AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782020021180
446 pages
Éditeur : Seuil (01/06/1974)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 115 notes)
Résumé :
Immense fresque du système concentrationnaire en U.R.S.S. de 1918 à 1956, " L'Archipel du Goulag " (ce dernier mot est le sigle de l'Administration générale des camps d'internement) fut terminé par Soljénitsyne en 1968. " Le c¿ur serré, je me suis abstenu, des années durant, de publier ce livre alors qu'il était déjà prêt : le devoir envers les vivants pesait plus lourd que le devoir envers les morts. Mais à présent que, de toute façon, la sécurité d'Etat s'est empa... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Hulot
  09 juin 2020
Ce livre est avant tout un témoignage, un récit contre l'oubli, un livre pour que vous ayez une pensée pour ces millions de personnes, souvent anonymes, disparues, avalées par le Goulag.
L'auteur nous explique pourquoi et surtout comment un pays en est arrivé, à partir d'une idéologie, à déporter, exterminer ses propres compatriotes.

Pour cela, il va nous raconter les arrestations, évoquer les grands procès puis parfois à titre personnel, les prisons ( comme la célèbre Loubianka ), les transferts puis les camps de transit tout en nous précisant que toutes ces étapes étaient un " paradis " par rapport à ce qui les attendait dans les camps du grand nord.
On ne peut pas résumer un livre comme celui ci, il faut le lire pour avoir un début d'explication sur ce que fut cet archipel du Goulag.
Nous avons à l'heure actuelle beaucoup d'informations sur le Goulag mais la parution en Occident de cet ouvrage fut un choc voir un traumatisme chez ceux qui croyaient encore dans la grande URSS et j'imagine que certains mirent en doute ces témoignages plus effroyables les uns que les autres.
Un ouvrage indispensable pour tous ceux que cette période de l'histoire intéresse, une lecture-hommage à ces hommes disparus et oubliés.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          399
peloignon
  04 janvier 2013
Écrit dans la clandestinité en une vingtaine d'années à partir de sa propre expérience d'emprisonnement et de témoignages d'anciens détenus, ce livre a eu, à partir de sa publication en 1973, un impact déterminant dans les milieux intellectuels de gauche qui refusaient toujours de condamner les dérives infernales du stalinisme.
Ayant miraculeusement survécu au Goulag, Soljenitsyne prend la voie en son nom, mais aussi en celui des compagnons d'infortune qui n'ont pas pu s'en tirer, par devoir de mémoire envers les morts et pour éviter au plus grand nombre possible d'innocents de connaître un pareil péril.
On y trouve une dénonciation en règle d'un système qui partait du doux rêve d'un paradis égalitaire pour aboutir en cauchemar kafkaïen, l'exposition minutieuse des mécanismes staliniens qui ont fini par paver un enfer à partir des bonnes intentions humanistes de Marx et de Lénine.
Toute la rationalité anti-humaine du système est exposée minutieusement, implacablement : l'appareil de délation, le mécanisme de tortures, l'injustice des condamnations politiques, les conditions ignobles d'emprisonnement, tout y passe.
Le résultat donne un livre fascinant, très lourd à lire, mais difficile à quitter, qui me semble propre à briser même les plus profonds sommeils idéalistes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          371
TCHITAT92
  14 septembre 2018
Me voilà parvenue à la moitié de ce voyage phénoménal à destination de l'Archipel du Goulag.
Un voyage historique, argumenté, détaillé, décortiqué de façon moléculaire, un voyage douloureux, au cours duquel s'amoncellent les faits, témoignages véridiques sur les conditions des arrestations, vies stoppées d'un coup en plein élan, des procès où règne ... l'injustice, où l'on jure de ne dire que ... la non-vérité qu'on nous a (a) sommés d'avouer, les condamnations, déportations, humiliations, déshumanisations, désespérations ... et non, car, malgré tout ces "...tions" qui visent l'annihilation de l'individu, Alexandre Soljénitsyne nous montre que l'espoir, bien qu'interdit, restait vivant, soutenu par un instinct de (sur)vie extraordinaire ; son souffle littéraire, plein d'ironie, d'humour noir parfois, sa colère que l'on sent au-travers de ses centaines de pages compilées, ces faits, qu'il entasse, l'un après l'autre, rendant hommage à chacun, chacune, à tous ceux qu'il a pu croisés dans ses pérégrinations goulaguiennes, d'un camp, d'une prison à l'autre, à tous ceux dont il a entendu parler seulement, à tous ceux qui ont osé lui confier leur témoignage, et à tous les autres, les dizaines, centaines de milliers d'autres, restés indéfiniment anonymes, disparus, c'est une accumulation de vie, la victoire des survivants réclamant justice et reconnaissance, au moins dans l'esprit des générations suivantes, à défaut d'un remboursement symbolique pour vie détruite indûment.
Soljénitsyne réussit l'exploit de n'être jamais ennuyeux, de secouer les consciences, de nous montrer la réalité crue sans misérabilisme ni voyeurisme. La définition même d'un ouvrage littéraire et historique.
Vite, je composte mon billet pour la deuxième partie de ce voyage, le coeur déjà lourd des faits à venir (bien que passés), les yeux ouverts sur L Histoire qui va défiler, macabre dans sa robe rouge et noire, le corps secoué par les soubresauts et autres cahots vécus par ces courageux soviétiques sacrifiés au nom de quoi au juste, on se le demande encore ...
Un ouvrage à lire, encore plus à l'heure actuelle, où les machines politiques semblent dérailler dans certains pays...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          211
Walken
  20 décembre 2012
Sans préliminaire, Soljénitsyne nous transporte par-delà le Dniepr et la Néva, pour nous révéler comment on intègre l'Archipel, avant de nous faire comprendre ce qu'il est vraiment, son organisation, son développement métastasique, sa finalité.
Nous assistons alors tétanisé, à l'arbitraire des arrestations, à l'infamie des procès iniques, à l'invraisemblance des condamnations, à la cruauté des premières incarcérations, à la torture et à l'humiliation ordinaires, à l'horreur effroyable des convois vers les camps de transit avant de rejoindre les îlots du goulag.
Puis, pour ceux qui auront survécu au voyage, commencera alors une vie de "zek", de sous-homme, d'esclave absolu, soumis à un régime de travail inhumain, dans des mines, des exploitations forestières et des marécages sans fin, pour construire canaux, chemins de fer, routes, aux confins du cercle polaire, dans l'immensité glacée de la Sibérie ou dans les steppes désertiques d'Asie centrale.
Tout est avéré par des centaines de témoignages, aux informations soigneusement recoupées par Soljénitsyne qui souvent, s'adresse à nous pour mieux nous faire replonger au coeur du plus grand système concentrationnaire de tous les temps.
Par sa compassion et son humanité, nous souffrons avec l'auteur, avec les victimes, qui bien souvent ne comprennent pas la raison de leur déportation, de leur destin tragique implacable. D'autant que dans nombre de camps, en plus du régime cruel imposé, il faudra également composer avec les malfrats de toute espèce (et il faut croire que la Russie en regorgeait), déportés eux aussi mais avec un statut spécial, privilégié, car considérés comme les victimes de l'ancienne société bourgeoise, faisant régner la dure loi du plus fort, survivant sur le dos des "zeks" ordinaires, des dos pourtant déjà largement éprouvés.
Dans un style toujours puissant et un souci scientifique du détail, où l'humour n'est pas absent, nous devenons alors les témoins de cette déportation de masse, où des dizaines de millions d'indigènes viendront, au final, alimenter l'Archipel, et dont une grande majorité mourront sous le coup de l'épuisement, de la faim, du froid, des maladies, de la torture, des exécutions sommaires.
Cela nous rappelle bien-sûr une autre page tragique du XXème siècle, à ceci près que l'Archipel, bien qu'encore relativement peu étendu, fonctionnait déjà à plein régime dès le début des années 30...... Et Soljénitsyne, qui a purgé huit années de camp, est catégorique: il s'agit bien "d'extermination par le travail", un concept, là encore, mis au point bien avant la Shoah.....
En outre, si le pire des atrocités s'est déroulé sous Staline, l'auteur nous fait remarquer, preuves à l'appui, que l'Archipel avait commencé à émerger du permafrost sous Lénine.... et qu'il n'a véritablement pris fin qu'avec la chute de l'Empire soviétique.
Face à cette oeuvre monumentale, aux risques énormes encourus par l'auteur, nous ne pouvons que nous incliner. Lire cette effroyable fresque historique demande une certaine dose d'abnégation, une volonté sans faille de connaître, comprendre et d'accepter la réalité des faits.
Enfin, par son existence même, "l'Archipel du Goulag" est malgré tout une source d'espoir, car il constitue la preuve éclatante que l'intelligence et l'acharnement d'un seul homme peuvent avoir raison d'un des systèmes les plus totalitaires que l'humanité ait connu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
JeanLouisBOIS
  24 septembre 2012
Critique d'Yves Mamou:
L'Archipel du goulag, d'Alexandre Soljenitsyne (1918-2008), qui paraît en France et en Allemagne en 1974, marque un tournant. Pas tant pour les Russes et toutes les minorités terrorisées et maltraitées par l'appareil policier soviétique que pour les Français. Cet "essai d'investigation littéraire" a dessillé les yeux à l'Ouest sur l'univers de la déportation en Union soviétique et jeté le doute sur les valeurs qui sous-tendent le mot "socialisme". La prise de conscience a d'ailleurs été mondiale. Car le manuscrit sera publié ensuite aux États-Unis et dans le reste du monde.
L'ampleur de la documentation, les qualités littéraires de l'auteur en font un ouvrage à part. Mais l'information qu'il apporte n'a en fait rien d'une révélation. L'Archipel n'est que le dernier avatar d'une longue lignée de documents et ouvrages critiques sur un système pénitentiaire où moururent plusieurs dizaines de millions de personnes. Dès 1919, les ouvrages d'Etienne Buisson (Les Bolchéviki, éd. Fischbacher) et de Charles Dumas (La Vérité sur les Bolchéviki, éd. Franco-Slave) dissipent le brouillard sur un univers profondément despotique. Par la suite, des kyrielles d'autres livres seront édités, certains sous la plume d'écrivains célèbres comme Panait Istrati ou André Gide, d'autres sous la plume d'authentiques socialistes ouvriers comme Kléber Leguay (Un mineur chez les Russes, 1938, éd. Pierre Tisné). J'ai choisi la liberté, de Victor Kravchenko provoque en 1947 une intense polémique intellectuelle, politique et juridique. D'autres comme le Zéro et l'infini, d'Arthur Koestler, auraient pu jouer le rôle déclencheur. Mais, jusqu'à 1974, le sentiment général tient pour acquis que quelques inévitables bavures ne sauraient remettre en cause les réalisations positives du communisme.
L'Archipel du goulag d'Alexandre Soljenitsyne cristallise donc un virage mental et politique. Contrairement à ce qui arrive à Victor Kravchenko vingt-huit ans plus tôt, personne ne met en doute le sérieux de la documentation de l'écrivain. Le Figaro, le Monde, L'Express et Le Nouvel Observateur accordent une place importante aux récits, souvenirs et lettres des 227 détenus et anciens détenus qui ont aidé Soljenitsyne à bâtir cette description chorale de l'"industrie pénitentiaire" soviétique. le mot "goulag" se répand dans le vocabulaire quotidien et devient synonyme de violence et d'arbitraire.
Alors que l'ouvrage est en cours de traduction aux éditions du Seuil et que seule une édition en russe est commercialisée à l'Ouest par YMCA Press, l'appareil idéologique soviétique se déchaîne. Soljenitsyne n'est pas traité de faussaire ni d'agent de la CIA comme le fut Kravchenko. La propagande soviétique ne s'en prend pas non plus à l'oeuvre ni aux témoignages. Habilement, elle tente de décrédibiliser la personne. Comme le note Jacques Amalric, correspondant du Monde à Moscou, La Pravda attaque grossièrement le train de vie prétendument luxueux de l'auteur et surtout l'accuse d'une extrême bienveillance envers le général Vlassov, général soviétique passé du côté de la machine de guerre nazie.
La traduction française n'est pas prête quand L'Humanité, sous la signature de Serge Leyrac, accompagne la réaction soviétique et dessine le triptyque classique de toute tentative de décrédibilisation : le livre n'apporte rien qui ne soit déjà connu - Nikita Khrouchtchev et son rapport devant le XXe congrès auraient dit l'essentiel des atteintes staliniennes à la légalité soviétique ; son auteur est un traitre comme le général Vlassov, dont il justifie le ralliement à Hitler ; par conséquent, tout ce qu'il dit est faux. Claude Durand, éditeur au Seuil, se dépêche de faire traduire le chapitre litigieux. Bernard Feron explique dans le Monde que Soljenitsyne tente simplement de comprendre comment un authentique patriote comme Vlassov a pu se résoudre à "trahir" et se rallier à Hitler. La polémique s'éteint.
L'Archipel du goulag va en fait contribuer à désolidariser le monde politique de sa base idéologique et culturelle. Car le livre est publié au tout début de l'Union de la gauche. Cette alliance électorale entre le Parti socialiste (PS), le Mouvement des radicaux de gauche (MRG) et le Parti communiste français (PCF) a été signée en 1972 sur la base du Programme commun. le PCF encore puissant sur le plan électoral bloque tout débat au sein du PS. Avec L'Archipel du Goulag, "l'affaire n'est pas celle des seuls communistes, car c'est le socialisme tout court que l'on essaie d'atteindre", peut-on lire dans L'Humanité. Une stratégie payante, puisque François Mitterrand ose dire : "Je suis persuadé que le plus important n'est pas ce que dit Soljenitsyne, mais qu'il puisse le dire. Et si ce qu'il dit nuit au communisme, le fait qu'il puisse le dire le sert bien davantage." Une assertion extravagante quand on sait que le manuscrit de Soljenitsyne est passé à l'Ouest par des voies clandestines et qu'en raison du contenu l'auteur risquait sa vie ou sa liberté.
Au-delà de ces contorsions, la brèche culturelle et sociétale ne se refermera plus. le mouvement des "nouveaux philosophes" poursuit à sa manière le débat. La Cuisinière et le Mangeur d'homme (Seuil, 1975) ou Les Maîtres penseurs (Grasset, 1977), d'André Glucksmann, La Barbarie à visage humain, de Bernard-Henri Lévy (Grasset, 1977), sont des best-sellers qui bousculent le glacis des mentalités. Les droits de l'homme donnent naissance aux French doctors, le déclin irrémédiable du Parti communiste commence et la politique cède la place à l'humanitaire. Que reste-t-il en 2008 d'un ouvrage vendu à plus d'un million deux cent mille exemplaires ? "Un document historique, mais surtout une oeuvre littéraire incontestable", affirme Claude Durand aujourd'hui.
Lien : http://www.fabula.org/actual..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120

Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
idealisteidealiste   27 juin 2020
Ah, si les choses étaient si simples, s’il y avait quelque part des hommes à l’âme noire se livrant perfidement à de noires actions, et s’il s’agissait seulement de les distinguer des autres et de les supprimer ! Mais la ligne de partage entre le bien du mal traverse le cœur de chaque être humain. Et qui est ira détruire un morceau de son propre cœur ?
Commenter  J’apprécie          40
JcequejelisJcequejelis   12 septembre 2013
Ces carnets représentaient ma prétention à devenir écrivain. Je ne croyais pas en la puissance de notre étonnante mémoire et, tout le long des années de guerre, je m'étais efforcé de noter tout ce que je voyais (ce n'eut été là qu'un demi-mal) et tout ce que j'entendais de la bouche des gens.
(...)
... je sentis venir la fin de l'instruction ; jusqu'à ce jour du quatrième mois où tous les blocs-notes de mon « Journal de guerre » furent balancés dans la gueule du poêle de la Loubianka ;
(...)
... je tournai mes regards, ... vers le tumulus de manuscrits qui s'amoncelaient jusqu'au beau milieu du cabinet d'instruction, ils n'avaient pas encore été triés. Les manuscrits s'étalaient dans des cahiers, liés ou non, ou tout simplement de feuilles volantes, pour former le tumulus funéraire de l'esprit humain enseveli. Ce tumulus dépassait de sa hauteur conique le bureau du commissaire, me cachant presque ce dernier, et je fus saisi d'une compassion fraternelle pour le travail de cet inconnu qui venait d'être arrêté la nuit dernière et dont l'appartement perquisitionné avait livré toute cette récolte, déversé le lendemain matin sur le parquet du cabinet de torture... quelle vie singulière avait été amenée ici cette nuit pour être martyrisée, déchirée, puis brûlée ?
Oh! qu'il en a péri, dans ce bâtiment, de desseins et de travaux! Toute une civilisation engloutie. Oh! suie, suie des cheminées de la Loubianka ! Le plus vexant est que nos descendants, tiendront notre génération pour plus bête, plus incapable, plus muette qu'elle ne fut ! ...

1061 - [p. 106/7]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
peloignonpeloignon   25 décembre 2012
[P]our réussir à charger de nuit avec autant de précision un millier d’hommes dans des wagons, il faut que dès la veille au matin, à la prison, on ait commencé à les extraire de leurs cellules et à les préparer pour le transfèrement, il faut que l’escorte, la journée durant, les ait longuement, sévèrement réceptionnés dans la prison et, une fois réceptionnés, les ait tenus de longues heures non plus dans des cellules, mais dans la cour, par terre, pour qu’on ne les confonde pas avec les locataires de la prison. Ainsi, pour les prisonniers, le changement nocturne n’est-il que la conclusion, soulageante d’une longue journée d’usure.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          250
HulotHulot   31 mai 2020
Le médecin de la prison est le meilleur auxiliaire du commissaire instructeur et du bourreau.
Lorsque le détenu passé à tabac revient à lui; il entend la voix du médecin : " On peut continuer, son pouls est normal."
Après 5 jours passés dans un cachot glacial, le médecin examine votre corps dévêtu et transi et dit : " On peut continuer".
On vous a battu à mort et il signe l'acte de décès : cirrhose du foie, infarctus.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          301
HulotHulot   06 juin 2020
C'est cette soumission au destin, ce renoncement absolu à toute velléité d'organiser sa propre vie, cette reconnaissance du fait qu'il est impossible de rien prédire, ni le meilleur ni le pire, mais qu'il est aisé, en revanche, de faire un faux pas dont on se repentira toute sa vie, c'est tout cela qui fait que le détenu se libère d'une certaine part de ses chaines, retrouve le calme et même acquiert une sorte de grandeur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270

Videos de Alexandre Soljenitsyne (69) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alexandre Soljenitsyne
Extrait de "Une journée d'Ivan Denissovitch" d'Alexandre Soljénitsyne lu par Ivan Morane. Editions Audiolib. Parution le 15 mai 2019 en téléchargement.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/une-journee-divan-denissovitch-9782367627687
autres livres classés : goulagVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

La littérature russe

Lequel de ses écrivains est mort lors d'un duel ?

Tolstoï
Pouchkine
Dostoïevski

10 questions
315 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature russeCréer un quiz sur ce livre

.. ..