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François de Gaïl (Traducteur)
ISBN : 2752602820
Éditeur : L'Aube (12/10/2006)

Note moyenne : 3.16/5 (sur 25 notes)
Résumé :

Ce court recueil de nouvelles policières fait figure de " chef-d'œuvre inconnu " dans l'œuvre de Mark Twain. L'auteur s'y joue avec maestria des règles du genre en les moquant, en dépoussiérant les codes en vigueur dans l'ancien monde - celui que Sherlock Holmes incarne à merveille ! Et il se donne autant de prétextes pour afficher la fraîcheur, la force et la jeunesse du Nouveau Monde, le sien, et le lieu de cet... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Eric75
  17 août 2012
Sherlock Holmes n'apparaît que dans la première nouvelle de ce recueil qui en comporte huit ; fort heureusement, cette nouvelle d'une centaine de pages occupe la moitié du livre.
Le héros, Archy Stillmann, bénéficie d'un don extraordinaire depuis sa naissance : il détecte les objets grâce à un flair hors norme (un peu à la manière de Jean-Baptiste Grenouille dans le parfum de Süskind). A la demande de sa mère, Archy parcourt le monde pour retrouver son père, Jacob Fuller. Il doit venger sa mère, qui a été humiliée et déshonorée par son mari. Archy perd la trace de son père à Hope Canyon, un petit village de chercheurs d'or en Californie. Dans ce village de mineurs sévit un sale type, Flint Buckner, qui maltraite son employé, le jeune Fetlock Jones. Quand Flint Buckner est retrouvé assassiné au moyen d'un dispositif ingénieux, on fait appel à l'oncle de Fetlock Jones, Sherlock Holmes, pour retrouver le coupable.
Holmes, ici caricaturé à l'excès (mais de façon plutôt cocasse et bon enfant), désigne un coupable. Archy Stillmann, qui assiste à la démonstration, conteste les conclusions du célèbre détective et donne également sa version des faits. Je vous laisse deviner qui des deux limiers fera éclater la vérité ! Tout ceci est raconté sur le ton humoristique d'une joyeuse comédie, baignant dans le Far West idéalisé de Mark Twain, plus proche de l'univers de Morris que de celui décrit par Conan Doyle dans Une étude en Rouge.
Les sept autres nouvelles ne valent pas que l'on s'y arrête : plus courtes, racontées sous forme de contes, elles complètent le recueil comme des billes de polystyrène au fond d'un carton, pour donner du volume avec légèreté !
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Davalian
  10 octobre 2016
Il est toujours difficile d'écrire une chronique déplaisante à l'encontre d'un livre rédigé par un auteur dont la renommée n'est plus à prouver. Il faut pourtant parfois franchir le pas. C'est le cas avec Plus fort que Sherlock Holmes. Il s'agit ici d'un recueil de plusieurs nouvelles. Et la plus importante du lot est sans doute la plus décevante.
Les fans du grand détective ont de quoi à pester à la lecture de cette nouvelle, qui très éloignée du Canon et très peu passionnante. La quatrième de couverture explique les intentions de Mark Twain. Elles ont de quoi déplaire, d'autant que leur mise en scène est malhabile. L'intrigue qui en résulte est franchement décevante. le soulagement prédomine lorsque la dernière page est enfin tournée. Tout dans cet écrit est mauvais. Les rares bonnes idées (ainsi retranscrire la vie dans une ville de pionniers) ne suffisent pas à contrebalancer ce fatras d'inepties.
Les nouvelles qui suivent sont de taille et d'intérêt variable. Elles n'offrent que très peu de points communs, sinon qu'elles se déroulent aux États-Unis. Il n'y est plus question de Sherlock Holmes. Mark Twain aurait-il voulu ridiculiser une grande figure littéraire afin de retenir un public avec un effet d'annonce ? L'idée fait son chemin... Une autre célébrité viendra faire une apparition dans la nouvelle Un chien à l'église, qui reste malgré tout, l'une des moins mauvaises compositions ici réunies.
Cannibalisme en voyage, malgré un côté répétitif, demeure la meilleure surprise de ce recueil. En revanche, L'homme au message pour le Directeur Général, succession intéressante de connexions, déçoit autant par son manque d'originalité que son manque de fond. Avec Les geais bleus, nous découvrons une histoire basée sur le langage animal. Comment j'ai tué un ours aura tout pour déplaire aux défenseurs de la cause animale. de manière générale, les bonnes idées font long feu.
Des deux dernières nouvelles, Une victime de l'hospitalité reste un moment presque amusant, malgré un contenu tout juste passable. Les droits de la femme par Arthemus Ward clôt de manière assez déplaisante ce recueil. S'agit-il d'ironie ?
Pas de fil conducteur, une nouvelle éponyme décevante et des récits du même acabit : voici un recueil qui ne brille pas. Déception et ennui sont les deux sentiments qui accompagnent cette lecture. Toutefois peut-elle séduire les adeptes de Mark Twain
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paulmaugendre
  26 août 2018
Ce recueil, méconnu, de nouvelles de Mark Twain est paru en 1907, soit trois ans avant le décès du créateur de Tom Sawyer et de Huckleberry Finn.
On y retrouve cet humour particulier qui est néanmoins empreint de réalisme envers la société américaine, mais également de pessimisme concernant les excès de civilisation, voire de l'immoralité érigée en morale. Et c'est tout naturellement que ses récits ont souvent pour décor le Sud des Etats-Unis, puisque l'auteur est né dans le Missouri.
La première de ces nouvelles, Plus fort que Sherlock Holmes, qui donne son titre au recueil, narre la navrante aventure d'une jeune fille riche éprise d'un jeune homme pauvre. Ceci se déroule en Virginie en 1880. le père de la jeune fille s'oppose au mariage, qui toutefois sera célébré. Mais le lendemain, le jeune marié prend sa femme à part et lui annonce que désormais sa vie sera un enfer. Oh, il ne la battra pas, mais il la torturera moralement, psychiquement. La jeune femme ne dit rien, ne se rebelle pas, elle reste stoïque devant les affronts.
Ce qui exaspère l'homme qui un soir l'entraîne dans les bois, la bat et la laisse nue avant de s'enfuir vers un autre destin. Six ans plus tard, on retrouve cette jeune femme, mère d'un petit garçon de cinq ans prénommé Archy et qui possède des dons particuliers. Outre sa nyctalopie, Archie est munie d'un odorat lui permettant de retrouver sans coup férir des objets dissimulés par sa mère ou de pouvoir indiquer les pages d'un livre qu'elle a caressé.
Quelques années plus tard, Archy sur la demande de sa mère part à la recherche de son père afin de lui faire subir les mêmes tourments psychiques qu'elle a vécu en sa compagnie. Il le piste, parcourt le monde à sa poursuite et enfin il s'installe dans un camp de mineur de Hope Canyon. Un gamin est martyrisé par un des mineurs et lui aussi mûrit sa vengeance. Il se prétend le neveu de Sherlock Holmes qui justement arrive sur le site au moment où un meurtre, à moins que cela soit un accident, est perpétré.
L'histoire serait banale si la description du fameux détective n'entamait pas le panache du Britannique. Pourtant il démontre et analyse les faits et les mineurs ne peuvent que se louer de sa présence, mes arguments sont dénués de fondement.

La nouvelle suivante, Cannibalisme en voyage, comme son titre l'indique, est une histoire imprégnée d'un humour noir morbide. Deux voyageurs conversent dans un compartiment ferroviaire et l'un d'eux narre comment lui et d'autres voyageurs ont été amenés à se sustenter de leurs compagnons, leur train étant bloqué sur les voies à cause d'une tempête de neige.

L'homme au message pour le directeur général se déroule début février 1900, à Londres, ville dans laquelle le narrateur réside alors. Il discute avec l'une de ses connaissances, lequel vitupère envers le Département de la guerre. En effet un de ses amis vient de mettre au point une chaussure qui, il en est persuadé, serait utile aux soldats qui se trouvent dans le Sud Africain. Alors le narrateur lui demande de quelle façon l'homme s'y est pris pour vanter sa marchandise. Et il relève de nombreux points qui ont desservi le créateur. Alors il raconte l'histoire de deux gamins, l'un, Tommy, seize ans, vide les puisards sous les ordres de son père ; l'autre, Jimmy, quatorze ans, est ramoneur de son état. L'Empereur du pays dans lequel ils vivent est très malade, tout comme la plupart des soldats de son armée. Ils sont atteints de dysenterie et les médecins ne parviennent pas à enrayer cette affection contagieuse. Jimmy possède une solution mais il se demande comment faire parvenir aux oreilles de l'empereur la panacée. Alors Tommy lui offre cette solution, qui effectivement résout le problème de la communication. Une solution simple qui joue sur le bouche-à-oreille, mais sans se tromper d'intermédiaire.

Les Geais bleus est une aimable digression sur le comportement de cet oiseau sensé être plus intelligent que l'homme.

Comment j'ai tué un ours est l'histoire d'un homme, pas chasseur pour deux sous, mais qui allant ramasser des mûres dans la forêt proche de son village, se trouve nez à nez avec un plantigrade qui est tout aussi surpris que lui. Et comment, lorsqu'en rentrant au village il informe sa femme, fort marrie de constater que son mari revient bredouille, et ses amis de son exploit peu banal.

Un chien à l'église, cela peut sembler bizarre mais pourquoi pas, il y bien d'autres animaux dans ce genre d'édifice. Des corbeaux me souffle-t-on, mais je ne ferais pas de mauvais esprit. Tom, onze ans environ, assiste à la messe, mais il s'ennuie. le curé est si long dans son sermon. Tom est intéressé par le manège d'une mouche mais celle-ci possède un vif désir de s'échapper alors il reporte son attention sur une boîte qu'il détient dans sa poche. Dans cette boîte, pas d'allumettes, mais un scarabée. Et naturellement, le chien qui passait par là est intrigué par le coléoptère.

Une victime de l'hospitalité et Les droits de la femme par Arthémus Ward complètent ce recueil. A noter que les droits de la femme met en scène des suffragettes qui revendiquent légitimement l'égalité homme-femme, mais il existe des façons de revendiquer qui ne sont pas toujours de bon goût.

Tout le talent de Mark Twain éclate dans ces nouvelles dans ces nouvelles différentes dans leur inspiration et leur traitement. Toutefois il existe une constante, c'est l'insertion d'une ou plusieurs histoires dans l'histoire, comme par un effet boule-de-neige. L'humour est toujours présent, même si parfois il est plus dilué, les circonstances ne se prêtant guère à rire. Mais l'ironie quelque fois mordante est efficace, et il s'agit presque de mini-reportages sur une époque révolue mais dont certains ingrédients pourraient être, et ils le sont, utilisés de nos jours.
Lien : http://leslecturesdelonclepa..
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Kittiwake
  20 juin 2012
Ce recueil est composé d'une dizaine de nouvelles de teneur et de longueur variées, où l'on assiste à une traque vengeresse au cours de laquelle le célèbre détective anglais,qui donne le titre au recueil, se fera quelque peu malmené, puis à un récit délirant à propos d'un festin cannibale ; l'auteur nous révèle comment accéder aux plus grands de ce monde (on a ainsi droit à un conte, inséré dans la nouvelle), puis nous convie aux réflexions bavardes d'un geai bleu confronté à une énigme profonde. Une chasse à l'ours précède une charmante séance de distraction au cours de la messe, qui nous permet de retrouver Tom Sawyer! Quelques anecdotes sur l'hospitalité et ses contraintes précédent la conclusion consacrée à un groupe de féministes militantes
Le tout est servi par une écriture adroite, et plaisante comme Mark Twain nous y a habitués.
Un jolie découverte d'ebook libre de droit
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Taraxacum
  17 avril 2014
Petit recueil de nouvelles de Mark Twain, "Plus fort que Sherlock Holmes" n'est pas désagréable mais n'a pas su non plus totalement me conquérir. La nouvelle qui donne son titre au recueil, et qui oppose Sherlock Holmes a un jeune prodige, est sympathique, plutôt originale, c'est rare de voir Sherlock avoir le dessous, mais rappelle finalement bien peu Conan Doyle, je trouve le détective aurait pu se nommer Durand, ça aurait été un peu près pareil.
Les autres nouvelles , bien plus courtes n'ont pas su non plus m'enthousiasmer, sans être désagréables,je trouve juste qu'elles manquent un peu de sel, à l'exception de celle sur le thème du cannibalisme, un monument de cynisme sous le couvert d'une conversation pleine des conventions sociales les plus strictes, et qui est bien plus marquante que le reste.
C'est le souci des auteurs très connus: on les juge plus durement qu'un illustre inconnu. Je pense que c'est une part du souci ici: j'en attendais plus de Mark Twain.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Eric75Eric75   17 août 2012
Il exhiba ses fragments révélateurs et les rangea sur une feuille de carton étalée sur ses genoux. Toute la salle retenait sa respiration et écoutait.
- Nous possédons la longitude et la latitude avec la correction des variations magnétiques et nous connaissons ainsi le lieu exact du drame. Nous avons l'altitude, la température et l'état hygrométrique du lieu ; ces renseignements sont pour nous des plus précieux, puisqu'ils nous permettent d'estimer avec précision le degré de l'influence que ces conditions spéciales ont pu exercer sur l'humeur et la disposition d'esprit de l'assassin à cette heure de la nuit.
(Brouhaha d'admiration, réflexions chuchotées. Par saint Georges, quelle profondeur d'esprit !)
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TournetournesolTournetournesol   27 avril 2016
« Ce que je méprise par-dessus tout, c’est une foule qui se livre au lynchage. Je n’y ai jamais rencontré un homme à caractère. Il faut en éliminer cent avant d’en trouver un qui ait assez de cœur au ventre pour oser attaquer seul un homme même infirme. La foule n’est qu’un ramassis de poltrons et quatre-vingt-dix-neuf fois sur cent le shériff lui-même est le roi des lâches. »

Il s’arrêta, évidemment pour savourer ces dernières paroles et juger de l’effet produit, puis il reprit :

— Le shériff qui abandonne un prisonnier à la fureur aveugle de la foule est le dernier des lâches. Les statistiques constatent qu’il y a eu cent quatre-vingt-deux shériffs, l’année dernière, qui ont touché des appointements injustement gagnés. Au train où marchent les choses, on verra bientôt figurer une nouvelle maladie dans les livres de médecine sous le nom de « mal des shériffs ».
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OncleDanOncleDan   26 juin 2016
Le pasteur commença son prêche et s'étendit si longuement sur son sujet que peu à peu les têtes tombèrent ; Dieu sait pourtant que la conférence était palpitante d'intérêt, car il promettait la récompense finale à un nombre d'élus si restreint qu'il devenait presque inutile de chercher à atteindre le but.
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porthosporthos   28 juin 2013
Notre conversation, pourtant bruyante, produisait l’illusion d’un murmure vague, qu’on distinguait à peine au milieu des rafales de vent ; la clarté des lampes diminua peu à peu, et la plus grande partie des « naufragés » se turent, les uns pour réfléchir, les autres pour chercher dans le sommeil l’oubli de leur situation tragique.
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OncleDanOncleDan   26 juin 2016
Un geai n'a pas plus de principes qu'un député ou un ministre : il ment, il vole, il trompe, et trahit avec la même désinvolture, et quatre fois sur cinq il manquera à ses engagements les plus solennels.
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Videos de Mark Twain (106) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mark Twain
Extrait d'une lecture de «Cette maudite race humaine», par Jörn Cambreleng., accompagnée par Carjez Gerretsen à la clarinette, donnée le 6 février 2018 à la Maison de la Poésie - Scène littéraire.
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