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EAN : 9782743625894
304 pages
Éditeur : Payot et Rivages (02/09/2013)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 51 notes)
Résumé :
Cadre dans une société new-yorkaise, Anton va enfin concrétiser son projet de mariage avec Sophie, violoniste virtuose au caractère instable. Mais la lune de miel sur l'île d'Ischia tourne court, et Sophie rentre seule aux Etats-Unis, tandis qu'Anton attend un mystérieux rendez-vous. Il a le temps de penser à sa famille de voleurs, à sa cousine qui ne cesse de l'impliquer dans de dangereux trafics, à son désir de mener une vie "normale". Mais le peut-il ?
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Ellane92
  04 mars 2016
Mais où est donc Anton (et non pas Ornicar !!) ? La dernière fois qu'on a eu de ses nouvelles, il partait en voyage de noces sur Ischia, une des trois belles de la baie napolitaine avec Capri et Procida, avec sa jeune épousée. Mais lui n'en est jamais revenu. En même temps, Anton avait une vie moins simple qu'il n'y paraissait au premier abord. Déjà, pour épouser sa belle musicienne, il a fallu envoyer 3 fois des invitations. Les deux premières fois, la belle s'était refusée à passer devant monsieur le curé, au dernier moment. Professionnellement non plus, la vie d'Anton n'était pas simple. Il était cadre dans une grande entreprise. Sauf qu'un beau jour, on lui a changé sa secrétaire. Puis retiré son équipe. Vidé le bureau. Avant de l'envoyer dans une pièce en travaux. le tout sans explication. En même temps, si l'on revient dans le temps, sa famille non plus n'est pas simple. Si vous saviez ce que faisaient ses parents, et sa fameuse cousine Alma...
Quelle idée de classer ce livre dans une catégorie "Roman policier et thriller" ! Il s'agit en fait du récit, de retour en arrière en retour en arrière en retour en arrière, de la vie d'Anton, sans vraiment de trame de fond. J'avoue, passé le premier tiers du livre, je n'avais toujours pas compris de quoi parlait ce livre.
En fait, son intérêt repose sur sa construction originale, avec une reconstitution par petites touches de la vie d'Anton, sa vie professionnelle mais aussi amoureuse, ses relations avec sa famille, notamment avec sa cousine Aria. le problème, c'est que je n'aime pas particulièrement les retours en arrière, surtout s'ils constituent l'essentiel du roman. Un roman qui nous perd dans la première moitié, voire plus, pour se terminer, "au présent de l'indicatif" (pas dans le texte, mais dans l'histoire), dans les dernières pages. L'écriture d'Emily St John Mandel est fluide mais sans plus. Bref, même si Anton est plutôt sympathique, je me suis ennuyée sur la majeure partie du livre, et je ne suis pas convaincue par cette construction alambiquée qui vise à nous amener à un point précis du récit, dans les quarante dernières pages. Dommage !
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Commenter  J’apprécie          340
Shan_Ze
  09 octobre 2016
On ne joue pas avec la mort d'Emily St John Mandel
Anton, jeune cadre, est curieusement mis à l'écart à son travail. Il est placé au sous-sol de sa boîte. Et où est-il maintenant ? Pourquoi sa femme est-elle rentrée seule de leur lune de miel ?
Difficile de résumer sans dévoiler l'histoire, les différentes pièces du puzzle s'ajoutent peu à peu et pas forcément dans un ordre chronologique. Gardez bien en tête toutes les éléments et le tableau s'éclaircira : une sombre histoire de trafic que peut s'avérer parfois dangereuse… Beaucoup entendu parler d'Emily StJohn Mandel et ses romans policiers mais un peu déconcertée par celui-ci même si le sujet est intéressant quand il est dévoilé. Ca se lit finalement bien une fois les pièces en place mais il manque un peu d'élan. Je lorgne quand même sur son Station Eleven post-apocalyptique…
Commenter  J’apprécie          220
elodiekretz
  11 mars 2019
Je poursuis ma lecture de l'oeuvre d'Émilie St John Mandel que j'ai découverte avec l'éblouissant Station Eleven, mon premier coup de coeur 2019 lu en janvier. Trois livres d'elle en même pas trois mois alors que normalement je fais en sorte d'alterner au maximum genres, auteurs, nationalités. Cela révèle la puissance de l'addiction. Excellent livre de nouveau, envoûtée par son style inimitable qui désarçonne au départ, fascine très vite et captive irrémédiablement.
Anton est sur la petite île d'Ischia au large de Naples, en voyage de noces. Rien de plus classique sauf que....
Sophie, sa femme, a enfin dit oui après avoir annulé le mariage à deux reprises à la dernière minute...
Anton lui annonce qu'il ne repart pas avec elle pour les États-Unis, sous le prétexte d'écrire un guide touristique. Sa vie personnelle s'écroule donc après sa vie professionnelle puisque de jeune cadre brillant et dynamique, installé à la tête d'une équipe au 10e étage, il est devenu un presque viré, relégué à l'entresol (critique subtile et au vitriol de l'univers compassé et impitoyable des grands groupes).
Tout cela est mystérieux à souhait et Emily St John Mandel répondra à toutes nos questions grâce à une construction brillantissime...En ce sens, c'est un polar qui fait parfaitement le job, avec sa part de suspense, d'action, de personnages énigmatiques, de surprises mais si l'auteure respecte les codes du genre, c'est pour mieux les dépasser et les tordre, gratter sous les apparences toujours trompeuses. Elle aborde des thématiques qui lui sont chères, déjà approchées dans Dernière nuit à Montreal : la quête d'identité, la recherche d'un sens à la vie, la volonté de s'élever, de sortir du lot et les difficultés pour chacun d'être au niveau des attentes (de celles des autres et surtout des siennes), les contradictions qui nous dépassent trop souvent. Elle dépeint magnifiquement le cadre de l'île d'Ischia qui semble un aboutissement et un point de départ et la ville de Naples... Ses personnages, Anton, sa secrétaire Elena, sa jeune femme Sophie, la mystérieuse cousine Aria sans oublier tous ceux croisés au hasard par Anton sont dépeints avec une justesse totale (coup de coeur particulier pour Anton pour ma part). Emily St John Mandel a vraiment un univers et un style bien à elles. Ses romans ne ressemblent à aucun autre. La bonne nouvelle c'est que je croyais qu'elle n'avait écrit que trois livres et que j'ai vu qu'il m'en restait un à découvrir.
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Lapkast
  05 mars 2015
Une pure merveille, récompensée par le Prix Mystère de la Critique 2014 !
J'avais commencé ce roman après avoir fini un autre polar, une fin d'après-midi où je pensais ne lire que quelques chapitres pour me mettre dans l'ambiance. Résultat des courses : je l'ai finalement lu d'une traite et l'ai refermé à regret à 2 heures du matin !
Impossible de décrocher de cette intrigue passionnante qui se dévoile peu à peu, comme les personnages, dans une construction absolument brillantissime qui ménage un suspense psychologique d'une rare finesse.
Les personnages sont éblouissants de justesse, fascinants, avec leurs failles et leurs doutes.
On devine qu'Emily St John Mandel a réalisé un véritable travail de dentelière pour que tout dans son texte soit si juste, si naturel, si touchant, si simple en apparence et s'enchaîne avec tant de fluidité.
Une histoire forte et captivante qui réjouira autant les fans de thrillers psychologiques ou de romans noirs que, plus globalement, les amateurs de belle littérature.
Subtile réflexion sur l'identité, les relations familiales et l'immigration clandestine, elle nous livre avec "On ne joue pas avec la mort" un roman en état de grâce.
À ne pas manquer : son troisième roman, Les variations Sebastian, vient de paraître chez Rivages !
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BMR
  12 mai 2014
On avait eu un coup de coeur pour le premier roman de la canadienne Emily St-John Mandel, et on avait été franchement ravis de passer en sa compagnie Une dernière nuit à Montréal.
On attendait avec impatience son deuxième opus : On ne joue pas avec la mort.
Où l'on retrouve avec plaisir sa belle écriture, fluide et élégante.
De même que son sens inclassable de la construction avec lequel elle bâtit des romans étranges et un peu inquiétants, un peu polars mais pas vraiment, un peu romans psychologiques mais pas trop, un peu romans à suspense mais pas que, ... bref, des ambiances qui n'appartiennent qu'à elle (et à ses lecteurs).
Après la jeune femme en fuite jusqu'à Montréal, voici l'histoire d'Anton, un jeune homme perdu quelque part dans les limbes, comme en suspension dans notre monde : un employé de bureau relégué dans un placard (mais un vrai placard) à ne rien faire, un jeune épousé qui s'y est repris à trois fois (pour se marier) et qui largue sa toute nouvelle femme en plein voyage de noces, ...
On débute le bouquin en le croyant même laissé pour mort quelque part dans une île italienne.
D'où vient cette enquêtrice à ses trousses : FBI, CIA ? Comme nous, elle voudrait comprendre.
L'intrigue au ton décalé d'Emily St-John Mandel est soigneusement construite qui nous fait remonter le passé sur les traces d'Anton.
Faut dire que notre gars traîne une lourde hérédité : visiblement papa et maman traficotent à qui mieux mieux dans le recyclage d'objets d'art 'empruntés' et il a une sorte de presque-demi-soeur qui donne dans les faux passeports pour immigrés.
Même si le ton est un petit peu plus 'polar' que la précédente balade à Montréal, l'auteure excelle à nous maintenir entre deux eaux, en partance pour là-bas, pas tout à fait installé ici ... Voyage et mélancolie sont toujours au rendez-vous de quelques scènes à la limite du surréalisme.
Et même si l'image d'ensemble n'est pas sur le couvercle de la boîte, les différentes pièces du puzzle finiront par s'assembler. Ou presque, faut bien laisser un peu d'ouverture sur la fin !
Difficile à raconter ou résumer : chez Emily St-John Mandel, tout est question d'ambiance et de charme ... de personnages aussi : premiers plans et seconds rôles sont tous aussi passionnants.
Mais au final, on aura quand même été plus envoûtés par le charme du précédent roman que par celui-ci.
Lien : http://bmr-mam.blogspot.fr/
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critiques presse (2)
Telerama   23 octobre 2013
Emily St. John Mandel parvient à créer un univers flou et ambigu, grâce à une construction d'une rare intelligence et à une écriture émouvante et ouatée.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress   20 septembre 2013
On ne joue pas avec la mort, d'Emily St. John Mandel, est le polar le plus étrange lu depuis des lustres.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   09 août 2016
Pour des raisons qu’il était difficile d’analyser en détail, et a fortiori d’expliquer à sa femme à New York, Anton avait loué une chambre sur l’île d’Ischia pour la morte-saison. Moyennant cent euros par mois et l’obligation de laver lui-même ses serviettes, il se vit offrir une petite chambre peinte en bleu qui donnait sur la mer Tyrrhénienne, avec les côtes de Capri qui se découpaient par temps clair à la lisière du ciel. Les premiers jours, le silence lui parut miraculeux et il se dit qu’il avait peut-être enfin trouvé ce qu’il cherchait.
Son mariage avait été célébré six jours avant son arrivée sur l’île, au terme de fiançailles très longues et franchement désastreuses : Sophie se dénicha une robe, l’acheta, fut prise d’une crise de panique quand elle l’essaya à la maison et annula la cérémonie. Ce fut une manœuvre incroyablement onéreuse qui entraîna plusieurs dizaines d’heure de thérapie à trois cents dollars la séance et l’envoi de deux cents annulations d’invitations : « Le mariage de Sophie Berenhardt et d’Anton Waker a été remis à une date ultérieure pour raisons personelles. Merci de votre compréhension. » Elle l’informa qu’il y avait deux n à « personnelles », se lança dans la méditation transcendantale en sus de la thérapie et vint le voir un mois plus tard pour lui annoncer qu’elle avait eu une révélation : ils étaient destinés à se marier. Deux cent cinquante faire-part de mariage tout neufs furent envoyés, dans des dégradés de violettes de printemps ; les fleurs qui s’épanouissaient dans les coins du carton d’invitation, lui dit-elle, symbolisaient la renaissance. Anton venait de lire un article où on expliquait qu’à une certaine époque, des violettes épinglées au revers d’une jeune fille symbolisaient le lesbianisme, mais il préféra garder cette information pour lui. Deux cent une réponses arrivèrent sans provoquer d’incident. Sophie se présenta en larmes au bureau d’Anton, pendant sa pause-déjeuner, serrant dans son poing la deux cent deuxième. Le message disait simplement « Nous sommes tellement heureux pour toi ! Nous serons de la fête ! » et provenait d’une quelconque tante incontournable, mais il sut avant même qu’elle ait ouvert la bouche que le mariage était de nouveau à l’eau. Elle avait le trac, expliqua-t-elle. Il n’y était pour rien. Elle avait juste besoin d’un peu de temps.
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claraetlesmotsclaraetlesmots   01 novembre 2013
- Vous savez, dit David, il fut un temps où je trouvais cette question d'une extrême banalité.Qu'est-ce que vous faites? Je trouvais que c'était le syndrome de Combien vous gagnez? Mais depuis quelque temps, je commence à penser que c'est la question la plus importante que l'on puisse poser à quelqu'un .Qu'est-ce que vous faites? Quelle est votre occupation actuelle. Quelle est votre ligne de conduite dans la vie, comment vous situez-vous par rapport au monde?
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Charybde2Charybde2   09 août 2016
– Vous avez tous de quoi être fiers, déclara le directeur d’Anton à son personnel réuni pour l’occasion. C’est votre bon travail qui nous a permis d’en arriver là.
Il était monté sur une chaise pour s’adresser à ses troupes. Le contrat pour New York City avait été annoncé la veille et une petite fête était organisée au bureau pour célébrer l’événement. Anton buvait du vin avec deux membres de son équipe : Dahlia, avec qui il aurait bien aimé boire un verre plus souvent s’il n’avait pas déjà été fiancé, et Elena, son assistante, dont il était secrètement amoureux depuis qu’il l’avait rencontrée dans des circonstances criminelles, deux ans et demi plus tôt.
– Maintenant, comme vous l’imaginez bien, poursuivit le directeur, les systèmes que nous allons être amenés à étudier présenteront un intérêt significatif pour des terroristes.
Il prononça le mot terroristes en baissant un peu la voix, comme s’il pensait qu’al-Qaida pouvait donner une petite fête concurrente dans un bureau voisin.
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Shan_ZeShan_Ze   26 septembre 2016
- Dis-toi bien que, dans la vie, la plupart des choses qu'on doit faire sont plus ou moins contestables.
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BMRBMR   13 mai 2014
[…] Je travaille dans une division de soutien logistique. Je fais de la recherche, je rédige des rapports pour les équipes de vente, j’aide à préparer les présentations, ce genre de choses.
– Et qu’est-ce qui te qualifie pour cette activité ?
– La même chose qui me qualifiait pour vendre des cartes de sécurité sociale à des étrangers en situation irrégulière. Un certain vernis de confiance en soi, allié à une témérité sans bornes.
+ Lire la suite
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