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ISBN : 2266292048
Éditeur : Pocket (11/04/2019)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Un éclair aveuglant, suivi d'une terrible onde de choc...En l'espace de quelques minutes, un séisme temporel ravage la Terre, et la vie de Callista bascule. Le monde qu'elle connaissait n'est plus. Les différentes époques se sont mélangées, les corps des survivants ont fusionné les uns avec les autres ou avec leur environnement. Indemne, Callista avance au hasard, à la recherche d'un refuge dans ce chaos. Talonnée par le "Flash", réplique mortelle du tremblement de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
  27 juin 2017
Callista, seize ans, se réveille d'un coma après un accident de voiture et découvre que le monde tel qu'elle le connaissait a complètement disparu. Pas le temps de pleurer les disparus ou de se faire à cette nouvelle réalité : il faut fuir, vite ! Jusque là rien de bien original, sauf que l'apocalypse décrit par Aurélie Wellenstein n'a rien à voir avec celles constamment mises en scène dans les films et les romans à la mode aujourd'hui. Ici pas de zombies, pas d'épidémies et pas de catastrophes naturelles ! Non, dans « La mort du temps », la fin du monde est causée par l'arrivée d'un étrange phénomène baptisé « le Flash » qui, depuis Paris, s'étend inexorablement au reste de la France et détruit tout sur son passage. Pour ceux qui veulent survivre, il ne reste qu'une solution : marcher, marcher et marcher. Des jours, des semaines, des mois à avancer, en ne s'arrêtant que pour regagner un peu de force avant que le Flash, inévitablement, ne rattrape son retard sur les fuyards. Pour corser un peu l'épreuve, il se trouve que cette force destructrice s'accompagne aussi de désordres temporels qui se manifestent de manière plus ou moins chaotique par l'apparition d'objets, de décors ou même d'hommes et d'animaux issus d'autres époques. Au cours de son périple, notre jeune héroïne croisera ainsi la route de chevaliers du Moyen Age, de poilus hébétés d'avoir été arrachés à leurs tranchées, de villes antiques appartenant à telle ou telle civilisation, ou encore de dinosaures. L'occasion pour l'auteur de laisser la bride à son imagination et de convoquer des visions véritablement saisissantes, à l'image de ces tours de la cathédrale Notre-Dame de Paris prises d'assaut par des ptérodactyles, ou encore de la ville de Reims transformée en une espèce de patch-wok monstrueux mêlant les différents visages de la cité et les différentes époques qui l'ont marqué depuis sa création.
En dépit de leurs noms familiers, les territoires traversés n'ont donc plus grand chose à voir avec ceux que l'on connaît et c'est avec un regard tour à tour horrifié ou ébahi que l'on découvre la façon dont les paysages ont été modifiés par le Flash. Pendant près de trois cent pages le lecteur assiste donc à la fuite en avant de la jeune Callista dont le sentiment d'urgence devient rapidement contagieux et le pousse, à l'image de l'héroïne, à enchaîner les pages à défaut des pas. Difficile de résister à la tentation de lire le roman d'une seule traite, celui-ci ne souffrant d'aucun temps mort et gardant en réserve de quoi surprendre le lecteur jusqu'à la toute dernière page. Pour passionnante qu'elle soit, l'intrigue n'aurait qu'un intérêt limité si les personnages n'étaient pas à la hauteur, mais, fort heureusement, l'auteur ne nous déçoit pas non plus sur ce point. En dépit de son âge, Callista n'a rien à voir avec l'ado un peu clichée qu'on trouve trop souvent dans les romans étiquetés « young adult ». On s'identifie sans mal à cette jeune fille vulnérable amenée à commettre des actes parfois répréhensibles sous le coup de la peur ou de la colère. le trio qui constitue son entourage n'est d'ailleurs pas en reste, à commencer par la petite Jeanne qui apporte une touche d'humour bienvenue venant quelque peu contrebalancer la noirceur de l'ensemble. le duo de protagonistes restant n'étonnera pas les lecteurs assidus d'Aurélie Wellenstein puisqu'il s'agit de deux figures que l'on retrouve dans presque tous ses romans : le premier est un chasseur ayant fusionné avec le loup qu'il traquait, le second un chevalier transformé en une sorte de centaure monstrueux (personnage déjà mis en scène dans la nouvelle « Bucéphale au coeur des ombres »). le quatuor fonctionne à merveille et on se prend très vite d'affection pour chacun de ses membres, en dépit du caractère ou du passé parfois difficile de certains d'entre eux.
Avec « La mort du temps », Aurélie Wellenstein signe un roman palpitant que l'on dévore en un temps record avec grand plaisir. Un pitch original, une héroïne attachante et peu ordinaire, un rythme haletant d'un bout à l'autre et surtout une chute bien amenée et tout à fait satisfaisante : l'ouvrage ne manque pas d'atouts pour vous faire passer un bon moment, et ce quel que soit votre âge. Un vrai coup de coeur !
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Saiwhisper
  24 juin 2017
Comme dirait si bien Gandalf : « Fuyez, pauvres fous ! » ! Imaginez : vous vous réveillez au beau milieu de la fin du monde. Autour de vous, vos proches et des centaines de milliers d'inconnus meurent dans d'atroces souffrances. Les responsables de ce chaos ? le temps et cette énorme source de lumière dévastatrice surnommée « le Flash » qui emporte tout dans son avancée… Pour échapper à ce fléau, une solution : fuir ! Pendant tout le roman, c'est ce que va faire Callista Sirahaj, l'héroïne de « La mort du temps ». Malheureusement pour elle, il est très dangereux de s'arrêter, car ce tremblement de terre apocalyptique ravage tout et ne cesse jamais de progresser. L'adolescente va donc devoir continuellement se mouvoir, ce qui ajoute une sacrée tension tout au long du récit. Ajoutons à cela qu'il règne un climat de peur, de sang, d'horreur et de pression, car tout est hostile, morbide et mauvais. Si vous n'aimez pas le gore, mieux vaut passer votre chemin… En effet, Aurélie Wellenstein n'hésite pas à proposer des scènes effroyables, terrifiantes ou sanglantes et ce, dès le début. Tout ce mélange d'époques, de lieux et de temps représentent donc un danger constant, ce que j'ai adoré !…
Le mélange du temps et des époques a tout bouleversé : il a également engendré des créatures abominables bien flippantes comme l'homme-rat, mais aussi d'autres êtres qui ont fusionné avec n'importe quoi (objets, bâtiments, animaux, …). Ces mutants conservent leurs pensées et leurs souvenirs, ce qui est d'autant plus épouvantable. Vous pouvez avoir un aperçu des lieux sinistres (la cathédrale en os) ou le cheval humanoïde au centre de la couverture du livre. Cette illustration est vraiment représentative de l'ambiance et des personnages ! Je suis admirative du travail de l'illustrateur. Les époques qui se carambolent joueront un rôle crucial dans le scénario, puisque l'on va rencontrer des dinosaures, des chevaliers, des hommes préhistoriques et bien d'autres civilisations ou êtres du passé… J'ai trouvé l'idée très originale ! On a là un one-shot atypique que l'on pourrait presque qualifier d'ovni littéraire tant il mélange les univers fantastiques, historiques et de science-fiction. L'auteure a su développer avec brio la dislocation de l'espace-temps en proposant une atmosphère oppressante et chaotique.
Plusieurs personnages vont s'intégrer au groupe de Callista. On discerne notamment Roland, le mutant humanoïde qui se démarque par son caractère bien développé. J'ai aimé le fait que ce chevalier servant sache aussi bien faire preuve d'indulgence que de cruauté ou de violence. Il sait également se montrer tendre et attentionné, en particulier avec Jeanne, une fillette à la langue bien pendue. Enfin, on distingue Gascogne, un homme-loup rusé et séducteur que j'aurais espéré voir davantage. Hormis Roland, j'ai ressenti un manque concernant l'entourage de l'héroïne. Ils se démarquent grâce à leur caractère, mais on ne sait pas grand chose d'eux, au point que l'on a envie d'en savoir plus… Par ailleurs, bien qu'elle reste bien construite, humaine et naturelle, Callista n'est pas spécialement attachante. La demoiselle n'en demeure pas moins une adolescente crédible qui joue à des jeux vidéos, a des objets inutiles mais avec une valeur affective dans son sac, une famille, une meilleure amie, … J'aime le fait qu'elle soit sincère avec elle-même et son homosexualité. Ce n'est pas toujours le cas dans certains romans… Enfin, je dois reconnaître que je me mettais aisément à sa place lorsque le fléau est tombé : j'aurais sans doute réagi comme elle à plusieurs reprises. Même si je ne me suis pas attachée, je me suis identifiée facilement à elle…
En refermant l'ouvrage, je me suis étonnée à pousser un soupir de soulagement tant l'aventure est immersive. Même si j'ai ressenti quelques longueurs, j'ai aimé le fait que le périple soit ponctué de rencontres, de rebondissements et de remises en question constante sur la vie, le temps, l'humanité… Et que dire de cette révélation liée au flash !? Ce fut une immense surprise. Honnêtement, je n'avais rien vu venir sur ces origines et sur la façon dont le stopper… Un livre que l'on pourrait résumer avec une onomatopée : « Wow ! » tant c'est atypique et surprenant. « La mort du temps » est donc un roman avec une ambiance à couper le souffle, original et glauque. Je remercie Kin et Kara dont la critique m'a donnée envie ! Ce fut un moment de lecture très intéressant.

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meygisan
  30 août 2018
Ce roman confirme tout le bien que je pensais de cette auteure et je puis affirmer qu'après avoir lu le roi des fauves, Les loups chantants et le Dieu Oiseau, celui ci est à mon goût le meilleur et le plus abouti.
J'essaierai de ne pas en dire trop sur le contenu afin de ne pas gâcher le plaisir de découvrir la trame au fur et à mesure.
La narration est en effet l'un des points forts de ce roman; elle nous fait adopter le point de vue de son héroïne. Elle nous place dans sa peau, dans sa tête, nous fait ressentir ses peurs, ses doutes, ses interrogations, ses appréhensions et ses réflexions aisni que sa souffrance intérieure liée à un sentiment extrême de solitude ( auquel viendra s'ajouter la culpabilité), qui devient ici l'un des ressorts dramatiques du récit. Les rencontres se font rares et sont pour la plupart synoymes de dangers et de mort.
L'auteure nous fait également deviner que son héroïne Callista, porte une souffrance familiale, une blessure toujours bien présente, et qui va aussi participer à la mise en place, en fond, de la narration et des enjeux psychologiques. L'événement qui intervient en tout début de roman définit l'orientation du récit, et va guider inconsciemment tous les choix de Callista.Ce n'est pas un hasard si le premier homme qu'elle rencontre présente des traits paternalistes comme pour combler le manque dans sa relation avec son père.
Aurélie Wellenstein embraye donc rapidement sur les préoccupations psychologiques de cette période qu'est l'adolescence ( Callista a 16 ans), ses changements profonds et définitifs sur les plans psychologique, physiologique, émotionel et sociétal. Elle nous place dans la tête de Callista pour mieux nous faire comprendre les difficultés liés à l'adolescence. le contexte, le décor, l'histoire sont autant d'éléments ( d'arguments!) qui cristallisent tout cela. Elle nous montre comment Callista s'en sert pour avancer, devenir une adulte dans ce omnde apocalyptique. En ce sens, il s'agirait là d'un roman purement initiatique, sauf qu'il ne s'adresse pas aux ados ou aux YA, mais bien aux adultes/parents, bien en difficultés face à leurs enfants durant cette période.
Aurélie Wellenstein le dit dans une interview au sujet de son dernier livre en date, le dieu oiseau; son objectif est que le lecteur ne s'ennuie jamais.
Dynamisme et rythme sont les maîtres mots et le point commun à tous ses romans. Ici il sont soutenus par le sentiment d'urgent, très palpable, et incarné par le danger imminent que représente le Flash. C'est d'ailleurs ce qui en fait la force outre le fait qu'il s'agit d'un roman fortement psychologique ( nous sommes dans la peau de son héroïne).
Le chapitrage participe de ce rythme soutenu. Chaque fin de chapitre se veut résolument positif ou du moins tourné vers l'espoir. Peu se terminent sur une note négative. le récit est rythmé par les flash, qui interviennent à intervalles réguliers, telle une horloge, ou un compte à rebours, rappelant à l'héroïne, et au lecture, l'uregnce de la situation, mais également le danger. Callista court contre la montre, et elle court véritablement. Je parlai un peu plus haut de ses rencontres, qui se font rares, mais qui sont souvent synoymes de mort. Si elle s'arrête, elle meurt. Elle doit donc continuer sa route, inlassablement, vers la vie, pour ne pas se faire rattraper ( littéralement) par la mort. le mouvement c'est la vie...
Ainsi le récit se déroule dans cette satanée urgence sous nos pauvres yeux ébahis de lecteurs (trices), condamnés à subir les événements comme Callista jusqu'au moment où interviennent deux twist qui auront un impact immédiat sur l'histoire, car en corrélation directe avec la psychologie du personnage.
Vous l'aurez compris, la psychologie de Callista est le centre, le coeur du récit. le décor post apocalyptique n'y est que suggéré dans des descriptions rapides, éparses, bien que l'environnement soit des plus étranges et des plus psychédéliques. Il ne participe qu'indirectement à l'histoire vu qu'il n'en est qu'une incidence.
Le dernier tier du livre placera Callista face un choix, une responsabilité importante pour elle, mais surtout pour les autres. Je vous laisse la primeure....
Si j'ai aimé ce bouquin.....!? Ben devine pardis....!
Si cette critique vous inspire la lecture de cette oeuvre autant que celle ci m'en a soufflé cette critique, j'en serais très heureux... Car les romans d'Aurélie Wellenstein valent vraiment le détour.
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Ewylyn
  28 décembre 2017
Après mon gros coup de coeur l'année dernière (à la même époque) pour le roi des fauves, j'étais curieuse de lire d'autres romans d'Aurélie Wellenstein. J'ai encore les Loups chantants à trouver, et je vais vous parler aujourd'hui de la Mort du Temps. Il est original et atypique, ce qui est certain c'est que l'autrice sait sortir des sentiers battus pour trouver sa voie. le roman mêle plusieurs genres, il a un rythme de fou furieux, une plume captivante et une fin marquante ; ce n'est pas le coup de coeur comme avec le Roi des Fauves, toutefois, j'ai passé un excellent moment en sa compagnie.
La couverture et le titre m'ont attirée. La mort du temps, ça évoque tant de choses, avec en plus cette idée de mêler les époques, de voir le temps mourir dans une sorte de postapocalyptique grandiose... la couverture m'intriguait beaucoup avec ce cheval mi-animal et mi-humain, ces bâtiments juste flippants et coincés entre plusieurs époques. le résumé me plaisait, il promettait une sacrée expérience de lecture et je suis loin d'être déçue !
Ce Flash qui anéantit tout sur son passage est une énigme pour nous jusqu'aux dernières pages. Même en ayant quelques révélations en cours de route, il y a des détails et des subtilités qui resteront cachées jusqu'à la fin. C'est du très grand spectacle, on rentre directement dans l'action et il n'y a que très rarement des moments d'accalmie. On doit sans cesse avancer, bouger pour survivre et tenter de comprendre, d'obtenir des explications et des réponses. L'autrice propose une fin du monde aussi terrifiante qu'incroyable ; pourtant, dans sa logique scientifique, tout se tient. le paradoxe temporel émerge avec une histoire captivante du début à la fin tant le rythme est soutenu.
Il existe bien sûr des couacs. le roman est court et du fait qu'on est concentré sur l'action, les phases de réflexion et d'introspection sont perdues. Les personnages ne sont vus qu'à travers le prisme de la survie, une belle expérience en soi, mais elle ne permet pas d'avoir tout ce que j'attendais. J'aurais réellement aimé en apprendre plus sur eux et les voir plus interagir entre eux. J'aurais également aimé plus d'informations sur la vérité, sur la faisabilité de cette vérité. En dernier lieu, la fin paraît un peu brutale et rapide. Bon, ce sont de légers détails quand on examine le roman à froid, parce qu'une fois terminé, j'étais réellement à fond dedans, bouche bée et ce fut une petite claque.
Clairement, je n'aimerais pas vivre la fin du monde. Cette version est d'autant plus horrible quand on voit les créatures bizarres qui s'en dégagent, mais au-delà de ça, l'instinct de survie donne des scènes violentes. On assiste à une certaine régression de la part de l'humanité, en particulier quand la vérité est dévoilée, avec cette ferveur religieuse parfois limite fanatique. L'atmosphère est pesante en dépit de quelques points humoristiques, on sent la fin, la rage, la colère, la mort, l'angoisse se profiler page après page. La plume d'Aurélie Wellenstein aide beaucoup, c'est fluide et soigné, parfaitement étudié pour donner ce qu'il faut quand il le faut. J'ai juste eu du mal avec la vulgarité très prononcée de la fillette de neuf ans, c'était assez perturbant. Les émotions sont présentes, les dialogues comme les actions aident les protagonistes à se construire.
Les personnages sont intéressants, ils sont loin d'être parfait et idéalement construit pour être dispatché dans un camp ou un autre. le père de Callista manque un peu de relief et de saveur, je n'ai pas su m'attacher à lui et à tout ce qu'il fait. Emma a été détestable, même en comprenant toute l'histoire, même en comprenant ce qu'elle pouvait ressentir, je n'ai jamais pu lui trouver un truc positif (alors que c'est supposé être la meilleure amie de Callista). La petite Jeanne est très adorable et c'est dommage qu'elle soit aussi vulgaire pour une gosse de moins de 10 ans, parce que sinon, elle aurait été inoubliable. Callista m'a tantôt laissée indifférente tantôt époustouflée. C'est une adolescente fascinante et perspicace, volontaire et qui ne baisse pas les bras, elle devient forte parce que la situation l'exige... J'ai eu pas mal de compassion pour son courage, sa volonté, son abnégation. Et puis, parfois, j'avais envie de la secouer, parce qu'elle m'énervait, je la trouvais naïve. de ce fait, mon opinion contrastée permet de prouver qu'elle est humaine, touchante. Mon coup de coeur revient au personnage de Roland, le chevalier issu du médiéval et qui a fusionné avec son cheval. Déjà, le concept le rend attachant, sa façon de parler très médiévale le rend décalé et génial, sa maturité, son courage, sa force ; il est loyal à Callista et ne lui fait jamais faux bond peu importante la situation, cette relation est tellement belle.
En somme, malgré quelques petits problèmes par-ci, par-là... je trouve que ce roman est juste incroyable. le mélange de science-fiction, avec un côté thriller et historique, sur fond de fin du monde rend le tout dynamique, haletant et inoubliable. Il y a tant à dire en matière de réflexions sur soi, sur les autres, sur le monde en général que j'ai trouvé l'aspect social et philosophique intéressant à lire. La plume est merveilleuse, les personnages sont passionnants, le rythme est soutenu et l'histoire joue avec nos nerfs. Callista veut rester en vie, sa route se voit semer d'embûches et de rencontres qui vont marquer son existence. Elle se raccroche à tout ce qu'elle peut et l'on se raccroche à elle pour comprendre ce qui se passe.
Lien : https://la-citadelle-d-ewyly..
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Le_chien_critique
  13 mars 2018
Un livre cofinancé par le Vatican et une célèbre pucelle.
Pas mon trip la SF religieuse.
Pas très fan non plus de littérature jeunesse, mais j'ai gagné ce livre lors d'un concours et dès qu'une histoire parle de temps, je me comporte comme un gamin émerveillé. Alors, La mort du temps m'a t'il mis des étoiles plein les mirettes ? Est ce que je recommanderai ce livre à des ados aux visages ravagées par l'acné ? Non. Voyons voir pourquoi.
Tout commence pourtant sur les chapeaux de roues : réveil dans un hôpital, course contre un séisme ravageant tout sur son passage, incompréhension de la jeune fille sur les événements. Nous sommes comme l'adolescente, pris dans la tourmente. le peu d'informations qu'elle tire de son père venu l'aider est floue.
Le lecteur s'interroge sur le pourquoi de ce désastre et sur sa cause. Puis assez vite, nous comprenons que nous sommes face à la mort du temps. Les époques, les architectures, la faune et la flore sont pris dans le tourment du temps, donnant lieu à des hybrides de monuments, de personnes et d'animaux. C'est une grande réussite à ce niveau et l'auteure n'a pas à rougir face aux monstres de l'imaginaire fertile de China Miéville.
Callista prend alors ses cliques et ses claques pour tenter d'en savoir plus sur ce qu'est devenue son amie et surtout pour sauver sa peau. Nous sommes dès lors dans le linéaire, la furie des événements se tassent et nous allons de rencontre en rencontre. L'ennuie me gagne. Roman jeunesse, la psychologie des personnages est toute relative, on se doute que rien de grave ne vas arriver à la petite et que tout va se dérouler dans le meilleur des mondes.
Puis peu à peu, un sentiment religieux fait surface, et là mon ennuie se transforme en agacement : je n'ai pas fait mon catéchisme, ce n'est pas pour me le farcir dans les romans que je lis. Les bondieuseries m'horripilent. Sur sa route, elle passe par Reims, sa cathédrale et en devient une figure connue quasi-mythologique. Bref, Callista se prend pour Jeanne.
Les explications pseudo-scientifiques viendront bancales et peu vraisemblables. Dieu se cache dans l'infini petit !
Bref, pas sûr que ce genre de livre donne le vertige aux plus jeunes, ni qu'il donne l'envie d'allers vers des romans SF plus ambitieux.
Mais quand à leur montrer le chemin vers Dieu...
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critiques presse (1)
Ricochet   19 juillet 2017
Un roman fantastique à la trame passionnante pour les amateurs de sensations fortes et d'hémoglobine.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
boudiccaboudicca   18 juillet 2017
Au début ils traversèrent beaucoup de forêts vandales, épaisses et noires. Puis ils gravirent les pentes herbeuses de volcans verts, montèrent et descendirent les courbes de collines sur lesquelles on apercevait de loin en loin des châteaux forts. Ils dormirent dans une cité antique, où les dômes dorés rivalisaient de hauteur avec des minarets de marbre rose. Leurs pas crissèrent sur un chemin d'obsidienne, dont les pierres noires se brisaient comme de la porcelaine. Un fleuve leur coupa la route. Ils escaladèrent un pont terrible, à peine un squelette d'acier. Le vent rugissait dans la dentelle des poutres et des câbles. On perdit plusieurs personnes ce jour là. 
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SaiwhisperSaiwhisper   19 juin 2017
Son nez perçut l'odeur rance, un peu fauve, qui jurait avec la poussière, juste avant que l'ombre ne se lève derrière les étagères. C'était un homme large d'épaules, dont elle ne voyait qu'un pan de dos, couvert de fourrure brune. Sa tête était penchée sur le côté. Un filet de bave dégouttait dans le contre-jour.
Fuis ! piaula sa voix intérieur, terrifiée.
Mais l'eau était presque à portée de main, et il lui fallait ces bouteilles ! D'un geste rapide, elle rafla un paquet de gâteaux au hasard, puis traversa la boutique en quelques enjambées, attrapa une bouteille d'Evian et fit volte-face pour retourner dehors.
L'homme lui barrait la sortie.
Elle hurla.
Des rats le recouvraient des pieds à la tête. Les poils gris-brun tapissaient ses bras, ses cuisses, son ventre. Les rongeurs bougeaient et grumelaient sur lui, mais sans descendre. De minuscules pattes s'agitaient, des museaux pointaient çà et là au milieu des vagues de fourrure. Ils rentraient dans l'homme, sous sa peau, au coin des articulations. Fusionnés.
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SaiwhisperSaiwhisper   20 juin 2017
Callista tripotait de nouveau son portable éteint. Si elle avait été raisonnable, elle l'aurait abandonné. L'appareil contribuait au poids qui lui sciait l'épaule et, sans courant pour le recharger, il lui était inutile. Pourtant, elle était incapable de le laisser. D'une certaine manière, il incarnait tout ce qui lui restait d'Emma et de ses parents : leurs photos, leurs textos. La coque en plastique abritait une époque plus heureuse. Une époque où elle n'abandonnait pas les gens à une mort certaine.
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SaiwhisperSaiwhisper   21 juin 2017
La lumière se mit à tourbillonner. Vagues noires et clarté aveuglante se succédaient rapidement. Les couleurs se fondaient les unes dans les autres, comme si le ciel hésitait entre le jour et la nuit. Un soleil fantomatique glissa dans la voûte étoilée, puis la lune se mit à tourner, à monter et à descendre. Et toujours, le sol grondait, bougeait, éclatait partout, dans tout le quartier, dans toute la ville peut-être.
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LineloLinelo   21 juin 2017
La terre n'avait pas simplement tremblé : un séisme temporel avait ravagé Paris. Cela expliquait pourquoi plusieurs styles architecturaux, issus d'époques différentes, se superposaient sur les murs. Sur la longueur de la rue, on trouvait à la fois des façades haussmanniennes, médiévales et antiques. Elles se tenaient toutes au même endroit, fusionnant les unes avec les autres de façon incohérente et disgracieuse. La ville paraissait sortie de l'imagination fiévreuse d'un architecte qui aurait empilé les passés successifs de la capitale en un mille-feuille dément.
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Aurélie Wellenstein - Le dieu oiseau
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