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ISBN : 2253142808
Éditeur : Le Livre de Poche (14/01/1998)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 59 notes)
Résumé :
Le 13 février 1903 naît à Liège Roger Mamelin, fils de Désiré, employé d'assurances, et d'Elise Peeters, sans profession. Autour de l'enfant, des oncles et des tantes, des cousins, puis plus tard les pensionnaires auxquels sa mère loue des chambres : tout un monde de personnages avec ses bonheurs et ses malheurs, ses petitesses, ses folies, comme celle de l'oncle Léopold, protecteur de l'anarchiste Marette, coupable d'un attentat...
Puis viennent la guerre, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
dourvach
  23 octobre 2014
[ATTENTION, CRITIQUE PIEGEE AVEC NOTE EXPLOSIVE EN FIN DE TEXTE... à ne donc pas "liker" sans lire jusqu'au bout ! :-) ]
Ce livre est d'une beauté inouïe : composé de ses belles pastilles d'espace-temps qui s'emboitent parfaitement, concentrés d'odeurs, de clair-obscurs d'intérieurs (presque "hollandais", de tant de picturalité rentrée !), d'échappées belles sur les petites places tranquilles de Liège au début du XXème siècle... D'enfance lointaine. De fêtes de quartier. Un pur monument de vérité.
Et le pas tranquille de Désiré, père du narrateur, rythmant "l'action" lorsqu'il se rend au travail tous les matins --- réglé comme une horloge... Les jérémiades de la maman, qui assure le "ravitaillement", le ménage et la lessive... Les vies rendues passionnantes de ceux qu'on appelle -- ou appelait -- "les petites gens"...
Simenon en est sorti, s'en est "échappé", même (passé des faits divers de "La Gazette de Liège" jusqu'à ce quai de gare qui le mènera à Paris !) et évoque "les siens" -- restés "là-bas" -- avec tendresse, sans une once de narcissisme ou de niaise complaisance. Un "roman des origines" dédié à son fils Marc...
Un chef d'oeuvre de 1948... Toujours secret, toujours frais et immortel.
[P.S. : ...mais quand je découvre être le tout premier à commenter cette oeuvre-là sur "Babelio" !! Quelle injustice !!! En même temps, c'est un honneur, et en même temps c'est extrêmement triste de le constater cet état de fait, face à l'importance littéraire d'une oeuvre aussi manifestement aboutie que "Pedigree" de SIMENON ! Comme un échec général... Car "l'instinct grégaire" est là et bien là, sur "babelio" comme ailleurs : dans les têtes, passent d'abord en boucle les "incontournables" ouvrages de Legardinier, Foenkinos, Nothomb, Trierweiler, Zemmour, etc. etc. Ce règne rageant et décourageant de l'insignifiance et du (très globalement) "NON-littéraire", partout... Cet insidieux conditionnement, sourd et pesant... Au fond, tant de lecteurs en France semblent aujourd'hui se f...tre royalement de la simple "survie" -- ou même de la simple connaissance -- de la Littérature (vraie) déjà existante !! Inégalités flagrantes dans la répartition de leurs efforts de simple attention pour tant de lecteurs moutonnisés à leur insu : terrible injustice faite à tellement d'oeuvres de valeur, oeuvres aujourd'hui "oubliées" (!!!) et qu'il nous faut tenter de réhabiliter sans cesse ! Et il nous suffira de pointer cette sorte d'injustice -- avec insistance, j'en conviens -- pour être taxés d' "élitistes"... Constat triste, triste, triste... et sans la beauté inerte des rues de Liège et des quais de la Meuse, juste troublée par les pluies de l'hiver ! :-) ]
Lien : http://www.regardsfeeriques...
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mfrance
  27 septembre 2018
Que cache ce titre ? eh bien tout simplement l'histoire de la famille Simenon et accessoirement l'enfance et l'adolescence du jeune Georges et ce depuis la naissance de ce dernier jusqu'à sa seizième année.
Le tout déguisé sous des noms d'emprunt.
Exacte biographie, ce texte ? souvenirs de familles plus ou moins recréés, fantasmés, embellis par l'imagination fertile de l'écrivain Simenon ? Peu importe.
On se plonge avec délices dans la vie foisonnante de Liège, au début du vingtième siècle. On en arpente les rues, en compagnie de Désiré aux longues jambes et d'Elise, les parents du jeune Roger, à peine né, en visite chez l'un ou l'autre des membres de leur nombreuse parentèle. On compatit aux malheurs des uns et des autres. On s'énerve de voir Elise pleurnicher pour un rien et on se rend compte peu à peu qu'elle s'en fait une force qui va lui permettre d'aller juste là où elle voulait aller, la maligne !
Quant au grand Désiré, lui, du moment qu'on le laisse tranquille avec son journal, tout va bien, la vie est belle !
Simenon écrit comme on respire, sans effort, naturellement... comme une évidence et le lecteur se coule avec délices dans le moule de cette prose qui enchante par sa fluidité, sa fausse simplicité, sa qualité d'évocation, son aptitude à restituer les émotions, le bruit et la fureur de la vie.
Que le lecteur soit transporté dans les rues de Liège au moment de la Saint-Nicolas, dans les cimetières à la Toussaint, avec la foule les jours de ducasse, ou tout simplement dans la maison Mamelin avec Elise s'activant à son ménage et s'occupant de ses pensionnaires, il déguste avec gourmandise toutes les délectables tranches de vie que Simenon lui sert sans compter, y compris les émois du jeune Roger.
Un texte magnifique remarquablement servi par le talent bouillonnant de Georges Simenon qui fait mouche avec son sens du mot juste, de la phrase percutante et l'aisance sidérante avec laquelle il conduit son récit tambour battant.
Une oeuvre à ne surtout pas laisser sombrer dans les oubliettes de la littérature !
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Emilyvalentine
  15 janvier 2019
Simenon nous raconte l'histoire de son enfance de 1903 à 1918 (armistice). Les portraits de son entourage familial sont décrits comme des peintures. Chaque lieu, chaque personnage pourrait devenir un tableau impressionniste. Son père, le grand Désiré, si calme, si enjoué, taiseux mais prenant soin de sa famille et notamment de son épouse en gardant pour lui certain secret pour ne pas lui ajouter de tracas. Sa mère, Elise, d'origine flamande, est plus retorse, moins limpide, plus geignarde, les nerfs à vif mais néanmoins, travailleuse et prête à rendre service aux membres de la famille. C'est elle qui mène la barque. En lisant Pedigree, on plonge au coeur de la vie liégeoise. Liège est un personnage de l'histoire, son tram, ses ruelles, la Meuse, ses ponts, ses églises, ses collèges,... et pour qui connaît la ville, on se balade avec les personnages avec beaucoup de plaisir. Simenon a l'art de raconter la vie, une autre vie, un autre temps. le roman est d'une certaine lenteur mais c'est à nous lecteurs, de ralentir le rythme pour profiter pleinement de ce roman. 4/5 car il m'a fallu quelques pages avant de rentrer complètement dans l'histoire, sans doute voulais-je aussi aller trop vite. A découvrir pour la plume de Simenon. Dommage qu'il n'existe pas de suite....
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ouillon
  26 avril 2016
Une ambiance, une enfance puis une adolescence....
Lien : http://bibliothequeouillon.o..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
RenodRenod   06 septembre 2018
(...) ce silence exceptionnel, angoissant, arrivait de très loin en vagues concentriques, comme se propage le son des cloches, il venait d'au-delà des toits, d'au-delà du ciel d'aquarelle, donnant envie de refermer la fenêtre pour l'empêcher d'envahir la maison.

Car, de ce silence, chacun devait avoir l'impression d'être le centre, chacun qui, au milieu de cette immensité de calme absolu, déclenchait de petits vacarmes individuels avec une fourchette, un verre en ouvrant une porte, en toussant, en respirant.

En dehors de ce noyau sonore qu'on transportait avec soi, rien.
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RenodRenod   05 novembre 2016
- C'est un garçon... balbutie-t-elle.
Lui, sans respect humain, prononce en pleurant toujours :
- Je n'oublierai jamais, jamais, que tu viens de me donner la plus grande joie qu'une femme puisse donner à un homme...
- Désiré... Ecoute... Quelle heure est-il?
L'enfant est né à minuit dix. Elise chuchote.
- Ecoute, Désiré... Il est venu au monde un vendredi 13... Il ne faut le dire à personne... Il faut supplier cette femme...
Voilà pourquoi, le lendemain matin, quand Désiré, que son frère Arthur accompagne comme témoin, va déclarer l'enfant à l'Hôtel de ville, il fait inscrire, en prenant un air innocent :
- Roger Mamelin, né à Liège, 18, rue Léopold, le jeudi 12 février 1903.
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RenodRenod   03 novembre 2016
Elle a toujours l'impression qu'un événement va se produire, qu'il n'est pas possible que le monde reste comme suspendu dans l'espace, prolongeant à l'infini la minute présente, et elle interroge avec effroi les autres qui ne s'aperçoivent de rien, elle sent venir une catastrophe dont elle est seule à s'effrayer.
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mfrancemfrance   14 septembre 2018
Ailleurs, Désiré marche, salue les gens d'un ample coup de chapeau. -Il a un si beau coup de chapeau !
Les voisins pourraient dire l'heure sans consulter leur réveil. Des voisins qui retirent leurs volets savent s'ils sont en avance ou en retard ; le grand Désiré passe, allongeant les jambes à un rythme si régulier qu'elles semblent chargées de mesurer la fuite du temps. Il ne s'arrête guère en route. Gens et choses ne paraissent pas l'intéresser et pourtant, il sourit, comme aux anges. Il est sensible à la qualité de l'air, à un peu de fraîcheur en plus ou en moins, à des sons lointains, à de mouvantes taches de soleil. Le goût de la cigarette du matin varie selon les jours et pourtant ce sont des cigarettes de la même marque, des "louxor" à bout de liège.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   22 mars 2016
Elle ouvre les yeux et pendant quelques instants, plusieurs secondes, une éternité silencieuse, il n'y a rien de changé en elle, ni dans la cuisine autour d'elle ; d'ailleurs, ce n'est plus une cuisine, c'est un mélange d'ombres et de reflets pâles, sans consistance ni signification. Les limbes, peut-être ? Y a-t-il eu un instant précis où les paupières de la dormeuse se sont écartées ? Ou bien les prunelles sont-elles restées braquées sur le vide comme l'objectif dont un photographe a oublié de rabattre le volet de velours noir ?
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Videos de Georges Simenon (118) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Georges Simenon
À l'école, vous étiez plutôt bons élèves comme Simenon ou cancres comme Pennac ? Assidus comme Birkin ou désabusés comme Prévert ? Écoutez petits et grands nous raconter leurs souvenirs d'école.
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