
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Juniper
  26 avril 2016
Parmi les enquêtes de Maigret que je viens de lire, celle-ci est ma préférée.
J'ai bien aimé les interventions de Mme Maigret, et le rôle actif qu'elle joue dans l'enquête de son mari. J'ai également apprécié les personnages et l'ambiance particulière qui règne à Bergerac (à un certain moment, tout le monde semble suspect).
Malgré son immobilisation forcée, Maigret ne perd rien de ses capacités de déduction. Comme lui, j'avais trouvé le "fou" avant les habitants de Bergerac (mais il faut dire que Simenon donne des indices très évidents).
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isa120268
  17 février 2015
Grande lectrice de Georges Simenon, j'apprécie plus particulièrement les aventures du Commissaire Maigret.
Ce n'est certes pas de la grande littérature mais j'aime beaucoup le ton de l'écrivain, la facilité de la lecture, les intrigues qui nous tiennent souvent en haleine jusqu'au dernier moment.
Jules Maigret est un personnage très sympathique, très attachant, avec lequel j'ai passé une bonne partie de mon adolescence, fascinée que j'étais pas la lecture de ses enquêtes. Je me suis souvent prise au jeu et j'ai mené l'enquête avec lui...
Le fou de Bergerac est mon roman préféré de Simenon.
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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
WolandWoland   09 octobre 2014
[...] ... Alors, sans bruit, le commissaire retire ses chaussures, son veston, son gilet. Il s'étend, reprend bientôt son chapeau melon qu'il pose en travers sur sa tête car il y a un léger courant d'air qui vient on ne sait d'où.

Est-ce qu'il s'endort ? Il s'assoupit en tous cas. Peut-être une heure. Peut-être deux. Peut-être plus. Mais il garde une demi-conscience.

Et, dans cette demi-conscience, c'est une sensation de malaise qui domine. A cause de la chaleur, que contrarie le courant d'air ?

Plutôt à cause de l'homme d'en-haut, qui ne reste pas un instant tranquille !

Combien de fois se retourne-t-il par minutes ? Or, il est juste au-dessus de la tête de Maigret. Chaque mouvement déclenche des vacarmes.

Il respire d'une façon irrégulière, comme s'il avait la fièvre.

Au point que Maigret, excédé, se lève, passe dans le couloir où il fait les cent pas. Seulement, dans le couloir, il fait trop froid.

Et c'est de nouveau le compartiment, la somnolence qui décale les sensations et les idées.

On est séparé du reste du monde. L'atmosphère est une atmosphère de cauchemar.

Est-ce que l'homme, là-haut, ne vient pas de se soulever sur les coudes, de se pencher pour essayer d'apercevoir son compagnon ?

Par contre, Maigret n'a pas le courage de faire un mouvement. La demi-bouteille de bordeaux et les deux fines qu'il a bues au wagon-restaurant lui restent sur l'estomac.

La nuit est longue. Aux arrêts, on entend des voix confuses, des pas dans les couloirs, des portières qui claquent. On se demande si le train se remettra jamais en marche.

A croire que l'homme pleure. Il y a des moments où il arrête de respirer. Puis soudain il renifle, il se retourne, il se mouche. ... [...]
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WolandWoland   09 octobre 2014
[...] ... Au même moment, l'infirmière passait près du lit de Maigret, qui voulait attirer son attention pour la questionner à nouveau, saisit le bas de sa robe entre deux doigts.

Elle se retourna, poussa un cri terrible et s'enfuit.

Les choses ne s'arrangèrent qu'un peu avant midi. Le chirurgien était occupé à retirer le pansement de Maigret quand le commissaire de police arriva. Il portait un chapeau de paille tout neuf, une cravate bleu de roi.

- "Vous n'avez même pas eu la curiosité d'ouvrir mon portefeuille ?" lui dit Maigret gentiment.

- "Vous savez très bien que vous n'avez pas de portefeuille !

- Bon. Tout s'explique. Téléphonez à la P. J. On vous dira que je suis le commissaire divisionnaire Maigret. Si vous voulez aller plus vite en besogne, avertissez mon collègue Leduc, qui a une campagne à Villefranche ... Mais avant tout, veuillez me dire où je suis ! ..."

L'autre résista encore. Il eut des sourires pleins de finesse. Il donna même de petits coups de coude au chirurgien.

Et jusqu'à l'arrivée de Leduc, qui s'amena dans une vieille Ford, les gens se tinrent sur la réserve.

Il fallut enfin convenir que Maigret était bien Maigret et non le Fou de Bergerac ! ... [...]
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dido600dido600   11 juin 2016
il est tellement jaloux que peu de gens peuvent se vanter de l’avoir vue !… C’est tout juste s’il la laisse sortir de la villa…
— Et pourtant il est l’amant de Françoise ! Il ne serait donc jaloux que de l’une et pas de l’autre ?
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dido600dido600   12 juin 2016
elle pas plus de quarante-cinq ans ? En tout cas, elle avait encore des prétentions à la beauté, car elle était maquillée comme une femme de théâtre.
Une blonde à la chair abondante et fluide, aux lèvres un peu molles.
En la regardant, on avait l’impression de l’avoir déjà vue quelque part. Et soudain on comprenait : c’était le type même, devenu rare, de la chanteuse légère des cafés-concerts de jadis ! La bouche en cœur. La taille pincée. Le regard provocant. Et ces épaules laiteuses largement dénudées. Cette façon particulière de se dandiner en marchant, de regarder l’interlocuteur comme, des tréteaux, on regarde le public…
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dido600dido600   12 juin 2016
— Le commissaire n’a pas le droit de t’interroger, maman ! Ne réponds plus…
C’était facile à dire ! Seulement elle savait, elle, qu’il est dangereux de se mettre la police à dos.
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Vidéo de Georges Simenon
Le polar et le livre-audio : quand le suspense s'écoute Avec 5% du marché, le livre audio est aujourd'hui en pleine progression et le polar n'échappe pas au phénomène ! Cela parle à Michel Bussi, l'un des écrivains les plus vendus en France, dont tous les romans sont adaptés en audio depuis ses ""Nymphéas noirs"". Il reviendra sur la mise en son de ses romans à succès dont il reconnaît à la fois la difficulté et la force. Comment vit-il ses mots dans la voix de quelqu'un d'autre ? Est-ce que cela modifie son rapport à l'écriture ? Face à lui, le comédien Antoine Duléry, qui livrait une performance inoubliable dans la série ""Les Petits Meurtres d'Agatha Christie"". Celui qui prête sa voix à la première aventure du commissaire Maigret à l'occasion des trente ans de la mort de Simenon établira le lien entre son expérience d'acteur et celle de lecteur professionnel lors de cette table ronde au festival Quais du Polar 2019. Retrouvez toutes les interviews de Quais du Polar : https://bit.ly/2UAHsed
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