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EAN : 9782264047809
281 pages
Éditeur : 10-18 (06/05/2008)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 78 notes)
Résumé :
À Porchester, grosse exploitation agricole des profondeurs du bush australien, les employés regardent avec anxiété l'assèchement inexorable du lac Otway. Un homme y a trouvé la mort dans des circonstances mystérieuses et chacun attend la réapparition du corps. Pour pouvoir enquêter avec discrétion et efficacité, l'inspecteur métis Napoléon Bonaparte, dit Bony, décide de se rendre sur place... en se faisant passer pour le nouveau dresseur de chevaux sauvages ! Avant ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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  26 octobre 2018
Honnêtement, j'ai choisi de lire ce roman car le nom de l'auteur commence par un « U » et cela m'arrangeait bien pour finir mon ABC sur le forum des Trolls… toutefois cette lecture s'est avérée fort instructive et non déplaisante !
Premier roman lu de cet auteur défini comme le précurseur du polar ethnologique, voilà un genre que je découvre, pourquoi pas ?
Paru en 1954 (mais la publication française date de 1991), ce roman est le 18e sur une liste de 29 titres avec le même inspecteur, Napoléon Bonaparte, qui enquête dans le bush australien. Après Wallander, Sherlock Holmes, Maigret, Erica Falck, Erlendur, ... et bientôt Maud Silver (qui m'attend sagement dans ma PAL) voilà un inspecteur connu que je ne connaissais pas encore, il n'est pas déplaisant, je veux bien le rencontrer dans de nouvelles aventures.
Ici nous sommes au bord d'un lac qui s'apprête à disparaitre, évaporé, pour ne revenir que dans des décennies. Une tension psychologique augmente peu à peu car le lac renferme le secret d'une disparition ou d'une mort, et de l'argent est en jeu.
J'ai beaucoup aimé les descriptions de cette attente mêlées aux descriptions de la nature, faune et flore, air et eau, qui se modifie alors que tout n'est plus qu'une question de survie. Des scènes tout aussi époustouflantes que terrifiantes naissent à travers les lignes de l'auteur et nous emportent dans un ailleurs pourtant bien réel. On sent la passion de l'auteur pour ce lieu de la planète qu'il semble bien connaître !
L'enquête passe un peu au second plan même si elle en est toute l'intrigue et si elle décide des actions principales. Ce tableau de cette attente de mort inéluctable d'un lac est de toute beauté et suffit amplement à soi-même. le reste n'est qu'une cerise sur le gâteau à mon sens. Une délicieuse cerise à dire vrai car les révélations m'ont étonnées dans un dénouement inattendu.
Un bon polar qui va me laisser des tas d'images et sensations en tête !!!
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NATB
  27 août 2016
Avec ce livre , j'ai découvert (mieux vaut tard que jamais!) cet écrivain anglo-australien du 19ème siècle et je suis ravie.
La couverture est un détail de l'art aborigène, que j'ai découvert en 1995 lors d'un voyage en Australie, pays grandiose et magnifique, des paysages complètement différents et époustouflants !
Un polar ethnologique dans le Bush australien avec pour héros l'inspecteur Napoléon Bonaparte, dit Bony, un métis aux yeux bleus.Il semblerait que ce personnage soit une sorte de synthèse de plusieurs Aborigènes qu' Upfield aurait rencontrés.
Pour ma part, je suis enchantée par cette première lecture et je suis aussi étonnée de constater qu'il n'y a pas beaucoup de lecteurs ayant lu ces livres.
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Franz
  04 mars 2016
Edité en 1954 en anglais puis en 1991 en français dans la collection Grands détectives chez 10/18, La Mort d'un lac n'a pas pris une ride (depuis son évaporation). "Le lac Otway était en train de mourir." Ainsi débute l'enquête policière de l'inspecteur du bush australien, Napoléon Bonaparte, métis aborigène aux yeux bleus. Richard Martyr, régisseur de l'exploitation, résume ainsi la situation : " Les conditions de vie ici étaient très rudes avant le recrutement de Madame Fowler et de sa fille mais la vie coulait tranquillement pour nous tous. Les femmes ont changé tout ça. Elles ont apporté l'ordre, la propreté et des conditions de vie plus décentes mais elles ont également apporté la haine et la souffrance" (p. 268). Arthur Upfield n'est pas seulement le pionnier du polar ethnologique comme le reconnaît Tony Hillerman ; toute son histoire tient debout. Les personnages sont crédibles. Les répliques fusent parfois, percutantes, étonnantes aussi par leur impact actuel : "Imagine un peu qu'on tue tous les lapins qui peuvent fournir de la viande bon marché à des travailleurs qui doivent allonger quatre shillings pour une livre de malheureuses côtelettes de mouton. et tout ça pour que des fermiers achètent encore plus de voitures pour eux..." (p. 174). La nature australienne est omniprésente et joue un rôle prépondérant dans le déroulement de l'histoire (les cormorans, les millions de lapins, la canicule ou l'évaporation du lac). L'intrigue s'associe étroitement à la mise à sec du lac qui doit faire apparaître le cadavre de Gillian Ray, employé de l'exploitation de Porchester, mort noyé et laissant un important magot qui attise les convoitises des autres employés. Parfois, le fantastique affleure. Bony, poussé dans ses retranchements, oublie alors la logique des hommes et retrouve le souffle de ses ancêtres : "Ses ancêtres maternels l'entourèrent avec force murmures et cajoleries... Ils lui racontèrent leur bataille avec le soleil homicide, lui apportèrent leur savoir et leur sagesse. Ils l'implorèrent de boire... mais la gourde était vide" (p. 238). Par sa connaissance intuitive de la nature et des hommes, l'inspecteur Bony sait révéler les choses sans les précipiter : "Tout ce que j'ai à faire... c'est attendre les événements parce que le souffle dramatique va forcer les acteurs à donner leurs répliques" (p. 193). Tout arrive à son terme à la fin du livre. le mort est découvert. Les mobiles sont connus mais la morale n'est pas sauve. Rien n'est vraiment blanc, rien n'est vraiment noir. La nature australienne est la plus pugnace. Bony le sait bien. Il conclut : "Prévenez-moi quand le lac Otway renaîtra" (p. 282).
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frimoussette
  02 septembre 2016
Encore une fois ....merci ma soeurette de m'avoir prêté ce bouquin
quel dépaysement ....l'Australie ....le bush ..brûlant
j'y étais presque puisque lu en ce caniculaire mois d'Août 2016 !!!
un auteur que je ne connaissais pas du tout , jamais entendu parlé
j'aime les histoires improbables....un flic aborigène aux yeux bleus....extra
cette ambiance brûlante.....ce suspens ....quand n'y aura t'il plus d'eau dans ce fameux lac Otway ....
la façon d'enquêter de Bony....tout en finesse ....je rigolais dans mes moustaches .... ( façon de parler hein ...ne suis pas une femme à barbe !! )
une enquête qui sort de l'ordinaire dans un pays peu connu
une nature abrupte .....un soleil tuant....l'isolement de tous ces protagonistes .....et cette bourrique de jeune donzelle dont le nom m'échappe.....la garce ....
un bien beau voyage
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Sharon
  22 mai 2015
Je n'avais pas lu de romans d'Arthur Upfield depuis que j'étais étudiante, autant dire une bonne douzaine d'années. Comme beaucoup trop de romans de qualité, il est très difficile de se les procurer autrement que chez les bouquinistes ou dans les bonnes bibliothèques, le lecteur passant ainsi à côté de héros originaux.
La littérature policière australienne n'est pas des plus connus, surtout quand elle s'aventure dans le bush, au côté d'un policier mi-aborigène. La vie est rude, et « mourir de chaud » n'y est pas une figure de style. Mourir tout court est même fréquent, bien trop fréquent dans cette exploitation agricole, où Bony enquête sous couverture. Il est aidé par son métissage : rares sont ceux qui peuvent ne serait-ce qu'imaginer qu'un semi-aborigène soit un inspecteur de police. Il n'est qu'à voir la condescendance avec laquelle ses collègues s'adressent à lui.
Les ingrédients de la tragédie sont universels : des hommes, seuls, deux femmes, aguichantes, de l'argent, beaucoup, et l'isolement dans le bush où votre meilleur ami peut très bien vous trahir, s'il estime avoir une chance avec la seule jeune femme du coin. Comme partout, les apparences sont trompeuses, et Bony ne s'y laisse pas prendre, quoi qu'on puisse lui raconter – et certains ne se donnent pas la peine de broder beaucoup.
Ce qui ne l'est pas, ce sont ces deux composants propres à l'Australie, ce lac qui se meurt, et ne renaîtra que dans une quinzaine d'années, et ces multitudes d'animaux (lapins, kangourous, dingos) qui trouvent la mort de la main de l'homme ou de la sécheresse. Dans notre monde de 2013, où la communication se fait autant par téléphone que par internet, il semble presque inconcevable de devoir attendre plusieurs jours avant que la police ne vienne constater un crime. Et pourtant, ce n'est pas si loin, ni dans le temps, ni dans l'espace.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
HeureuseHeureuse   30 juillet 2012
le lac Otway était en train de mourir. A l'endroit où il avait existé, dansant au soleil, courtisé par la lune enchanteresse, il n'y aurait plus que de mornes étendues d'une argile aussi dure que le fer.
Alors, les morts se réveilleraient peut-être pour clamer des accusations dont l'écho sera renvoyé par les dunes disposées en cercles.
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annieannie   11 février 2011
p.174 -
L'Australie ! Ecoute, l'Australie serait le plus beau pays du monde si elle était pas gouvernée par des imbéciles.
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Video de Arthur Upfield (1) Voir plusAjouter une vidéo

Arthur Upfield : crime au sommet
Olivier BARROT se trouve toujours dans les Blue Mountains en Australie pour présenter son panorama des écrivains australiens. C'est depuis un promontoire qu'il présente aujourd'hui sa chronique consacrée au romancier Arthur UPFIELD et à son dernier roman "crime au sommet" paru dans la collection "10/18 grands détectives".
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