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Denise Laroutis (Traducteur)
ISBN : 2757806513
Éditeur : Points (07/05/2008)

Note moyenne : 3.16/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Sur les conseils de son médecin, Pepe Carvalho se rend aux Thermes, centre de remise en forme ultramoderne.
Il y côtoie un ancien colonel franquiste, un terroriste basque et des mannequins italiens venus reprendre du poids. La tension monte lorsque l'on retrouve dans la piscine le cadavre de Mme Simpson, une riche Américaine. Carvalho entame à peine son enquête, que le sang coule à nouveau...
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
Pirouette0001
14 janvier 2016
Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé, mais je ne peux pas dire non plus que j'ai adoré. Réponse de Normand me direz-vous. Pas tout à fait.
En réalité, je pensais me plonger dans un polar avec une enquête et ce n'est pas vraiment cela. Oui il y a une collection de meurtres, mais Pepe Carvalho qui a dû se résigner à faire une cure diététique pour compenser tous ses excès, assiste plutôt que ne résout l'énigme du livre. Ce n'est pas désagréable à lire, mais ce n'est pas ce que j'espérais ou attendais.
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AMR
13 février 2017
Une citation de Javier Pradera en épigraphe nous prévient de l'intention métaphorique et didactique : « l'Europe ressemble à une station thermale ». La citation exacte serait plutôt : "Europa es un balneario en el que nunca pasa nada" et ces mots auraient été prononcés en 1978 en réponse à un journaliste.
Pepe Carvalho a fait quelques excès et il est venu se remettre en forme à Bolinches, dans une maison de santé caricaturée où les pensionnaires jeûnent, se purgent, subissent massages et bains de boue et espèrent le meilleur retour sur investissement possible. le personnel de direction est plutôt suisse, allemand et russe tandis que les espagnols sont cantonnés aux tâches subalternes. de leur côté, les curistes étrangers de différentes nationalités (américaine, suisse, allemande, italienne et belge…) et les curistes espagnols de différentes régions (madrilène, basque, catalane…) ont un peu de mal à s'entendre ; les velléités nationalistes ou régionalistes des uns et des autres transparaissent au cours de toutes les activités : gymnastiques, randonnées, soirées télé, discussions politiques…
L'action est un peu lente à démarrer puisque le premier d'une série de crimes n'est commis qu'au tiers du récit comme s'il s'agissait avant tout pour Vasquez Montalbán de planter un décor où la cuisine et les moeurs espagnoles sont remises en cause par les traitements thermaux, sous entendu métaphoriquement les directives européennes. Les amateurs du genre vont s'endormir au gré de toutes ces digressions politico-culturelles et perdre le fil de cette énigme policière en terrain clôt, une micro société de station thermale, une sorte de mystère de la chambre jaune. Finalement, les groupes nationaux représentés dans l'établissement thermal vont se comporter comme les pays européens quand ils se trouvent confrontés à un problème à régler et les Etats-Unis et l'Union Soviétique vont mettre le nez dans l'enquête qui va vite dépasser les frontières espagnoles ; les groupes se font et de défont, les alliances se nouent et se dénouent et, quand il s'agit de sauver sa peau ou d'éviter la quarantaine, l'égoïsme et le chacun pour soi reprennent le dessus. Malgré quelques péripéties notoires, dont une bataille épique, véritable allégorie de la lutte des classes, l'accumulation des cadavres et un final sous forme de bal costumé, ce petit roman manque un peu de dynamisme et de suspense ! Bon, le dénouement reste tout de même dans ce que l'on attend d'un Vasquez Montalbán : lisez ou voyez avec mon avocat, je n'en dirai pas plus…
J'avoue avoir souvent baillé et failli passer à une autre lecture… En fait, je ne reconnaissais plus Pepe Carvalho, trop spectateur des évènements, brimé dans son épicurisme, limité dans son action dans un roman noir trop souvent à la limite de l'essai didactique dans sa peinture des classes sociales et des clivages européens et mondiaux.
Il faut être un lecteur ou une lectrice averti(e) et avoir une bonne connaissance de l'écriture de Vasquez Montalbán pour apprécier pleinement les références, l'humour, le cynisme et l'analyse sociétale qui nous sont ici proposés et servis.
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Crazynath
21 juillet 2014
Les Thermes, qui sont au centre de ce polar fort bien écrit, est un établissement de remise en forme où les curistes souffrent beaucoup avec des régimes drastiques .En plus, on y tue...beaucoup..... Un des curistes , Pepe Carvalho, détective, va mener son enquête en parallèle de la police. L'auteur nous fait découvrir une galerie particulièrement savoureuse de personnages hauts en couleurs, ce qui donne un style très particulier à ce livre. C'est le premier livre que je lis de Vazquez Montalban, et j'avoue avoir suffisamment aimé pour avoir l'intention de poursuivre ma découverte des enquêtes de Pepe qui est un personnage fort attachant.
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Sharon
20 octobre 2010
Dans ce tome, il lui arrive la pire chose qui pouvait arriver à notre détective privé. Non, on ne lui retire pas sa licence. Pire : ce détective gastronome va devoir se mettre au régime, sa santé et sa longévité sont en jeu.

Autant dire qu'il va passer un sale moment en cure. Autant dire qu'il va nous décrire avec un oeil sarcastique les traitements qu'il va subir. Si ce n'est que Pepe ne va pas pouvoir profiter sereinement des traitements qui lui sont affligés... pardon, proposés. Un premier cadavre est découvert, puis un second, puis un troisième... et voilà Pepe qui va reprendre du service, pas forcément de gaieté de coeur. N'était-il pas là pour se reposer ?
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Citations & extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
AMRAMR13 février 2017
— eh bien, si je laisse de côté ma théorie sur les seins, puisqu’il y a des dames, évidemment très gâtées de ce côté-là et si je me borne aux ventres masculins, je dirais que le moins heureux est le concombre parturien horizontal, devant lequel le spectateur a l’impression que d’un instant à l’autre il va mettre bas en explosant. C’est le ventre le plus agressif. Ensuite, il y a le ventre avachi, celui qui ressemble à une moraine qui va tout entrainer avec elle, c’est le plus désagréable d’aspect ? Mais, du moment qu’on ne regarde pas, on passe. Mais l’autre, l’autre ! Le ventre chambre forte, personne ne peut y échapper, car son propriétaire a l’air d’une armoire à glace depuis la pomme d’Adam jusqu’aux parties, excusez-moi, et on se dit que la dedans tiennent tous les viscères, les bijoux de la famille et même les dessous de table.

[…]

— […]. J’ai rapidement passé en revue les effectifs dont nous disposons et j’en suis arrivé à la conclusion que les autres hommes de la colonie espagnole sont soit trop vieux, soit trop catalans, c’est-à-dire trop égoïstes et peu fiables dans un projet où l’audace et l’effet de surprise sont primordiaux. Par élimination, j’ai repéré le dénommé Carvalho. On peut compter sur lui, c’est un type qui n’a pas froid aux yeux et il a de l’expérience. Qu’est-ce que vous pensez de lui comme cinquième ?

[…]

Si chacun de vous racontait son histoire, nous aurions un panorama de ce qu’il y a de plus solvable et de plus digne en Europe, l’Europe qui travaille et qui se développe en dépit des difficultés intérieures et extérieures. Est-ce que nous méritons d’être traités comme des moutons, est-ce qu’on peut se permettre de nous imposer une situation que nous n’avons rien fait pour créer ?

[…]

— n’est-ce pas la lutte des classes en action ? demanda Carvalho à l’écrivain.
— Non, je ne crois pas. Il s’agit plutôt d’une lutte entre le national et le racial. Les travailleurs de l’établissement se sentent dévalorisés précisément parce qu’ils sont d’ici. Leur revendication est nationale. Les clients se sentent confusément menacés par une race obscure et méridionale. Leur à priori est presque raciste, ou culturel.

[…]

Mais chaque communauté nationale avait sa capacité particulière d’assimilation et de rejet, les Belges, par exemple, échangeaient des paris sur le décompte final des cadavres, les Allemands avaient pensé à une assurance-vie susceptible de couvrir les risques autres que les simples défaillances de soins habituelles et négociaient ferme avec Molinas, les Espagnols avaient éparpillé leurs forces et étaient tombés dans le soliloque fataliste — chair destinée aux bourreaux et à laquelle il ne restait plus qu’à s’envelopper dans sa cape et à se couvrir la face pour ne pas voir l’éclat du poignard qui la frappe.

[…]

—Excusez ma décision de tout à l’heure, mais tout le monde doit être logé à la même enseigne. J’ai lu votre dossier […], je dois dire qu’il est curieux, très curieux. Vous êtes un type curieux, Carvalho, en vous se reflète le drame de notre temps, cette dérive du parti communiste vers la CIA. Il y a beaucoup de tragédie humaine la dedans.
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CrazynathCrazynath07 juillet 2014
Le pavillon restauré avec son dôme à lucarne est encore en service, asile de vieux rhumatisants autochtones à la mémoire dure qui y viennent au moins une fois par an en pèlerinage pour prendre les eaux , les boues, et perdre les croutes du corps et de l'âme dans les baignoires carrelées de faïence.
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CrazynathCrazynath10 juillet 2014
en moins d'une heure, mistress Simpson avait fait son entrée dans le livre du bien mourir au titre de modèle de conduite.
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CrazynathCrazynath11 juillet 2014
Le visage de l'inspecteur n'était plus qu'un cerne creusé par quelque ennemi intérieur et sur sa peau brillait la viscosité de la fatigue.
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SharonSharon20 octobre 2010
Sept morts. Invraisemblable. Si je me permettais de mettre sept morts dans un roman, mon éditeur me le jetterait à la figure.
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