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ISBN : 233009079X
Éditeur : Actes Sud (04/10/2017)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Ils fréquentent le même lycée et partagent les mêmes passions : la natation, le sexe, la drogue, les jeux vidéo? Quand ils ne sont pas à la piscine en train de s'entraîner, ils picolent, fument joint sur joint, jouent à GTA, matent des pornos et cherchent à se faire sucer par les filles. Le problème des ados, c'est que ça s'emmerde vite, et des ados qui s'emmerdent, c'est jamais très loin de faire une connerie. C'est ce qui s'est passé ce soir-là. Ils avaient coché ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
nannou71
  15 novembre 2017
Merci à Babelio et à son opération Masse critique de m'avoir permis de lire ce livre. Merci aussi à Actes Sud pour l'envoi.
Malheureusement, je suis passée à côté de l'histoire.
En découvrant le résumé, j'ai eu envie de lire ce livre, 1er roman de Benedek Totth, curieuse de découvrir ce que cet auteur avait à dire sur une jeunesse désoeuvrée en Hongrie à notre époque.
Alors oui, ce livre parle de la jeunesse hongroise, plus particulièrement d'une bande de copains, d'alcool, de drogue, de violence et de sexe. le sujet ne m'a pas dérangé plus qu'outre mesure. Ces jeunes sont complètement asociaux. Rien ne les attache à la vie, ils n'ont envie de rien, pas de buts, aucune joie ne ressort de ce livre, aucun espoir !
Ce qui m'a dérangé, c'est le style d'écriture. Une écriture violente et brute.
Alors, oui, l'auteur réussi à mettre le lecteur dans l'ambiance du groupe. Mais personnellement, même à 20 ans, je serais partie en courant de ce milieu empoisonné...
Bref, j'ai lu attentivement les 50 premières pages, puis j'ai survolé le livre en espérant y trouver une éclaircie. Peine perdue... L'histoire se termine comme elle a commencé, dans la noirceur et le désespoir.
Heureusement, cette ambiance n'est pas toujours celle de la jeunesse actuelle. J'espère que ce n'est pas non plus une généralité dans la jeunesse hongroise !!!
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le_Bison
  11 décembre 2017
Encore une soirée où j'ai pécho pas une meuf. Peut-être qu'il faudrait que je me mette à causer au lieu juste de bander de désir, en silence. Je vais me servir un verre, vodka glacée, cocktail détonnant, neurones en mode autodestruction. Une musique hurle, son chanteur déverse sa rage, je nage. Dans les bains de Budapest, l'érection fertile à la vue de ces maillots de bains échancrés, teenagers et milfs. Je ferme les yeux, le silence assourdissant se fait en moi, oreilles bouchées par l'eau à l'odeur chlorée, et je me fais plein de films pornos dans la tête.
Le pétard tourne de mains en mains. Je me retrouve sur le périphérique de Budapest, dans un tombeau roulant, voiture « empruntée ». Les pupilles dilatées, Greg conduit les yeux fermés. A la place du mort, « la Bouée » 105 kilos de muscles difficile à bousculer au water-polo. Derrière, Nicky et Vicky, 13 et 15 ans, deux soeurs qui me sucent avec passion folle et fou rire. Éduquées sur YouPorn, j'ai le plaisir de sentir leur langue caresser mon sexe, avant de le voir s'engloutir dans leur bouche salivant de désir. Elles ont dû regarder les mêmes vidéos pornos que moi. Une main dans leur culotte, l'humidité que je perçois ravive ma libido en berne après ces nombreux verres et ces joints, dans la chaleur de la nuit. Prendre la bretelle de sortie, se retrouver en rase campagne, sentir un choc sous la voiture. Je pousse un cri de douleur, Nicki ou Vicky les dents sur ma batte, je sors ma main dégoulinante de sa chatte. Probablement un sanglier, ensanglanté maintenant, qui a traversé la route qu'on a écrasé. Je suis dans un roman hongrois, premier roman de Benedek Totth, comme dans les premiers romans de Bret Easton Ellis. Mais c'est à partir de cet instant que la vie déraille.

Une génération désenchantée, sans avenir, sans désir, à part celui de se rouler des spliffs en soirée – et en journée. le lycée, on y va quand on a rien d'autres à foutre, heureusement qu'il reste les entraînements à la piscine pour occuper le temps mort avant les soirées qui mêlent sans passion alcool et gerbe. du sexe et de la drogue en plus. Les filles partagent leur bouche et leur cul, les garçons jouent à GTA et archivent leurs films pornos selon des critères bien précis, couleur de la peau, des cheveux, taille des seins, hentai, bukkake, animale, anal fisting, vomisseur, pipicaca, preteen, teen, MILF, BDSM…
« Comme des rats morts », une lente plongée vers la mort, retenir sa respiration, corps pestilentiel qui remonte à la surface, ça pue pas autant dans un épisode des Experts. A la lumière de la lune, qui masque sa face bleutée pour ne faire ressortir que son teint aussi blafard que des néons d'une morgue déserte, les rats grouillent et dérouillent, nageant au milieu de la putréfaction de ce corps bientôt liquide. Fermer les yeux, regarder son portable et se laisser couler dans la piscine, en apnée oublier le monde, en nage se réveiller et entendre Kurt Cobain hurler…
Au fait, est-ce que les sangliers savent monter à vélo ?
Lien : http://memoiresdebison.blogs..
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Sebthos
  19 octobre 2017
Sweet sixteen...
Un roman noir brut, écrit sur un mode hallucinatoire pour raconter la vie et les aventures de quatre jeunes hongrois de notre époque vivant le temps de leur adolescence sur fond de compétition sportive, de sexe et de défonce. Car le propos du livre est là : dépeindre une génération nihiliste qui dénie toute dignité humaine. Seul le plaisir immédiat compte, et l'adrénaline qu'ils cherchent partout, dans tout.
Une lecture qui me laisse un goût amer. Le désespoir est tel qu'il en devient oppressant, et la seule note positive sur la fin paraît ridicule. L’auteur prend bien soin de n’épargner rien ni personne, garçons/filles, riches ou pauvres.
À lire tout de même pour quelques scènes d'anthologie très Tarantino. L’intérêt me paraît plus dans le style, que dans le propos qui est surfait et gonflé d’hormones comme ces ados mi-humains mi-rats.
Lu en octobre 2017.
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strummer
  14 novembre 2017
Reçu dans le cadre Masse Critique.
Totth, l'auteur est traducteur entre autres de Bret Easton Ellis et de Cormac McCarthy est en plus il est hongrois, plutôt de bonne augure vu que 1 : Cormac est un de mes chouchous est que ma femme est à moitié hongroise, me voici en terre connue.
Comme je l'ai dit à mon épouse après la lecture de ce livre : "laisse tomber, ça se passe en Hongrie certes et à l'instar de tous les clichés des livres américains on y trouve les images d'Epinal hongroises : les bains thermaux, le lac Balaton, le water-polo, les gitans... mais alors pour le reste..."
Vulgarité à tous les étages
Chatte, nichons, porno, il y a plein de gros mots, moi j'aime bien, mais à la longue c'est chiant
Y a t'il une histoire ?
Ben oui mais elle est pas terrible
Les ados sont aussi chiants et cons que les retraités sont cons et chiants, les profs sont des sales pédés, seules les porno stars, un ou deux nageurs et le fait de se mettre minables semblent dignes d'intérêt, un bon programme pour les prochaines présidentielles !
C'est son premier roman que l'on pourrait rattacher à moins que zéro et plus récemment à Lait de tigre.
Un certain instantané de la vie d'une bande de "potes" qui, si on leur enlève toute la grossièreté, n'ont rien à dire et ça, ça fait bien peur.
Au final si le livre ne m'a pas emballé je me dis que l'auteur a bien réussi à me faire prendre en grippe ce groupe, je retiens cependant certaines scènes relativement réussies : le nez cassé, la piscine et le sauna...
Pour un auteur qui a "déjà" 41 ans, je me demande toujours, après la lecture, si le livre est "authentique" ou " trop, très orienté "pour choquer le bourgeois ou les deux !

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Ianouch
  14 novembre 2017
« Comme des rats morts » de Benedek Toth
Un livre sur des potes d'aventures dont j'ai vu passé plusieurs bons retours sur faceboook .
Pis étant un Grand fan de Welsh devant l'éternel, je lis le 4eme de couv , « un Trainspoting au bord de la piscine », du coup j'ai déjà une semi érection !
Au final, je n'ai pas attendu la dernière page pour perdre mon excitation.
Sexe , drogue, alcool et natation ,les ingrédients sont là pour me satisfaire pourtant ,bon même si je ne suis pas très bon nageur !
On suit la vie d'une bande de pseudo pote , car on ne peut parler d'amitié en fait, qui glande entre 2 cours et 2 entrainements de natations. Et on se dit putain mais qu'elle vie de merde, pas une lueur d'espoir bordel.
C'est un bouquin à ne pas mettre entre toutes les mains non plus, car outre la vulgarité dans le langage c'est plus le non-respect de tout qui est le plus dérangeant, on a l'impression qu'ils n'ont aucune valeur et je ne parle même pas de la place accordée à la femme dans ce roman, les membres de « ni pute ni soumise » ont encore du taf visiblement !
Bon heureusement il y a quand même l'humour qui est bien présente et qui fait du bien au milieu de cette jeunesse désenchantée, certaines scènes sont bien barrées mais drolissime.
Bon me suis dit que j'allais avoir un peu d'empathie pour les personnages, ben non, j'ai trouvé que l'auteur survolait sans vraiment approfondir du coup ben le lecteur reste sur le plongeoir.
Ce n'est pas non plus dégueulasse comme lecture, il ne faut pas oublier que c'est son premier roman à notre amis Hongrois. le monsieur fait le boulot mais on est à des années lumières de la force des personnages et des dialogues qui claquent d'un Irwin Welsh. Peut-être que je n'aurais pas dû lire cette 4eme de couv pour m'éviter la comparaison, ça m'avait fait pareil pour J.Hinkson, l'auteur de « l'enfer de church street » où ils disaient « le nouveau Jim Thompson », MDR !
Bref, un bouquin dont j'attendais beaucoup, trop peut être et dont je suis passé à côté !
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   11 décembre 2017
On regarde les filles. Ça commence à bouger. Au fur et à mesure qu’on s’imbibe, arrivent des meufs de plus en plus jolies. C’est toujours comme ça.
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le_Bisonle_Bison   07 décembre 2017
A cette heure-ci, le centre-ville rappelle les décors de The Walking Dead. Il y a juste un peu de mouvement dans la rue principale, quelques gamins tournent en piaillant sur leurs tricycles autour des clodos fringués comme des zombies qui fouillent dans les poubelles, sinon il y a un vide effrayant.
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le_Bisonle_Bison   05 décembre 2017
Le cadavre flotte sur le ventre. Le faisceau de la torche illumine le corps gonflé, couvert de taches vertes, violettes, oranges. Dans Les Experts, les noyés sont pas du tout comme ça, mais je vais pas faire le malin parce que si ça se trouve, c’est juste des bactéries d’ici qui l’ont fait gonfler de cette manière. Greg ramasse un caillou et le jette dessus. Les rats déguerpissent. Juste au moment où je regarde, une énorme bestiole grise sort d’un trou béant dans le flanc du cadavre. Quelque chose, une grenouille peut-être, saute en silence dans l’eau et les pâtes au chou que j’ai mangées au dîner jaillissent de ma gorge en une large gerbe.
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LapkastLapkast   04 décembre 2017
_ C'est pas l'abattoir, là-bas ?
Greg me renvoie la question :
_ Où ça, putain ?
Il tourne la tête dans cette direction, mais c'est trop tard, on s'engage déjà entre les murs antibruit et tout s'allonge comme dans "La Guerre des étoiles" quand ils passent en vitesse lumière. Greg, il fait un peu Harrison Ford, surtout vu de derrière, dans la pénombre. C'est toujours lui qui conduit, même s'il a pas le permis, il a juste emprunté celui de Mitch. C'est son cousin, ils se ressemblent pas mal sur la photo, je sais pas où il a dégoté ce permis, vu qu'il aura seize ans seulement l'été prochain, mais on s'est jamais fait gauler. Je crois pas que Greg aura son propre permis un jour. Il s'est fait recaler trois fois d'affilée en conduite, pourtant son daron avait graissé la patte à l'examinateur.
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le_Bisonle_Bison   30 novembre 2017
Greg cogne le volant du poing et se met à gueuler comme un putois, putain d’enculé de merde, où est-ce qu’on est, bordel ?
- Branche le GPS ! Suggère Dany.
Greg l’envoie chier mais il sort le truc de la boîte à gants. La Bouée l’aide à le brancher. C'est réglé sur une voix de pute qui gémit : « Mets la marche arrière et recule de cent mètres. » Il devait quand même y avoir quelque chose dans le shit, parce que ça suffit à me faire bander.
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