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Isabelle Pereira (Traducteur)
EAN : 9782264019462
121 pages
Éditeur : 10-18 (04/03/1994)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 59 notes)
Résumé :
"C'est un récit bien extraordinaire, une "hallucination", un "rêve " portugais.
Dans une ferme de l'Alentejo, par un dimanche caniculaire de Juillet, le narrateur, un italien qui lit à l'ombre d'un mûrier. Le Livre de l'intranquillité de Fernando Pessoa, s'endort : il rêve qu'il erre par cette même après midi "dans une Lisbonne déserte et torride" où il rencontre indifféremment "des vivants et des morts".
Requiem a été écrit directement en portugais, "... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Pirouette0001
  04 juin 2018
Quelle douceur, quelle mélodieuse promenade à travers Lisbonne, à la recherche de ses fantômes. Sans doute, un hommage à Pessoa, mais pas seulement. J'ai beaucoup aimé cette oeuvre de Tabucchi, alors que je n'avais pas apprécié ses incursions dans l'onirisme dans d'autres de ses romans. Ici, c'est bienvenu, délicat et suave à la fois.
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batlamb
  14 juillet 2020
Installé sur sa chaise en plein été, le narrateur lit le Livre de l'Intranquilité du poète portugais Fernando Pessoa. Il entend alors des voix lusophones s'adresser à lui. Il leur répond dans leur langue, cette langue que Tabucchi aimait et maîtrisait au point d'écrire tout un livre en délaissant son italien natal. A ses voix intérieures (issues des images mélancoliques de sa lecture, mais aussi de son passé), il attribue des visages, des lieux, et reconstitue ainsi un Lisbonne fantasmé, au fil de rencontres successives dans une hallucination qui emprunte à la fois au début et à la fin du vingtième siècle.
Ainsi, les personnages dont il est ici question sont parfois désuets, voire anachroniques, à l'image de cette vielle bohémienne chiromancienne, qui établit un diagnostic implacable : le narrateur oscille entre rêve et réalité. Au fil de son errance, il emprunte les histoires (et les recettes de cuisine) de ses personnages, en sautant souvent du coq à l'âne. Ou plutôt d'une recette de cocktail à une ekphrasis de Jérôme Bosch. Gourmet et gourmand, Tabucchi goûte aux plats et à la compagnie de ces autres imaginaires. de ces mélanges (alcoolisés ?) résulte sans doute l'absence de guillemets et de tirets dans les dialogues, totalement mêlés au flux narratif, de même que le narrateur est mêlé à l'auteur.
Dans sa postface, Tabucchi révèle que cette histoire lui a été inspirée par un rêve où son père lui parlait dans un portugais qu'il ne connaissait pas de son vivant. La scène est présente dans le roman, et on peut aussi noter que lors de son apparition, Pessoa (père spirituel ?) cabotine avec des interjections en anglais (langue qui lui était chère). Toute cette petite famille dérive hors des barrières entre les langues, à la recherche d'une parole permettant de se retrouver malgré l'absence.
Bien que Tabucchi n'ait jamais eu l'occasion de connaître l'auteur du Livre de l'intranqulité, il devient donc son interlocuteur à distance, dans le monde des rêves. Exactement comme Pessoa aimait concevoir ses relations avec les autres.
PS : merci Bookycooky pour cette sympathique découverte.
PPS : je n'ai pas encore vu l'adaptation de ce roman par Alain Tanner, mais elle doit être intéressante, tant il était en phase avec l'univers pessoien (cf son film « Dans la ville blanche »).
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mireille.lefustec
  05 mars 2013
Requiem est divisé en neuf chapitres comme les neuf parties de la musique du même nom.
L'auteur je définit "hallucinations"
Lisbonne déserte,un dimanche de fin juillet ,est habitée exclusivement par les "invités" de la ville. le protagoniste,un italien, est lui aussi un invité comme de nombreux hôtes qu'il rencontre dans son hallucination.
La ville,elle,est toujours là avec ses rues et ses ruelles en pente qui partent du port et ses personnages deviennent des stéréotypes.
Toute l'histoire tourne autour d'une table ,face à nourriture et boisson.
Tout a commencé à l'ombre d'un mûrier o^notre personnage s'endort et (rêve, hallucination ,) il erre dans la ville déserte d durant douze heures ,à la recherche de réponses aux questions qu'il se pose; à la recherche d'une rencontre avec son passé.
Requiem est une déclaration d'amour au Portugal,ce pays que Tabucchi avait adopté.
C'est un livre fascinant,simple dans sa profondeur. Une écriture onirique mais très réaliste. Bref,écrit dans un style que j'aime et qui laisse une émotion indéfinissable.
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frandj
  21 janvier 2015
Antonio Tabucchi est un écrivain italien qui a écrit ce roman directement en portugais. Précédemment j'avais été très étonné (et enchanté) par son "Nocturne indien". "Requiem" est beaucoup plus surprenant, c'est un OVNI de la littérature.
Un homme, qui s'est assoupi en lisant un livre de Pessoa, se trouve transporté en songe dans la ville de Lisbonne écrasée sous le soleil. C'est comme une longue hallucination. Dans ses pérégrinations, l'homme fait les rencontres les plus improbables avec des personnages très particuliers (ceux-ci sont assez nombreux pour que Tabucchi juge utile de tous les répertorier au début du roman). le lecteur est entraîné - de gré ou de force - dans cette divagation d'apparence gratuite et absurde. Tout semble étrange et, en même temps, presque simple et banal. Pendant cette lecture, ça passe ou ça casse, car A. Tabucchi a poussé sa fantaisie à l'extrême; en tout cas, il va beaucoup plus loin que dans "Nocturne indien". La fin du roman arrive à l'improviste et je suis resté perplexe, regrettant que l'auteur n'ait pas jugé nécessaire de finir sur une "chute" bien trouvée.
Je comprends que certains aient envie d'abandonner le livre sans l'achever. En ce qui me concerne, je l'ai lu entièrement mais j'ai dû (un peu) m'accrocher. Ceci n'est certes pas un ouvrage "grand public" !
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Herve-Lionel
  10 mai 2014
N°748 – Mai 2014.
REQUIEMAntonio Tabucchi – Christian Bourgois
Traduit du portugais par Isabelle Pereira.
Nous sommes dans l'Alentejo, une région du sud du Portugal et, dans une maison de campagne, un homme assoupi sous un arbre est transporté en songe à Lisbonne et dans ses environs. C'est une longue hallucination qui va durer douze heures pendant le dernier dimanche de Juillet, torride comme il se doit ici.
Le narrateur qui est Italien va aller, par le biais du rêve à la rencontre de ses souvenirs et dans cette atmosphère comateuse vont se mêler le présent et le passé, des fantômes et des vivants, bref une alliance de réalité et de fantasmes où le passé resurgit à l'occasion d'une rencontre et des dialogues un peu surréalistes se nouent le temps d'un bref échange avec une incursion dans le tableau de Bosch, « la tentation de Saint Antoine ». Il balade donc son lecteur dans un décor sans véritable fil d'Ariane, un peu à la fantaisie de son imaginaire.
A ce récit onirique, l'auteur mêle volontiers nombre de recettes de cuisine portugaises.
Je ne sais pas si je suis passé à côté de quelque chose mais, bien que cet auteur ne soit pas un inconnu pour cette revue (La Feuille Volante n° 206 et 489) qui en a déjà parlé, je ne suis pas entré dans cet univers créatif. Pourtant le contexte de Lisbonne notamment se prêtait parfaitement à un dépaysement de bon aloi. C'est sans doute dommage puisqu'il est très amateur de l'oeuvre de Fernando Pessao et que cet auteur majeur m'a toujours bouleversé, autant parce qu'il a été que parce qu'il a écrit. Je ne l'ai pas retrouvé dans cette fiction, même à la fin.
La manière de Tabucchi de donner à son roman une dimension gastronomique qui, à l'évidence le met dans le contexte portugais, n'a pas vraiment retenu mon attention.
Je ne partage donc pas l'enthousiasme de la 4° de couverture.
Je déplore aussi la composition du texte. Cette manière « linéaire » de présenter les dialogues a quelque chose d'un peu dérangeant pour le lecteur et n'apporte rien, à mon avis à la qualité du texte ou de la traduction.
Je poursuivrai cependant la découverte de l'univers créatif de Tabucchi qui m'a toujours semblé valoir la peine d'une lecture.

©Hervé GAUTIER – Mai 2014 - http://hervegautier.e-monsite.com
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
estrella_oscuraestrella_oscura   11 mars 2012
Je me dit : ce mec n'arrivera donc jamais. Puis, je pensai : je ne peux pas l'appeler "ce mec", c'est un grand poète, peut-être le plus grand poète du XXe siècle, il est mort depuis longtemps, je lui dois du respect - disons mieux, un grand respect. Malgré tout, je commençais à m'ennuyer ferme, le soleil était brûlant, un soleil de fin juillet, et j'ajoutai pour moi-même : je suis en vacances, je me trouvais tellement bien là-bas, à Azeitao, dans la ferme de mes amis, pourquoi donc ai-je accepté ce rendez-vous ici, sur ce quai au bord du Tage ? C'est complètement absurde. Et je regardai à mes pieds la silhouette de mon ombre, qui me parut elle aussi absurde, incongrue, dénuée de sens, courte comme elle était, écrasée par le soleil de midi, et c'est alors que je me souvins ; il m'a donné rendez-vous à douze heures, mais il voulait peut-être dire douze heures du soir, parce que les fantômes apparaissent à minuit. Je me levai, je longeai le quai. La circulation sur l'avenue avait cessé, les voitures étaient rares, certaines emportaients des parasols sur leur porte-bagages - tous ces gens-là s'en allaient vers les plages de Caparica, il faisait une chaleur étouffante, et je pensai alors : mais qu'est-ce-que je fais ici, le dernier dimanche de juillet ? Et j'allongeai le pas pour arriver le plus vite possible au jardin de Santos, peut-être y ferait-il un peu plus frais.
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batlambbatlamb   14 juillet 2020
Ma compagnie vous a-t-elle déplu ? demanda-t-il. Non, elle a été très importante, mais elle m’a troublé, disons qu’elle a troublé ma tranquillité. Eh oui, confirma-t-il, cela se passe toujours comme cela avec moi, mais écoutez, ne croyez-vous pas que c’est justement ce que doit faire la littérature, provoquer une certaine intranquilité ? En ce qui me concerne, je ne fais pas confiance à la littérature qui tranquillise les consciences. Moi non plus, approuvai-je, mais vous comprenez, de moi-même je suis déjà assez tourmenté, votre intranquilité est venue s’ajouter à la mienne et a produit de l’angoisse. Je préfère l’angoisse à une paix pourrissante, affirma-t-il, entre les deux je préfère l’angoisse.
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Pirouette0001Pirouette0001   04 juin 2018
Je sortis de ma poche le carnet que j'emporte toujours avec moi, car je sais désormais, après toutes ces années passées à écrire, qu'une histoire peut arriver à l'improviste, et que si l'on n'a pas avec soi l'instrument pour l'attraper, ou au moins pour l'esquisser, cette histoire peut disparaître aussi facilement qu'elle est arrivée.
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brigetounbrigetoun   08 mai 2010
vous faites le tour de la Place Camoes et là, devant la bijouterie Silva, vous prenez la rue qui descend, c’est la Calçada do Combro, ensuite la Calçada da Estrela, quand vous serez devant la Basilique de Estrela vous vous enfilerez dans la rue Domingos Sequeira jusqu’à Campo de Ourique
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brigetounbrigetoun   08 mai 2010
La nuit est chaude, la nuit est longue, la nuit est magnifique pour écouter des histoires, me dit l’homme qui était venu s’asseoir à côté de moi sur le mur du piédestal de la statue du roi Dom José
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Vidéo de Antonio Tabucchi
Sostiene Pereira (IT) - Afirma Pereira (PT)
Com realização do italiano Roberto Faenza, Afirma Pereira é uma co-produção entre Portugal, França e Itália que adapta para cinema um dos romances de António Tabucchi.
Pereira é um jornalista português do Lisboa, nos anos 30, que no cinema foi interpretado pelo famoso actor italiano Marcello Mastroianni.
Joaquim de Almeida intrepreta o prestável e informado criado de mesa do café Orquídea que servia a Pereira as suas açucaradas limonadas e as oleosas omoletas e lhe sugeria, ao mesmo tempo, notícias impublicáveis.
Pereira é um ex-jornalista de pequenas notícias que, um dia, é promovido a responsável pela página cultural do vespertino O Lisboa e que, confrontado com as ideias de liberdade de dois jovens, acaba por alterar completamente a sua vida.
Nicolau Breyner é o pároco confidente. Teresa Madruga é a porteira delatora. Nicoletta Braschi (conhecida por A Vida é Bela de Roberto Benigni) e Daniel Auteuil (Dr. Cardoso) são outros actores de renome internacional que participam no filme.
O filme foi rodado em Portugal em locais tão diferentes como o Pavilhão de Exposições da Faculdade de Agronomia (em Lisboa), o Museu Castro Guimarães (em Cascais), a Casa do Alentejo (em Lisboa), o Jardim de S. Pedro de Alcântara e a Estação do Rossio.
A acção decorre no Verão quente de 1938, onde um gasto jornalista se rendia ao politicamente correcto para assim evitar cair nas malhas da Polícia inquisidora.
Pereira consegue recuperar a alegria de viver ao põr o coração à frente da realidade, ao deixar prevalecer a verdade sobre os ditames da PIDE, da censura e da propaganda.
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Qui est Pereira ?

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