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EAN : 9782290319116
509 pages
Éditeur : J'ai Lu (11/12/2001)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 102 notes)
Résumé :
Quelle irrésistible ascension que celle de la petite princesse allemande Sophie d'Anhalt-Zerbst, née en 1726, et qui, à trente-six ans, accède au trône de Russie sous le nom de Catherine II ! Eprise de la culture française, mais ayant appris le russe pour mieux comprendre son peuple, libérale dans ses amitiés - Voltaire, Diderot, d'Alembert - mais autocrate en son gouvernement, pudibonde en paroles mais d'un insatiable tempérament, travailleuse acharnée mais aimant ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  01 février 2016
C'est un destin bien singulier que celui de Sophie d'Anhalt-Zerbst, une petite princesse allemande qui finira par diriger la Russie sous le nom de Catherine II … Convertie à la foi orthodoxe au grand dam de son père, elle épouse en effet le futur empereur de Russie Pierre III avant de l'éliminer pour finir par gouverner en autocrate ; malgré des attirances pour les écrivains des lumières…
Il me semble bien que c'est avec ce remarquable « Catherine la Grande » que j'ai découvert les grandes biographies d'Henri Troyat… Un genre, qui à l'époque (on est en 1977) n'était pas si courant dans la littérature française. Il y a un savoir-faire particulier dans ce type d'ouvrage que Troyat maîtrise à merveille et qu'il maîtrisera tout au long de son oeuvre de biographe de quantité de personnages russes : le mélange entre l'exactitude historique, la description du contexte social et la psychologie des personnages, tout en utilisant une structure quasi romanesque de progression de l'action propre à captiver le lecteur et le maintenir en haleine.
Tout cela est parfaitement réussi ici … Sur fond de Russie, terre de tous les contrastes, terre de tous les excès…
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soleil23
  18 février 2017
Henry TROYAT excelle dans l'art de décrire et de narrer des faits historiques et ce roman en est la preuve. D'une écriture romanesque il nous raconte Catherine II et nous transporte dans un empire d'intrigues et de beautés.
J'ai eu un grand plaisir à suivre Sophie dans son voyage pour Moscou puis dans sa russification et son mariage et j'ai été subjuguée par sa vie de tsarine. La persévérance et la volonté obsessionnelle de cette femme ont rendu a la Russie sa gloire et sa force car de main de fer l'empire a vu ses assaillants vaincus et de nouvelles villes construites. le monde entier suit les réformes de cette impératrice que rien n'arrête même une épidémie de variole (il faut lire ce livre pour comprendre mes mots).
La « petite mère » comme le peuple aime a l'appeler a tout fait pour rendre son pays plus vaste et plus prospère.
Fervente admiratrice de Jean Jacques Rousseau et amie de Voltaire et Diderot, elle institut l'école obligatoire et consacre sa vie au rayonnement de la culture et la littérature.
Femme passionnée, ambitieuse, généreuse de coeur et aussi tranchante qu'une lame dans les moments « délicats », l'esprit vif, elle a marqué l'Histoire du monde et a bien mérité le nom de « Catherine la Grande » et certains de plaisent même à l'appeler Catherine le Grand. Les vers composés par l'ambassadeur de France en Russie, le Comte Louis-Philippe de Ségur décrivent la Tsarine ainsi :
« Dun peuple très heureux Catherine est l'amour ;
Malheur à l'ennemi qui contre elle se frotte ;
La renommée aura pour elle son tambour ;
L'histoire avec plaisir sera son garde-notes. »
Dans Catherine la Grande, le lecteur découvre une femme aux appétits féroces : de Russie par les conquêtes de nouvelles terres et des hommes par le nombre de « favoris ».
Le voyage en Crimée est un grand moment de lecture qui ravira, à coup sur, tous les babeliotes. Les descriptions sont magnifiques !
Il est question également d'un homme de l'ombre qui a accompagné la souveraine et qui restera « une âme slave » : Potemkine.
Un grand coup de coeur !!!
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mfrance
  03 février 2016
Ou comment Cendrillon devint reine du monde (ou presque).
Rien, mais rien au départ ne prédisposait cette obscure petite princesse allemande, Sophie d'Anhalt-Zerbst, dite Figchen, gamine malingre et peu attrayante de surcroît, du moins dans son enfance, qui plus est, fille d'un prince désargenté, à devenir "la grande Catherine".
Mais elle avait bien quelques atouts : intelligente, spirituelle et dotée d'une âme de chef ! ..... un autre atout dans sa manche et non négligeable, celui-là : "sa marraine la bonne fée !" en l'occurrence la tsarine de Russie, Elisabeth, (qui n'était pas sa marraine) mais qui cherchait l'épouse idéale pour l'héritier du trône, le futur Pierre III, benêt, laid et dégénéré !
L'épouse idéale, c'est à dire une jeune femme ni trop voyante, ni trop terne dont l'appartenance à une maison secondaire garantirait une docilité que n'aurait peut-être pas une personne de haut lignage ! voilà le calcul de la tsarine. Et voilà pourquoi cette jeune fille de quatorze ans fut choisie.
Un peu de sentimentalisme aussi dans ce choix, la tsarine Elisabeth ayant perdu son fiancé bien-aimé, décédé ; or, le dit fiancé n'était autre que l'oncle de Sophie !
Faisant preuve d'une grande maturité d'esprit pour son jeune âge, Sophie, rebaptisée Catherine et convertie à la religion orthodoxe, sut se plier aux désirs de son entourage, pour plaire et inspirer confiance et la Russie devint sa patrie ....
Henri Troyat met ses brillants talents de conteur au service de cette existence passionnante et nous restitue la Russie du dix-huitième siècle dans ses multiples facettes, politiques, culturelles et sociales.
Il nous entraîne dans les querelles de cour, nous fait partager avec Catherine II et ses conseillers les affres du pouvoir, nous fait participer aux jeux politiques de l'époque !
La biographie se dévore, tel un bon roman à suspense.
Il faut dire que le personnage de Catherine se prête bien à l'exercice : goût du pouvoir, ambition effrénée, véritable intelligence politique, capacité à utiliser à son profit les qualités de son entourage. Elle en fera la preuve avec ses amants, dont elle utilisera les compétences pour la conquête du pouvoir !
Tout cela, allié à un charme certain, car à défaut de réelle beauté, elle possédait suffisamment de séduction pour s'attirer l'admiration et le désir des jeunes gens.
Par ailleurs, goût du travail et capacité à s'astreindre à une rigoureuse hygiène de vie ont permis à cette femme d'exception d'imprimer à son siècle la marque de sa très forte personnalité.
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Laureneb
  23 mai 2020
Catherine la Grande, voire Catherine le Grand ? Cette biographie trace le portrait plein de contradiction d'une allemande luthérienne devenue impératrice russe dirigeante de l'église orthodoxe, d'une femme qui aime s'habiller en homme, d'une admiratrice De Voltaire et des principes philosophiques des Lumières françaises tout en gouvernant de façon absolutiste et en détestant la Révolution, d'une collectionneuse d'art mais qui n'y connaît pas grand-chose, d'une épouse qui laisse assassiner son mari, d'une amante passionnée qui hait les plaisanteries grivoises...
C'est là tout l'intérêt de Catherine, ses contradictions. Si l'auteur évoque beaucoup l'opposition entre la femme privée aux habitudes sensuelles - en faisant la liste de ses amants en détails - et la politique froide et calculatrice, je regrette un peu qu'il n'ait pas plus creusé l'originalité que ce soit une femme sur le trône - seules Elisabeth d'Angleterre et Elisabeth de Russie l'ont fait avant elle en Europe, et Marie-Thérèse.
Une biographie qui se lit bien, comme un roman.
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Aela
  24 janvier 2011
Une excellente biographie de cette grande dame qui a marqué son temps et qui, finalement, avait un comportement bien en avance sur celui de son époque..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
soleil23soleil23   18 février 2017
Le deuil le plus strict est prescrit dans la cour. Repliée sur son chagrin, l’impératrice mesure chaque jour davantage la perte immense qu’elle vient de subir en la personne de celui qui a été tout ensemble, son amant, son mari, son ami, son conseiller, son confident, son ministre, son chef militaire. Même lorsqu’ils étaient loin l’un de l’autre, ils ne cessaient de se consulter. Il a augmenté d’un tiers l’étendue de sa patrie, il a mis en valeur des territoires incultes, il a bâti des villes, creusé des ports, construit des bateaux, gagné des batailles, aimé des femmes, fréquenté les plus grands souverains de son temps, dilapidé des fortunes, montrant en toute chose une âme vigoureuse, à la fois tendre et sauvage, folle et avisée, et, à cinquante-deux ans, voici que cette force de la nature, ce volcan de passions, n’est plus qu’un corps sans vie, enseveli au bout du monde, à Kherson. « Comment remplacer un tel homme ? dit Catherine à son secrétaire Khrapovitski. Il ne me vendait pas et on ne pouvait l’acheter… »
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TobagoTobago   09 décembre 2013
" Elle (Catherine) compose sa propre épitaphe, en français, dans un style humoristique : " Ci-gît Catherine seconde, née à Stettin, le 21 avril-2 mai 1729. Elle passa en Russie, l'an 1744, pour épouser Pierre III. A l'âge de quatorze ans, elle forma le triple projet de plaire à son époux, à Elizabeth, à la nation. Elle n'oublia rien pour y réussir. Dix-huit année d'ennui et de solitude lui firent lire bien des livres. Parvenue au trône de Russie, elle voulut le bien et chercha à procurer à ses sujets bonheur, liberté et propriété. Elle pardonnait aisément et ne haïssait personne. Indulgente, aisée à vivre, d'un naturel gai, l'âme républicaine et le cœur bon, elle eut des amis. Le travail lui était facile, la société et les arts lui plaisaient." Ainsi se voit-elle, ainsi souhaite-t-elle que ses amis la voient."
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TobagoTobago   01 décembre 2013
" Un an plus tard, malgré le supplice infligé à "l'effrayant rebelle" qui se faisait passer pour Pierre III et l'incarcération de "la folle" qui se faisait passer pour Elizabeth II, on arrêta un troisième imposteur qui prétendra être le héros national Pougatchev revenu sur la terre. Catherine ne comprend pas. Quel singulier pays que la Russie ! Les légendes y ont souvent plus de poids que la réalité. Pour régner sur ce peuple irrationnel, il faut se battre tantôt contre des êtres vivants et tantôt contre des fantômes."
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TobagoTobago   21 novembre 2013
"Et Bérenger : " Quel tableau pour la nation elle-même et jugeant de sang froid ! D'un côté, le petit-fils de Pierre Ier détrôné et mis à mort, de l'autre, le petit-fils du tsar Ivan languissant dans les fers, tandis qu'une princesse d'Anhalt usurpe la couronne de leurs ancêtres en préludant au trône par un régicide....Je ne soupçonne pas à cette princesse (Catherine) l'âme assez atroce pour croire qu'elle ait trempé dans la mort du tsar...Mais le soupçon et l'odieux resteront sur le compte de l'impératrice.""
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meknes56meknes56   18 juillet 2019
Malgré cette sévérité accrue à son égard, Catherine continue de se comporter en grande-duchesse authentique, apprenant le russe et suivant les offices orthodoxes. Elle a senti, dès ses premiers pas en Russie, qu'il n'y aurait de salut pour elle que dans un constant travail de naturalisation, d'acclimatation, d'identification politico-religieuse.
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Videos de Henri Troyat (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henri Troyat
Retrouver l'émission ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/theresa-revay-la-nuit-du-premier-jour-52411.html
Après deux titres contemporains, Theresa Révay a choisi le roman historique dont elle est devenue l'une des meilleures représentantes. Avec « Valentine ou le temps des adieux » en 2002, les lecteurs découvrent alors une jeune auteur dont le travail d'écriture, le romanesque des situations, la psychologie des personnages et le cadre historique n'est pas sans rappeler Henri Troyat, Maurice Druon ou Françoise Chandernagor. Pour ma part, j'aime à dire que Theresa Révay peut être considérée comme la petite cousine de Ken Follett !
Après la révolution bolchevique dans « La louve blanche », l'Angleterre des années 20 dans « Dernier été à Mayfair », le Berlin de 1945 dans « Tous les rêves du monde » ou la fin de l'empire ottoman dans « L'autre rive du Bosphire », Theresa Révay n'a pas son égale pour nous faire voyager dans le temps et dans le monde. Par un sens de l'intrigue parfaitement construit, elle sait inventer des destins romanesques aux prises avec la grande histoire, sans rien sacrifier à la qualité de l'écriture.
Voici le 10ème roman de Theresa Révay, « La nuit du premier jour ». Nous sommes à Lyon à la toute fin du XIXème siècle, où Blanche s'étiole dans la bourgeoisie locale des soyeux, auprès de son mari Victor. de ce mariage arrangé sont nés deux enfants, Oriane et Aurélien que chérit leur mère. Et pourtant, par amour pour Salim, venu de son Orient natal pour affaires avec les soyeux, Blanche va tout quitter.
Au-delà de cette intrigue romanesque et des rebondissements liés à des secrets de famille bien enfouis, Theresa Révay nous entraine dans un formidable tourbillon de sentiments et de larmes, au coeur du premier conflit mondial mais aussi dans le soleil de la Syrie et du Liban, où le sang va couler également. Face à une Europe qui se déchire, à l'autre bout de la Méditerranée, Blanche va devoir affronter la révolte arabe face à l'empire Ottoman de Jamel Pacha.
Magnifique portrait de femme luttant par amour, pour ses enfants comme pour l'homme de son coeur, le nouveau roman de Theresa Révay est une grande fresque qui résonne avec notre époque contemporaine et nous offre un magnifique moment de lecture.
« La nuit du premier jour » de Theresa Révay est publié chez Albin Michel.
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>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Biographie générale et généalogie>Politiciens, économistes, juristes, enseignants (844)
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