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EAN : 9782847200850
Éditeur : Gaïa (14/03/2007)
3.89/5   72 notes
Résumé :

Le roman de Bergsen a le souffle des grandes épopées. Voici le deuxième volume de cette saga norvégienne haute en couleurs. En 1916, Bergen se relève péniblement du gigantesque incendie qui a ravagé la ville et se reconstruit. Les deux fils de l'inspecteur Christian Moland ne tarderont pas à se retrouver dans des camps opposés : l'un travaille à la compagnie des tramways, l'autre est devenu policier. Car u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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sur 72 notes
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sandrine57
  20 juin 2018
Le temps a poursuivi sa course depuis ce funeste 1er janvier 1900 qui a vu naître le siècle et mourir le consul Frimann. Bergen s'est relevée du gigantesque incendie de 1916 et de la Première guerre mondiale et la ville connaît une expansion économique qui semble ne jamais vouloir prendre fin. Mais si les riches s'enrichissent, les pauvres bénéficient peu de la croissance. La colère gronde chez les ouvriers qui revendiquent de meilleurs salaires et des conditions de travail plus décentes, galvanisés par le succès de la Révolution d'octobre en Russie. Particulièrement actif chez les employés du tramway, le Parti communiste norvégien organise une grande grève pendant que certains notables de la ville complotent au sein du nouveau Parti national, inspiré par les théories qui émergent en Allemagne. Ces dissensions politiques s'invitent jusque sur la scène du théâtre de Bergen où doit se jouer une pièce militante au grand dam du président de la société qui voit d'un mauvais oeil la propagande communiste.
Mais les années n'ont pas effacé le souvenir du meurtre du consul Frimann, une affaire résolue quand le principal suspect a signé ses aveux en se suicidant devant les policiers venus l'arrêter. Pourtant, alors que le délai de prescription approche, les deux policiers chargés de l'enquête e peuvent s'empêcher de creuser quelques autres pistes. En vain. le mystère continue de planer sur la véritable identité du meurtrier et ceux qui savent continuent de se taire.
Après les avancées technologiques, Gunnar Staalesen nous entraîne, dans ce deuxième tome, sur un terrain plus politique : la lutte des classes, les grèves, le syndicalisme, l'opposition ville/campagne, la montée du Parti communisme et l'émergence d'un nationalisme inspiré par l'Allemagne.
Quant aux nombreux personnages, ils ont vieilli, certains sont morts. Les enfants et adolescents sont devenus de gens gens pressés d'en découdre avec le monde, sur les traces de leurs pères ou en total opposition avec les traditions familiales. Les moeurs changent aussi. Alors que les jeunes filles de bonne famille attendent un fiancé digne de leur rang, les filles du peuple préconisent l'amour libre et l'égalité des sexes.
Si la saga de Bergen est toujours passionnante, le style de Staalesen gagnerait à être épuré, surtout quand il promène un de ses personnages dans la ville et qu'il énumère chaque quartier, chaque avenue, chaque rue traversés. Ce n'est pas un roman qui se déguste, que l'on peut poser pour y revenir plus tard. Il faut s'accrocher, les personnages, aux noms bien norvégiens, sont très nombreux, abandonnés parfois pendant un moment, jusqu'à ce que l'auteur y revienne alors qu'on a oublié leur histoire personnelle. Mais tout cela n'est rien en comparaison de la somme de travail et de l'incroyable travail de documentation fournis. Pour tout savoir sur Bergen, il faut lire Staalesen et cette saga riche en informations mais aussi en émotions diverses.
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Myrinna
  19 janvier 2014
Il y a un an, j'avais découvert le tome 1 de Gunnar Staalesen...Cependant, je n'avais pris la peine d'entamer le second à la suite car même si dans l'ensemble, j'avais apprécié la lecture, cela n'avait pas été l'un de mes coups de coeurs. Et puis, pour une raison ou pour une autre, j'avais de nombreux livres à lire. Bref, je n'ai pas été totalement conquise par le premier opus. Toutefois, les dernières pages avaient suscité en moi une certaine curiosité sur le devenir des personnages.
Aussi, j'ai acheté les tomes suivants en seconde main.
Et me revoici, avec la critique du tome 2.
Tout d'abord, cela a été difficile de rentrer à nouveau dans l'univers de Staalesen car j'étais perdue dans les personnages car les héros sont naturellement norvégiens. Par conséquent, je dois le reconnaître également, les prénoms et noms de famille évoqués tout au long du roman me semblent moins familiers.
Au début, cela démarre fort car nous retrouvons dans une famille endeuillée. Cependant, le soufflet retombe après quelques pages  où il y aura une succession de dates où l'auteur place comme fond historique les mouvements de grèves, des événements politiques qui conduiront à la deuxième guerre mondiale.
Ensuite, l'auteur se rattrape par le retour de Mademoiselle Perdersen avec la suite de l'intrigue policière. Finalement, on apprend davantage sur ce qui s'est passé mais voilà, il y a prescription.
Malgré tout, l'évolution des personnages ainsi que la trame narrative arrivent toute même à nous faire persévérer dans notre lecture.
Personnellement, ce volume est plus abouti que le précédent même si je l'ai apprécié par « vague ».
Aussi, l'auteur a eu le génie de distiller le suspense par temps forts et par temps d' accalmie.
En tout cas , ce fut mon impression...
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pops74
  16 juillet 2012
Il parait que les amateurs de polar connaissent bien Gunaar Staalesen. Personnellement il y a un mois je ne connaissais pas ! Et puis j'ai parlé de mes futures vacances à Bergen à Alfie et elle m'a convaincu de me procurer le roman de Bergen. Il s'agit de la vie d'une vielle (Bergen) et de ses habitants (petites gens, travailleurs, ouvriers ou bourgeois) à travers un siècle. En effet l'histoire se déroule entre le 31 décembre 1899 et le 31 décembre 1999. Tout cela en 6 tomes et quelques milliers de pages ! Je ne vais vous parler aujourd'hui que des deux premiers tomes, puisque ce sont les seuls que j'ai lu ! En effet, ceux-ci sont sortis en poche l'an passé chez Points. le 3ème tome est publié également chez le même éditeur mais je vais attendre le tome 4 puisqu'ils se lisent par 2 !
Le roman commence par un crime, celui de l'ambassadeur Frimann. Ce meurtre va constituer le fil rouge du roman, du premier au sixième tome d'après ce que j'ai pu lire. En fait ce livre, c'est le récit croisé de la vie d'une vingtaine de personnages. Ils vont, ils viennent, ils sont là pendant 50 pages puis réapparaissent 150 pages plus loin. Ils ne se connaissent pas, du moins pas tous, du moins pas au début, mais on comprend vite que tous vont finir par se croiser.
Mais du coup pour ne pas se perdre je vous conseille fortement de ne pas lire 10 pages par-ci par-là, de vous arrêter et de recommencer. Privilégiez les vacances de cet été pour le lire ! Cela vous permettra surement d'être moins perdus que moi dans tous les personnages ! le premier tome est assez compliqué sur ce plan, trop de nouveaux personnages, de nouvelles rues, de nouvelles vies qui changent de nom au cours de l'histoire (Christiania devient Oslo par exemple) avec plein de ø et de ä. Allez donc savoir si Torleif est un homme ou une femme, et ne confondez pas avec Tordis ! Je vous rassure dans le deuxième tome on est moins perdu puisqu'il y a très peu de nouveaux personnages et qu'on commence à savoir qui est qui !
Il faut avouer que si l'histoire n'était pas construite comme elle l'est, j'aurais laché le roman assez tôt, complétement perdue dans ce paysage inconnu ! Mais le fait que l'auteur abandonne un personnage pour revenir vers lui 50 ou 100 pages plus loin maintient le lecteur en haleine. Ou du moins moi ! J'ai du mal à ne pas terminer une histoire, c'est pourquoi les romans en épisode sont casi sûr de marcher avec moi (enfin si le suspens est là bien sûr !)
Du coup je n'espère qu'une chose, que le tome 4 sorte assez vite pour que je puisse lire le 3 et le 4 avant d'avoir totalement perdu le fil de l'histoire ! Et puis j'ai vraiment hâte de me rendre à Bergen pour confronter mon imagination à la réalité. Bien que tout a changé depuis 1920, les nombreux incendies y étant pour beaucoup !
Lien : http://actualitte.com/blog/q..
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paulotlet
  23 août 2012
Dans ce deuxième tome des Chroniques de Bergen, les protagonistes ont vieilli. Moland est presqu'à la retraite, Ole Berstad, son collègue poursuit de loin en loin les investigations concernant le meurtre de Frimann, survenu il y a presque 25 ans et qui sera bientôt prescrit.
La ville a continué à se développer, la bonne bourgeoisie a profité de la première guerre pour s'enrichir grassement dans le commerce maritime tandis que l'incendie de Bergen a permis de lancer de nouvelles entreprises, les assurances ayant fort opportunément dédommagé les propriétaires de sociétés dépassées. L'essor industriel marque aussi le réveil de la classe ouvrière qui s'organise au sein de syndicats et de d'organisations ouvrières dont le parti communiste norvégien. La grève des tramways marquera les imaginations et conduira à radicaliser les positions.
Les enfants des personnages du premier tome ont grandi et construisent leur vie, reprenant les affaires, se lançant dans le théâtre d'avant garde, faisant de beaux mariages...
Et on ignore toujours de qui est arrivé au consul Frimann. Même s'il semble bien qu'un quatrième meurtre lié à l'affaire vienne d'être commis...
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Labibliogirly
  19 juillet 2017
Second tome des aventures de Bergen. Nous retrouvons la ville quelques années après le violent incendie qui a ravagé la ville.
Les personnages principaux du tome 1 ont vieilli et laissent place à la nouvelle génération. le monde est en émoi. La seconde guerre approche.
Le nazisme et le communisme sont aux portes de l'Europe.
Après avoir vécu les effets du krach de 1929, les gens tentent de se reconstruire.
30 ans plus tard, Moland pense toujours au meurtre du consul Frimann.
Des secrets se transmettent mais ne se dévoilent pas.
La toile du mystère prend forme et se tisse autour du lecteur pour l'emmener, doucement mais surement, vers la vérité.
Qui a tué le consul et pourquoi? (d'après ma mère, qui a lu la saga, il faudra attendre le tome 6... Que c'est long)
Un très bon second tome, plus lent mais qui a son importance, car il permet de présenter de nouveaux personnages dont l'importance, par la suite, n'est plus à prouver
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
morinmorin   16 janvier 2012
juste avant Pâques 1932, Hjalmar Brandt reçut une lettre d directeur du théâtre, Normann Johannessen, dans laquelle il l'informait qu'il "envisageait sérieusement" de faire jouer sa nouvelle pièce, vi ere en nasjon vi med. Il suggérait cependant d'apporter quelques modifications à la pièce - il se référait ici à ses propos ci-joints - et il attendait les révisions de l'auteur "avec beaucoup d'impatience".
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paulotletpaulotlet   23 août 2012
A la réunion suivante du comité de grève, Nesbo tapa du poing sur la table. Il était temps que les employés eux-mêmes prennent le pouvoir! Il lança l'idée que ceux-ci envoient un courrier à la commune de Bergen en proposant de reprendre l'exploitation de la compagnie par concession.
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IcathouIcathou   05 mai 2018
roman historique, littérature norvégienne
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Videos de Gunnar Staalesen (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gunnar Staalesen
Concours Citoyenneté Européenne - Interview de Gunnar staalesen Né à Bergen, en Norvège, en 1947. Il crée en 1975 le personnage du privé Varg Veum, qu’il suivra dans une quinzaine de romans, rencontrant un vif succèspuisqu’ils se sont vendus à plus d’un million d’exemplaires en Norvège. Le roman de Bergen, en 6 volumes, est venu confirmer qu'il est aussi un grand romancier au sens classique du terme. L’enfant qui criait au loup est le 10 ème opus consacré à Varg Veum.
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