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Éditeur : Gallimard (26/11/1948)
3.6/5   5 notes
Résumé :
Pas de quatrième de couverture.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
gill
  02 juillet 2021
En cette fin d'ère quinquennaire, le monde roule sur la pente descendante du thermomètre.
Car, au diable les climatosceptiques, dès 2006, les premiers troubles dans l'activité solaire avaient annoncé un refroidissement général du globe terrestre.
Et, en 2185, le monde devenu inhospitalier, l'humanité avait fini par se regrouper au sein des Etats-Unis d'Afrique, dans sa capitale Tombouctou, libre de glace toute l'année.
L'humanité, devenue troglodyte, avait commencé à s'enterrer dans de profondes cités ...
"Les évadés de l'an 4000" est un roman écrit par Jacques Spitz en 1936, et paru dans la prestigieuse collection Nrf des éditions Gallimard.
C'est un roman de science-fiction marqué du style très personnel de Jacques Spitz.
Le ton y est comme souvent teinté d'humour.
C'est un roman captivant, réaliste et moderne.
Mais pour autant Jacques Spitz, dans son anticipation, ne s'embarrasse pas de prospectives prophétiques.
Sa plume imaginative se place au service d'un récit rapide et fluide.
Les personnages sont de ceux, qui pourtant intemporels, possèdent des caractères bien ancrés dans le siècle de l'auteur.
C'est la recette de Jacques Spitz : projeter dans l'avenir, dans des futurs complètement inattendus, des personnages avec lesquels on s'attendrait à le voir badiner dans un cocktail.
Le terme "classique" prend ici tout son sens dans une science-fiction française naissante.
D'ailleurs, l'épilogue des évadés de l'an 4000, surprenant et teinté de surréalisme, a été depuis repris, remodelé à plusieurs reprises, notamment par Bernard Werber.
Mais avec beaucoup moins de bonheur, de subtilité et de réussite, il faut le dire.
Le roman de Jacques Spitz décrit la lutte entre ce troglodysme ancien, qui prétend sauver l'humanité en l'enfouissant de plus en plus profond sous terre, et l'astronautique nouvelle et audacieuse qui voit l'avenir de l'espèce dans la conquête spatiale vers de nouvelles planètes habitables.
Il est aussi une histoire d'amour qui ne veut pas se déclarer.
Et, aujourd'hui, peut-être plus qu'hier, sonne-t-il d'une actualité plus pénétrante ...
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lecassin
  18 juin 2015
N’a-t-on pas coutume de dire que René Barjavel est « le père de la science-fiction française » ? Si, bien sûr, et moi le premier, grand amateur de l’auteur de (entre autres) « Ravage »… Mais ça, c’était avant de découvrir Jacques Spitz : « Ravage » et « Le voyageur imprudent » datent tous deux de 1943, année de la réédition de « Les évadés de l’an 4000 » dont le premier tirage est de 1936… et ce n’est pas le premier opus de l’auteur en matière de science-fiction ; voir « « L’agonie du globe » en 1935 ; et quelques autres jusqu’à « La parcelle « Z » en 1942… Qu’importe…
En 1936, disais-je, Jacques Spitz, après avoir édité quelques titres laborieux de style « nouveau roman », nous gratifie de ce petit texte apocalyptique.
Nous sommes en l’an 4000. Le soleil a perdu 20 % de sa puissance ; la glace est descendue des pôles vers l’équateur et le seul espace vivable pour l’homme à la surface du globe (et encore…) se réduit à la mince bande comprise entre les deux Tropiques.
Le pouvoir exécutif est tenu d’une main de fer par De la Condamine, une sorte de dictateur qui envoie ses opposants en exil sur l’île de Sainte- Hélène. Tombouctou est la capitale souterraine des Etats-Unis d’Afrique. En effet, l’humanité s’enterre pour éviter les températures négatives de la surface. Est-ce la bonne solution ?
Une autre solution est envisagée par la propre fille de De la Condamine, Evy : partir coloniser Vénus que la diminution de la puissance solaire rendrait vivable…
Un bien agréable roman de science-fiction qui place Jacques Spitz au niveau des meilleurs auteurs du genre. Avec en plus un dernier chapitre très « barjavélien » d’une grande beauté : tout en suggestion... pur... en un mot : céleste.
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HORUSFONCK
  31 mars 2018
Situé loin dans le futur, ce roman de Jacques Spitz (le premier, que je viens de lire dans son édition numérique), résonne comme le sinistre bourdon d'une Terre qui rétrécit, se recroqueville, s'enterre et va mourir.
En effet le soleil est en train, telle une chandelle, de s'éteindre peu à peu.
Même si Spitz, clairvoyant et pessimiste ne pouvait tout prévoir, sa fiction comporte quelques fulgurances étonnantes, dont l'actualité brûlante du vingt-et unième siècle nous amène quelques exemples prémonitoires.
Le souffle épique du livre, vient avec l' espoir fou dans un départ vers les étoiles qui suit une révolution anti-troglodyte.
Le livre est captivant, donc, qui confronte le lecteur avec sa vision actuelle de la planète et d'une lumière tellement fragile et vacillante.
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TmbM
  02 novembre 2017
On reconnaît bien dans cette vision acerbe d'une humanité percluse de défauts l'auteur de L'oeil du purgatoire, un misanthrope qui ne cache ni ses opinions bilieuses ni son peu de foi en ses semblables.
L'article complet sur mon blog.
Lien : https://touchezmonblog.blogs..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
HORUSFONCKHORUSFONCK   31 mars 2018
Le soleil n’en a plus que pour un à deux millions d’années. Mais que ce chiffre ne vous rassure pas, monsieur le président. Avant dix ans, nous aurons une baisse de température de 20° au niveau du sol, et nous ne pourrons plus compter que sur une température moyenne de moins 18° à l’équateur et à l’air libre. C’est-à-dire que nous serons au-dessous du point de congélation de l’eau de mer, et c’en sera fini de la vie.
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gillgill   02 juillet 2021
- Avenir, passé, trancha Wassermann qui trouvait que le dialogue avait assez duré, c'est la même chose, et toute compte fait le même mirage ...
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lecassinlecassin   18 juin 2015
Personne dans la foule n’y comprit un mot, mais les acclamations enthousiastes redoublèrent avec confiance. Une révolution triomphante ne s’embarrasse pas de comprendre.
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