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Olivier Mannoni (Traducteur)
ISBN : 2267021730
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (05/05/2011)

Note moyenne : 3.03/5 (sur 105 notes)
Résumé :

Johann Friedrich von Allmen, élégant gentleman d'une quarantaine d'années, est issu d'une très riche famille suisse. Bel homme, raffiné, séducteur et collectionneur d'art, il a dilapidé avec imprudence les millions dont il avait hérité de son père. Au début du roman, il habite encore dans le somptueux immeuble qui appartenait à sa famille mais n'y est plus que le locataire de l'entreprise à laquelle il a été vendu.

Dilettante et relativem... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
isabiblio
  09 mars 2012
Johann Friedrich von Allmen appelé Allmen par ses amis est un rentier quarantenaire endetté. Il n'a pas du tout le sens des finances par contre c'est un passionné d'oeuvres d'art, dans ces conditions il a tôt fait de dilapider les millions hérités de son défunt père. Pour autant il n'est pas question pour lui de renoncer à ses goûts de luxe, notamment son fauteuil à l'année à l'opéra, son chauffeur de location, son valet Carlos qui fait office de jardinier et moult petits plaisirs propres aux personnes qui en ont les moyens ! Pour trouver de quoi s'assurer ses plaisirs , dans un premier temps il se voit contraint de vendre un certain nombre d'oeuvres et autres argenteries dont un antiquaire peu scrupuleux le débarrasse volontiers. Comme cela ne suffit pas à calmer l'impatience des créanciers, il barbote des babioles aux puces ou chez des antiquaires en distrayant les vendeurs qui ne se méfient pas de cet homme de si fière allure. Malin comme un singe il vit dans une villa qu'il a vendue à une entreprise avec laquelle il a su négocier le droit de l'habiter accompagné de son homme à tout faire qui en assure ainsi l'entretien. Mais voilà qu'un jour un larcin un peu plus gourmand concernant des coupes ornées de libellules signées Gallé font qu'il devient la cible d'autres trafiquants d'oeuvres. Son ami antiquaire à qui il avait vendu une des coupes se fait dézingué. Il doit donc prendre de nouvelles mesures pour assurer son avenir… Sous ces airs maniérés, ce gentleman polyglotte, bibliophile, mélomane est un fieffé filou et associé à son fidèle valet guatémaltèque, on peut compter sur ce duo improbable pour que le métier de receleurs prenne une tout autre dimension. L'auteur signe la première aventure d'Allmen le charmeur, le snob cambrioleur aux manières raffinées agaçantes, les situations dans lesquelles il se met pour garder son train de vie sont incongrues et hilarantes. L'ambiance un peu désuète n'est pas sans rappeler les aventures d'un certain Arsène Lupin version 21ème siècle, le duo est original et promet de sympathiques aventures…à suivre.
Lien : http://ma-bouquinerie.blogsp..
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enigma78
  17 mai 2012
Je connaissais Martin Suter pour avoir déjà lu deux livres de ce dernier: Lila, Lila et la face cachée de la lune que j'avais beaucoup apprécié. Son mode opératoire est souvent le même, une personne dans son "train-train" quotidien qui change radicalement de vie après un évènement, ou après une rencontre décisive.
« Les personnages de l'auteur suisse comprennent au terme de leur aventure qu'ils ne savaient rien d'eux-mêmes, et chacun de ces romans peut se lire comme une manière d'épopée initiatique » (le magasine Littéraire)
J'ai emprunté ce livre à la bibliothèque car je n'avais pas particulièrement envie de l'acheter, surtout en grand format pour un si petit ouvrage (environ 16O pages). Il vient d'ailleurs tout juste de sortir chez Point en format poche (le 10 mai) et la suite de ce roman Allmen et le diamant rose est sorti en mai aussi.
Johann Friedrich von Allmen, est un homme d'une quarantaine d'année qui a hérité de la fortune de son défunt père. A cause de son mode de vie luxueux et de sa passion compulsive pour les oeuvres d'arts, il dilapide rapidement son héritage, accumulant les ardoises partout où il passe. Il ne renonce pas pour autant à sa grande vie, comme sa place annuelle à l'opéra, son chauffeur, son homme de service Carlos.
Allmen essaye donc de continuer à vivre comme avant, tout en étant contraint de vendre peu à peu sa collection d'art auprès d'un farouche brocanteur.
Mais cela ne suffit plus, sa solution? Il vole des objets de valeurs chez les antiquaires. Sa technique? Les distraire pendant qu'il leur achète un objet très peu cher.
Comme tout homme "riche" qui se respecte, ce dandy se rend au théâtre. Un soir, il fait la connaissance de Joëlle, une femme divorcée et qui plus est, extrêmement riche. Il passe la nuit chez elle et remarque des coupes avec des magnifiques libellules, qu'il n'hésite pas à voler...
L'intrigue en elle-même n'est pas extraordinaire, l'important dans ce premier tome est plutôt donné à l'analyse des personnages.
Johan F.V Allmen est un homme de goût, il aime les belles choses. C'est aussi un homme cultivé, il passe le plus clair de son temps à observer le monde et à lire dans sa grande bibliothèque aménagé dans l'ancienne serre. Il passe d'ailleurs pour un "toxicomane de la lecture"
" Allmen était un toxicomane de la lecture. Cela avait commencé dés ses premiers pas dans le livre. Il avait rapidement constaté que le livre était la matière la plus simple, la plus efficace et la plus belle d'échapper à son environnement."
"Une fois qu'il en avait commencé un, aussi mauvais fût-il, Allmen ne pouvait s'empêcher d'aller jusqu'au bout. Il ne le faisait pas par respect pour l'auteur, mais par curiosité. Il croyait que chaque livre avait son secret, ne fût-ce que la réponse à la question de savoir pourquoi il avait été écrit." Il a l'habitude de prendre chaque matin son café au lait, au Viennois, un bar de Zurich.
Allmen est obligé de vivre dans la maison du jardinier de son ancienne demeure, qu'il a été obligé de vendre par manque d'argent.
Il possède un homme à son service, Carlos, un homme d'Amérique latine sans papier, qui ne paye que très rarement à cause de ses nombreuses dettes. Qu'importent, ce dernier préfère rester à son service.
La plume de Martin Suter est toujours aussi plaisante et récolte énormément de succès : " Martin Suter commence par faire un tabac du côté de la Suisse et de l'Allemagne puis il écume les librairies européennes où ses lecteurs sont de plus en plus nombreux" ( l'express)
Pour Conclure, nous pouvons dire que Martin Suter, nous présente un étonnant "Arsène Lupin" Zurichois. Ce premier tome expose la psychologie des personnages, l'ambiance et les décors.
Je trouve que la couverture a été bien trouvée, avec d'un côté les libellules et de l'autre un "A" comme Allmen?
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Beatrice64
  10 janvier 2012
De Martin Suter j'avais beaucoup aimé Un Ami parfait, dans lequel un journaliste se réveille à l'hôpital, amnésique, et doit composer avec une petite amie envahissante qu'il ne reconnait pas évidemment, un collègue et ami qui ne veut plus le voir et une enquête journalistique à reprendre, tout en essayant de cerner sa propre personnalité. Un livre passionnant à plusieurs niveaux, construit comme un polar, enfin, le genre de trucs que j'aime.
Allmen et les libellules me faisait très très envie et c'est un livre très agréable à lire, qui se lit vite, avec un personnage sympathique, intemporel (mais trop rapidement esquissé à mon avis), de dandy fauché qui barbote des oeuvres d'art pour maintenir son niveau de vie (déjà sérieusement attaqué : il vit dans la maison du jardinier de son ancienne demeure, qu'il a été obligé de vendre, en compagnie dudit jardinier, Carlos, qui lui sert d'homme à tout faire et de complice). Ce tome inaugure une série dans laquelle on retrouvera le couple Allmen/Carlos dans des enquêtes, dans le milieu de l'art je suppose. Sorte d'hommage appuyé au plus gentleman des cambrioleurs, Arsène Lupin (un amour de jeunesse auquel je suis restée fidèle) le personnage d'Allmen n'atteint pas la cheville du maître, tant dans la complexité des intrigues, des personnages, que dans la truculence du personnage. Ici, si le divertissement remplit bien son office, ça manque quand même de substance. Comme si à la place du champagne attendu, on vous servait un blanc mousseux. Léger, agréable, mais un peu décevant.
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le-mange-livres
  09 juin 2012
Pour l'heure, voici donc un billet sur Allmen et les libellules, le premier d'une nouvelle série (qui se poursuit avec Allmen et le diamant rose) ébauchée par l'étrange autant que suisse Martin Suter.
"Dormir lorsque le reste du pays s'adonnait à une activité utile lui procurait, même après toutes ces années, un plaisir qu'il n'avait pour le reste ressenti qu'en séchant les cours. Il appelait ça "sécher la vie"". Allmen, un dandy au départ plutôt antipathique, mène la belle vie, c'est sûr. Subvenant à ses besoins grâce au copieux héritage paternel, il fréquente les palaces du monde entier et faut couper ses vêtements sur mesure par son tailleur italien, ou anglais selon l'humeur.
Mais de menus détails révèlent progressivement que la splendeur passée n'est plus, et qu'Allmen vit en parasite chez son inénarrable jardinier Carlos. "Le plus souvent, Allmen parvenait à fermer les yeux sur les faits désagréables jusqu'à ce qu'ils disparaissent de sa conscience. Pas pour toujours, mais assez longtemps pour lui permettre de la meubler avec des faits agréables. Cette fois, il n'y parvint pas. Il devait utiliser la deuxième méthode dans l'ordre hiérarchique : garder l'oeil ouvert et rester actif." Il a déjà tout vendu ou presque, et poursuivi par ses créanciers, signe ses notes au restaurant et au café, mais pas question de renoncer à son mode de vie, et l'équation devient insoluble. C'est alors qu'il fait la connaissance de Joëlle, une richissime héritière chez qui il dérobe une coupe de Gallé d'un montant inestimable ...
Enlevé, rafraîchissant, et pour tout dire assez drôle, Martin Suter trouve ici à se renouveler. Sans être LE livre de l'année, vaut le détour, bien qu'il présente les inconvénients de ce genre d'ouvrage destiné à ouvrir une série (et qui se présente un peu comme une longue exposition).
Lien : http://le-mange-livres.blogs..
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emeralda
  15 septembre 2011
C'est un roman que j'avais vu présenté dans mon émission littéraire fétiche, "La grande librairie", sur France5. L'auteur est très connu sauf que pour ma part, hormis son nom et sa réputation, il reste un parfait inconnu. Avec "Allmen et les libellules", j'ai en outre l'occasion de démarrer sur une saga complète (ceci étant le premier volume, il sera publié ultérieurement d'autres aventures de Johann Friedrich von Allmen) . J'aime bien commencer par le début et poursuivre dans l'ordre. Cela parait bête, mais c'est ainsi. Je suis du genre un peu maniaque… Même pour lire.
Allmen est un personnage que je me suis plu à imaginer comme un Dandy très élégant avec une certaine désinvolture naturelle qui renforce son charme.
Il parle un grand nombre de langues étrangères, mène la grande vie (il ne travaille pas, il est rentier) et passe ses journées à observer le monde, à lire, à faire la sieste etc (on dirait un chat, non ?!). Reste que l'argent hérité de son père lui a filé entre les doigts plus vite que du sable fin. Il est criblé de dettes. C'est un problème qui devient de plus en plus important pour ne pas dire plus. Et puis, il y va de son honneur tout de même. On ne badine pas avec !!!! Il a une image à sauvegarder, une réputation.
Allmen possède sa solution : le vol.
Attention, rien de violent, on reste dans la courtoisie, la distinction, bref, c'est un parfait gentleman cambrioleur. Une sorte d'Arsène Lupin des temps modernes. J'aime beaucoup, cela confère un côté romantique au larcin. On a beau être un voleur, on peut néanmoins garder un certain code de l'honneur et une certaine classe. On reste dans l'univers du luxe.
Allmen est un peu hors du temps.
J'ai eu l'impression de me retrouver a plusieurs époques différentes avec lui, mais rarement de nos jours et pourtant. Il possède des manières révolues ou trop peu usitées (dommage parfois). Allmen est intemporel et mène une existence hors de notre courbe temporelle. Il y a une ambiance rétro agréable et séduisante dans ce récit.
Le suspens n'est pas toujours à son comble dans ce roman. Vous ne tremblerez pas de la tête aux pieds. Vous aurez peut être quelques frissons légers, mais vos sentiments resteront modérés. Allmen n'est pas un héros qui bouscule tout sur son passage. Pour autant, on ne s'ennuie pas. On tourne les pages avec plaisir, douceur et même une certaine lenteur. On est happé hors du temps nous aussi et cela fait du bien. On prend son temps, on suit Allmen à son rythme.
Martin Suter possède indéniablement une fort belle plume. Sans grandes actions spectaculaires, sans réelle intrigue mystérieuse de fond, il parvient à faire de son roman un bouquin qu'on ne lâche pas. On est pris dans un engrenage qu'on ne souhaite pas quitter. C'est surprenant et plaisant. Comme le format n'est pas très long, cela passe à merveille. On ne se lasse pas.
A découvrir, vraiment.
Lien : http://espace-temps-libre.bl..
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critiques presse (4)
LeMonde   28 juin 2011
Publicitaire, scénariste et parolier, cet auteur suisse de langue allemande est pourtant venu sur le tard à l'écriture. Mais avec quelle élégance ! En voici une nouvelle illustration : un récit qui, s'inspirant de la tradition des duos d'enquêteurs, constitue le premier volume d'une nouvelle série.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Lexpress   23 juin 2011
On est plus proche, ici, de Georges Simenon que de Fred Vargas.[…] Martin Suter, avec ce gentleman cambrioleur devenu enquêteur, réussit une belle entrée dans le monde fermé du polar.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   23 juin 2011
Du Suter pur jus, gouleyant, pétillant, vif, rondement mené. En attendant la suite des mésaventures de notre Arsène Lupin zurichois.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Liberation   17 juin 2011
Les polars s’intéressent souvent au social mais foin ici des cages d’escalier et des meurtres sordides, ce sont des polars aristocratiques dont Allmen est le héros.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
ReadingintherainReadingintherain   05 mai 2011
Allmen était un toxicomane de la lecture. Cela avait commencé dès ses premiers pas dans le livre. Il avait rapidement constaté que lire était la manière la plus simple, la plus efficace et la plus belle d'échapper à son environnement.
Commenter  J’apprécie          150
le-mange-livresle-mange-livres   08 juin 2012
Il croyait que chaque livre avait son secret, ne fût-ce que la réponse à la question de savoir pourquoi il avait été écrit. Et c'est ce secret qu'il devait éventer. Pour être précis, Allmen n'avait donc pas d'addiction à la lecture - c'était un toxicomane du secret.
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KathleeneKathleene   21 mai 2012
Une fois qu’il en avait commencé un, aussi mauvais, fût-il, Allmen ne pouvait s’empêcher d’aller jusqu’au bout. Il ne le faisait pas par respect envers l’auteur, mais par curiosité. Il croyait que chaque livre avait son secret, ne fût-ce que la réponse à la question de savoir pourquoi il avait été écrit. Et c’est ce secret qu’il devait éventer. Pour être précis, Allmen n’avait donc pas d’addiction à la lecture – c’était un toxicomane du secret.
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KathleeneKathleene   21 mai 2012
Du temps de sa richesse, Allmen avait été un créancier tut à fait généreux. Et maintenant, dans son rôle de débiteur, il attendait la même magnanimité de la part de ceux auxquels il devait de l’argent. Au début, il n’avait pas été déçu sur ce point : sa bonté passée avait encore longtemps fait effet. Il n’avait pas de dettes : il avait des comptes ouverts, des ardoises, des saldi, des affaires en souffrances. Créancier et débiteur se témoignaient le respect que se doivent ceux qui ont besoin les uns des autres.
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le-mange-livresle-mange-livres   09 juin 2012
Le plus souvent, Allmen parvenait à fermer les yeux sur les faits désagréables jusqu'à ce qu'ils disparaissent de sa conscience. Pas pour toujours, mais assez longtemps pour lui permettre de la meubler avec des faits agréables. Cette fois, il n'y parvint pas. Il devait utiliser la deuxième méthode dans l'ordre hiérarchique : garder l’œil ouvert et rester actif.
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Videos de Martin Suter (11) Voir plusAjouter une vidéo
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Martin Suter parle de Montecristo .Martin Suter parle de son roman Montecristo, thriller remarquablement documenté sur le monde banacaire suisse. Entretien réalisé par Dominique Conil et Sophie Dufau.
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