AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2253124915
Éditeur : Le Livre de Poche (14/03/2008)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 43 notes)
Résumé :

Quand je me suis éveillé, les rideaux de toile écrue laissaient filtrer dans la chambre une lumière jaunâtre que je connaissais bien. Nos fenêtres, au premier étage, n'ont pas de volets. Il n'y en a à aucune maison de la rue. J'entendais, sur la table de nuit, le tic-tac du réveille-matin et, à côté de moi, la respiration scandée de ma femme, presque aussi sonore que celle des patients, au cinéma, pendant une opération. Elle était alors enceinte de sept mo... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
  16 février 2014
Marcel est un homme ordinaire qui mène une vie simple, mais confortable avec sa femme Jeanne et sa fille Sophie. Tout change quand les Allemands arrivent en Belgique. « Cette guerre qui éclatait soudain après un an de faux apaisement, c'était une affaire personnelle entre le destin et moi. » (p. 15) La famille quitte Fumay, dans la Meuse, pour le sud de la France. Dans le train qui les emmène, Marcel est séparé de son épouse et de sa fille. Il rencontre Anna, une étrangère au comportement étrange. « Elle ne vivait pas avec les autres. Elle ne participait pas. Elle restait seule parmi les autres. » (p. 94) Sans le préméditer, Marcel entame une liaison avec Anna : les deux réfugiés ne se quittent plus, ne se cachent même pas et vivent leur passion comme ils prendraient des goulées d'air pour échapper à la noyade. « Une cassure s'était produite. Cela ne signifiait pas que le passé n'existait plus, encore moins que je reniais ma famille et cessais de l'aimer. Simplement, pour un temps indéterminé, je vivais sur un autre plan, où les valeurs n'avaient plus rien de commun avec celles de mon ancienne existence. » (p. 112) Hélas, le couple le sait bien, leur liaison ne pourra pas durer.
La narration est menée par Marcel qui raconte cette histoire a posteriori et son récit sonne un peu comme une déposition. La fin du roman révèle à qui Marcel adresse son texte. J'ai beaucoup aimé ce roman dans lequel Simenon saisit un personnage et un instant historique pour en faire une peinture honnête, sans fard ni fausse pudeur. Il parle de désir et de plaisir au milieu du désordre. « Je n'y pensais jamais, non seulement parce que je refusais d'y penser, mais parce que cela ne me venait pas à l'esprit : notre vie à deux n'avait pas de futur. » (p. 148) La vie normale a pris un train pour nulle part et les personnages, brusquement débarqués, errent dans une immense salle des pas perdus. Sauf Marcel et Anna qui font de cette pause forcée une parenthèse lumineuse.
Je vais continuer à lire Georges Simenon dont j'avais également beaucoup aimé La veuve Couderc.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          240
Renod
  30 septembre 2014
Simenon évoque la Seconde Guerre Mondiale dans deux romans : 'le Clan des Ostendais et 'Le train'. Simenon y transpose son expérience de la guerre. En 1939, il se trouve à La Rochelle. Il y organise l'accueil des réfugiés belges. Il est nommé haut commissaire aux réfugiés belges pour le département de Charente-Inférieure.On retrouve certains éléments factuels et même certains personnages historiques : l'infirmière, Mme Blanche, le maire M. Vieljeux.
Commentaire :
Bien qu'il ait connu une prime enfance troublée (disparition de sa mère, père alcoolique), Marcel Féron a une vie banale et ordonnée. Ses quatre années au sanatorium se sont déroulées sous un rythme précis. Il s'est ensuite installé à Fumay, a trouvé une femme, sera père pour la deuxième fois. Une vie placée sous le signe de la quiétude et qui a un goût de bonheur. Une vie normale, comme une autre, quasi inespérée. Mais il pressent l'arrivée d'une crise, il sait que tout va s'arrêter.
Quand il apprend le déclenchement de la guerre, il déclare simplement : « cela devait arriver. » Il considère la guerre comme une affaire personnelle entre le destin et lui.
Vient l'exode, la famille part en train. Nul n'est plus responsable de ses actes. L'individu s'efface dans le groupe, les réfugiés sont baladés au gré des évènements, des obligations du rail, des décisions administratives. Les règles sociales s'estompent : on s'accouple, on fait ses besoins, on se lave au milieu des autres, dans la meute.
Dans la cohue, les wagons sont séparés, Marcel Féron perd la trace de sa femme et de sa fille. Certes, il les aime, mais dans cette ‘évasion' elles ne comptent plus.
Marcel Féron vivra avec Anna un bonheur simple, un bonheur vrai. Comme un enfant, il se réjouit du spectacle des choses les plus ordinaires. La liaison est charnelle, fusionnelle. Ils se comprennent et se devinent sans se parler. Il est naturel d'être ensemble. La guerre est omniprésente ; pourtant, ils vivent dans l'intemporalité. Relation neuve, sans histoire et qui n'a aucun avenir. Tout est dans le présent. On se surprend à vivre.
Marcel Féron découvre une vérité nouvelle et provisoire. Il retrouve la trace de sa famille et la rejoint facilement. La rupture avec Anna est rapide, un simple adieu et déjà son souvenir est effacé.
Marcel reprend sa vie d'avant, la seule possible à ses yeux. Une vie à Fumay, une vie réglée, une vie de travail. Aussi quand il rencontre Anna la seconde fois, c'est un nouvel appel vers l'aventure, il a la possibilité de casser à nouveau sa routine. Il refuse et poursuit son chemin. Quand il déclare qu'il ne retournera jamais à La Rochelle, nous pouvons comprendre qu'il refusera toute autre passade.
S'il fait le récit de cette histoire, c'est pour que son fils sache qu'il a été capable d'une passion. Il conclut son récit par cette phrase : « J'ai une femme, trois enfants, une maison de commerce rue du Château. »
Le Train' est un roman type de Georges Simenon. Ecriture simple, précise et efficace. le récit retranscrit parfaitement l'atmosphère de l'exode. Tout est dans le ressenti et la psychologie du héros narrateur. Trame maîtrisée qui ressemble à celle de ‘la Fuite de Monsieur Monde'. Une routine. Une fuite (l'aventure), le retour.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          171
MissG
  04 mars 2014
Marcel Féron est un homme simple : marié, père d'une fillette,, il a sa boutique, travaille honnêtement pour gagner sa vie et rien de trouble sa vie si paisible et dans le fond si banale : "J'étais cependant devenu un homme heureux, qu'on se mette bien ça dans la tête. J'aimais ma femme. J'aimais ma fille. J'aimais ma maison, mes habitudes et jusqu'à ma rue qui, tranquille, ensoleillée, aboutissait à la Meuse.".
Mais voilà, c'est la guerre, la peur de l'envahisseur allemand jette les foules sur les routes et dans les trains et c'est le chemin qu'emprunte Marcel avec sa femme enceinte et sa fille : "Je n'étais plus Marcel Féron, marchand d'appareils de radio dans un quartier presque neuf de Fumay, non loin de la Meuse, mais un homme parmi des millions que des forces supérieures allaient ballotter à leur gré.".
A travers ce roman, il est intéressant de voir à quel point la guerre, ou tout du moins l'exode qui en résulte, peut être un catalyseur d'émotions.
Séparé de sa femme et de sa fille, Marcel repère dans son wagon une femme qui se démarque de toutes les autres, Anna Kupfer : "Elle ne vivait pas avec les autres. Elle ne participait pas. Elle restait seule parmi les autres."
Elle l'attire, il l'attire, ce qui doit se passer arrive et à aucun moment l'un comme l'autre ne va se poser de questions.
Ils vivent le moment présent sans savoir de quoi demain sera fait, Marcel a un comportement différent de ce qui le caractérise d'ordinaire et il vit sa passion, découvre le plaisir de la chair en osant faire des choses dans des endroits auxquels il n'aurait pas songé en d'autres circonstances, j'irai même jusqu'à dire qu'il vit dans le réel une forme de fantasme.
Entre Anna et Marcel, ce n'est pas une histoire d'amour classique : "L'idée de parler d'amour ne nous effleurait pas et je me demande aujourd'hui si c'était réellement de l'amour. Je veux dire de l'amour dans le sens qu'on donne généralement à ce mot car, à mes yeux, c'était beaucoup plus.", et c'est justement cela qui en fait toute sa beauté.
Ca et le fait que l'un comme l'autre sont lucides, cette parenthèse enchantée va finir par se refermer et chacun retournera vivre sa petite vie, chacun de son côté : "Je n'y pensais jamais, non seulement parce que je refusais d'y penser, mais parce que cela ne me venait pas à l'esprit : notre vie à deux n'avait pas de futur. Ce qui arriverait, je l'ignorais. Personne ne pouvait le prévoir. Nous vivions un entracte, hors de l'espace, et je dévorais ces journées et ces nuits avec gourmandise.".
Je trouve intéressant le traitement de cette histoire car la guerre, et plus particulièrement celle de 1939-1945, est souvent l'élément déclencheur d'une rencontre improbable entre deux êtres qui finissent par s'aimer, d'une certaine façon, et qui dans tous les cas perdent leurs inhibitions et vivent une sexualité plus épanouie.
Le traitement que fait Georges Simenon de ses personnages est finement construit, l'histoire étant narrée du point de vue exclusif de Marcel qui s'adresse à une personne dont l'identité est dévoilée à la fin.
Le personnage d'Anna n'apparaît aux yeux du lecteur que comme Marcel le perçoit.
Il n'en reste pas moins que c'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai suivi l'évolution de cette histoire entre un homme et une femme qui commence dans un train brinquebalé dans une France qui ne sait plus trop où elle va.
De Georges Simenon, je connaissais de nom les Maigret mais je n'avais pas encore eu l'occasion de lire un livre de lui.
Je suis contente d'avoir commencé ma découverte de cet auteur avec ce roman, j'ai pu apprécier son style à la fois fluide et maîtrisé qui dévide petit à petit une histoire riche en rebondissement jusqu'à la dernière phrase.
Au-delà de l'histoire et du contexte, j'ai énormément apprécié le travail de l'auteur sur son personnage principal et également narrateur.
Il se dégage de l'écriture de Georges Simenon une atmosphère qui scotche sur place. C'est bien simple, j'ai lu ce livre d'une seule traite tant j'étais prise par le déroulement et l'enchaînement des événements.
"Le train" est un très beau roman de Georges Simenon qui traite de l'Exode de 1940 sous un angle différent de celui habituellement pratiqué, une histoire qui captive du début à la fin.
Désormais, il ne me reste plus qu'à voir l'adaptation cinématographique qu'en a fait Pierre Granier-Deferre avec Jean-Louis Trintignant dans le rôle masculin principal et Romy Schneider dans celui d'Anna.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Missbouquin
  23 mars 2014
En 1940, l'avancée allemande en France effraye les habitants de l'Est. Dans le petit village de Marcel Féron, modeste réparateur de radio, on n'échappe pas à cette peur généralisée et on s'entasse dans des trains pour rejoindre une zone loin des combats. Mais Marcel est aussitôt séparé de sa femme enceinte et de sa fille, à qui sont réservés les trains de voyageurs tandis que les hommes sont parqués dans des wagons à bestiaux. Coupé de ses racines et de sa femme, il fait l'expérience de la liberté, comme si c'était quelque chose qu'il attendait : "C'était l'heure de la rencontre avec le destin, l'heure d'un rendez-vous que j'avais depuis longtemps, depuis toujours avec le destin." Et ce destin semble prendre le visage d'une femme puisque c'est alors qu'il rencontre Anna Kupfer, une jeune femme mystérieuse avec qui il a une aventure.
Près de 20 ans après, il ressent le besoin de raconter cette aventure pour que ses enfants le voient différemment et comprennent que sa vie, si confortable et terne qu'elle soit, est une vie choisie et assumée.
Quel étrange roman ! C'était mon premier Simenon (lu pour le Club des Lectrices), et j'avoue que j'ai été un peu déconcertée car je m'attendais à un roman policier … or j'ai eu beau attendre, je ne voyais pas l'intrigue pointer. M'étant renseignée, c'est comme ça que j'ai appris que Simenon n'a pas écrit que des romans policiers, même si ces derniers éclipsent le reste de son oeuvre aux yeux du grand public. Et c'est bien dommage car si j'en juge de la qualité de ce roman-ci, il y a sûrement de belles perles à découvrir ! (on a le choix : il a publié près de 200 romans sous son nom et presque autant sous des pseudonymes divers et variés !).
Ce roman est l'histoire de quelques semaines dans la vie d'un homme, qui le change à jamais et le révèle à lui-même.
« Une cassure s'était produite. Cela ne signifiait pas que le passé n'existait plus, encore moins que je reniais ma famille et cessais de l'aimer. Simplement, pour un temps indéterminé, je vivais sur un autre plan, où les valeurs n'avaient plus rien de commun avec celles de mon ancienne existence. »
Ce voyage est en effet pour lui une révélation : il lui permet de rompre avec son quotidien et de se questionner sur son passé et son futur. Que veut-il ? comment voit-il sa vie ? que ressent-il pour sa femme et sa fille ? il pressent aussi que cette faille qu'il découvre est liée au traumatisme qu'il a vécu enfant en voyant sa mère, en 1918, revenir à la maison sous les crachats, les cheveux rasés, et s'en aller sans un mot. de la même manière, cette fuite en avant dans le train lui permet d'échapper à sa famille, sauf qu'il fera le choix inverse de celui de sa mère.
Et puis il y a Anna. Qui lui montre qu'il est capable de passion, qu'il est possible d'être un autre homme. Sans la fin la concernant, sur les dernières lignes, et le dernier événement du roman, ce texte m'aurait peut-être paru un peu fade. Mais la dernière page relève le tout et en fait un très bon roman psychologique et historique, que je vous conseille chaudement.
NB : le Train a été adapté par Pierre Granier-Deferre en 1972 avec Romy Schneider et Jean-Louis Trintignant.
Lien : http://missbouquinaix.wordpr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
Accalia
  19 mars 2014
Je dois avouer que j'ai un assez gros a-priori à propos de cet auteur. Bercée par la série Les Maigrets durant mon enfance, j'ai été obligée d'en voir tellement que j'ai fait une overdose! Et quand je pense à cet auteur, je pense automatiquement à Maigret.

Partir avec un a-priori sur un livre est une mauvaise idée. Surtout quand on a pas particulièrement envie de lire en ce moment. J'ai eu du mal à me motiver…
En deux mots, je n'ai pas ressenti grand chose lors de ma lecture…ni agréable ni désagréable, cela s'est lu vite, mais je ne pense pas en garder un souvenir imperissable.

Et pourtant, qu'est-ce que je peux réellement lui reprocher? Ce n'est pas une lecture désagréable, le thème est pourtant assez intéressant : la fuite des allemands dans un train. Souvent, on a des récits de cette exode sur la route, en voiture…j'ai aimé ce changement!

Par contre, je n'ai pas du tout été sensible au style. Je ne lui ai rien trouvé d'exceptionnel, comparé à d'autres lectrices du Club. Et finalement, l'histoire n'a pas réussi à m'intéresser non plus.

Ne soyons pas injuste, j'ai tout de même aimé certains passages :
J'ai bien aimé l'exode dans le train : voir les "clans" qui se formaient au long du voyage, comment l'être humain arrive, très rapidement à se recréer une sorte de territoire et de famille… Dans le train, au bout de quelques jours, chacun avait sa place à lui, son coin. Les membres d'un wagon étaient comme unis et solidaires. C'est assez étrange et impressionnant à lire!

[Attention, je dévoile une partie de la fin]

Par contre, dès leurs sorties du train et leur arrivée dans le camps de réfugiés, j'ai décroché. cela n'a pas réussi à m'intéresser plus que ça. L'histoire d'amour (amour? Je n'en suis pas réellement sûre, de passion en tout cas pour Marcel, qui finalement la quitte bien plus facilement qu'elle, alors même qu'il était effrayé de la voir disparaitre au début) entre Marcel et Anna n'a pas réussi à ramener mon intérêt.
Marcel est quelqu'un d'extrêmement banal et même son témoignage d'une époque assez particulière ne m'a pas permis de changer d'avis. Je ne lui ai pas trouvé beaucoup d'intérêt. C'est juste un pauvre type qui trompe sa femme finalement. J'aurais préféré en savoir plus sur la vie de Marcel avant son mariage en fait.
La fin était assez prévisible et je n'ai pas été très étonnée.

———————————————————-
Si ce roman a réussi à me faire changer ma vision de cet auteur, je ne peux pourtant pas dire avoir réellement aimé ma lecture. J'aurais donc du mal à vous le conseiller et je pense que je vais arrêter là ma découverte de cet auteur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
dourvachdourvach   11 août 2018
– Cette nuit, les troupes du Reich on lancé une attaque massive contre...
Il ne s'agissait pas encore de la France – en tout cas on n'en parlait pas – mais de la Hollande, qui venait d'être envahie. Ce que j'entendais, c'était un poste belge, je cherchais Paris mais Paris restait silencieux.
La tache de soleil tremblotait sur le plancher gris et, au fond du jardin, nos six poules blanches s'agitaient autour du coq que Sophie appelait Nestor. Pourquoi me suis-je demandé tout à coup ce que notre petite basse-cour allait devenir ? J'étais presque attendri par son sort.

[Georges SIMENON, "Le train", 1961, chapitre 1 - page 11 de l'édition "Le Livre de Poche"]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Maxime12Maxime12   19 octobre 2014
Mon front est dégarni. J'ai besoin de verres de plus en plus épais. Je suis un homme assez prospère, effacé. plutôt terne. Vu d'un certain angle, le ménage que nous formons, Jeanne et moi, est plutôt une caricature du couple.
Alors, l'idée m'est venue de laisser à mon fils, à tout hasard, une autre image de moi. Je me suis demandé si cela ne lui ferait pas du bien, un jour, de savoir que son père n'a pas toujours été le commerçant et le mari timide qu'il a connu, sans autre aspiration que d'élever les siens de son mieux et de leur faire gravir un petit échelon de l'échelle sociale.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Maxime12Maxime12   18 octobre 2014
- Germaine ! Germaine ! Ca y est ! Ils ont attaqué !
Moi aussi, je pensais que ça y était mais les mots n'avaient pas le même sens pour moi que pour M. Matray. J'ai un peu honte de le dire: j'étais soulagé. Je me demande même si, depuis octobre, voire depuis Munich, je n'attendais pas cette minute avec impatience, si je n'avais pas été déçu, chaque matin, en tournant les boutons de la radio, d'apprendre que les armées continuaient à se faire face sans combattre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          132
LiliGalipetteLiliGalipette   16 février 2014
« Je n’y pensais jamais, non seulement parce que je refusais d’y penser, mais parce que cela ne me venait pas à l’esprit : notre vie à deux n’avait pas de futur. » (p. 148)
Commenter  J’apprécie          160
LiliGalipetteLiliGalipette   16 février 2014
« Une cassure s’était produite. Cela ne signifiait pas que le passé n’existait plus, encore moins que je reniais ma famille et cessais de l’aimer. Simplement, pour un temps indéterminé, je vivais sur un autre plan, où les valeurs n’avaient plus rien de commun avec celles de mon ancienne existence. » (p. 112)
Commenter  J’apprécie          40
Videos de Georges Simenon (117) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Georges Simenon
Le polar et le livre-audio : quand le suspense s'écoute Avec 5% du marché, le livre audio est aujourd'hui en pleine progression et le polar n'échappe pas au phénomène ! Cela parle à Michel Bussi, l'un des écrivains les plus vendus en France, dont tous les romans sont adaptés en audio depuis ses ""Nymphéas noirs"". Il reviendra sur la mise en son de ses romans à succès dont il reconnaît à la fois la difficulté et la force. Comment vit-il ses mots dans la voix de quelqu'un d'autre ? Est-ce que cela modifie son rapport à l'écriture ? Face à lui, le comédien Antoine Duléry, qui livrait une performance inoubliable dans la série ""Les Petits Meurtres d'Agatha Christie"". Celui qui prête sa voix à la première aventure du commissaire Maigret à l'occasion des trente ans de la mort de Simenon établira le lien entre son expérience d'acteur et celle de lecteur professionnel lors de cette table ronde au festival Quais du Polar 2019. Retrouvez toutes les interviews de Quais du Polar : https://bit.ly/2UAHsed
+ Lire la suite
autres livres classés : exodeVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Le commissaire Maigret

Quel est le prénom du commissaire Maigret ?

Hercule
Édouard
Jules
Nestor

12 questions
175 lecteurs ont répondu
Thème : Georges SimenonCréer un quiz sur ce livre